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Sensemaking

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by

Yesmine Arousse

on 7 May 2015

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Transcript of Sensemaking

II - Le processus de sensemaking
La construction de sens, c’est le processus par lequel un individu élabore des réponses aux questions «Que se passe-t-il ? » et «Que dois-je faire ? ».

En effet, l’individu rencontre au cours de son flux continu d’activités, plusieurs interruptions qui viennent le perturber telles que des ruptures, des surprises ou des opportunités.


La construction de sens, selon Weick, naîtra de la rencontre de trois éléments:
1) indices, “cues”:
il s’agit d’éléments qui attirent l’attention de l’acteur. Ils agissent comme déclencheurs:
ils amènent l’individu à prendre conscience qu’un effort de création de sens est nécessaire.
Modèle ESR
Dans son ouvrage “Making sense of the Organization” publié en 1979, Weick a proposé le modèle ESR: Enactment-Selection-Retention, afin d’expliquer le mécanisme de création de sens.
Il s’agit d’une théorie élaborée par le psychologue américain Karl Emmanuel Weick en 1995.

Elle vise à expliquer la création de sens chez les individus en général et au sein des organisations en particulier.

Sensemaking
L’individu évolue dans un environnement
changeant et complexe et où la masse des informations qu’il reçoit est extrêmement conséquente.

Il cherche alors constamment à ordonner les éléments qu’il perçoit autour de lui et à leur donner du sens, et ce dans le but de rendre plus clair le monde qui l’entoure et de le maîtriser.

Cette interprétation de l’environnement et la construction de sens continuelle est donc un
processus que chaque individu entreprend naturellement.
Ce phénomène a rendu curieux plusieurs penseurs et les a poussés à s’interroger sur la manière dont se déroule ce processus chez les êtres humains ainsi que sur les facteurs qui y participent.
I - Sensemaking?
Le sensemaking se définit comme
« un processus social » au travers duquel
les individus interprètent la réalité dans
laquelle ils évoluent.
Karl Weick (2005)

Ce concept a été ensuite repris par
d’autres chercheurs dont on cite:
Allard-Poesi,Cavagnol, Dutton, ...
Il s'agit d'un cadre de connaissances, qui correspond à un ensemble d’éléments, de règles ou de valeurs, qui vont servir de guide pour la compréhension de la situation.
2) Une structure:
Cette relation reliera les nouvelles informations au cadre de référence de l’individu.
3) Une relation
“It is the job of the sensemaker to convert a world of experience into an intelligible word”

Weick, (1993)

Il s’agit d’un processus qui englobe la détection et la mise entre parenthèse des indices « cues » qui se présentent à l’individu “Le donneur de sens”.

Ce dernier procèdera alors à une création partielle de l’environnement qui l'entoure et l’interprètera.

“énaction”, “activation”,
“action promulguée”.
1) Enactment:
L'enactment peut se présenter sous deux dimensions:


Une délimitation d’une action du flux d’expérience afin d’attirer l’attention dessus.
L’entreprise d’une action provoquant un changement écologique.
Ces deux dimensions sont en relation directe et donnent lieu à un cycle d’enactment qui est schématisé comme suit:
Ces évènements génèrent une équivocité qui l’amène à structurer l’inconnu et à lui inventer donc un sens plausible.
2) Selection
L’enactment amène l’individu à être confronté à de multiples sens, qui le placent face à une équivocité.

Il passe alors à l’étape de sélection, qui est une étape rétrospective pendant laquelle une articulation des indices a lieu.

L’individu applique des schémas explicatifs, issus de son vécu et de ses expériences, afin de réduire l’ambigüité. On parle alors de cadres de référence.
3) Retention
Cette dernière étape consiste à renforcer le processus de sélection et à mémoriser ses schémas explicatifs, afin de pouvoir les mobiliser ultérieurement, si une situation similaire se présente.

Néanmoins, la rétention ne doit pas présenter un obstacle au changement. Weick parle dans ce cadre de “l’aptitude à la sagesse”, qui stipule que l’individu doit être capable de s’adapter à son environnement.
Les boucles de feedback
partant de la phase rétention permettent de mettre en évidence l’effet positif ou négatif que pourra avoir cette étape sur les phases de sélection et l’enactment, selon que la personne décide de faire confiance à son expérience passée ou non.
La boucle de feedback entre “enactment” et “changement écologique” met en exergue une dimension clé de ce modèle théorique: l’enactment engendre une modification de l’environnement.
III - Interaction et organisation
Le rôle de l’interaction entre les individus dans le processus de sensemaking est fondamental pour Weick.

L’interaction peut être définie de la façon suivante: l’action de l’un provoque une réponse de l’autre (interact); la réaction que l’un fait à la réponse de l’autre complète la séquence (double interact). Ces interactions et doubles interactions se mêlent, se rassemblent en processus, dont l’ensemble constitue l’organisation.
Cavagnol et Roulle, (2009)
Ces phases permettront aux acteurs de négocier, dans l’objectif de parvenir à un accord sur une représentation commune, sur une interprétation équivalente de la situation.

L’organisation est donc le fruit des interactions communicatives par lesquelles les interactants la co-construisent de manière continue.
V - L'impact de l'autre sur le sensemaker
« The other » dont parle Weick est défini comme l’interlocuteur, le membre de l’organisation avec qui on agit ou la personne qui fait partie de notre entourage.
L'autre comme référence identitaire
Ce deuxième impact de l’autre est relié au premier, mais dans ce cas, l’autre est considéré comme un miroir non neutre.
Volkema développe cette idée qui concerne essentiellement les situations de conflits.

Dans ce cas, le belligérant cherche souvent une personne à qui parler du conflit. Cette tierce personne l’aide à mettre de l’ordre dans ses idées et à donner un sens clair à la situation.
De ce fait, l’autre devient une source de validation et de renforcement social pour le belligérant. En effet, l’individu s’inspire de la vision de l’autre pour énacter un « soi » qu’il réajuste selon la situation présentée.
A partir du moment où l’action de l’individu est visible, elle l’engage, dans la mesure où elle n’est plus modifiable. De ce fait, l’individu tend à donner une interprétation rationnelle et acceptable de son action. Dans ce contexte, l’autre peut présenter cette action de trois manières différentes :






L'autre comme témoin engageant
La première consiste à présenter cette action comme volontaire de la part de l’acteur et contraint ainsi son processus de sensemaking.
La seconde consiste à réviser et adapter l’image renvoyée par l’acteur à l’audience.
Enfin, la troisième consiste à présenter cette action comme involontaire en la justifiant par les émotions, considérées comme des
« rôles sociaux temporaires ».
1
2
3
L’autre peut notamment revêtir l’aspect institutionnel qui contraint l’individu à se conformer aux normes existantes, représentant ainsi une source de feedback.
Cet aspect de l’autre a été abordé dans les écrits d’Allard Poesi (2003) et renvoie à la culture organisationnelle qui implique une construction générique de sens.

Cette intéraction avec l’autre mène l’individu à construire son processus de sensemaking en se reférant aux idéologies et significations partagées au sein de l’organisation.

Ainsi, les éléments organisationnels sont considérés comme la matière première des processus de sensemaking des individus.
L'autre comme socialisateur
L'autre comme donneur de sens
Contrairement aux situations où l’équivocité est faible, ce rôle de l’autre apparaît dans les cas où celle-ci est forte et renvoie à une construction intersubjective du sens.

On assiste à une relation de pouvoir où l’autre mobilise les ressources nécessaires afin d’influencer l’acteur.

L’autre agit dans ce contexte sur le processus de sensemaking de l’individu en encourageant ou décourageant les relations sociales ou en valorisant ou non les identités des individus.

On peut trouver ce type d’interaction dans différentes situations au sein des organisations notamment par le pouvoir qu’exerce le leader sur les collaborateurs ou celui de ces derniers entre eux.
Pour Karl Weick, la construction du sens peut etre comprise comme un processus ayant sept propriétes.
VI - Faire sens de l'autre
L'autre comme objet du processus de sensemaking
En effet, dans le cadre de son interaction avec l’autre, l’individu reçoit des indices dont il devra faire sens pour déchiffrer la vision que l’autre a de lui.

Dans ce contexte, l’autre devient un objet de sensemaking un peu particulier, car c’est de lui que l’individu devra faire sens en premier lieu, afin de considérer la position qui les lie au sein de l’organisation et d’estimer ainsi l’importance de ses propos.
Comprendre l’autre ou partager avec lui la même définition de la situation en question n’est pas nécessaire pour agir : il suffit plutôt de le prévoir. (Allard Poesi)

Comment prévoir les comportements ?

Ce processus d’anticipation de l’autre s’appuie sur des schémas cognitifs, élaborés par Elsbach (2005) :
« person schemas ». Ils soulignent les manières dont les personnes spécifiques se conduisent et pensent.

Toutefois, le sensemaker est,dans certains cas, dans l’obligation de comprendre son interlocuteur afin de pouvoir agir avec lui.


Prévoir l’autre demande de le comprendre, comprendre ses motifs et la vision du monde dans laquelle ils s’inscrivent. L’autre aussi possède un processus de sensemaking, que l’acteur devra reconstituer afin de pouvoir interagir avec lui.
"Distance au sens"
Sens privé : C’est le sens que l’individu donne à une situation. Il est illustré par le processus de sensemaking.

Sens professé : C’est le sens que l’individu propose aux autres. Il renvoie au processus de sensegiving.
Cela a été représenté par Sonenshein (2006) dans son modèle d’issue crafting, qui se manifeste par la mise en avant ou au contraire le passage sous silence de certaines caractéristiques du sujet ou arguments.

Ces ajustements ont pour objectif de faire apparaître le sujet comme plus légitime, en le rendant cohérent avec le système de valeurs de la cible.

Cela montre que l’individu a fait attention au processus de sensemaking de son interlocuteur, puisqu’il aura considéré sa vision du monde et la façon dont il crée du sens.
Cette « distance au sens » introduit une nouvelle ambiguité dans le processus de sensemaking de l’individu et nous place ainsi face aux enjeux suivants :

L’individu restera-t-il fidèle à ce sens professé ou reviendra-t-il à son sens privé ?

« Auto-sensegiving » : à force de le dire, il finirait par le croire.
Plan
I - Définition du sensemaking
II - Le processus de sensemaking
III - Interaction et organisation
IV - Action organisée
V - Impact de l'autre sur le sensemaker
VI - Faire sens de l'autre

Conclusion



Quel est le mécanisme qui contribue à la construction de sens chez l'individu et comment apparaît l'aspect social au cours de ce processus?

Problématique
Weick s’intéresse à la construction d’un système d’actions organisées. Il conçoit l’organisation comme un ensemble de comportements interreliés, s’appuyant sur la notion de structure collective.

Cette conception de l’action organisée suppose que la constitution du groupe se fonde sur une vision commune des moyens à mettre en œuvre , et non sur une coïncidence des objectifs à poursuivre .

L’approche du sensemaking s’intéresse donc à l’élaboration collective du sens au sein des organisations, et non à l’élaboration d’un sens collectif.
En d'autres termes,il s'agit de faire sens ensemble et non pas de partager le même sens .
Cette préoccupation pour la coordination de l’action grâce au « sens » a notamment donné naissance à un ensemble de travaux s’intéressant à la « cognition collective ».

Il s’agit de comprendre la manière dont les individus en viennent à penser ensemble dans un processus partagé au sein d’un contexte spécifique.
Weick avance dans sa théorie que l’individu a besoin de parler pour savoir ce qu’il pense. Cela a été illustré par sa célèbre formule : « How can I know that I think until I see what I say ? ».

L’autre peut donc nous servir de miroir en nous aidant à avancer dans notre processus de sensemaking.

Cette idée suggère que l’autre offre une occasion d’articuler des pensées à haute voix, les révélant par la même occasion à celui qui s’exprime, comme un miroir.
L'autre comme miroir
Résultats
Limites
La littérature existante traite davantage de l’impact de l’autre sur le processus de sensemaking d’un individu, alors que la manière dont est traité l’autre dans le processus de sensemaking d’un individu est relativement peu précisée.

L’ absence d’intérêt de Weick pour le fonctionnement ordinaire du flux d'activités est remarquable. En effet, il privilégie les situations de rupture dans lesquelles les routines ne sont plus opérantes.

IV- Action organisée
Les travaux élaborés par les grands auteurs ont permis d’analyser le comportement de l’être humain et sa façon de construire du sens.

Les recherches apportées au sensemaking se sont surtout intéressées à l’organisation et ont permis de constater l’influence de l’autre dans le processus de sensemaking de l’individu.
Bibliographie
[Weick, 1979 ]
Karl Weick,
Making Sense of
the Organization
, (1979).

[Poesi, 2003]
Florence Allard Poesi, "
Sens
collectif et construction collective
du sens
", (2003).

[Cavagnol et Roulle]
André Cavagnol, Pascal Roulle, "
Management des organisations
", (2009).



Merci pour votre attention
Yesmine Arousse - Hend Chebil - Cyrine Rsaissi
2ème HEC PREPA G1
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