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Le Grand Dérangement

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by

Damien Lemoine

on 22 November 2016

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Transcript of Le Grand Dérangement

Le Grand Dérangement


La perte de l'Acadie
Les choses prennent cependant un tour différent après la capitulation de Port-Royal
La Déportation
Les Migrations
Le Grand Dérangement
La Déportation occupe une place très importante dans l'histoire acadienne.
À l'époque où la France et l'Angleterre colonisent le continent Nord-Américain, l'Acadie se situe entre les deux.
De 1604 à 1753, l'Acadie change de mains 7 fois.
Laissés souvent à leur sort les Acadiens développent un esprit d'indépendance.
Jusqu'en 1710, malgré les conquêtes, la présence anglaise ne se manifeste que par les visites de marchands et de pêcheurs qui exploitent les richesses du territoire acadien.
L'Acadie, colonie fondée en 1604, se distingue par son emplacement géographique
Pendant toute son histoire, l'Acadie est malgré elle entrainée dans une série de conflits militaire
On y installe alors des troupes anglaises et on rebaptise l'endroit Annapolis Royal
En 1713, le traité d'Utrecht, signé entre la France et l'Angleterre, cède l'Acadie aux Britanniques
Le traité d'Utrecht laisse le choix, aux Acadiens du territoire rebaptisé Nova Scotia de prêter serment à la Couronne britannique ou de quitter les lieux dans un delai d'un an.
La France développe l'Île Royale (Cap-Breton) et tente d'abord d'y attirer les Acadiens, mais ceux-ci détiennent des terres fertiles et sont déçus de la qualité des
terres proposées.

Peu après, les autorités françaises, qui anticipent un retour offensif en Nouvelle-Écosse, songent qu'ils est préférable de laisser les Acadiens.
De leur côté, les Anglais, alors peu intéressés à coloniser la Nouvelle-Écosse, n'ont pas d'intérêt à laisser les Acadiens renforcer la présence française à l'Île Royale
Ils les dissuadent de partir en leur interdisant de construire des bateaux et de vendre leurs propriétés et leur bétail
La principale préoccupation anglaise est d'amener les Acadiens à prêter le serment d'allégence
Ils refusent de prêter un serment sans condition puisqu'ils tiennent à conserver leur liberté religieuse et à être exemptés d'un port d'armes en cas de guerre.
Finalement en 1730, le gouverneur Philipps accepte ces conditions sous promesse verbale, et les Acadiens deviennent des sujets neutres
Pendant une trentaine d'années, la Nouvelle-Écosse connaît la paix et se développe à un rythme exceptionnel.

En 1755, on compte environ 13 000 Acadiens.
Sur l'Île Royale, les français construisent une forteresse (Louisbourg) au mécontentement des Anglais. Elle est devenu un centre commercial très important pour ceux-ci.
LA TENSION MONTE!
En 1744, la guerre éclate entre la France et l'Angleterre...encore.
Tour à tour, Louisbourg et la N.F lancent des attaques contre la Nouvelle-Écosse, mais la prise de Louisbourg par la N.A en 1745 leur inflige un sérieux revers
En 1746, la France tente de reprendre à la fois l'Île Royale et la Nouvelle-Écosse, mais éprouve encore un échec.
Suite aux pressions exercées par les colonies anglaises, Le Board of Trade décide de britanniser la Nouvelle-Écosse
L'arrivée d'environ 2 000 colons et d'un fort contingent militaire change le visage de la province.
En 1749, on fonde Halifax pour apporter un contrepoids à Louisbourg
À nouveau, on exige que les Acadiens prêtent un serment sans réserves.


Le gouverneur Cornwallis se bute à la ténacité acadienne; ceux-ci ne modifient pas leur position.
M. Lemoine
En 1752, face à une attitude agressive des Anglais, des familles acadiennes se réfugient dans les territoires français avoisinants, notamment à l'Île St-Jean
De 1752 à 1754, la situation demeure calme. Le gouverneur Hopson ne soulève pas la question de serment.
Le nouveau gouverneur entend régler le problème du serment et envisage ouvertement la déportation.
Entrez M. Lawrence
À l'été 1754, il avise ses supérieurs de sa position: les Acadiens ne prêteront jamais de serment à moins d'y être contraints.

De plus, ils occupent les meilleures terres de la Nouvelle-Écosse.
L'attitude anglaise envers les Acadiens s'est durcie depuis que la guerre a éclaté an Amérique
Les Anglais confisquent les armes et les bateaux des Acadiens des Mines
Lorsque des délégués viennent rencontrer Lawrence pour manifester contre la décision, ils sont emprisonnés.
Le conseil décide à l'unamité de déporter les Acadiens dans les différentes colonies américaines
Le plan de Lawrence est d'expulser les Acadiens et les remplacer par des colons de la Nouvelle-Angleterre.
Lawrence donne l'ordre de capturer les hommes et de les détenir en attendant le départ des bateaux.

Pour empêcher la population de fuir, on confisque les embarcations, on saisit le bétail et les céréales et on surveille les routes.
L'été de 1755, obéissant à la convocation émise par Monckton, 400 hommes se présentent au fort.


On leur annonce qu'ils sont considérés rebels, qu'on confisque leurs terres et qu'ils sont désormais prisonniers.
Les militaires chargés de fouiller ces endroits ramènent peu de prisonniers mais brûlent tout sur leur passage: maisos et récoltes
le 10 septembre, on commence embarquement.
Le 13 octobre, une flotte de 10 navires quitte Chignectou à destination de la Caroline du Sud, de la Pensylvanie et de la Géorgie avec à son bord environ 1 100 personnes.
Le 1er novembre, plus de 1500 Acadiens entassés sur des bateaux sont déportés au Maryland, en Pennsylvanie et en Virginie
Dans la hâte et la confusion, plusieurs familles sont démantelées.
Toutefois, ce n'est pas tant l'opération militaire que les voyages sur les navires qui sont la cause d'un grand nombre de mortalité.

Par exemple, le "Cornwallis" qui quitte avec 417 Acadiens, ne compte que 210 survivants.
La mauvaise alimentation, entassement et la maladie, notamment une épidémie de petite vérole, emportent de nombreuses vies.
La Virgine refuse d'accueillir les Acadiens et en 1756, les a envoyés en Angleterre.

La crainte est que les Acadiens organisent une cabale avec les esclaves.
Éparpillés dans les colonie, les Acadiens vivent à la charge de l'État, leur sort étant confié à ceux qui s'occupent des pauvres.

Il arrive que l'on retire des enfants de leur famille afin qu'ils soient plac.es chez des paroissiens riches. Plusieurs familles sont ainsi séparées
La dernière déportation a lieu en 1762 alors que 1300 Acadiens sont envoyés à Boston.

Le Massachusetts refuse cependant de les accueillir et ils sont ramenés à Halifax où ils sont détenus comme prisonniers.
Au retour de la paix en 1763, on assiste à une vague de migration acadienne hors des colonies américaines. Certains arrivent à retourner en Nouvelle-Écosse, mais il est difficile d'en estimer le nombre en 1763, la guerre cesse entre la France et l'Angleterre mettant ainsi une fin aux déportations.
En huit ans, environ 10 000 Acadiens ont été déportés, soit environ 75% de la population acadienne.
Leurs terres sont désormais occupées par quelque 8000 nouveaux colons ou Planters de la Nouvelle-Angleterre.


Ce qui caractérise la Déportation acadienne, est que...
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