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Edgar Degas

Exposé: Edgar Degas, peintre français.
by

Aurélie CELANIE

on 31 May 2011

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Transcript of Edgar Degas

BIOGRAPHIE Edgard Degas dans sa jeunesse Degas et la sculpture Le Dessin Après son baccalauréat, il commence à fréquenter le Cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale. Dessinateur inlassable, il y copie des œuvres de Albrecht Dürer, Andrea Mantegna, Paul Véronèse, Francisco Goya, Rembrandt. Il passe ses journées au Louvre, fasciné par les peintres italiens, hollandais et français. En 1854, il s’inscrit à l’atelier du Lyonnais Louis Lamothe, élève assez médiocre de Dominique Ingres et des frères Flandrin.

L’influence d’Ingres fut certainement prépondérante dans sa jeunesse. À vingt et un ans, le jeune Degas obtient de rencontrer le vieux maître dans son atelier. La même année, il copie avec passion des œuvres présentées dans la rétrospective consacrée à Ingres. Peint à cette époque, le premier grand autoportrait de Degas fait clairement référence à celui d’Ingres datant de 1804. Le jeune artiste ne s’est cependant pas représenté en peintre mais en dessinateur, un porte-fusain à la main, se remémorant peut-être les conseils qu’Ingres venait de lui prodiguer : « Faites des lignes, beaucoup de lignes, et vous deviendrez un bon artiste. »
Même à la fin de sa carrière, Degas n’abandonna pas l’approche académique qui consiste à mettre en place une composition à l’aide de dessins préparatoires, et notamment d’études d’après modèle vivant. De la même façon qu’il préparait ses tableaux d’histoire, il a souvent recours au dessin pour ses dernières scènes de la vie moderne. Il continue à appliquer les préceptes d’Ingres. Se souvenant des nus féminins d’Ingres comme la « Baigneuse Valpinçon », il dessine ses femmes à leur toilette, en cernant d’un trait sombre et sensuel les contours de leur corps


De son côté, son père, amateur raffiné d’art et de musique, lui présente quelques-uns des plus grands collectionneurs de Paris, comme Lacaze, Marcille, et Valpinçon. A partir des années 1880, Degas va aussi poser la question d'une sculpture impressionniste . Réalisant des modèles en cire peint au naturel qu'il accessoirise ensuite, ces sculptures frappèrent ses contemporains par leur réalisme. Les critiques fusèrent.

Sur les dizaines de modèles conservés de nos jours un seul fut présenté de son vivant, lors de l'exposition impressionniste de 1881 : La Grande Danseuse. Cette sculpture (dont un tirage en bronze, daté entre 1921 et 1931, est conservé au Musée d'Orsay) représente, en grande taille, une jeune danseuse de 14 ans. A l'origine en cire peinte, elle était agrémentée de cheveux, chaussons et robe de danse, illustrant ainsi, dans la sculpture, les recherches de Degas sur la réalité. Ces sculptures n'étaient toutefois pas destinées à être montrées mais permettaient à Degas de fixer le mouvement pour ensuite servir de modèles à ses peintures. Les thèmes traités en sculpture sont donc très proches des oeuvres peintes, comme les séries de danseuses ou de nus féminins (Le tub, 1880, bronze, Musée d'Orsay). A la mort de l'artiste, les oevres seront découvertes dans son atelier, restaurées puis moulées afin de permettre les tirages en bronze que l'on connait aujourd'hui. La sculpture impressionniste Origine du Réalisme

Il est difficile de dater exactement la " naissance " du Réalisme. Ce terme apparaît dans les années 1843-40. Il est ensuite régulièrement utilisé par les critiques, dès 1845, par exemple pour caractériser la manière de peindre de Courbet lorsqu'il représente un intérieur campagnard sans tenter de l'embellir. Or, il ne s'agit pas d'une tendance isolée mais d'un mouvement en relation étroite avec l'évolution des mentalités et des données sociales. La Révolution industrielle, l'importance prise par le prolétariat, les mouvements ouvriers, déterminent de nouvelles sources d'intérêt pour les artistes. Le progrès des sciences, la découverte de la photographie, d'abord stricte reproduction du réel, ont également une influence importante au moment où la Révolution met fin aux illusions romantiques.

Caractéristiques du Réalisme

Le Réalisme puise ses thèmes dans l'observation du monde contemporain, social et historique : il s'intéresse aux choses, aux gens et aux situations qui n'étaient pas jusque là considérés comme artistiques. Ainsi, dès 1835, Balzac, dans Le Père Goriot, décrit un intérieur où tout est sale, nauséabond, délabré, écurant. La création picturale et littéraire se tourne aussi vers ceux qui vivent dans ces cadres médiocres : ouvriers, artisans, prostituées, marginaux, représentés dans les aspects souvent les plus sordides de leur existence. Lorsque Flaubert évoque une scène de pillage de 1848, il souligne sans lyrisme ni totalité épique le déchaînement bestial d'une foule en colère. La volonté des écrivains réalistes d'imiter le réel et d'en rendre compte tel quel implique non seulement l'observation mais une véritable documentation. Il faut aller voir sur place, comme le font Goncourt et Zola, accumuler des notes, s'informer auprès des spécialistes : Maupassant et Flaubert fréquentent les milieux médicaux. Ce souci constant du réel explique aussi que l'étude psychologique des individus perde de son importance au profit de l'analyse du milieu et de la mise en relief des types sociaux. C'est en cela que le Réalisme ouvre la voie au Naturalisme, qui le prolonge sous une forme qui se veut encore plus scientifique. Le Réalisme Degas et les réalistes

Régulièrement admis au Salon académique, Degas s'essaie à la peinture d'histoire, qu'il voudrait rénover. Il fait la connaissance du critique Louis Edmond Duranty (1833-1880) et de Manet, fréquente le café Guerbois, centre de ralliement des « réalistes », où il prend part aux discussions avec une ardeur qui le fait qualifier, par Manet, de « grand esthéticien ». Il continue à exécuter principalement des portraits, dans un esprit qu'il a lui-même précisé : « Faire des portraits de gens dans des attitudes familières et typiques, et surtout donner à leur figure le même choix d'expressions que l'on donne à leur corps. » Il veut aussi que l'on place le modèle dans son cadre de tous les jours, et il ajoute : « Le piquant n'est pas de montrer toujours la source de la lumière, mais l'effet de la lumière. » C'est alors qu'il compose ses premiers pastels.


Il lui est arrivé aussi, exceptionnellement, de pratiquer la peinture de genre. Mais il se défend d'être un peintre d'anecdotes réalistes, à la Zola, et proclame que ses tableaux sont avant tout « une combinaison originale de lignes et de tons qui se font valoir ». Il a la volonté de produire des compositions bien ordonnées, à l'instar de Nicolas Poussin ; géométrie et calculs subtils entrent dans ses œuvres, rien qu'en apparence spontanées. Doué d'une extraordinaire mémoire visuelle, il organise, à l'atelier, le meilleur des sensations directes recueillies « devant le motif ». Il est tout le contraire d'un impressionniste, craint la lumière du plein air et se plaît surtout à nuancer les effets de l'éclairage artificiel. La Postérité Un dernier mot... En référence à sa fidélité pour quantité de règles classiques mais aussi à ses nombreuses innovations, on a pu écrire à son sujet en 1919 : Il a jeté un pont entre deux époques ; il relie le passé au plus immédiat présent.

Bien que célèbre aujourd’hui, Degas reste encore un mal aimé par rapport à Vincent Van Gogh, à Paul Gauguin et même à Henri de Toulouse-Lautrec, et on lui refuse l’importance qu’on accorde à Paul Cézanne. Même si la postérité exauce ainsi son vu : "Je voudrais être illustre et inconnu" , la cote de ses uvres peut atteindre des sommets. "Edgar Degas, c’est une époque, des rencontres, une influence, et un style."

Afin de pouvoir présenter correctement un peintre, il est fréquent de le situer d'abord dans son époque et surtout, dans le mouvement artistique auquel il a appartenu. La plupart des ouvrages qui sont consacrés à Edgar Degas, à condition qu'ils désirent le classer, le font appartenir au grand mouvement de l'impressionnisme, qui s'est formé en France dans le dernier tiers du XIXe siècle en réaction contre la peinture académique officielle.

Si Degas fait notoirement partie des impressionnistes, il ne leur ressemble pas dans leurs caractéristiques les plus connues. Sa situation d'exception n'échappe pas aux critiques d'alors : bien qu'on dénonce son modernisme gênant, il est le moins discuté des artistes français de cette époque.

Degas avait un souhait : « Je voudrais être illustre et inconnu. » Il fit beaucoup pour le satisfaire, notamment lorsqu'il eut dépassé la soixantaine, en paraissant s'isoler de la vie artistique et du monde parisien dont il resta, en réalité, une personnalité fort active. Pendant longtemps, la postérité a paru souscrire à son vœu : quoique célèbre, il paraissait moins admiré que Monet, Cézanne, Van Gogh ou Gauguin. La tendance est peut-être en train de s'inverser depuis l'exposition rétrospective organisée en 1989 en France, au Canada et aux États-Unis. Les études consacrées à Degas n'ont cessé de se multiplier depuis lors, ce mouvement incessant de la recherche s'accompagnant d'une popularité accrue auprès du grand public. Introduction Biographie 1834 - Degas naît à Paris

1853 - Commence des études à la faculté juridique de Sorbonne

1855 - Il stoppe ses études et commence une école de Beaux-Arts

1856 - Il part trois ans en voyage en Italie

1859 - Il rentre à Paris

1870 - Part en guerre comme artilleur de la garde nationale

1873 - Degas part en voyage en Amérique du nord, à New Orleans

1917 - Il meurt à Paris à l'âge de 83 ans Dates Clées Fils du riche banquier Auguste De Gas et de Célestine Musson, Edgar Degas qui est né à Paris le 19 juillet 1834, grandit dans un milieu bourgeois cultivé. Il a quatre frères et soeurs et jouit d'une enfance dorée.

Après son baccalauréat, il commence à fréquenter le Cabinet des Estampes de la Bibliothèque Nationale. Dessinateur inlassable, il y copie des oeuvres de Albrecht Dürer, Andrea Mantegna, Paolo Véronèse, Francisco de Goya, Rembrandt. Il passe ses journées au Louvre, fasciné par les peintres italiens, hollandais et français. En 1854, il s'inscrit à l'atelier du lyonnais Louis Lamothe. Son père, amateur d'art et de musique, lui présente quelques-uns des plus grands collectionneurs de Paris, comme Lacaze, Marcille, et Valpinçon.

En 1855, il commence à suivre des cours à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris; mais préférant approcher directement l'art des grands maîtres classiques tels Luca Signorelli, Sandro Botticelli et Raphaël, il entreprend de 1856 à 1860 de nombreux voyages en Italie, d'abord à Naples, puis à Rome et Florence, où il se lie d'amitié avec le peintre Gustave Moreau.

Ses oeuvres de jeunesse comptent quelques peintures d'inspiration néoclassique, mais surtout de nombreux portraits des membres de sa famille. De 1865 à 1870, il propose au Salon son uvre en cours, sans trop d’inquiétude. De 1874 à 1886, Degas envoie des uvres aux expositions impressionnistes dans lesquelles il participe très activement. Il eut alors de très nombreux contacts avec des peintres de sa génération, notamment Pissarro, mais aussi avec des artistes d'avant-garde plus jeunes.

Malgré ses différents voyages, ce qui compte pour Degas, c'est Montmartre, Paris. Il fréquente des cercles privés et mène avec quelques amis bourgeois, une vie de célibataire hautain. De sa famille, il conserve la réserve et le respect des principes. Sa délicatesse de coeur, son intransigeance morale lui valent l'estime de tous. Il participe activement aux discussions qui réunissent les jeunes artistes d'avant-garde et son ami Edouard Manet au café Guerbois.

A partir de 1875, la peinture devient son gagne-pain. Dans les années 1880, alors que sa vue commence à décliner, Degas privilégie le pastel, auquel il mêle parfois le crayon et la gouache. Les tableaux de cette période témoignent d'un travail très moderne sur l'expressivité de la couleur et de la ligne. A la fin des années 1890, presque aveugle, il se consacre quasi exclusivement à la sculpture, qu'il pratique déjà depuis une dizaine d'années, transposant ses sujets favoris dans la cire. L'exposition de vingt-six paysages qu'il présente en octobre 1892 à la galerie Durand-Ruel est sa première et dernière exposition personnelle. A partir de 1905, le peintre se retranche de plus en plus dans son atelier, luttant contre la cécité qui le gagne. Presque aveugle depuis quelques années, Degas meurt d'une congestion cérébrale à Paris le 27 septembre 1917, âgé de 83 ans et est inhumé au cimetière de Montmartre. L'année suivante, les oeuvres entassées dans son atelier et son importante collection sont dispersées aux enchères.

La faillite de sa famille (mort de son père, problèmes financiers de son frère Achille), son caractère difficile, son esprit mordant, ses boutades féroces, ses positions souvent intransigeantes, la progression inexorable de ses troubles oculaires, ont pu contribuer à accentuer la misanthropie si souvent dénoncée de ce vieux célibataire. Cependant, il semble que cette réputation ait été exagérée. Plusieurs indices prouvent que, même âgé, il continuait à s'intéresser à la création, recevant des artistes dans son atelier jusqu'au déménagement de 1912 Rome Montmartre Paris Florence Naple Botticelli Raphaël Dürer Rembrandt Goya Degas à ses débuts Le Collectionneur Collectionneur passionné

L'ampleur de l'œuvre de Degas a fait passer sous silence son activité de collectionneur. Si l'on ignore la date à laquelle Degas commence à collectionner, on sait que son père et son grand-père étaient eux aussi des collectionneurs passionnés. Le premier achat attesté date de 1873 et il s'agit des Champs labourés de Pissarro. Mais dans la deuxième moitié des années 1870, il n'y a plus de trace d'achat et il semble même vendre des pastels de La Tour pour faire face aux difficultés financières familiales6. Ses achats reprennent en 1881 une fois les difficultés surmontées. Les achats de Degas des années 1870-1880 sont principalement tournés vers les artistes participant à l'avant-garde de son époque notamment les futurs impressionnistes. Mais il s'intéresse aussi aux grands maîtres de la première moitié du siècle. En 1885, il acquiert une petite version d'OEdipe et le Sphinx d'Ingres variante réduite de celle du Louvre. Ce genre d'achat ne devait pas être unique pendant les années 1880 car, au moment de l'un de ses déménagements, en avril 1890, ses collections étaient suffisamment importantes pour que Degas annonce ironiquement sa nouvelle adresse ainsi : l' « Hôtel Ingres change de place et est transféré 23, rue Ballu ».

Pendant les années 1890, Degas poursuit ses achats d'artistes modernes. Il va notamment acheter aux différentes ventes organisées par Gauguin.

En 1899, ses amis le consacrent « le Phénix des collectionneurs ». À partir de 1900 ses achats se ralentissent ; la vente Chennevière est l'occasion d'acquérir des œuvres d'Aligny, Géricault et Ingres. Sa dernière acquisition repérée est sans doute en 1903, La Poissarde, femme assise à sa fenêtre, qu'il se procura chez Durand-Ruel en souvenir de Destouches chez lequel il est allé poser avec sa mère, rue du Bac, un portrait présent dans sa collection.

Cette collection a pu être réunie tout d'abord parce que certaines œuvres sont des dons, de Manet, Bartholomé, Caillebotte et même presque des legs. Sa collection englobe tout une part de la peinture française du XIXe siècle, son centre de gravité étant Ingres et Delacroix. Elle contient un nombre important de portraits ; la majorité des œuvres sont du XIXe siècle français. L'artiste le mieux représenté est Ingres avec vingt peintures, quatre-vingt huit dessins ; l'ensemble consacré à Delacroix comprend treize tableaux et cent-vingt neuf dessins. Ce sont ces deux peintres et Daumier que Degas considérait comme les plus grands dessinateurs du XIXe siècle. Il conservait dix-huit cents lithographies de Daumier et deux mille estampes de Gavarni. Degas possédait aussi presque toutes les gravures de Manet. Il a également amassé des estampes japonaises, comme beaucoup d'artistes contemporains, de Kiyonaga, Sukenobu, Utamaro et Hokusaï. Les paysages sont très peu représentés dans sa collection : sept Corot, un Sisley et trois Pissarro.

Degas vit au milieu de ses tableaux, comme en témoignent les photographies anciennes. Ses copies et ses collections sont une sorte de musée imaginaire qui lui permet d'avoir tout ce qu'il aime et admire. Sa collection était composée à sa mort de cinq cents peintures et dessins et plus de cinq mille lithographies. Le réalisme ou l'impréssionisme Degas et l'impressionnisme

Degas n'a pourtant pas manqué de jouer un rôle très actif dans la genèse et dans l'histoire du groupe impressionniste, à la première exposition duquel il participe, en 1874, avec dix de ses œuvres. Il lui demeurera fidèle jusqu'à la dernière exposition, en 1886, présentant alors, notamment, une série de pastels intitulée Suite de nus de femmes se baignant, se lavant, se séchant, s'essuyant, se peignant ou se faisant peigner, qui inspire à J.-K. Huysmans un commentaire où il se réjouit de voir Degas « jeter à la face de son siècle le plus excessif outrage, en culbutant l'idole constamment ménagée, la femme… ». Il se montre moins acerbe à l'égard des danseuses et consent même à les idéaliser Mademoiselle Fiocre dans le ballet de « la Source », 1868.

Sur les champs de courses, comme à l'Opéra ou au music-hall, ce qu'il recherche, ce sont des occasions de montrer sa maîtrise dans la représentation des formes en mouvement, sans interrompre celui-ci, dont il suggère le développement hors des limites de la toile. Ses chevaux vont au pas, trottent ou galopent en toute vérité. Il existait avant lui une façon conventionnelle de représenter le cheval en action ; grâce à la photographie, qu'il pratiquait volontiers, Degas a réussi à préciser, simultanément, la position de chacune des pattes de l'animal au cours de ses différentes allures. Rien, chez lui, n'est dû au hasard de l'improvisation.

Par ailleurs, l'une de ses deux toiles de Danseuses à la barre détermine sa célébrité en atteignant, dans une vente à l'hôtel Drouot, le prix le plus élevé qui ait été payé jusque-là pour une peinture moderne. Comme on lui demande s'il en est fier, il répond : « À peu près comme le cheval qui vient de remporter le Grand Prix. » Homme d'esprit, certains de ses mots lui vaudront d'être appelé « le terrible Monsieur Degas ». Des adversaires de l'impressionnisme, qui commence à influencer plus d'un peintre académique, il dit : « Ils nous fusillent, mais ils fouillent nos poches » ; et encore : « Ils volent de nos propres ailes » ; de Renoir : « Un chat qui joue avec des pelotes de laine » ; d'Albert Besnard : « Un pompier qui a pris feu. » On fait cercle autour de lui au café de La Nouvelle-Athènes, qui a succédé, en tant que rendez-vous des artistes « indépendants », au café Guerbois. La Famille Belleli Auteur: Edgar Degas

Date de création: 1858

Dimensions: 200x250 cm

Technique utilisée: Huile sur toile

Lieu de conservation: Musée D'Orsay Dans ce tableau, représentatif la Famille italienne Bellelli, (apparentée à Degas la femme en noir étant sa tante),l'on a un petit aperçu de la bourgeoisie de l’époque. Celle-ci, au milieu du 19ème siècle détient le monopole industriel, économique et social. Aussi, ne pouvant se vanter d’appartenir à la noblesse (qui se transmet de père en fils) elle souhaite donner une autre image d’elle-même, celle privilégiant la famille. C’est à ce moment que la photographie, nouvelle technique et art naissant, fait son apparition, permettant désormais à la peinture de s’ouvrir à un nouveau domaine. Le portrait de famille. L'impressionisme Son Histoire

L'impressionnisme n'apparaît pas spontanément. Il est le fruit de nombreuses recherches ou discussions. Ce mouvement pictural naît en France dans le dernier tiers du 19ème siècle. Il se veut d'être en réaction contre la peinture académique officielle. Mais il désigne quand même moins une école, qu'une tendance qui a entraîné derrière elle toute une révolution stylistique au début du 20ème siècle.

L'origine du mot Impressionnisme

L'impressionnisme doit son nom au titre d'un tableau de Claude MONET, Impression soleil levant . Edmond RENOIR chargé de la réalisation du catalogue de l'exposition de Mai-Juin 1874 où figurait ce tableau, critiqua la monotonie des tableaux de MONET, et lui rétorqua Mettez l'impression .
Un peu plus tard, quand on lui demanda le nom de ce tableau, MONET répondit "Mettez l'impression". Par ce titre, un petit journaliste Louis Leroy voulait marquer son mépris pour les peintres, qui lui semblaient délaisser la forme au profit de leur impression visuelle.

Qu'est ce que l'impressionnisme ?

Si l'on s'en tient à une définition historique, il est né en 1874 pour s'étreindre avec la dernière manifestation du groupe : Caillebotte, Cézanne, Degas,Gauguin, Monet, Pissarro, Renoir, Sisley en 1884. L'impressionnisme consiste à rendre purement et simplement l'impression visuelle, telle qu'elle est ressentie matériellement par l'artiste, sans se préoccuper des règles généralement admises jusqu'alors. Contrairement aux paysagistes classiques qui peignaient une nature irréelle et idéalisée, les impressionnistes s'efforceront de fixer l'éphémère, la vision passagère. La photographie A l’occasion d’un séjour en Italie, Degas commence un portrait de sa tante paternelle Laure, avec son mari, Gennaro Bellelli, baron engagé dans les affaires, et leurs deux filles, Giovanna et Guilia, installés à Florence.

Représentée dans son intérieur riche – tout, du papier peint au mobilier renvoie au rang social élevé des Bellelli –, la famille est répartie en deux groupes. D’un côté, la mère, encore jeune mais stricte, domine entourée de ses filles, l’une sage, déjà prisonnière des conventions liées à son rang, et l’autre turbulente, peut-être attirée par le chien. Ici, la mère et ses filles sont les éléments les plus visibles du tableau d’autant plus qu’elles semblent reliées par de lignes invisibles. En noir, elles ressortent énormément sur le fond bleu vert du mur de derrière. Les vêtements sombres de la mère et des filles, bien que rehaussés de tabliers blancs, renvoient au récent deuil du père de la baronne et renforcent le climat pesant, presque angoissant de la scène déjà sombre. De l’autre côté, le père, tassé dans un fauteuil, tourne un moment la tête vers ses filles. Il a l’air presque insignifiant par rapport à sa femme et ses filles, cela est d’autant plus accentué par le fait qu’il porte un costume marron-beige un peu gris, qui ne le mette pas en valeur, que plus de la moitié de son corps soit caché et qu’au final il soit rangé bien à droit du tableau, créant une séparation du tableau en deux.

Ce tableau ambitieux, auquel il a consacré plusieurs années de travail et de recherche, exprime d’une part la lucidité affectueuse de Degas devant sa famille, d’autre part l’admiration du peintre pour le dessin des maîtres anciens et d’Ingres en même temps que son attrait pour une composition et une technique réalistes modernes. Lui-même issu de la bourgeoisie, Degas est bien placé pour nous faire découvrir le milieu qui lui est familier, avec ses conventions, ses intérieurs, ses costumes, ses attitudes. Ce tableau, au départ appelé "Portrait de famille", exprime particulièrement bien la position de la mère dans la famille bourgeoise : pleine de dignité et de froideur, elle règne à la fois sur son intérieur et sur sa famille sous les yeux du maître de maison, ici indifférent et presque effacé. Justement, La Famille Bellelli rompt avec l’illustration traditionnelle de la famille bourgeoise triomphante pour évoquer ses drames, en l’occurrence une banale mais douloureuse mésentente conjugale. Ce chef-d’œuvre des années de jeunesse de Degas contient la promesse de toutes ses futures audaces. L'Etoile Auteur: Edgar Degas

Date de création: 1876

Dimensions: 44x60 cm

Technique utilisée: Huile sur toile

Lieu de conservation: Musée D'Orsay "L’Etoile, un nom faisant référence à la rêverie pour certains et à une boîte de nuit branchée pour d’autres. Pour Edgar Degas, l’Etoile est un ballet, un ballet qui se danse seule au milieu de la piste, avec pour seuls partenaires la grâce et la séduction du publique." Placée au centre, seule, une danseuse est entourée par ses spectateurs. Dans le publique, disposé en cercle et debout, on distingue un homme et un petit groupe de danseuses le reste demeure très abstrait.

Au premier plan vient la soliste, puis autour d’elle se dessine un cercle vide et enfin un deuxième cercle représenté par le publique.

Les couleurs sont plutôt chaudes, sombres, où les touches d’ocre sont très présentes. Vêtue de blanc, la danseuse se démarque des autres par sa couleur. En effet, le publique a été peint avec un rouge orangé où seul un homme en noir et quelques danseuses d’un blanc moins prononcé que la soliste sont plus visibles.

Quant à la lumière, elle provient du bas gauche du tableau et se reflète principalement sur la valseuse. Les seules zones d’ombre se trouvent au niveau des spectateurs, derrière la danseuse.

La peinture à l’huile, permet un flou permanent qui est l’une des caractéristiques de l’Impressionnisme. L’unique personnage où un certain détail reste présent reste la ballerine. « Peintre des danseuses » : ainsi Manet définit Degas qui lui, ne partage pourtant pas, à l’égard des danseuses, l’admiration intéressée de la plupart des habitués de l’Opéra. Si le peintre insiste auprès de l’administration du théâtre pour obtenir des avantages de paiement et se réservant le très convoité droit d’accès aux coulisses et au foyer de la danse, ce n’est pas pour des aventures galantes. Degas est fasciné par le monde des danseuses et le représente tel qu’il est, sans tomber dans le voyeurisme ou dans les préjugés de la société de son époque à l’égard d’une profession pourtant digne d’estime. Ayant la possibilité d’assister aux classes, aux répétitions, aux spectacles et au repos des danseuses et, de plus, invitant souvent des danseuses dans son atelier, Degas connaît bien leurs habitudes et leur milieu de travail, le dur entraînement caché derrière les gestes légers et élégants et les sourires affichés sur la scène. La petiteDanseuse
de 14 ans Auteur: Edgar Degas

Date de création: 1879-1881

Dimensions: 98 x 35,2 x 24,5,

Technique utilisée: Moulage en Bronze recouvert de patine

Lieu de conservation: Musée d'Orsay Marie Von Goethem Marie Von Goethem vient d’une famille d’immigrés belges. Ayant passé toute sa vie avec sa mère et ses deux sœurs (Antoinette et Charlotte), elle rentre à l’école de danse de l’Opéra de Paris très tôt, et pour gagner sa vie, pose pour des artistes. Plus tard, elle gravira les échelons (à partir de 1880 – 15 ans) et sera quadrille, puis coryphée, petit sujet puis grand sujet. Malheureusement, à partir de 1882, elle fréquent cafés et cabaret, lieux de perdition où elle se prostitue. Avec son ainée Antoinette, elles seront exclues de l’Opéra, feront de séjour à Saint-Lazare, la prison de femmes, puis vivront de vol, de prostitution. La petit Marie aurait ainsi donc disparue de l’histoire si à douze ans, elle n’avait pas croisé la route d’Edgars Degas. http://culturebox.france3.fr/all/28336/degas-sculpteur-a-la-piscine-de-roubaix#/edgar_degas http://culturebox.france3.fr/all/28336/degas-sculpteur-a-la-piscine-de-roubaix#/edgar_degas/24886/l_exposition-degas-inedit-au-musee-malraux Colorée au naturel, coiffée de vrais cheveux, vêtue d'un tutu et de véritables chaussons, elle témoigne d'un hyperréalisme, d'un vérisme poussés à l'extrême. Présentée dans une vitrine à la manière d'un spécimen de museum, elle révèle un Degas presque anthropologue ou naturaliste. Les critiques ne s'y trompèrent pas : l'oeuvre fut violemment accusée de représenter la fillette de manière bestiale ; on la compara à un singe ou un aztèque ; on lui trouva un visage "où tous les vices impriment leurs détestables promesses, marque d'un caractère particulièrement vicieux".

Certes, la biographie de Marie van Goethem n’a rien d’hagiographique, mais à l’âge de quatorze ans elle n’est qu’une jeune promesse de l’école de danse, comme en témoigne sa posture, son attitude et même son regard, qui font penser à une élève sage qui écoute son professeur plutôt qu’à une nymphette. Les danseurs de nos jours reconnaissent facilement dans la posture de Marie la position de repos qui est encore utilisée lors des classes et des répétitions. L’attitude sérieuse et concentrée du modèle est confirmée par les nombreux dessins préparatoires réalisés par Degas. Le regard de Marie dans le dessin en haut à droite et la position des bras dans le dessin en bas à gauche, dans les Quatre études de danseuse, rendent justice à ce chef-d’œuvre méprisé par les critiques.

Degas poussait ainsi à bout la logique du réalisme, si en vogue par ailleurs, en dépeignant sans fard ni hypocrisie, de manière quasi scientifique, la société de son temps. L'édition en bronze qui fut faite après sa mort, dont la statuette du musée d'Orsay est un exemplaire, tenta de préserver au mieux les caractéristiques de la cire. La cage de verre est le seul élément voulu par Degas lui-même, affirmant le statut d'œuvre d'art de la Danseuse.
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