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Vouloir Croire Entrevoir (le virtuel aujourd'hui)

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by

Fabián Sanabria

on 23 May 2015

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Transcript of Vouloir Croire Entrevoir (le virtuel aujourd'hui)

Vouloir Croire Entrevoir (le virtuel aujourd'hui)
Fabián Sanabria
« Le
simulacre
contemporain, c’est en somme la localisation dernière du croire dans le voir, c’est le vu identifié à ce qui doit être cru – une fois abandonnée l’hypothèse qui voulait que les eaux d’un océan invisible (le Réel) viennent henter les rivages du visible et en faire les effets, les signes décryptables ou les reflets trompeurs de sa présence »


Michel de Certeau, L’invention du quotidien I, pp. 272-273, Paris, Gallimard, 1990
Plus que de pontes ou des fenêtres...
Il s'agit de
labyrinthes
de fenêtres

Comment dire:

Vouloir
Croire
Entrevoir

le virtuel aujourd'hui?

Il y a une
reliance
qui est en jeu dans tous les sites virtuels aujourd’hui...

Là, le lieu lie
aussi

–C'est le royaume du
Comme si


Au milieu des ambivalences et les ambiguïtés de la fiction

Nous habitons dans des espaces de transition…
[Pas pour principe, mais pour l'incapacité de récréation]

Nous vivons à une époque où l'impuissance se cache

Donc, il faut pas attendre une clôture de l'espace
Non plus sentir de la nostalgie pour le passé ou le futur:
On a dit au revoir à «les vieux jours était mieux» et au "mythe du progrès"

Dans le virtuel il n’y a pas d’essences mais de constructions éphémères dans un présent perpétue.
Dans le royaume de la fiction on vit du simulacre:
vouloir croire pour pouvoir entrevoir...

La rébellion de l’imaginaire se manifeste aujourd’hui avec éclat dans les jeux de rôles, les forums de discussion et les différents blogs, où la fantaisie, les fantasmes et autres fantasmagories occupent l’essentiel de l’espace et du temps

Le festif, l’imaginaire, l’onirique collective vont devenir les normes de l’espace « cyber »
Le temps se contracte dans l'espace et le monde s'ouvre dans sa clôture ...
Nous pasons du
lieu
[organisateur] au
non-lieu
[mobilisateur] de sens ...
Croire-dire / Pouvoir-savoir

Le sujet [comme auteur tout-puissant] disparaît entre les tropismes ...
Et la culture [comme sur Wikipedia]
devienne indiscipliné:

“La certitude est comme un ton de voix selon lequel on constate un état de choses, mais on ne conclut pas de ce ton de voix
que cet état est fondé”

Ludwig Wittgenstein, De la certitude, prop. 30.
Juste comme la cité
Le virtuel s'allonge et se disloque...

Mille yeux de «profils» coupés se multiplient

Millions de lentilles et de caméras nous observent ...

La
cité mondial
se presente comme « promesse virtuel »
Même si un monument est construit pour être abandonnée
Ou une re-construction paradoxal en 140 caractèteres de quelque chose que ne sera pas…

Même dans le terrain [comme sur LastFM],
nous vivons obsedés par la transparence

Nous voudrions –comme sur un chat clôturé de Facebook–
voir sans être vu même si plusieurs nous regardent…

Le virtuel fait éloge de la
polychromie et de la polyphonie

Sans le vouloir La vie se glorifie
–même dans ses ordures…

Grâce aux approches et aux distances:
le destin se contredit et se reaffirme

Proteste contre toute forme fermée de cosmos
Re-crée nouveaux saints, hérétiques et fous ...

Existe-t-il un au-delà du
voyage im-possible
?
loin là / là bas / à peine quoi –
[Google]
folie que d’y vouloir croire entrevoir quoi –
Longuement. Tout les angles. De quel seul mot en dire le changement?
Les portraits ne fonctionnent plus accrochés dans les musées
[Il faut en entrer]
Peut quelqu'un fuir du labyrinthe?
Comme l'érotisme qui dispute avec la pornographie
Notre meilleur contradiction est le reflet...
Le processus de fugue s'épuise jamais:

Re-invention de la divinité dans le social
[Croire sans appartenir et Apartenir sans croire]

Instants éternels après les instants éphémères
[être identique et différent / errant et à la fois statique]

La superficialité et la frivolité tant que formes d'agrégation et ségrégation sociale

Préférences pour le contradictoire et le dys-fonctionnel:
viscosités étranges…

La cité-monde nous démontre que le cyberspace existe au-delà des machines
Le même mais Moindre

[devant l'exclusion d'un réseau social]

Ah le beau seul mot. Moindre.

Assez d'excès... Là est le défet
Étrange ilumination.
Contraires et obscures perspectives…
[Mal vu Mal dit: de YouTube à YouPorn]
Pour en mal dire le moins. Moindre.
[Comment peintre le silence et dire le vide?]

Comment dire?
Ce que nous sommes reflet notre imagination:
Le retour d'Onan…
Il nous faut d'entrevoir la partie plus grande du réel: L'éloge des sombres…
Il faut essayer d'être contemporain
In Girum Imus Nocte
Et Consumimur Igni

« enfin le chemin en avant d’une peinture qui se soucie aussi peu d’une convention périmée que des hiératismes et préciosités des enquêtes superflues, peinture d’acceptation, entrevoyant dans l’absence de rapport et dans l’absence d’objet le nouveau rapport et le nouvel objet »


[Samuel Beckett, Peintres de l’empêchement, Derrrière le Miroir, No. 11/12, 1948 Paris]
Le présent n’est rien d’autre que la part de non-vécu dans tout vécu, et ce qui empêche l’accès au présent est précisément la masse de ce que, pour une raison ou pour une autre, nous n’avons pas réussi à vivre en lui. L’attention à ce non-vécu est la vie du contemporain. Et être contemporain signifie, en ce sens, revenir à en présent où nous n’avons jamais été.
Être contemporain signifie fixer le regard sur son temps, presque comme un archéologue, pour en apercevoir non les lumières, mais l’obscurité, afin de surfer dans les ténèbres, tout en sachant que seulement les ombres peuvent nous montrent une nouvelle splendeur. La contemporanéité s’inscrit, en fait, dans le présent, en le signalant avant tout comme « archaïque ». Que veut dire cela ?
L'ombre (nous) montre la lumière
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