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Georg Simmel. À propos de "Le conflit"

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by

Brieg Capitaine

on 9 February 2017

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Transcript of Georg Simmel. À propos de "Le conflit"

Simmel
et les interactions sociales

La sociologie fonctionnaliste et le conflit
La sociologie formelle de Georg Simmel
Ferdinand Tönnies (1855-1936)
http://classiques.uqac.ca/classiques/tonnies_ferdinand/tonnies.html
http://classiques.uqac.ca/classiques/Durkheim_emile/textes_1/textes_1_13/tonnies.html
Communauté et société (Gemeinshaft und Gesellshaft)

Catégories fondamentales de la sociologie
Émile Durkheim (1958-1917)
La société est à l'image du corps humain
Les institutions ont des fonctions comme les organes
Georg Simmel
La modernité comme aventure
Professeur
École d'études sociologiques et anthropologiques
CIRCEM et CADIS (EHESS-CNRS)
Brieg Capitaine Ph D.
bcapitai@uottawa.ca
http://uottawa.academia.edu/BriegCapitaine
Simmel et la condition de l'homme moderne
Durkheim et la différenciation sociale
Weber et la rationalisation
Le fonctionnalisme
Comment se fait-il que le conflit étudiant fut le « pire moment dans l'histoire de l'Université du Québec en Outaouais »
Le conflit
Georg Simmel (1958-1918)
Né en 1858 à Berlin
Dernier des sept enfants d'une famille juive
Formation pluridisciplinaire
Il occupe un poste à l'université de Berlin, à Heidelberg puis à l'Université de Strasbourg
Il critique le poids accordé aux structures sociales (notamment l'État et l'Église) dans la conception de la société.

La société pour Georg Simmel "est là où plusieurs individus entrent en action réciproque" Sociologie. Recherches sur les formes de sociolisation (1908)
Principaux ouvrages :
Philosophie de l'argent, P.U.F., 1987
Sociologie et épistémologie, P.U.F., 1981, 1989
Les Pauvres, P.U.F., 1998
Sociologie, étude sur les formes de la socialisation, P.U.F., 1999
Les individus ont des statuts et des rôles
L'homéostasie, à l'instar du corps humain, est indispensable pour maintenir l'unité de la société
Déséquilibre
Perturbation
Désordre
Destruction
Le conflit
Socialisation
Formation d'associations
Appartenance commune
Le conflit
(1908)
Le conflit : une voie vers l'unité collective
"Si toute action réciproque entre les êtres humains est une socialisation, le conflit, qui est bien l'une des plus vigoureuses formes de l'action réciproque [...] doit avoir la valeur totale de la socialisation" (1908, Sociologie. Recherche...)

Une société subsiste en partie grâce à sa capacité à générer des conflits

Le conflit confère aux groupes une place dans la société (même les plus marginaux)

"Pour lutter, il faut s'associer" (Watier, 2003)

Le conflit a une valeur positive
S'opposer c'est exercer sa liberté
Conscience collective
Conscience du bonheur en état de paix
Conscience de l'amitié malgré les ruptures
Solidarité interne
Conscience collective
Conscience du bonheur en état de paix
Conscience de l'amitié malgré les ruptures
Solidarité interne
Conflit
Relation réciproque
L'approche simellienne de la société
La société est l'action réciproque

L'ambivalence de la modernité

Microsociologie
Un regain d'intérêt
Fin des idéologies

Montée de l'individualisme

Intérêt des sociologues pour le quotidien, les interactions
Un auteur marginalisé et méconnu
Vagabondage intellectuel

Aucune influence politique et sociale

Pas de centralité de l'État ou de l'Église dans ses théories
Les marges du conflit
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Naissance de la sociologie
Dans la modernité, l'homme n'est plus sous le contrôle de forces supérieures
Il mesure, maîtrise et donc prévoit = positivisme
Les hommes se donnent leur propre institution et y obéissent pour ces raisons
Optimisme ?
Deux types de solidarités
Solidarité mécanique
Solidarité organique
Sociétés segmentaires, solidarités par similitudes
Peu de différences entre les individus, ils se ressemblent et sont interchangeables
La communauté est cohérente parce qu'elle est peu différenciée
Le consensus résulte de la différenciation sociale
Cf. Le corps humain
Parce qu'ils sont différenciés et interdépendants : ils sont liés
Deux commentaires
1- Attachement de Durkheim aux formes primitives de la vie sociale

2- Société segmentaires servent de modèles de compréhension
Statut-Rôle = Comportement
La cage d'acier
Action ne dépend plus du sens de l'action, mais est fixé par des critères extérieurs (science)
L'expansion de la rationalité entraîne une perte de sens, une incapacité des individus à trouver un sens à leur existence
Contrainte pour l'individu
Aliénation
Simmel et la modernité comme aventure
Approche optimiste de la modernité. La séparation du sujet et de l'objet qui est la source de l'inquiétude des fondateurs est, pour Simmel, l'état normal de la modernité.
La séparation ne met pas en cause la société, elle est la société.

La modernité est une aventure car elle est équilibre, tentative d'unification précaire, tension. La vie sociale est dynamique, se fait et se défait constamment.
Point d'opposition ici entre ordre et désordre, mais un désordre qui est à la source de l'ordre.

Dimension tragique du social
Pas de prophétisme philosophique (Marx)
Pas de pessimisme historique radical (Weber)
Pas de quête d'un ordre systémique clos (Durkheim)

Simmel défend plutôt :
Approche transdisciplinaire
Des thèmes dispersés qui correspondent bien souvent à autant de formes sociales (Ville, art, secret, mode, ....)
Sa descendance est majeure :
École de Chicago (Park, Burgess, ,...), Goffman, Touraine, Giddens,...


La scission de la modernité
L'expérience du monde moderne renvoie toujours à une distance entre la culture subjective et la culture objective.

"La modernité est une dichotomie entre l'existence individuelle et ses formes" (Martuccelli, 1999)

L'individu naît de cet acte de scission. Il se détache d'un univers à l'intérieur duquel il n'était que le reflet des structures sociales.

L'abstraction de l'individu par rapport à ce monde établit le primat de la médiation sur toute représentation d'une sensibilité immédiate au monde.

"La conscience d'être un sujet constitue déjà en soi une objectivation" (Simmel, Philosophie de l'argent)

"Sujet et objet naissent d'un même acte" (Ibid.)

Ce dédoublement intérieur ouvre la voie à des conflits incessants entre la société et l'individu et qui se poursuivent dans l'individu.

L'homme est " l'être de liaison qui doit toujours séparer et qui ne peut relier sans avoir séparé" (La tragédie de la culture)

L'individualité c'est un être autosuffisant, mais c'est aussi une tendance à s'identifier, à se relier à un tout.

Cette scission entraine un désir d'une totalité recomposée.
La médiation de la vie sociale
Une conception interactionniste de la socialisation

La socialisation est un processus dynamique qui doit rendre compte des errances de l'individu, ses retours en arrière, etc.

"Tous les grands systèmes et organisations super-individuels auxquels on pense d'ordinaire à propos du concept de société ne sont rien d'autre que des moyens de consolider - dans des cadres durables et des figures autonomes - des actions réciproques immédiates qui relient d'heure en heure ou bien la durant les individus". (Simmel, Questions fondamentales de sociologie).

La société n'est pas unitaire, elle est issue d'une scission.

Les formes sont produites par la vie sociale elle-même. La somme de ces formes sociales est la société.

Les formes qui sont des médiations variées rendent compte de la régularité des interactions sociales.

Dans cette approche, la société est "la forme objective des consciences subjectives. Impossible d'éliminer la portée tragique de la notion de forme." (Martucelli, 1999)

Cette approche constituera le socle du courant interactionniste en sociologie et de l'approche micro-sociologique.

L'ambivalence du social
"À la multiplicité des aspects de notre être, à cette unilatéralité cherchant remède, qui caractérise toute expression singulière, abstraite de notre rapport au monde, répond le fait - ou l'effet - qu'aucune expression de ce type n'est satisfaisante ni généralement ni durablement, et que chacune trouve d'habitude à se compléter historiquement par une affirmation contraire ; ce qui engendre, chez d'innombrables individus, des oscillations incertaines, des mélanges englobants." (Simmel, philosophie de l'argent)

Par l'argent, "l'individu s'émancipe des formes traditionnelles de domination, mais au prix d'une instrumentalisation croissante de la vie, au risque à terme d'être tout simplement blasé" (Martuccelli, 1999)

L'être blasé et l'indifférence

Plus les rapports cessent d'être placés sous le rapport de dépendance, plus la liberté de l'individu s'affirme comme forme sociale (objectivation), plus l'argent dégrade la personnalité.

Cette libération de l'individu de leur assujettissement personnalisé au profit de formes moins immédiates de dépendance renforce un autre mouvement. "L'individu moderne est contraint de s'autogouverner, mais de manière inversement proportionnelle à ses capacités et à ses ressources" (Martuccelli, 1999).

Prolongement du principe dans Ehrenberg et dans Boltanski, Chiappelo.
L'individualisme et le groupe
La modernité est liberté, mais elle est aussi le risque d'éclatement de soi.

Le détachement des appartenances originaires favorise "des rapports différenciés à des réalités autonomes" (Martuccelli, 1999)

L'individu appartient à une pluralité de groupes (cercles) sociaux.

Il peut y avoir des conflits, des oppositions liés à l'expansion et l'élargissement de la vie.

Déplacement de la société vers l'individu. L'exemple du mariage.
La violence s'oppose au conflit.
La violence nie la relation sociale
Deux cas-limites :
Le combat pour détruire
Le désir de se battre
Conflit et violence chez Michel Wieviorka (1)
Sociologue, directeur d'étude à l'École des hautes études en sciences sociales
Sociétés et terrorismes, 1988; Le racisme, 1992; La violence, 2005
Le conflit « un rapport, inégal, entre deux personnes, deux groupes deux ensembles qui s’opposent au sein d’un même espace avec chacun comme objectif ou pour horizon non pas de liquider la partie adverse, et avec elle la relation elle-même, mais de modifier cette relation et tout au moins d’y renforcer sa position relative » (Wieviorka, 2005 : 24)
Dimension unitaire dans le conflit qui est au coeur par exemple de la perspective de Touraine sur les mouvements sociaux (exemple du mouvement ouvrier)
Conflit et violence chez Michel Wieviorka (2)
« La violence ferme la discussion, plutôt qu’elle ne l’ouvre, elle rend difficile le débat, l’échange, même inégal, au profit de la rupture ou du seul rapport de force, à moins qu’elle ne surgisse parce qu’il y a de la rupture, pur rapport de force » (Wieviorka, 2005 : 25).
Idée de Wieviorka s'appuyant sur Simmel: la violence surgit lorsqu'il y a épuisement du conflit ou que celui-ci n'est pas encore formé ou qu'un pouvoir entrave sa formation.
Violence en aval du conflit : Terrorisme d'extrême gauche en Italie

Violence en amont du conflit : Révolte ouvrière
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