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Euthanasie

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by

Hajer HICHRI

on 23 April 2015

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Transcript of Euthanasie

Plan
Introduction
Définition de l'Euthanasie
Euthanasie: Types
Définition de la Bioéthique
Qu'est ce que la bioéthique?
Etymologie :
mot composé de bio, venant du grec bios, vie, et du mot éthique, venant du grec ethikos, moral, deethos, moeurs.

Histoire de l'Euthanasie
Le mot "euthanasie" a été créé en 1623 par le philosophe anglais,
Francis BACON
.

L'euthanasie à travers le temps...
L'euthanasie volontaire pour les personnes âgées fut une coutume approuvée dans plusieurs civilisations de l'Antiquité.
Législations sur l'euthanasie en Europe et dans le monde

Euthanasie & Religions
Qu'est ce que l'Euthanasie?
Il vient du grec ancien

« eu »

(bon) et

«

thanatos»

(mort), pour désigner l’acte médical consistant à provoquer intentionnellement la mort d’un patient afin de soulager ses souffrances physiques ou morales considérées comme insupportables, soit en agissant à cette fin, soit en s’abstenant d’agir.
L'Euthanasie
Exposé élaboré par: HICHRI Hajer
LFSV3/BCMB/G2
Euthanasie: Législations
Euthanasie & Bioéthique
Euthanasie & Religions
Conclusion
Histoire de l'Euthanasie
Le terme

« Euthanasie »

signifie

étymologiquement

« bonne mort »

ou

«

mort douce ».

Les différentes formes d'euthanasie

On distingue deux types d'euthanasie:
L’euthanasie doit être distinguée du
« suicide médicalement assisté »
qui consiste, pour le corps médical, à donner au patient les moyens de mettre lui-même fin à sa vie.
L'euthanasie active :
qui désigne un acte visant à abréger volontairement la vie du patient à la demande du malade qui désire mourir, ou sans son consentement, sur la décision d'un proche ou du corps médical. La mort est due à une injection léthale.
L'euthanasie passive :
le traitement est arrêté, ce qui a pour effet d'abréger la vie du patient. La mort est donc naturelle contrairement à l'euthanasie active où elle est induite.

La bioéthique étudie les questions et les problèmes moraux qui peuvent apparaître à l'occasion de pratiques médicales nouvelles impliquant la manipulation d'êtres vivants ou de recherches en biologie.
Elle cherche à :
répondre le mieux possible aux questions soulevées par le progrès scientifique et technique, au regard des valeurs de notre société.
garantir le respect de la dignité humaine et la protection des plus vulnérables contre toute forme d’exploitation.
"La tâche du médecin n'est pas seulement de rétablir la santé, mais aussi d'adoucir les douleurs et souffrances des malades; et cela non seulement si cet adoucissement conduit à leur rétablissement, mais encore lorsqu'il sert à procurer au malade une mort douce et paisible".
Extrait de "The Advancement of Learning" (Francis Bacon):
En effet, dans la Grèce et la Rome antiques, il fut permis dans certaines circonstances d'aider un individu à mourir.
En 1906, le Parlement de l’Ohio adopte le texte suivant : « Toute personne atteinte d’une maladie incurable, accompagnée de grandes douleurs, peut demander la réunion d’une commission composée d’au moins quatre personnes, qui statuera sur l’opportunité de mettre fin à cette vie douloureuse. »
La loi est rejetée par la juridiction supérieure.
Le Code pénal russe de 1922 libère de toute peine l’auteur d’un homicide par pitié s’il peut prouver avoir agi sur la demande de la victime. Cette disposition ne reste en vigueur que pendant quelques mois.
En 1936, à Londres, l’Association pour une législation de l’euthanasie volontaire soutient le dépôt d’une proposition de loi reconnaissant le droit d’un adulte à demander la mort s’il est atteint d’une maladie mortelle et incurable accompagnée de douleurs sévères.
La Chambre des Lords rejette ce projet.
Le Parlement de l’État de New York repousse une proposition analogue en 1947.
Le 1er septembre 1939, le régime nazi ordonne la "mort miséricordieuse" de 200.000 enfants malformés, débiles ou incurables.
Le gazage est employé pour tuer les malades mentaux allemands dans le cadre de l’opération euthanasique qui débute à l’automne de 1939 et fait plus de 70.000 victimes.
En Europe:
Seuls 3 pays ont légalisés l'euthanasie active: Les Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg.
Les Pays-Bas :
Ce sont les premiers en Europe à avoir légaliser cette pratique avec la loi de 2001.
La Belgique :
elle a autorisé l'euthanasie avec la loi de 2002.
Le Luxembourg :
L’euthanasie et l'assistance au suicide y sont légaux depuis le mars 2009.
Qu'en est-il pour les autres pays d'Europe?
La Suisse :
interdit l'euthanasie active mais tolère le suicide assisté ainsi que l'euthanasie passive.
La France :
l'euthanasie active est interdite mais le code pénal différencie l'euthanasie active à l'euthanasie passive. La loi Leonetti votée en 2005 a instauré un droit au «laisser mourir». Ainsi cette législation sur la fin de vie autorise l'euthanasie passive.
En Allemagne :
l'euthanasie passive n'est pas interdite à condition que le patient ait donné son consentement. Ainsi cela sera considéré comme étant un suicide. Elle a été largement pratiquée sous le régime nazi avec l'euthanasie de plus de 150 000 patients allemands.
En Italie :
l'euthanasie est interdite mais la constitution reconnaît le droit d'arrêter les soins, cas similaire pour la Grande-Bretagne.
En Espagne :
l'euthanasie est interdite, mais en 1995 il y a eu une dépénalisation du suicide assisté et de l'euthanasie passive.
La Grèce, La Pologne et Le Portugal :
ce sont trois pays d'Europe où l'euthanasie sous toutes ses formes est formellement interdite. Toute personne ne respectant pas la loi serait passible d'une peine d'emprisonnement plus ou moins longue.
En Amérique:
Aux Etats-Unis:
l'euthanasie est illégale dans tous les Etats. Elle est poursuivie sur le fondement de meurtre ou d'assassinat. Cependant, le suicide assisté est légal dans les États américains de l'Oregon et de Washington.
En Colombie :
la cour constitutionnelle a admis la pratique de l'euthanasie en 1997 pour tout malade en phase terminale ayant fait la demande expressément.
Au Mexique :
l’euthanasie passive a été autorisée en 2008 mais l’euthanasie active reste illégale.
Dans le monde Arabe:
Aucun

pays arabe n’autorise l’euthanasie.
Dans la religion islamique:
L'Homme est la créature qui porte l'empreinte divine et qui représente son pouvoir sur la terre.
L'euthanasie active
est interdite juridiquement (shar'an), car elle correspond à un meurtre commis par le médecin, même lorsqu'il agit à la demande du patient, en ayant l'intention d'abréger sa souffrance. Le médecin ne peut pas être plus miséricordieux envers le patient que Dieu qui lui a donné la vie et qui la lui reprend dans les conditions qu'il veut. La seule chose permise est de laisser le patient mourir naturellement.
L'euthanasie passive
ne peut pas être interdite, dans ces cas précis, du fait que la majorité des juristes musulmans n'impose pas les soins médicaux même dans des cas où l'on espère la guérison. Ils ont considéré que se soigner fait partie du permis (mubâh), et nullement de l'obligatoire.
Pour le Judaïsme:
Le respect absolu de la vie humaine prime et, s'il est accepté que l'on soulage les douleurs d'une personne souffrante, il ne faut en aucun cas précipiter sa mort. "On peut atténuer les souffrances par les calmants si ceux-ci ne hâtent pas la mort à coup sûr." dit le Rabbin KLING.
L'euthanasie active
est donc condamnée sans appel: "C'est Dieu qui donne la vie. Celui qui détruit une vie, même d'un instant, c'est comme s’il détruisait l'univers entier. Il est donc interdit de faire quoi que ce soit qui puisse hâter la fin de vie d'un agonisant" précise le rabbin GUGGENHEIM.
Le Judaïsme tolère
l'euthanasie passive
pour des personnes pour qui des actes médicaux seraient sans espoir.

Si l’Eglise encourage les soins palliatifs, elle n'accepte pas que l'on privilégie la mort à la vie, même dans les pires souffrances. En conséquence, toute forme d'euthanasie est prohibée.
"Quels que soient les motifs et les moyens, l'euthanasie directe est moralement irrecevable." ; "Elle constitue un meurtre, contraire à la dignité de la personne humaine et au respect du Dieu vivant, son Créateur." Ces deux phrases sont tirées des articles 2277 et 2278 du Catéchisme de l’Eglise catholique.

L'Eglise Catholique:
L'Eglise Orthodoxe:
L'Église orthodoxe, tout comme l'église catholique, refuse l'euthanasie, celle-ci étant assimilée à un suicide pour la personne qui veut la subir, et à un homicide pour le médecin qui la pratique.
Pour le Bouddhisme:
La mort n’est pas la fin de la vie de l’esprit d’une personne et, en conséquence, le suicide est déconseillé. D’une manière générale, le bouddhisme considère la suppression de la vie comme un acte négatif.
De grands maîtres du bouddhisme tibétains ne sont pas défavorables à l’euthanasie passive. Par contre, le 14ème Dalaï Lama Tenzin Gyatso (Dalaï Lama actuel) met en garde l’euthanasie active. Il explique qu’en essayant d’échapper aux souffrances de cette vie, nous pourrions être confrontés à ces mêmes souffrances dans une vie future, dans des conditions plus difficiles.
Euthanasie & Bioéthique
A la différence de la morale traditionnelle, l'éthique dépasse largement le cadre individuel : elle fait appel à la conscience sociale et implique nécessairement des choix pour un projet de société qui reconnaissent la place de l'homme .

Les enjeux éthiques:
1. La responsabilité de la société envers les personnes qui vont mourir:

La société est concernée par les conditions de fin de vie de ses citoyens. Le décès d’une personne entraîne des répercussions sur d’autres : le conjoint ou la conjointe, la famille, les amis, les collègues, le personnel soignant, etc. Dans les cas particuliers d’une demande d’euthanasie ou d’aide au suicide, les gens qui souffrent de la même maladie ou d’une maladie similaire sont touchés par ricochet.
2. La responsabilité de l'État:
L’État ne doit pas laisser les citoyens malades sans soins ni services. Il doit aussi protéger les personnes vulnérables (les personnes âgées, les personnes gravement malades, les personnes mineures et les personnes majeures inaptes).
Pour ce faire, l'Etat doit assumer sa responsabilité de couvrir les besoins des personnes en fin de vie et améliorer l'organisation des soins, au lieu de les exterminer.
3.Les défis soulevés par le vieillissement de la population:

En présence de discours où le refus de vieillir et l’âgisme (discrimination envers les personnes âgées) se côtoient, il importe de rappeler que vieillir est un processus naturel, et certainement pas une maladie.

Les personnes âgées sont en mesure de participer activement à la vie sociale et de partager les fruits de leurs connaissances.
4. Pente glissante:
Quand on crée un droit de donner la mort, on ne peut pas maîtriser toutes les conséquences et les malversations qu'il permet (captation d'héritages, cas de médecins sadiques...).
5. La dignité humaine:
Toute personne est digne. Administrer la mort, ce serait bafouer la dignité d'un homme, ce qu'il a de "sacré" en tant que personne.
Avis Personnel:
Je fais partie des opposants de l'Euthanasie. En effet, je suis convaincue qu'on n'assure pas la dignité d'un Homme en lui donnant la mort, on doit garantir la dignité dans la vie et non pas par la mort.
Et puis, personne ne peut avancer ou retarder l’heure de la mort, qui dépend de la volonté de Dieu. Alors si l’homme décide du contraire, c’est qu’il commet un crime envers la divinité.
Finalement, une erreur de diagnostic est toujours possible, et tel malade condamné à brève échéance vit encore, des années après, de belles journées en famille .
Conclusion
L'Euthanasie en Tunisie
Avis de Khemais Tamallah, sociologue et enseignant Tunisien à la faculté des lettres et des sciences humaines de Tunis:
«On veut tout faire en Tunisie alors qu’on est dans un pays en voie de développement. On n’a pas encore accédé à un niveau culturel qui permettrait de réfléchir sur la question de l’euthanasie. Le monde industrialisé a beaucoup avancé par rapport à nous en médecine, dans le cinéma, la littérature et dans tous les domaines de la vie qui fait que ce genre de débat se pose et fait émulation. Il y a une certaine démocratie qui se crée et qui permet la liberté d’action et de parole. Tout se fait et se dit dans le respect de la différence de l’autre et dans le respect de la religion. Notre société ne fait que régresser. Il y a même un retour à la famille nucléaire parce que les enfants ne peuvent pas subvenir à leurs besoins quotidiens sans l’aide de leurs parents. Ils ne peuvent pas s’en détacher. Alors comment voulez-vous qu’on réfléchisse à des questions aussi délicates si on n’a même pas assuré son indépendance matérielle par rapport à son entourage ? On peut poser le débat entre des gens intellectuels mais le commun des mortels n’est pas préparé à discuter de ce genre de questions épineuses, car la religion pour eux a un caractère dogmatique.»


L'Euthanasie n'a jamais été de mise en Tunisie car elle est strictement interdite par la loi.
Cependant, des médecins réanimateurs tunisiens ont témoigné que sur le plan médico-légal: tout sujet, ayant une activité cérébrale nulle visualisée et prouvée par deux tracés électriques(EEG) plats à 48 heures d'intervalle ou par une angiographie cérébrale mettant en exergue l'absence complète de la moindre vascularisation cérébrale, est considéré légalement mort.
Dans ce cas, le médecin réanimateur est en droit d'arrêter la respiration artificielle.
Mourir dans la dignité constitue un sujet sensible.
La mort est inévitable et, lorsqu’elle survient, tout le monde souhaite qu’elle se déroule dans les meilleures conditions et avec un minimum de souffrances.
C’est dans cette perspective que se tiennent les débats autour de l’euthanasie, de l’aide au suicide, de l’offre de soins palliatifs et des autres types de soins.
Pour certains, il importe de légaliser l’euthanasie ou l’aide au suicide en instituant des cadres légaux et de bonnes pratiques afin d’éviter les abus et les dérives; pour d’autres, il apparaît plus pertinent d’améliorer l’offre de soins palliatifs et des soins à domicile avant de penser à légiférer en faveur de l’euthanasie ou de l’aide au suicide.
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