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Le rôle des hôpitaux niçois durant la Grande Guerre

EPI 3ème APP4 2016-2017
by

Don Bosco

on 28 March 2017

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Transcript of Le rôle des hôpitaux niçois durant la Grande Guerre

Travail réalisé d'après le Roman de Raoul Mille, "
Le Parfum d'Helena
"
Quels aspects de la Grande Guerre révèlent la vocation hospitalière de Nice ?
Problématique
Maintenir le moral
Accueillir

« De nombreux blessés sont arrivés à Nice cette nuit encore. Un train en a amené 250 à une heure du matin ; un deuxième train 250 à 2h45 et un troisième train 355 à 5 heures. Ces blessés ont été dirigés sur les hôpitaux installés au Grand Hôtel, à l’hôtel Majestic et à l’hôtel Regina. Les uns arrivent des Vosges, les autres de Belgique où ils ont pris part aux combats de Neufchâteau, les autres des bords de la Somme et de l’Oise […].
Le public très nombreux qui se pressait le long de l’avenue Thiers, a fait des ovations enthousiastes à tous ces braves. Les tirailleurs algériens, à la rouge chéchia, et les tirailleurs marocains, au brun turban, ont été très acclamés. »
Maintenir le moral
Extrait du journal "
Le Petit Niçois"
:
"Nos hôpitaux militaires", 9 Septembre 1914
EPI 2016-2017 Information, communication et citoyenneté
Nice et la Grande Guerre
"En partant, nous rencontrons un jeune blessé, la main bandée. C’est en souriant qu’il répond à notre bonjour :
- Eh bien ! Comment vous trouvez-vous ici ? lui demandons-nous.
- Trop bien, nous répondit-il, l’air un peu confus ; pour venir ici, on se ferait blesser exprès.
[…] C’est que tous les blessés à Nice sont heureux […]. Les blessés du Grand Hôtel, comme ceux qui se trouvent à Carabacel, au Majestic, se déclarent enchantés. Ils n’ont qu’un regret : être éloignés de la ligne de feu."
Dès 1914, de nombreux blessés arrivent à Nice. Ils viennent de loin.
Les convois sont dirigés sur les hôpitaux installés dans des hôtels tels que le Grand Hôtel, l'hôtel Majestic et l'hôtel Regina.
Des arrivées en masse
« Hier, on s’est trouvé un peu débordé par l’affluence des blessés et on a éprouvé de sérieuses difficultés pour les placer. Enfin, on a pu parer à tous les besoins.
Il y a dans ce fait un avertissement. Le nombre des blessés n’est déjà plus en rapport avec les ressources de nos hôpitaux militaires. Et d’autres convois sont annoncés. Comment va-t-on faire face à une situation déjà particulièrement difficile ? Il nous semble qu’il serait temps de songer qu’il existe à Nice d’autres hôtels que ceux utilisés jusqu’ici par l’autorité militaire. »
Sommaire
Accueillir
Répondre à des besoins variables
Soigner
Soutenir
Maintenir le moral

Extrait du journal "Le Petit Niçois" :
"Trois convois de blessés sont arrivés cette nuit", 6 Septembre 1914
Des blessés venus de loin
L'hôtel Regina, Nice
Extrait du journal "
Le Petit Niçois"
:
"pour loger nos blesses", 15 Septembre 1914
Accueillir
Noms de tous les hôtels transformés en hôpitaux militaires
Tableau réalisé par Odile Lacaille d’Esse à partir de Ralph Schor,Nice pendant la guerre de 1914-1918, Diplôme d’Etudes supérieures, Aix-en-Provence, 1963.
Quelques hôtels reconvertis en hôpitaux
Le Majestic
Le Negresco
L' Alhambra
Une publicité qui en dit long ...
Un convoi de « blessés aux jambes »
« Le train se fait attendre. Les heures passent. A 2 heures, il apparaît cependant ; il vient d’accoster aux quais avec sa file interminable de wagons. Les wagons marqués d’une croix rouge laissent entrevoir une série de civières sur lesquelles les soldats sont couchés […].
Parmi ceux-là, une trentaine sont blessés aux jambes ; ils ne peuvent pas marcher. Ils ont été blessés par des éclats d’obus aux environs de Lunéville. On n’ose leur demander leurs impressions, mais eux visiblement, ne demandent qu’à parler. Ce qu’ils ont vu a tellement frappé leur imagination qu’en parler est devenu pour eux comme un besoin. »

Des bannalécois, blessés de la Première Guerre.
Exposition proposée par l'association "
Passé composé
"
http://mediathequebannalec.blogspot.fr/2014/09/les-bannalecois-et-la-grande-guerre.html
Répondre à des besoins variables
SOIGNER
SOIGNER
ACCUEILLIR
Photographies d'un soldat avant et après la pose d'un masque sculpté
, 1920, Anna Coleman Ladd papers, Archives of American Art S.I.
https://www.herodote.net/Les_gueules_cassees_-synthese-1938.php
Extrait Le Petit Niçois, 7 septembre 1914

«
Nouveaux convois de blessés
»
Outre les nombreuses victimes de la Première Guerre mondiale, de nombreux blessés et traumatisés psychologiquement sont à déplorer. Les "gueules cassées" sont notamment des témoins de l'horreur de cette guerre.
Ici, le carré militaire du cimetière de Caucade à Nice
Une participation financière a été demandée aux Niçois pour pouvoir payer les tombes des soldats victimes de la guerre.
Pendant la Première Guerre mondiale plusieurs moyens ont été mis en place pour aider les soldats blessés.
- Bénévolat (exemples : dons de nourriture, de vêtements, aide aux soins...)
- Organisation de galas de bienfaisance
- Soutien psychologique
- Aide au logement
- Recherche de proches
SOUTENIR
SOUTENIR
Plusieurs entreprises niçoises ont également fait des dons aux hôpitaux militaires.
La générosité des entreprises locales
Afin de maintenir le moral des troupes et de la population, la presse est utilisée comme propagande. Certains journalistes désinforment la population en cachant la vérité sur les conditions des soldats, embellissant ainsi la dure réalité du front.
« Dès le perron, [...] ce qui immobilise l’arrivant, c’est le bruit ou, plutôt, un hurlement continu. La porte franchie, le hurlement se module en cris, en pleurs, en miaulements, en aboiements. [...] Un vacarme qui ressemble à une séance de torture sans fin. Ceux qui végètent là ont perdu la raison, le tonnerre des obus leur est entré dans la cervelle et, avec lui, la peur ignoble, immonde. Les corps en tremblent encore. »
Maintenir le moral
La presse locale niçoise est même censurée.
« Avec ce numéro, Le Bulletin des Hôpitaux de Nice et de la région cesse sa publication. Notre principal objectif, en créant cette publication était de faire connaître à tous les intéressés les noms des glorieux blessés hospitalisés dans notre région […]. Nous avons dû nous incliner devant la décision de l’autorité supérieure et cesser la publication des listes de blessés. »
« A nos lecteurs », Bulletin des Hôpitaux de Nice et de la région, 12 décembre 1915
Ici, le gouvernement cherche à cacher le bilan très lourd des pertes humaines durant la Première Guerre.
Raoul Mille, Le Parfum d’Helena, Albin Michel, 2009, p. 51
Les hôtels niçois transformés en hôpitaux
Image d'archives du Département des Alpes-Maritimes
Les chambres d'hôpital de l'hôtel Le Royal
« Aux cuisines, là où on a installé les tables d’opération, c’est déjà le trop-plein. [...] les estropiés [...] gueulent de peur, ils gueulent de douleur, ça remonte dans les étages, le salon de thé, la salle de musique, les couloirs où on a enlevé les tapis de luxe pour que les chariots roulent mieux, les protéger du désastre. Les grands hôtels : le Majestic, le Ruhl, le Négresco, l’Alhambra, le Grand Hôtel, le Regina, l’Impérial, le Continental, le Royal, l’Hermitage, ont dû s’habituer à la misère humaine, aux amputations, au sang qui se répand, aux odeurs. »
Raoul Mille, Le Parfum d’Helena, Albin Michel, 2009, p. 11
ACCUEILLIR
Bibliographie
La réalité...
Répondre à des besoins variables
A partir du mois de décembre 1914, tous les hôpitaux de Nice ont été réquisitionnés. Ce mois-ci, 800 soldats blessés ont dû être accueillis. Durant cette période, les blessés étaient nombreux, notamment le mois suivant. En janvier, près de 1600 blessés arrivent. Le début de la guerre fut catastrophique pour la France.
Conseil Général des Alpes-Maritimes. Catalogue de l’Exposition : La Guerre de 14-18 et les Alpes-Maritimes [Pdf en ligne] Archives Départementales 06, 2013, 27 p. [consulté le 19/10/2016] Disponible sur : https://www.departement06.fr/documents/Import/decouvrir-les-am/catalogue_exposition_premiere_guerre_mondiale.pdf


LACAILLE D’ESSE, Odile. « Itinéraire d’un hospitalisé à Nice pendant la Seconde Guerre mondiale : Sam, personnage principal du roman de Raoul Mille, Le Parfum d’Helena (Albin michel, 2009) » in «
Mémoires des territoires, territoires de mémoire : Mémoire des deux guerres mondiales dans l’Académie de Nice
» [Pdf en ligne]. DAAC [consulté le 19/10/2016] Disponible sur :
http://www.memoiresdesterritoires.fr/wp-content/uploads/2013/10/ITINERAIRE-DUN-HOSPITALISE-A-NICE.pdf


MILLE, Raoul. Le parfum d’Helena. Albin Michel, 2009, 272 p.

INTRODUCTION
CONCLUSION
La situation de Nice est très singulière durant la Grande Guerre. En effet, Nice ne s'est jamais trouvée dans la zone des opérations. Cela était sans doute, avantageux, mais tout aussi contraignant. La ville devait accueillir les blessés. Ainsi, on réquisitionne la plupart de grands hôtels et, on les transforme en hôpitaux, où les blessés sont entourés de soins et d'attention. L'enquête sur cette vocation hospitalière de notre ville initiée par le roman de Raoul Mille Le parfum d'Helena, nous permet de découvrir une partie de l'histoire locale puis d'identifier certains aspects de la Grande Guerre.
Quel lieu à Nice évoquant la Grande Guerre recommanderai-je à un touriste anglophone?
Ce voyage à travers l'histoire locale dans la perspective d'une recherche sur la vocation hospitalière de notre ville durant la Grande Guerre, nous a permis de relever les quatre aspects qui caractérisent de manière générale
La Guerre de 1914- 1918
Une guerre mondiale
L'implication des populations civiles
Le contrôle de l'information
Un bilan très lourd
Une guerre mondiale
Notre enquête nous a permis de constater
l'aspect mondial
de la Grande Guerre. En effet, Nice devient un grand centre hospitalier pour soigner les soldats blessés aux combats sur les différents lieux de bataille, notamment sur le Front de l’Ouest. Les blessés et les réfugiés arrivent à Nice de façon massive, souvent de loin. Parmi eux, non seulement, quasiment toutes les régions françaises sont représentées, mais aussi les différents pays.
Contrôle de l'information
En outre, nous avons pu observer que la diffusion de l'information aux Français est sous contrôle du gouvernement. La presse locale par exemple, est censurée. Pour maintenir le moral, le gouvernement cherche à cacher le bilan très lourd des pertes humaines durant la Grande Guerre.
Un bilan très lourd
Notre travail identifie particulièrement les différentes catégories des soldats blessés et soignés à Nice. Outre, les blessés physiquement ou les mutilés, nombreux sont les hommes profondément marqués psychologiquement par la guerre, ceux qui ne sont plus capables de mener une vie normale. On les appelle "les gueules cassées".
L'implication des populations civiles
Comme partout en France, Nice et sa population se mobilise pour soutenir les combattants. Ainsi, de nombreuses actions de solidarité sont organisées. Parmi elles : les dons de nourriture, de vêtements et d'autres articles faits aux hôpitaux militaires, les quêtes, les tombolas et les ventes publiques.
Pour exprimer la solidarité avec les victimes de la guerre, les Niçois participent même à financer les tombes des soldats morts pour la France.
T
he mo
st interesting sites of the First World War in Nice

The Alhambra
During the First World War, the hotel was requisitioned and served as an auxiliary hospital.

At the end of the war, the new owner renovated it. During the Roaring Twenties, the season is no longer reduced3 in February and March: the new owner, the hotelier Louis Leospo inaugurates a summer restaurant in the style of Hotel 4. After the Second World War, And like many hotel of the Riviera, the building is transformed into building of house.

The Second World War marks the stop of the hotel. It was converted into a residential building in 1947. The building became a condominium in 19515.

The facades and roof of the building of the old hotel, currently Residence Alhambra; Inside the entrance hall, the large hall with its fireplace, the cage of the main staircase with its elevator and the park in total are listed as historic monuments by decree of 20 June 2006.

The building has been awarded the "Heritage" of the 20th century

The Regina
Hotel Regina is now almost 100 years old!

Stresa was making great strides forward, particularly because of the presence of the Royal family. The hotels were always packed full of important guests.
Responding to this demand, a group of forward-thinking pioneers of the emerging hotel industry founded the Italian Company for the Hotels of Lake Maggiore (Società Anonima Italiana per gli Alberghi del Lago Maggiore) in 1906 that purchased the then famous De Martini Villa that was subsequently demolished to make way for the new hotel. The Regina opened in 1908.

The expansion of the hotel and of Stresa was halted briefly by the first world war but the immediate post war period witnessed the return of large numbers of distinguished guests wanting occupy the hotel’s luxurious suites. These included Queen Sofia of Greece and the composer, Pietro Mascagni, who often composed music in the garden and who returned on 25th April 1937, as witnessed by the signature in the Hotel’s Golden Book.
By Elizabeth Shuck
Between July and November 1915, during the hostilities of the First World War, Sir Ronald Ross was dispatched to Alexandria, Egypt by the War Office. Ross, the first British winner of the Nobel Prize in 1902, was there to investigate an outbreak of dysentery among troops stationed in the Dardanelles region, a narrow strait North West Turkey.
It, the Regina, did not always meet Ross’ expectations. Ross’ diary from October 1915 shows that he was disturbed repeatedly at night by work carried out on an open drain just outside of his window. Ross was so concerned by these activities that he took the measure of planting culture plates on the window sill in order to look for harmful microorganism. Apparently, the activities not only kept him awake, but also, so he believed, caused him to, ‘be made ill of it’ as he complained in a letter to the manager of the hotel on the 8th of October 1915.
The Regina
In 1860, after the annexation of the county of Nice to France, access to the hills of the Nice agglomeration is not easy. In 1879, the Cimiez hill became a secure investment for land companies who bought a large number of plots in order to carry out important real estate programs. In order to meet the expectations of investors, the dotted track on the cadastre of 18752, from Desambrois Avenue to the Cimiez Arena, was opened and became roadable in 1881. Gradually, in less than a decade, farmland Disappear in favor of rich mansions and luxurious hotels. At the end of the century, all European aristocracy, in love with winter air conditioning, met on the Riviera.

The manna left by this rich clientele encourages the financiers to imagine an immense palace culminating above the boulevard and equipped with high-end comfort. In the 1880s, Queen Victoria of England stayed successively in Menton, Cannes and Grasse. The "Palace" project became clear in 1895 during a so-called dissatisfaction with the sovereign at the Grand Hotel de Cimiez, which promised to build a hotel-residence adapted to its needs (electricity, Sewerage, central heating, etc.). The Queen sensitive to all these attentions promises to come to reside the following spring in this new hotel built for her intention.

The earthworks began, and the hotel was completed in less than two years, at the beginning of 1897. It is administered by an operating company which names it Excelsior Hotel Regina. True to her promise, the sovereign and her suite came to stay there from March 12 to April 28, 1897, then from March 13 to April 28, 1898 and a third and last time from March 12 to May 2, 1899. During the First World War, Is requisitioned and the military authority turns it into a military hospital. On January 28, 1920, it was bought by a real estate company that called it Hotel Regina. The stock market crash of 1929 and the nascent bathing took, after a few years, a fatal blow to the hilly hotels, especially those of Cimiez. In 1934, he was declared bankrupt and then auctioned off as well as his furniture the following year. On July 17, 1937, a new real estate company was created under the name of the condominium "Le Regina", and the four hundred rooms were transformed into ninety-eight apartments. From 1938 to 1943, the painter Henri Matisse lived in the Regina, in a vast studio apartment.

The Negresco
Until the eve of the Great War, the hotel showed a half-year profit of 200,000 francs. In 1914, its brand new facilities suffer from its use as a military hospital. He was de-captured in September 1918. Compensation procedures to restore him too complicated and lack of clientele push Henri Negresco to ruin.
The hotel Negresco was requisitioned because of the French soldiers wounded in combat, as certain hotel it was transformed into hospital.
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