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Outre mer, autres textes

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Lia Brozgal

on 2 April 2012

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Transcript of Outre mer, autres textes

LA FRANCE DE MON ENFANCE (1994)

La France de mon enfance
N'était pas en territoire de France
Perdue au soleil du côté d'Alger
C'est elle la France où je suis né.

La France de mon enfance
Juste avant son rêve d'indépendance
Elle était fragile comme la liberté
La France celle où je suis né.

Le soleil n'était pas celui de Marseille
Ma province n'était pas ta Provence
Je savais déjà que rien n'était pareil
Et pourtant mon cœur était en France.

La France de mon enfance
Mon pays ma terre ma préférence
Avait une frontière Méditerranée
C'est elle la France où je suis né. Enrico Macias
né Gaston Ghrenassia en 1937
à Constantine, en Algérie française Outre mer, autres textes
La littérature francophone de l'Afrique du nord

Lia Brozgal
Alliance française de Los Angeles
le 17 février 2011 Le Maghreb
("couchant")
Le Maroc (1912-1956) La Tunisie
(1881-1956) L'Algérie française, divisions administraives
NINETTE DE LA RUE DU PECHE, Vitalis Danon (1938)

"Bonjour, M'sieur le Directeur. Voilà, c'est moi Ninette. Laquelle ? dites-vous. Il y en a tant et tant de Ninette dans notre petit patelin ! Eh ! ben, Ninette qui habite là-bas, (...) en plein dans le quartier des femmes. La rue du Péché, pour ainsi dire, sauf votre respect. (...) On loge où l'on peut, dans un petit réduit au voisinage de « ces dames » qui ne sont pas plus méchantes que d'autres puisqu'elles nous aident à passer les mauvais jours. (...) Ce qui est embêtant, c'est que mon fils devient grandet et commence à comprendre. Car du soir au matin et du matin au soir voilà les tirailleurs, les Sénégalais, les Arabes, les Bédouins, les Maltais, les Juifs, les Grecs ou Siciliens qui passent et repassent, choisissent d'abord de l'œil avant d'entrer avec une créature pour y goûter. On m'a dit : Va à l'école des Juifs pour ton fils ! Et je suis venue. Vous le recevrez, bien sûr. Ailleurs on n'a pas voulu de lui parce que je n'ai pas des papiers. Des bulletins, des certificats de naissance. Où voulez-vous que je les prenne ? Ce petit n'a pas de père. On nous a plaqués dès que j'avouai que je me sentais grosse. Sans vous offenser, M'sieur, je vous dis la vérité. Il n'y a pas à le cacher, tout le monde le sait. Enfin, vous comprenez dans quel embarras je me trouve à présent. Mais c'est mon fils, ça pour sûr. Pas vrai, mon petit Israël ? Regardez-le comme il est gentil et propret et tout. Pas vrai que vous l'acceptez, dites ? (…)-Allons, prenez mon fils. Ne le renvoyez pas pour une bêtise. Inscrivez-le et apprenez-lui à mettre du noir sur du blanc. Qu'il devienne un homme et pas un savant, bien entendu, je ne suis pas ambitieuse, mais un homme qui me tirera d'où je suis.”
Mouloud Feraoun
(1913-1962) Le roman algérien "indépendantiste"
Nedjma de Kateb Yacine
Les alouettes naives d'Assia Djebar La mémoire tatouée
Abdelkébir Khatibi
(1971) « Si chacun est bien chez soi et Dieu bien partout, on pouvait de ma maison rejoindre rapidement le parc Spiney, arrangé—m’a-t-on dit—selon la phrase cartésienne, claire comme la clarté et pure comme la pureté, balancé selon la métrique de l’ordre militaire, de l’agréable excitant, du Beau, du Vrai, et peut-être même d’autres choses. ‘Eh quoi ! les Arabes aiment regarder les roses en papier, ou en plastique, la nature leur a échappé d’entre les doigts, ils croupissent, grisés par le thé et l’absinthe. Et pour cacher leur misère, ils forniquent toute la journée. Il faut créer des jardins rationnels, des villes géométriques, une économie en flèche, il faut crée des Paradis sur terre, Dieu est mort, vive le colon.’ Voici la parole du colon dessinant la ville comme une carte militaire. » PORTRAIT DU COLONISÉ PRÉCÉDÉ DU PORTRAIT DU COLONISATEUR (1957)

« ...catastrophe culturelle » puisque « c’est la participation à deux royaumes psychiques et culturels » et dans ce cas « les deux univers symbolisés, portés par les deux langues, sont en conflit. » (125)

« Curieux destin que d'écrire pour un autre peuple que le sien! Plus curieux encore que d’écrire pour les vainqueurs de son peuple ! »

« Dans les deux cas, seule l’échéance différant, la littérature colonisée de langue européenne semble condamnée à mourir jeune. » (128) « Non seulement la langue française n’a rien perdu, au Maghreb, en importance et en prestige mais, quelles que soient les promesses, notables déjà, de la renaissance arabe, force est de le constater, les écrivains les plus neufs l’empruntaient à leur tour, avec le même naturel que leurs aînés, et quelque fois même, avec plus de liberté. » (11) Memmi, Anthologie des écrivains francophones du Maghreb (1985) Malika Mokkedem
(née 1949) Boualem Sansal (né 1949) Leila Sebbar
(née 1941) Abdelwahab Meddeb
(né 1946) Salim Bachi
(né 1971) Abedellah Taia
(né 1973) Rachid O
(né 1970) LE PASSE SIMPLE, Driss Chraibi (1954)
« Le chauffeur du car trois tonnes de ‘la ligne Casablanca-Fès et vice versa, tout chargement, toute vitesse, tout prix’ (je cite textuellement la raison sociale) m’a dit se nommer Jules César. Devant mon étonnement, il s’est expliqué :
-Et alors ? parce que je suis arabe je dois porte un nom préfabriqué comme Ali ben couscous ?
Je souris. Il exhiba sa carte d’identité.
-Tiens ! regard.
En effet Nom : César. Prénom : Jules. Fils de Mohammed ben Mohammed et Yamna bent X. Né présumé en 1912 au douar Aglagal, fraction Demsira, tribu Taskemt, bureau de contrôle d’Imi-N-tanoute, région de Marrakech, Maroc. Profession : chauffeur. Nationalité : citoyen des USA.
-Comment as-tu fait ?
-Le commandant du Cercle, naturellement. C’est un de ces vieux coloniaux comme il nous en faudrait une grosse. Le Maroc est pour lui un terrain d’aventures et de mystères tel que l’ont défini Pierre Loti et les Tharaud. Il communie avec le soleil, se nourrit de dattes et de méchouis et porte le turban… En ce qui me concerne, je savais que sa principale aspiration était la femme arabe. Je lui ai confié ma sœur et il m’a délivré cette carte. » Les trois "pères" de la génération 50 Driss Chraibi
(1926-2007) Albert Memmi
(1921- ) S'oppose au Mashrek ("levant") L'avenir de la littérature francophone maghrébine? L'Algérie (1830-1962) Division en 3 départements:
Oran, Alger, Constantine La France de mon enfance
N'avait pas tous ces murs de silence
Elle vivait en paix sous les oliviers
La France, celle où je suis né.

On avait l'accent d'une région lointaine
On était perdu comme en Lorraine
A l'école on apprenait la différence
Mais c'était la même histoire de France.

La France de mon enfance
Par amour, par désobéissance
Son prénom était un nom étranger
C'est elle la France où je suis né.

La France de mon enfance
Moi je pleure encore de son absence
Elle était française on l'a oublié
La France, celle où je suis né. Jules Ferry (1832-1893)

"...les races supérieurs (ont) le devoir de civiliser les races inférieures."

Discours devant la chambre des députés, 28 mars 1884
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