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Les forces politiques sous la IIIe République

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Alexis CHEBLI

on 11 April 2015

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Transcript of Les forces politiques sous la IIIe République

1899
1919
1871
1940
Les forces politiques sous la IIIème République
1871-1899 : De l'instauration à la République opportuniste
1899-1918 : De la République radicale à l'Union Sacrée.
1919 - 1940 : L' entre deux guerres
La force politique de droite : Les monarchistes
Le groupe des Monarchistes est composé des Bonapartistes et des royalistes, se divisant en Orléanistes et Légitimistes.
Patrice de Mac Mahon

Légitimiste, il réprime la Commune de Paris en 1871.
Il est élu président de la République de 1873 à 1879 avec 99.74% des voix contre le Républicain modéré Jules Grévy.
Il se démet fin 1879, suite à la crise du 16 mai 1877
Leaders politiques
Cette force politique tend à la restauration
cherchant à rétablir une monarchie ou un empire. Elle s'allie avec des partis plus libéraux en 1871 sur le thème de la paix. Les monarchistes dominent l'échiquier politique de 1871 à 1879 avec le Maréchal Patrice de Mac Mahon, qui prône l'Ordre moral, c'est-à-dire la primauté des valeurs conservatrices.
Le groupe de Centre-Droit
Le groupe de Centre-Droit est composé de royalistes libéraux.
Leaders politiques
Albert de Broglie
Le groupe de Centre-Gauche : Les républicains modérés
Les républicains modérés sont principalement divisés en deux tendances : la Gauche Républicaines et l'Union Républicaine
Jules Ferry
Leaders politiques
Léon Gambetta
La force politique de Gauche : Les républicains radicaux
Georges Clémenceau
Considéré comme le parti le plus à gauche de l’échiquier politique au début de la troisième République, les républicains radicaux veulent une république solidaire, tolérante, humaniste, laïque et universelle.
Ils deviennent une force politique dominante avec l’augmentation de la part des républicains dans l’hémicycle en 1876. Cette partie gauche de l’aile républicaine accède au pouvoir en alternance avec les républicains modérés.

Leaders politiques
Force politique de Gauche : Les socialistes
En 1899, les Socialistes prennent le nom de Confédération des Socialistes indépendants. Dans un second temps, en 1902, elle devient le Parti Socialiste Français (PSF). En avril 1905, le Parti socialiste unifié-SFIO est créé par l'union d'un bon nombre des tendances socialistes déjà partiellement regroupées au sein du Parti socialiste français et du Parti socialiste de France.
Force Politique de Centre Gauche : Les Républicains Modérés et Radicaux
La Gauche est divisée en deux parties, les modérés et les radicaux.
Les modérés sont eux-mêmes divisés entre la gauche républicaine de Ferry et l'Union républicaine de Gambetta.
Les radicaux sont considérés comme étant moins laxistes que les modérés, bien que défendant des idées proches.
Force Politique de Centre Droit : Action Libérale Populaire et l'Alliance Démocratique
A la demande du pape Léon XIII, l'ALP est fondée en 1901 par les anciens monarchistes Albert de Mun et Jacques Piou. L'objectif de ce groupement était de regrouper les catholiques et les républicains modérés qui veulent s'éloigner du Centre-Gauche.

L'Alliance Démocratique est créée en 1901 dans le contexte de l'affaire Dreyfus afin de rassembler les opposants à Jules Méline, anti-dreyfusard. Elle se situe donc proche du Président du Conseil Waldeck-Rousseau.
Force Politique d'Extrême Droite : Les Nationalistes et autres Conservateurs
Le Groupe Républicain Nationaliste est l'un des groupes de droite antidreyfusard. Les nationalistes sont jugés très stricts et possèdent des liens avec les ligues d'extrême droite.
Le GRN a pour objectif principal de lutter contre l'anticléricalisme des mouvements de gauche, entre autres. Cette lutte va les rapprocher de l'ALP. D'ailleurs, de nombreux nationalistes vont devenir membre de l'ALP également.
Force Politique de Droite
Force Politique de Gauche
Force Politique d' Extrême Droite : Les Ligues
Dans les années 1920-1930, face aux faiblesses, se développe un courant antiparlementaire, qui se traduit notamment par le développement de ligues d' extrême droite. Opposées à la République Parlementaire, ces ligues souhaitent l'instauration d'un régime politique plus autoritaire.

Parmi les principales ligues on peut citer : Jeunesse patriote (fondée par Pierre Taittinger, Croix-de-Feu (fondée par François de La Rocque), Redressement français (fondée par Ernest Mercier), ou encore Action française.
L'une des actions les plus significatives des ligues, qui pourront être dissoutes à partir de 1936 en application d'une loi votée, est la manifestation du 6 février 1934 (suivie par la gauche). Cette manifestation conduit notamment à la mise en place d'un nouveau gouvernement qualifié "d' Union Nationale"

Après la dissolution des ligues, certains partis d' extrême droite sont créés comme le Parti populaire français ou le Parti franciste, mais ils n' obtiennent pas de représentation à l' Assemblée Nationale.

Force Politique Communiste : Section Française de l'Internationale Communiste (SFIC)
Les Modérés (au pouvoir de 1928 à 1932)
Leaders politiques
Jean Jaurès
Jules Guesde
Le parti tend à défendre un socialisme réformisme. Le PSF est une étape de la fusion de tous les socialismes français. La gauche montre une volonté de s'unir, cependant l'union totale reste difficile à cause de la tension entre les réformistes et les révolutionnaires.
Les Socialistes sont, en majorité, pacifistes et militent contre la Guerre. La SFIO publie notamment un manifeste contre le déclenchement de la Grande Guerre. Trois jours plus tard, le leader de la SFIO, Jean Jaurès, sera assassiné par un nationaliste, Raoul Villain.
Cet assassinat précipitera le ralliement de la gauche à l'Union Sacrée
Ces différents résultats éléctoraux lors des législatives de 1902 à 1914 montrent un enracinement progressif des socialistes (représentés en rouge sur les graphiques).

En effet ils ne font que progresser lors de ces quatre élections.
En 1902, ils obtiennent 7.3% des sièges, puis respectivement 12.65%, 18.14%, 20.97%.

Cette évolution se fait aussi ressentir au niveau du nombre même de sièges à l'Assemblée nationale (43, 74, 107 et 126 après ces élections respectives.
Résultats électoraux
1902
1906
1910
1914
Aristide Briand
Leaders politiques
Le radicalisme se caractérise dans la défense de 5 points précis : la laïcité, l'humanisme, la tolérance, et l'universalisme. Les radicaux prônent l'anticléralisme, notamment avec Aristide Briand, ainsi que la propriété privée.
Résultats électoraux
La représentation de Centre-Gauche est représentée dans ces graphiques par les couleurs roses, jaunes et oranges, lors des élections législatives

Lors des élections de 1902, le centre-gauche obtient 50.09% des sièges. Puis, en 1906, 1910 et 1914, la gauche est constante dans ses résultats électoraux, restant aux alentours de 57% avec environ 300 sièges à l'Assemblée.
Jacques Piou
Leaders politiques
Résultats électoraux
L’ALP défend l’Eglise au nom des libertés et du droit commun.
Avant 1907, l'Alliance Démocratique est plus près de la gauche de la droite mais l'émergence du socialisme va pousser l'AD vers la droite avec l'effet du sinistrisme. En 1911, L'AD devient le Parti Républicain Démocratique.
Jacques Godefroy Cavaignac
Leaders politiques
Résultats électoraux
Le Groupe Nationaliste Républicain (GNR) ne participent qu'à une seule élection législative de 1899 à 1919. Il s'agit de celle de 1906, au cours de laquelle il récolte 5.13% des sièges, soit 30 sièges à l'Assemblée.
Homme politique francais, chef de la SFIO et fervent défendeur du pacifisme et du capitaine Dreyfus. Caractérisé comme étant un socialiste réformiste, il dos certains certains membres de la gauche révolutionnaires. Assassiné en 1914 par un nationaliste, Raoul Villain.
Fondateur du Parti Ouvrier et grand artisan de l'alliance avec le SFIO. Il sera par la suite, l'un des dirigeants de la SFIO avec Jaurès,ou encore Paul Lafargue.
Il est ministre d'État de 1914 à 1916.

Ancien Président du Conseil, il est l'un des grands défenseurs de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat. En tant que ministre des Affaires étrangères, il est l'un des grands acteurs de la Première Guerre mondiale.
Il est le co-fondateur de l'ALP avec Albert de Mun. Il fut considéré comme l'un des principaux leaders politiques catholiques français.
Adolphe Carnot
Frère du Président Sadi Carnot, qui fut assassiné. Adolphe Carnot est le fondateur de l'Alliance Démocratique
Les résultats aux législatives sont changeants pour les partis de centre-droit.
En 1902, le centre-droit obtient 42.61% des sièges. En 1906, 1910 et 1914, ils obtiennent respectivement 24.61%, 25.21% et 12.48% des sièges.
Les résultats ne sont pas stables et sont en baisse. Cela prouve les difficultés de liens entre les différents partis de droite face à l'union grandissante à gauche, prouvée par la création de la SFIO. Cette chute est représentée par le nombre de sièges, passant de 255 en 1902 à 75 en 1914.
Jacques Godefroy Cavaignac est l'une des figures majeures du nationalisme de la 3ème République car étant le président du groupe parlementaire des Républicains nationalistes. De plus, il fut aussi un membre puissant de la Ligue de la patrie française, un allié de l'Action française
Le GRN n'est plus considéré comme une force d'opposition après 1906 car ayant une part trop faible à l'Assemblée nationale.
Orléaniste, Albert de Broglie fait partie d’un courant libéral le plaçant au centre-droit. Chef du gouvernement de « l’Ordre moral » entre 1873 et 1874 puis de nouveau en 1877 sous la présidence du légitimiste Patrice Mac Mahon, il fait face à l’opposition de la majorité républicaine, menée par Léon Gambetta.
Les républicains modérés sont à l’origine de la proclamation de la république faite par Léon Gambetta suite à la capture de Napoléon III. Cette force politique soutient l’enracinement du système républicain, contre les monarchistes, à l’époque encore très présent. Adolph Thiers, républicain modéré et conservateur est le premier président de la troisième République. Après le retournement politique et le passage à gauche de la majorité, les modérés, appelés aussi les opportunistes, accèdent au pouvoir avec l’élection de Jules Grévy, en 1879. On peut noter les fameuses réformes scolaires de Jules Ferry prônant l’école laïque, gratuite et obligatoire, les lois de libéralisation de la presse de 1881 ou la liberté syndicale en 1884.


Léon Gambetta est l’une des plus grande figure politique de la troisième République. C’est lui qui la proclame en 1871. Il est nommé par Jules Grévy, président de l’époque, chef du gouvernement en 1881. C’est sous son ministère qu’auront lieu les premières réformes sociales de Jules Ferry mais aussi la création d’un ministère de l’agriculture à part entière et un programme culturel francais expansionniste et diplomatique.
Jules Ferry est l’un des pères fondateurs de l’esprit républicain. Plusieurs fois président du conseil des ministres, président du Sénat, il est engagé dans les réformes scolaires de 1883 promouvant l’école laïque, gratuite et obligatoire, pour les hommes comme pour les femmes.
Léon Bourgeois, président du conseil des ministres à partir de novembre 1895 sous Felix Faure, il démissionne en avril de l’année suivante suite au refus par le Sénat sur plusieurs dossiers: l'impôt sur le revenu ou encore la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
Ministre de l’éducation nationale du 14 novembre 1881 au 30 janvier 1882, il est considéré comme l’un des pères fondateurs de l’école laïque et obligatoire en France. Il lutte tout particulièrement contre le cléricalisme, écrivant plusieurs manuels interdits par l’Eglise.
Homme politique français, il fait partie du parti radical républicain. Député de 1876 à 1893, il défend l’amnistie des communards, prône la séparation de l’Etat et de l’Eglise et est contre le colonialisme français. C’est d’ailleurs son action anticolonialiste qui entrainera la démission de Jules Ferry et de son gouvernement en 1881.
Paul Bert
Léon Bourgeois
Suite à la capture de Napoléon III à Sedan, Léon Gambetta proclame le 4 septembre 1870 la 3ème République. Ce régime politique républicain va rester en place 70 ans, soit le second plus long régime politique français après les siècles de monarchie de droits divin. Cette période est ponctuée de crises, à la fois sociales et politiques. On peut citer la commune de Paris (1871), où l'opposition du peuple parisien aux ordres de la jeune 3ème république, suite à l'armistice signée avec la Prusse, est réprimé dans le sang. S'en suit une période de forte instabilité gouvernementale. La crise de 1877 symbolise ces conflits politiques pour le pouvoir entre monarchistes et républicains. La période est aussi marquée par le début de grandes réformes sociales, comme celle de l'école publique.
Composition de la Chambre des Députés en 1871
Composition de la Chambre des Députés en 1876
Composition de la Chambre des Députés en 1881
La création de la 3ème République est marquée par l'avantage pris dans l'hémicycle par les monarchistes et plus précisément par les royalistes représentés par les orléanistes et les légitimistes (plus de 400 sièges).Cependant, on note à partir de 1875 un retournement de la majorité du côté des républicains. Cette évolution fait suite dans un premier temps à l’amendement Wallon, qui établit l’élection du président de la République par les deux chambres des représentants réunies en Assemblée nationale, et qui entrainera par la suite la promulgation des premières lois constitutionnelles. S’ensuit la crise du 16 mai 1877, opposant le président de la République, monarchiste, le maréchal Mac Mahon, à la chambre des députés à majorité républicaine et à un de ses leader Léon Gambetta. Au bout du bras de fer pour la couleur politique du chef du gouvernement, Patrice de Mac Mahon abandonne son poste, signant une victoire politique marquante pour les républicains. Ces deux évènements permettent au système républicain de s’ancrer définitivement dans le paysage politique français. Les monarchistes disparaissent peu à peu du paysage politique français, les groupes de gauche modérée devenant des groupes de droite de l’hémicycle par effet de sinistrisme. En 1881, les républicains représentent plus des ¾ des représentants de la chambre des députés.
Le centre-droit, composé de royalistes, soutient un rétablissement de la monarchie. Participant au pouvoir sous le gouvernement du maréchal Mac Mahon, le centre-droit vote en faveur de l'amendement Wallon. Cette force politique va lentement s’ajouter aux défenseurs de la République, principalement suite au réveil des Bonapartistes qui leur font craindre un nouvel Empire. Les dirigeants vont alors peu à peu rejoindre les Républicains modérés.
Bloc National (au pouvoir de 1919-1924)
Résultats Électoraux
En 1919, le bloc national triomphe aux élections législatives. Il emporte 433 sièges soit 70,64% des sièges.
Le bloc national est une coalition de différents partis politiques de droite (Droite conservatrice, avec la Fédération républicaine, l'Alliance démocratique et l'Action libérale, ainsi que de plusieurs partis de la droite radicale) fondée en 1919

Le bloc national mène une politique nationaliste, pro-cléricale et antisyndicale, axée sur la lutte contre le bolchevisme et sur l'application du traité de Versailles.

En, 1924, la défaite aux élections législatives face à la gauche conduit à la dislocation du bloc national.
Résultats Électoraux
En 1928, les élections législatives sont remportées par la droite qui obtient 338 sièges, soit 55,78% d'entre eux.
L
es modérés mènent une "politique de prospérité". Ils prennent de nombreuses mesures sociales telles que la mise en place d' assurances sociales ou d' allocation familiale.

Parallèlement, la France mène une politique pacifique qui se traduit notamment par un renouement avec les États-Unis (pacte Briand-Kellogg en 1928)


Cartel des gauches

Front Populaire
Résultats électoraux (1924 et 1932)
Leaders politique
Édouard Herriot ( 1872 - 1957)

En 1924, le Cartel des gauches obtient la majorité à l'Assemblée avec 323 sièges, soit 56.28% des sièges.

En 1932, le deuxième Cartel des gauches obtient 336 sièges avec 55,26% des sièges.

Le cartel des gauches est une coalition politique regroupant les socialistes (SFIO), les républicains socialistes, les radicaux-socialistes et la gauche radicale.

Le Cartel des gauches mène une politique laïque, qui se traduit par un certain nombre de mesures anticléricales notamment.
En termes de politique extérieure, la France renoue avec le Royaume-Uni et l'Allemagne et reconnaît officiellement l'URSS. Le France intervient de plus, activement au sein de la Société des Nations.

En 1932, bien que le second Cartel des Gauches remporte les législatives, il n'y a pas de majorité associant radicaux et socialistes. De plus, ces derniers, refusant d'entrer au gouvernement, les radicaux sont contraints de gouverner avec les modérés.
Résultats Électoraux
Leaders Politiques
Léon Blum (1872-1950)
En 1936, le Front Populaire obtient la majorité à l' Assemblée Nationale avec 386 sièges et 63,28% d'entre eux.
Le Front Populaire est une coalition réunissant les principaux partis de gauche : la SFIO, le Parti radical-socialiste et le Parti communiste.

La politique du Front populaire se traduit par une vague des réformes sociales (Accords de Matignon, semaine de quarante heures, congés payés)

En 1938, on assiste cependant au démantèlement du Front populaire sous l' impulsion de la démission de Léon Blum, des grèves ouvrières, de la montée de l' extrême droite, et du refus du sénat d' accorder les pleins pouvoirs financiers au gouvernement.
Léon Blum est un des dirigeants de la SFIO. Il est Président du Conseil des ministres de 1936 à 1937 et de mars à avril 1980.
Le gouvernement de Léon Blum a marqué l'histoire de la politique française en raison des nombreuses mesures sociales ayant été prises telles que l'amnistie, la semaine de 40 heures, les conventions collectives, congés payés, le plan de grands travaux, la nationalisation de la fabrication des armes de guerre, la création de l'Office du blé, la réforme du statut de la Banque de France, la révision des décrets-lois de déflation, ou encore la prolongation de la scolarité.
En 1899, la 3ème République est frappée en plein cœur d’un débat auquel tous les français, proches du monde politique ou non, participent. Il s’agit de l’affaire Dreyfus. En 1894, le capitaine Dreyfus, de confession juive, est accusé d’espionnage au profit de l’Allemagne, grand ennemi de la France. Les dreyfusards voient dans cette affaire un antisémitisme montant des partis de droites. Lors de cette période, le monde politique est fractionné en deux (les dreyfusards et antidreyfusards). On y observe une nette amélioration des résultats électoraux des forces de gauche et une diminution de celles de droite. En 1914, à l’approche du déclenchement de la Première Guerre mondiale, toutes les forces politiques, de droite comme de gauche, décident de s’allier pour ne former qu’un seul mouvement politique, l’Union Sacrée. Raymond Poincaré, alors Président de la République, utilise le premier ce terme lorsque les organisations ouvrières syndicales de gauche, la SFIO et la CGT, s’intégre au gouvernement.
Le capitaine Dreyfus
Raymond Poincaré
Résultats Électoraux
Leaders Politiques
Maurice Thorez
En 1924 : 26 sièges remportés avec 04,48 % des sièges
En 1928 : 12 sièges remportés avec 01,98 % des sièges
En 1932 : 10 sièges remportés avec 01,64 % des sièges
En 1936 : 72 sièges remportés avec 11,80 % des sièges
La Section Française de l' Internationale Communiste qui s'appelle aujourd'hui le Parti Communiste Français est fondée en 1920 lors du Congrès de Tours.

Assez vite, on assiste à une stalinisation du parti.
Ce parti se déclare bolchevique et révolutionnaire. Les communistes mènent des campagnes antimilitaristes.
Durant les années 20 et 30, ils mènent une politique de "classe contre classe", qui consiste à refuser toute alliance avec les socialistes.

Lors des élections législatives 1936, la SFIC fait partie de la coalition de gauche le Front Populaire (rupture avec la politique de "classe contre classe"), qu'elle a entre autre rejoint en raison des événements du 6-9 février 1934. Cependant, bien qu'ils soutiennent le Front Populaire, les communistes refusent de participer au gouvernement.
Maurice Thorez est le secrétaire général du parti Parti Communiste Français (anciennement SFIC) de 1930 à 1963.
C'est notamment sous l'impulsion de Thorez que le parti sort de son isolement. Il permet en effet l'alliance de son parti avec la SFIO, au sein de la coalition Front Populaire.
En 1919, la fin de l' Union Sacrée marque le retour de la politique traditionnelle et des affrontements électoraux entre partis. Durant la période 1919 - 1940, on assiste à un clivage droite-gauche des forces politiques françaises. Ainsi, alors que les élections législatives de 1919 et de 1928 sont remportées par des forces politiques de droite, celles de 1924, 1932 et 1936 le sont par des forces politiques de "gauche".
Cette période est marquée par de profonds bouleversements de la question sociale au sein de la société française, ainsi que par la montée des extrêmes, en témoigne l' ascension des ligues d' extrême droite provoquant des tensions au sein du paysage politique française. Tension qui atteint sont paroxysme en 1934 lors des la crise du 6 février.
Leaders Politique
Raymond Poincaré
Président du conseil des ministres français de 1922 à 1924 puis de 1926 à 1929.
Poincaré incarne la politique de fermeté du Bloc National. Il fait occuper la Ruhr, en raison de l'incapacité de l' Allemagne à régler ses dettes de guerre.
Il mène par ailleurs, une politique de redressement économique en augmentant les impôts de 20%, ce qui contribua à son impopularité.

Édouard Herriot est un homme politique français, membre du parti Radical. Trois fois président du conseil des ministres il est l'une des figures emblématiques du Cartel de Gauches.
Président du conseil sous la présidence de Gaston Doumergue (gouvernement du Cartel des Gauche), il veut renforcer la politique de laïcité en étendant les lois laïques en Alsace-Lorraine et en rompant les relations diplomatiques avec le Vatican.



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