Loading presentation...

Present Remotely

Send the link below via email or IM

Copy

Present to your audience

Start remote presentation

  • Invited audience members will follow you as you navigate and present
  • People invited to a presentation do not need a Prezi account
  • This link expires 10 minutes after you close the presentation
  • A maximum of 30 users can follow your presentation
  • Learn more about this feature in our knowledge base article

Do you really want to delete this prezi?

Neither you, nor the coeditors you shared it with will be able to recover it again.

DeleteCancel

Make your likes visible on Facebook?

Connect your Facebook account to Prezi and let your likes appear on your timeline.
You can change this under Settings & Account at any time.

No, thanks

La gestion du risque de change par les entreprises au Maroc

No description
by

Bader Benzine

on 31 October 2013

Comments (0)

Please log in to add your comment.

Report abuse

Transcript of La gestion du risque de change par les entreprises au Maroc

La Gestion du Risque de Change par les entreprises au MAROC
Présentation de la problématique
Au niveau des instruments de couverture de risque, il y en a une multitude de méthodes, il revient néanmoins, de mettre en pratique l'outil le plus adapté, en interne, et/ou en externe selon le degré de risque.
Les questions que nous pourrions nous poser seraient les suivantes :
- Quel est le degré de sensibilité des entreprises face aux risques de change ?
- Est ce qu’ils tirent parti de toutes les possibilités d’optimisation de leurs opérations ?
- Quel est le caractère stratégique du risque de change ?
- Quel est le degré de confiance entre les directeurs financiers de ces entreprises et leurs banquiers ?
Méthodologie adoptée
Étude quantitative
1. Les
o
bjectifs de l’étude
Cas du Groupe XYZ
Principaux résultats obtenus
Réalisé par : Bader BENZINE

Encadré par : Mme BERRADA

1 - Analyse de l'historique des systèmes financiers internationals
Comprendre l’origine de l’apparition du risque de change
2 - Les facteurs déterminants de fluctuation des cours de change
Exposer les travaux théoriques axés sur la recherche des déterminants des taux de change.
3 - Les différents instruments de couverture du risque
Expliquer les différentes techniques internes et externes de couverture



Partie 1
- Yves SIMON, Techniques Financières internationale, 4ème édition Collection GESTION
- Yves SIMON, Marché des changes et gestion des risques de changes, Dalloz
- Laurence ABADIE, Catherine MERCIER-SUISSA, Finance Internationale : Marchés des changes et gestion des risques financiers, édition ARMAND COLIN

L'étalon-or (... - 1914)
L'Étalon d'or est un système monétaire dans lequel l'unité de compte ou étalon monétaire correspond à un poids fixe d'or.
Ce système n'est pas né d'un accord à une date précise mais il résulte d'une situation de fait établie au cours du XIXe siècle.
Accords de Bretton Woods (1944 - 1971)
Mise en place d'un taux de change fixe, ajustable à plus ou moins 1 % fixé sur le dollar américain lui même rattaché à l'or sur la base de 35 dollars pour une once d'or (31 grammes).
Après la première guerre mondiale
L'inflation s'installe du fait des pénuries et du décalage entre l'offre et la demande.
Une hausse des taux d'intérêt restreint la demande de monnaie, mais aussi l'investissement.
Les accords de Gênes créent un étalon de change or basé sur deux devises : le dollar et la livre.
Accords de Jamaique
Mise en place d'un taux de change flottants.
Reconnaissance de la flottabilité des monnaies.
Démonétisation de l'or comme moyen de règlement international.
Création des droits de tirage spéciaux (DTS) : monnaie fictive.
Les principaux déterminants à long terme des taux de change

Les théories de la parité de pouvoir d'achat (PPA);
L'approche de Balassa et Samuelson;
L’approche par la balance des paiements.
Les principaux déterminants à court terme des taux de change

La parité des taux d'intérêt;
L'analyse des taux de change par les actifs financiers.
Partie 2
Présentation d'une Étude quantitative visant les entreprises au Maroc
Étude de cas du groupe multinational XYZ Basé au Cameroun
2. Cible
d
e l’étude
3. Méthodol
o
gie de l’étude
4. Analyse des résultats
5. Rec
o
mmandations
- Comprendre qu’elle est le caractère stratégique du risque de change;
- Evaluer la politique de gestion du risque de change;
- Mesurer le degré de sensibilité des entreprises face au risque au change
- Connaitre le degré de confiance entre les directeurs financiers et leurs banquiers.

- L’étude empirique a été menée auprès de professionnels de la finance, les Directeurs Administratifs et Financiers qui ont donné suite à ma requête de répondre à un questionnaire qui leur a été adressé.

- Les différents DAF qui sont au nombre de 38, sont en relation directe avec l’objet de mon mémoire.

- Les Directeurs Administratifs et Financiers sont au sein d’entités de divers secteurs d’activité et de différentes tailles d'entreprises.

La méthodologie retenue pour l’étude empirique est l’étude quantitative. Ce choix se justifie par les avantages que cette méthode présente :
- Faible coût;
- Simplicité et rapidité de son utilisation

En outre, le fait de mener cette enquête quantitative auprès des professionnels présente l’avantage incontestable de pouvoir obtenir des réponses très précises des spécialistes qui maîtrisent l’objet de l’étude et qui ont apporté leur expérience au profit de celle-ci.
Précisons que le mode d’administration retenu est le "mailing".

• Les entreprises interrogées se répartissent approximativement à 50/50 entre celles qui réalisent plus ou moins de 10 MDH (18 entreprises > 10 MDH ; 20 entreprises < 10MDH) de transactions en devises chaque année.
• 97% réalisent des transactions en EUR, 42% en US Dollars .
• 84% des entreprises qui réalisent plus de 10 MDH de transactions en devises estiment être soumises à un risque de change moyen ou élevé. Ces transactions représentent en moyenne 1/3 de leur chiffre d’affaires .
• Seulement 45% des entreprises dont le volume de transactions est inférieur à 10 MDH considèrent leur risque de change comme significatif

Les Directeurs Financiers font appel aux produits complexes : si une large majorité d’entre eux ont recours à du change à terme, ils sont nombreux à utiliser des couvertures complexes (options à barrières, accumulateurs, autres…) bien que ces produits nécessitent un suivi plus rigoureux.


• 89% des Directeurs Financiers se déclarent très ou assez satisfaits du conseil de leur banque lors de leurs opérations de couverture de change
• 77% d’entre eux pensent avoir obtenu les meilleures conditions lors de leur dernière opération

• 2 Directeurs Financiers sur 3 sont décisionnaires sur le risque de change.
• 30% seulement estiment que le DG est décisionnaire.
• 9% font référence à une décision au niveau du groupe « autres décideurs ».

• Près de 80% des entreprises ont mis en place des couvertures de change, mais d’après une source interne dans la banque, à peine plus de 50% l’ont fait dans le cadre de procédures de gestion du risque de change.
• 59% des directeurs financiers ont défini un cours budget.
• 63% ont réalisé une estimation préalable de leurs flux budgétaires en devises.

• 1/3 des Directeurs Financiers interrogés n’ont sollicité qu’une seule banque.
• 18% admettent qu’ils ne sont pas sûrs d’avoir obtenu les meilleures conditions.
• 80% des transactions de change ne se font pas au meilleur prix et qu’il est donc
possibilité d’améliorer le prix en suivant les marchés et en mettant en concurrence les banques.


68% des directeurs financiers ayant mis en place des couvertures de change font confiance à leur banquier, interlocuteur naturel et historique, pour les aider à améliorer leurs couvertures. Mais ils sont aussi 44% à envisager de compléter cette relation par un recours à des conseillers spécialisés.
- Les Directeurs Financiers peuvent exiger de disposer de reportings réguliers sur la totalité de leur risque de change, incluant la valorisation comptable et financière de leurs transactions, mais aussi la sensibilité de l’ensemble de leurs positions aux mouvements des devises.

- La priorité doit être donnée au dialogue et à la transparence dans la communication entre l’entreprise et son partenaire financier. C’est en misant sur une telle stratégie de communication que l’entreprise optimisera ses chances de voir sa banque l’accompagner en matière de gestion du risque de change.

Présentation du Groupe XYZ
- Le groupe XYZ achète, produit et commercialise l’huile d’olive haut de gamme grâce à son système de haute technologie.
- Le groupe, présent dans 4 pays en Afrique avec 7 filiales dont une au Maroc, est un des leaders nationaux dans la production, les équipements et les services de production de l’huile d’olive,production grâce à sa filiale ABC Maroc, DEF Nigéria et autres, et sur celui du conseil par l’intermédiation de sa filiale CSL.
- Le groupe réalise 70% de son chiffre d’affaires hors du Cameroun.
- Au cours de l’exercice 2012, son chiffre d’affaires s’est élevé à 9 milliards de Franc CFA (environ € 14 millions)






L’activité hors du territoire (importation des matières premières ou exportation du produit fini et services) génère des flux en devises qui sont porteurs de trois types de risques :
• Un risque de transaction lors d’un appel d’offres ou de l’exécution d’un contrat
• Un risque de conversion
• Un risque économique

Les activité génératrices de risque
1 - Cas de l'appel d'offre
Exposition au risque de change
Le projet consiste en la fourniture et mise en services de 28 machines, pour un montant estimé à 5.6M€ soit environ.

Il s’agit de 4 machines presseuse d’une capacité de 4 tonnes d’olives chacune, chaque presseuse alimente 3 autres machines de mise en bouteilles. Celles-ci sont reliées à 12 machines de packaging. Ces deux usines produisent des bouteilles de un et/ou deux litres.




La structure productive retenue est la suivante : CMR, l’unité basée à Douala est l’entité signataire du contrat. DEF, filiale nigérienne d’XYZ, est sous-traitante et facture à l’unité de Douala en Naira (NGN). Elle a également des fournisseurs locaux, avec lesquels les paiements sont effectués en (NGN) et en Franc CFA (XAF).

En résumé on peut établir la structure de coûts par devise :

XYZ a pour politique d’éliminer les risques dus à des engagements conditionnels (appel d’offre) en s’appuyant sur l’outil le plus adéquat. Il existe quatre solutions, par ordre de priorité :
• Avoir recours autant que possible à la couverture naturelle
• Inclure dans l’offre une clause d’indexation permettant un ajustement du prix
• Souscrire une assurance externe, du type Coface (valable seulement si elle est disponible dans le pays où se situe l’unité qui répond à l’appel d’offre)
• Mettre en place une stratégie d’option de change via la Trésorerie Centrale.

 Couvrir le risque lié à un appel d’offre
- La mise en place de couvertures naturelles;

- On propose au client nigérien de régler une part du contrat en monnaie locale, correspondant aux montants à régler aux fournisseurs locaux;

- Envisager un système de provision couvrant le risque de change est donc pour couvrir la part en monnaie nigérienne;

- Une couverture par assurance externe sur le principe de la COFACE.

Solutions proposées
2 - Cas du contrat avec le fournisseur marocain (importation)
- La filiale PROD a plusieurs principaux fournisseurs dont un fournisseur marocain PRAT d'olives, un fournisseur camerounais et une société de conditionnement en verre (SOCAVER)

- Au 1er février 2012, la filiale PROD passe une commande de 50 tonnes d'olive, à raison de 10 DH le Kg (vente en gros), soit au total une facture TTC estimée à 500 000 DH TTC.

- A cette date on a un cours spot MAD/XAF suivant 1DH = 57,8697 FCFA.
Donc si la filiale PROD paie au cours spot (J+2, maximum) elle devra décaisser 28 933 950 FCFA (soit 44 540.81 EURO), pour payer 500 000 DH à son fournisseur marocain.
• Risque de transaction : risque lié à la dépréciation du CFA (ou de l'euro) par rapport au dirham marocain, ou contrairement l'appréciation du DH par rapport au CFA (ou Euro). Qui pourra entraîner une augmentation de la facture initiale à terme.

• Risque comptable : Perte de valeur liée à une appréciation du Dirham. En effet, les encours fournisseurs en Dirham peuvent augmenter les engagements de la filiale PROD vis-à-vis de son fournisseur marocain.

Sachant que le fournisseur (exportateur) marocain, pour ce couvrir des risque de fluctuation du Dirham, facture en MAD Marocain, une partie du risque de change est donc transférée à PROD

Identification du risque encourut
Les deux situations face auxquelles PROD peut être confrontée une fois le délai de paiement encouru sont les suivantes :
Réévaluation du DH par rapport au FCFA
1 MAD > 57,8697 FCFA: Il devra finalement payer plus de 28 933 950 de FCFA;

Dévaluation du DH par rapport au FCFA
1 MAD < 57,8697 FCFA : Il devra finalement payer moins de 28 933 950 de FCFA

Couverture du risque
Pour annuler le risque systémique (spéculation), on peut opter pour une couverture. Lors de l'élaboration du crédit documentaire, on doit s’adresser à notre banquier qui peut nous proposer 2 options :
- Le change à terme, taux DH/CFA à 3 mois (à titre d’exemple) ;
- L'option CALL.

On va choisir le CHANGE A TERME.


Couverture du risque
Le banquier peut nous proposer un taux de change à terme, DH/FCFA (à 3 mois) = 58,0104 ; (rappelons que le cours spot est 1 DH = 57,8697).
A terme (le 04- 04-2012) on a un cours DH/CFA suivant : 58, 4846
Fluctuation DH / FCFA sur la période

En exerçant le Change à terme, la filiale PROD s'est couverte d'une hausse du Dirham par rapport au CFA.
En effet elle payera à terme :
500.000 * 58,0104 =
29 005 200 CFA

contre 500.000 * 58,4846 =
29 242 300 CFA

Soit une économie de 29 242 300 - 29 005 200 =
23 710 FCFA
.

Couverture du risque
Le choix d'une politique de couverture dépend de plusieurs facteurs liés directement ou indirectement à l'entreprise :
 Le degré de volatilité de la monnaie locale par rapport à la devise étrangère - L'activité de l'entreprise.
 Le volume de ses transactions à l'international.
 La relation avec la banque et la qualité de l’information financière fournit

Au niveau des instruments de couverture de risque, il y en a une multitude de méthodes, il revient néanmoins, de mettre en pratique l'outil le plus adapté, en interne, et/ou en externe selon le degré de risque, et c’est ici que réside la plus grande difficulté des entreprises.

L’aide apportée par le banquier est primordial dans ce processus, la qualité des informations partagées, constitue l’un des facteurs clé du succès de la stratégie et de la politique de gestion du risque de change. Ce point constitue le rapprochement entre les deux études menées en matière de gestion du risque et de relation avec les banquiers.


Limites méthodologiques
Les inconvénients principaux auquels s’est heurtée l’enquête menée sont :
La difficulté d’atteindre les répondants surtout via le mailing;
La difficultés pour effectuer une étude qualitative;
Lenteur du processus de collecte des réponses.

Le choix du groupe XYZ n’était pas du tout facile du fait de la confidentialité et de l’exclusivité de l’information. Avec l'aide de mon encadrant de stage et après de longue recherche, nous avons opté pour ce groupe car il rejoint l'échantillon de notre étude en matière de volume de transactions et sa politique de gestion du risque
Full transcript