Loading presentation...

Present Remotely

Send the link below via email or IM

Copy

Present to your audience

Start remote presentation

  • Invited audience members will follow you as you navigate and present
  • People invited to a presentation do not need a Prezi account
  • This link expires 10 minutes after you close the presentation
  • A maximum of 30 users can follow your presentation
  • Learn more about this feature in our knowledge base article

Do you really want to delete this prezi?

Neither you, nor the coeditors you shared it with will be able to recover it again.

DeleteCancel

Make your likes visible on Facebook?

Connect your Facebook account to Prezi and let your likes appear on your timeline.
You can change this under Settings & Account at any time.

No, thanks

Esclavage dans l'Antiquité

No description
by

Claire Orsini

on 29 December 2016

Comments (0)

Please log in to add your comment.

Report abuse

Transcript of Esclavage dans l'Antiquité

L'esclavage antique
Comment devient-on esclave ?
A l'époque de la Rome Antique les esclaves vivent pour la plupart dans des familles romaines et leurs conditions de vies sont variables en fonction de leurs maîtres ainsi que de leurs travail. Les conditions sont très dures pour certains et les dégradations de celles-ci ne vont rien arranger pour la vie des esclaves.

La civilisation est esclavagiste et les esclaves sont omniprésents dans la société romaine. Ils constituent une grande partie de la population. Un citoyen peut devenir esclave de 3 façons:

- En étant prisonnier de guerre:
originaire de peuples vaincus par Rome, il est fait prisonnier et devient ensuite esclave. Il appartient à l'état. Il peut travailler pour l'état ou bien être vendu par des particuliers.

- En étant esclave de naissance:
si un esclave a un enfant, celui-ci sera comme ses aïeux.

- Et enfin en devenant un esclave par décision judiciaire:
un romain qui se trouve dans l'incapacité de payer ses dettes va devenir esclave par un tribunal. Cet esclavage servira à payer ses dettes; il peut avoir une durée provisoire ou perpétuelle.
L'affranchissement

Un drôle d'accueil est un récit dans lequel
le narrateur et ses compagnons se rendent dans la villa d'un ancien esclave
. Le narrateur décrit des fresques présentes dans la demeure qui
représentent le passé d'esclave de l'affranchi
. Le texte nous explique les conditions d'affranchissement des esclaves et leur
possibilité d'enrichissement
malgré leur non citoyenneté.
Comment alors ce récit permet-il de faire de Trimalchion un modèle de réussite pour les affranchis ?
Les esclaves romains de la campagne
La vie était
plus difficile à la campagne qu'à la ville
car à la campagne, les esclaves
étaient mal nourris et mal logés,
des
conditions misérables.
De plus les esclaves
dormaient avec les bêtes, une chaîne au pied pour éviter la fuite
.
La lutte contre l'esclavage.
Philosophe : Sénèque
L'esclavage a toujours existé depuis que les hommes sont organisés en société. Le travail a fait des uns
des exploiteurs
, et des autres,
des esclaves
.
Un esclave est une
personne sans liberté et soumis à l'autorité d'une personne ou d'un État
. Il doit obéir a son maître et est contraint au travail forcé. Il peut
être acheté et revendu comme un objet
, il n'est pas considéré comme une personne mais comme un objet. Il peut subir la torture, la violence et des abus sexuels.
Les Égyptiens, les Grecs et les Romains gardaient vivant leurs prisonniers de guerre pour en faire leurs esclaves, plutôt que les tuer.
A l'époque, les esclaves étaient de race blanche
. Les citoyens qui ne pouvaient pas payer leurs dettes devenaient esclaves. Chez les Romains,
c'est le même mot qui désignait à la fois l'esclave et l'étranger
. Il travaillait la terre dans les immenses propriétés nécessitant beaucoup de main-d’œuvre.
Au 2e siècle, à Rome, il y avait 20 000 citoyens libres pour 400 000 esclaves!
Sénèque est philosophe né entre l'an 1 et 4 après JC, il a fait un livre par rapport à l'esclavage. Dans ce texte, Sénèque parle des esclaves comme s'il parlait de ses amis.

L'abolition de l'esclavage dans notre pays date du 27 avril 1848.
En retour d'une nourriture chiche et d'une qualité médiocre, d'un vêtement réduit au minimum indispensable, d'un logement égalant une cellule, où on l'enchaînait quelquefois pour la nuit avec ses compagnons
, il donne sa force de travail
: "
L'esclave, disait Caton,. doit travailler ou dormir".

La fuite
était hasardeuse et
sévèrement punie
. Cependant le maître allait rarement jusqu'à la mort, qui représentait pour lui une perte sèche. Âgé et devenu improductif, invendable, l'esclave était chassé, mis au rebut comme un outil usé.
Les travaux auxquels étaient employés les esclaves étaient tous ceux qui sont nécessaires à l'exploitation d'un domaine agricole ainsi qu'à l'entretien des terres, des biens et des outils.
En somme, la vie des esclaves à cette époque et d'autant plus à la campagne était extrêmement difficile. Ils étaient mal-traités, comme des objets.
On peut faire un lien avec le film « La couleur des sentiments », un film américain de 2011 traitant de l'esclavage aux états unis dans les années 1960, et démontre la vie des esclaves et le peu d’intérêt que leur accorde leurs maîtres.
L'affranchi est un
ancien esclave qui a été libéré par son maître
. Ce n'est pas un citoyen à part entière. En effet, même s'
il possède certains droits d'un citoyen romain
, il ne peut pas être élu. De plus, il garde
des obligations envers son ancien maître
et la famille conserve des droits sur ses biens après sa mort.
Les enfants de l'affranchi sont considérés comme citoyens romains.
Il existe
deux types d'affranchissement
:
-
l'affranchissement officiel
: devant un juge.
-
l'affranchissement officieux
: devant les amis mais l'esclave n'est pas libre devant la loi.
Mais l'esclave
peut aussi se racheter
lui-même avec l'accord de son maître selon trois procédures différentes :
-
la baguette
: procès fictif durant lequel le maître dit devant un magistrat « Je dis que cet homme est libre. » et le laisse partir.
-
le cens
: le maître marque son ancien esclave sur la liste des imposables.
-
par testament
: où il accorde la liberté à ses esclaves.
L'affranchi porte un
bonnet pointu appelé pileus
,
symbole de la liberté
du citoyen. Il doit prendre le praenomen et le nomen de son ancien maître et son cognomen correspond à son nom d'esclave. Après leur libération, les affranchis s'enrichissent pour la plupart dans les affaires et ont un rôle important dans la cité.
Certains deviennent médecins, architectes ou encore précepteurs. Ils peuvent aussi occuper des postes administratifs.

T
rimalchion est un personnage fictif
d'un roman de l'auteur latin Pétrone. Il s'agit d'un ancien esclave venu d'Orient. Il
a été vendu dans un marché d'esclaves avec une pancarte autour du cou à Pompeius
. Après son affranchissement par testament, il a appris à calculer et est devenu trésorier. Ce qui lui a permis, en plus de l'héritage conséquent de son ancien maître, de s'enrichir rapidement. Il habitait dans une splendide villa où des fresques racontant son histoire couvraient les murs. Il possédait de nombreux esclaves qui correspondaient à sa familia. Il va finir par les affranchir comme son ancien maître l'avait fait pour lui.
En conclusion, on peut être affranchi de différentes manières selon si le maître décide d'affranchir son esclave ou s'il se rachète lui-même. Même si l'affranchi n'a pas tous les droits d'un citoyen, il peut s'enrichir comme le montre l'exemple de Trimalchion et son ascension sociale. Plus récemment, dans Harry Potter de J.K Rowling, on peut observer l'affranchissement d'un elfe de maison qui avait un rôle d'esclave dans la société et devait une servitude totale à son maître.
Dans la Grèce antique, les hilotes sont une population originaire de Laconie et de Messenie asservie au spartiates qu'ils font vivre. Ils sont des paysans, mais ne sont pas des esclaves marchandises ce qui est plutôt rare a l’époque.
Les hilotes a l'origine étaient des personnes de tribus vaincus. Les hilotes sont la propriété de l'état et servent de main d’œuvre a la cité
Lors de certaines fêtes, certains hilotes étaient saoulé et battus a mort pour montrer au jeunes spartiates les méfaits de l’ébriété. Pour parfaire l'éducation d'un jeune spartiate, un hilotes était lâché dans la nature et les soldats avaient pour mission de pister et d'égorger l’esclave. Ils pouvaient également, pour prouver leurs supériorité, égorger un ou deux hilote au passage.
En 464 avant notre ère, les hilotes profitent d’un tremblement de terre particulièrement violent pour se révolter.
Profitant de la panique générale, ils s’insurgent. Mais, cette révolte est rapidement matée dans le sang.
Les survivants se réfugient dans des cités voisines pour les rallier à leur cause. Malheureusement pour eux, les phalanges spartiates très expérimentées finissent par remporter la victoire. Les derniers Hilotes s'installèrent sur le mont Ithôme, en Méssenie. Après plusieurs essaie ratés, ils firent appel aux athéniens pour faire un siège.
Chez les Spartiates, un autre type d'esclave ...
Spartacus, la légende
Spartacus était un esclave et gladiateur d'origine thrace. Il fut un des principaux chef des révoltés lors de la Troisième Guerre servile, sans doute la plus connue.
Cette rébellion a connu une nouvelle popularité a la fin du XVIIIe siècle avec les spartakistes communistes.

À Rome, le plus ancien combat de gladiateurs mentionnés par les textes se déroule en 264 av. J.-C
Ce combat fut rapidement suivi par de nombreux autres. Ainsi, en 105 av. J.-C., les jeux devinrent publics.
Le sort de ces esclaves était souvent moins enviable que celui des domestiques, mais plus enviable que celui de finir dans une mine ou une carrière, puisqu'ils pouvaient être affranchis.
Les esclaves étaient opprimés et sévèrement traités durant la période républicaine : Les propriétaires pouvaient abuser des esclaves, les blesser ou même les tuer sans être inquiété légalement.

À l'été 73 av. J.-C., une centaine de gladiateurs tentent d'élaborer un plan d'évasion mais sont dénoncé. Malgré tout une soixantaine s'échappent et s'enfuient jusqu’au Vésuve, ils sont rejoint en cours de route par de nombreux esclaves et même des hommes libres.
Trois chef sont élus par le groupe, dont Spartacus. Les esclaves commencent a organiser des pillages dans les environ.
3 000 auxiliaires romains (non-citoyens) sont envoyés pour mater la rébellion mais échouent.
Mais un incident survient : l'armée des esclaves se sépare, ce qui cause la perte de nombreux hommes. Environ 30 000 hommes suivent le gladiateur Crixus, mais sont rapidement annihilés par les troupes romaines.
Spartacus va encore tenir longtemps tête au légion romaines mais est finalement trahi et se retrouve acculé a la pointe de l'Italie, ou il est vaincu par les légions d'élites de Crassus, Riche romain envoyé par le sénat
Suite a la défaite des esclaves, environ 6000 survivants furent capturés par les légions de Crassus
(un des principaux général romain). Ils furent tous crucifiés le long de la route de Rome à Capoue, afin de servir d'exemple pour empêcher d'autre révoltes. 5000 esclaves en fuites sont également tués.
Beaucoup de mouvements se sont inspiré de l'histoire de Spartacus, comme par exemple la ligue spartakiste qui est un mouvement politique d’extrême gauche marxiste révolutionnaire, qui fut fondé en 1915, pendant la Première Guerre mondiale par Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg. Ce mouvement fut actif en Allemagne et disparu en 1919, pendant la révolution allemande, lorsque ces fondateurs furent exécuté.Plusieurs films de sont aussi inspiré de l'histoire de Spartacus, comme par exemple la série à son nom (photo en pièce jointe)ou encore des films.

Conclusion:
Pour conclure, je dirais que Spartacus, fut le meneur de la troisième guerre servile car à Rome les esclaves étaient opprimés et les inégalités étaient grandissantes. Il a marqué l'histoire, encore aujourd'hui, des personnes s'inspirent de son histoire, que ce soit pour des mouvements politiques ou des films et séries télévisées.
Mais cela n'est pas étonnant pour l'époque. En effet les différences entre les esclaves des campagnes et ceux d'état avec les esclaves des villes sont énormes.
Les esclaves des villes étaient bien mieux traités.
Chaque famille romaine, riche ou pauvre, possédait un ou plusieurs esclaves.
Les esclaves qui appartiennent à un même maître appartiennent aussi à la « familia. » La « familia » désigne toutes les personnes vivant dans une même maison, c'est à dire  : le maître et sa famille ainsi que les esclaves.

Il existe plusieurs types d'esclaves domestiques :
1) La nourrice :
Certains esclaves sont dévolus au service personnel du maître ou de la famille. Ils servent à table et accomplissent diverses taches domestiques.


2) La servante :
Elle assure le service de proximité. Elle est parfois assez proche de ses maîtres. Elle aide sa maîtresse lors de la toilette.

3) Le valet :
Il assure un service de proximité. Il est souvent proche de ses maîtres. Il aide entre autre son maître à revêtir la toge.
4) Les domestiques
Ce sont les cuisiniers, les jardiniers et les concierges. Ils travaillent dans la maison et assistent de près les membres de la famille.

5) Les professions intellectuelles
Certains esclaves ayant des compétence ou une éducation particulièrement poussée exercent des fonctions intellectuelles qui leur confèrent des responsabilités.
Certaines familles donnent une éducation poussée à leurs esclaves soit pour s'assurer les services de professionnels (médecins, enseignants) soit pour louer leurs services à d'autres particuliers.

Ils n'échappent cependant pas à la toute puissance de leurs maîtres mais sont généralement moins exposés. Des liens d'affection et de respect se tissent parfois et certains maître les affranchissent.
A l'époque de la royauté puis sous la République, les esclaves mangent même parfois à la table de leurs maîtres. Le procédé disparaît sous l'Empire.
Ils étaient donc généralement totalement dévolus à leur maître. Ils pouvaient se suicider lorsqu'il mourrait.
I- Le commerce aux esclaves :

Les esclaves les plus nombreux sont les prisonniers de guerre qui ont connu auparavant la condition d'homme libre. Ainsi, à partir du IIe siècle avant J.-C., le nombre d'esclave augmente du fait des guerres constantes. Paul Emile vendit 150.000 esclaves après sa victoire de Pydna en 168 av. J.-C., Jules César en vendit 153.000.
Le questeur est chargé de s'occuper des prisonniers. Il les vend à des trafiquants d'esclaves qui suivent les armés. Ceux-ci les amènent ensuite à Rome et dans les autres grandes villes d'Italie afin de les vendre par lots ou individuellement.Les édiles contrôlent les ventes (trafic officiel). On indique sur une ardoise, qui est attachée autour du cou de l'esclave, le caractère, l'état de santé, la nationalité de l'esclave. Le vendeur d'esclaves est aussi obligé d'annoncer clairement les défauts moraux de son esclave : est-il joueur? buveur? voleur ? gourmand ? A-t-il tenté de se suicider ? Il arrive même qu'il y ait un système de « garantie » : si la marchandise est avariée, le marchand la reprend. Les esclaves qui ont un métier sont vendus très cher (ceux qui savent écrire, les bouffons, les cuisiniers).
II- Les esclaves hommes :

Les hommes esclaves a la Rome antique pouvait être des prisonniers de guerre. Les hommes esclaves servaient a plusieurs choses, ils pouvaient être :

Esclave rural : ils travaillent dans le milieu agricole dans des maisons modeste.
Esclave en ville : est généralement mieux loti, la preuve en est que le maître, possesseur d'esclaves ruraux et d'esclaves en ville, s'il est mécontent d'un esclave de ville, le menacera pour l'intimider avant de le punir, de l'envoyer à la campagne. Dans les maisons modestes, les quelques esclaves étaient proches du maître et faisaient plus ou moins partie de la famille. Dans les grandes maisons, les tâches nombreuses et variées permettent une spécialisation, distinguant des emplois « nobles » : secrétaire, comptable, pédagogue, etc. et des emplois ménagers mineurs.
Esclave public : il appartenait a l'état de Rome, il accomplissait des travaux d’intérêt généraux.
Esclave qui travaille dans les mines : est le plus maltraités. Au bas de l'échelle sociale, ce travail est en général prévu pour des esclaves récalcitrants, récidivistes ou inadaptables, qui peuvent être aussi loués par leur maître en punition.
III- Les esclaves femmes/enfants :

Les esclaves n'était pas seulement noir, n'était pas seulement des hommes, il existait aussi un autre marché : le marché aux esclaves « sexuelle » et le marché aux enfants esclaves.
Les femmes étaient la plupart du temps des esclaves sexuelles, avec un peu plus de chance elles pouvaient « seulement » servir de domestiques, de servantes etc.
Les enfants eux pouvaient être « pris » pour être éduqué et finir instituteur, secrétaire etc. Ou alors les maîtres attendaient qu'ils grandissent un peu et en faisaient des esclaves sexuels.
Sur ce tableau se nommant « le marché aux esclaves », a été peint par Boulanger
Gustave Clarence Rudolphe. Il représente une scène de vente aux esclaves et ont peut observer le « leno » habillé en jaune (couleur qui représente le mal en générale, et la prostitution pour les femmes), il est plutôt gras (il s'enrichit sur le dos des autres), il est aussi provoquant car il mange devant des personnes affamé il est assis sur l'estrade. Derrière lui il y 7 esclaves des hommes noir et blanc, des femmes, des enfants... Les esclaves sont très peu vêtu voir pas du tout. Ils sont tous sur l'estrade pour être mis en avant et se faire repéré. Ils portent aussi tous une plaque atour du cou, sûrement la plaque sur laquelle il y a marqué leurs noms,leurs états de santés...

Le bonnet porté par deux personnage représente quelqu'un de pas garantie
La couronne de fleur elle représente les prisonniers de guerre.
Un esclave, le reste habituellement très longtemps, si ce n'est pas une vie entière, cependant un esclave peut regagner sa liberté. Pas mal des gladiateurs étaient des esclaves mais une victoire aux arènes pouvait leurs procurer de retrouver leur liberté. Il existait une basilique pour réunions où les esclaves pouvaient y être affranchis (mais cela se passait très rarement). Cela se passait aussi très rarement, mais certain maître très généreux pouvait donner une petite parcelle de terre à son esclave pour qu'il puisse le cultiver lui-même. Mais, à la fin de leur vie utile, certains maîtres lâchent leurs esclaves sans les aider, ce qui augmente le nombre de mendiants à Rome.
Libération d'un esclave, stèle romaine provenant de Marie-mont
en Belgique (Musée de la civilisation romaine, Rome).
Sous le principat, les lois romaines évoluent et vers le Ier siècle avant J.-C. le maître perd le droit de vie et de mort sur son esclave.
Sous l'Empire, les modes d'affranchissement sont beaucoup plus variés ; les affranchissements dépendent souvent d'une décision du prince (Suétone), voire de son caprice ; on assiste fréquemment à des affranchissements collectifs. Les lois améliorent la situation de l'esclave, certains mauvais traitements sont interdits et lourdement condamnés, il est également interdit de revendre un esclave vieux dans le but de s'en débarrasser.
Le développement de l'affranchissement offre une espérance de sortie de la condition d'esclave. Il devint usuel dans les grandes maisons que le maître affranchisse dans son testament une partie des esclaves de la maisonnée. La pratique de l'affranchissement dans la période impériale romaine est courante, au point d'engendrer sous Auguste un impôt sur les affranchissements et un plafonnement du nombre de ceux-ci accordés par les testaments.

Sous le Bas-Empire, l'esclavage est moins important car l'approvisionnement en esclaves devient plus difficile: les guerres de conquêtes sont terminées. L'offre d'esclaves tend à baisser, nous pouvons donc supposer que le prix augmente. Néanmoins, l'esclavage persiste encore : tout riche citoyen romain se doit d'avoir des esclaves familiers pour veiller à ses besoins quotidiens et surtout démontrer son statut de propriétaire.
Les Saturnales
Parmi les nombreux jours de fêtes romains, les plus attendus étaient ceux de la fête des Saturnales (Saturnalia), en l'honneur du dieu Saturne. Selon une légende romaine, Saturne enseigna aux Latins comment cultiver les arbres fruitiers, fertiliser les champs, utiliser le miel, etc.

Les Saturnales étaient célébrées durant la période du solstice d'hiver. Les dates ont beaucoup variées, elles duraient d'abord un seul jour, qui augmenta jusqu'à sept jours de festivités, du 17 au 24 décembre.

Durant cette période, des sacrifices étaient rendus au dieu Saturne et des rites religieux étaient pratiqués. On enlevait à la statue de ce dieu les chaînes de laine qui l'entravaient le reste de l'année.
Le premier jour des Saturnales était totalement férié: les tribunaux et les écoles étaient fermés, les séances du Sénat et les entraînements militaires suspendus. Il n'était pas permis de faire la guerre, d’exécuter un criminel et d’exercer un art, sauf celui de la cuisine.

Un carnaval et un banquet public était organisé, puis des banquets dans toutes les grandes familles. Au cours du banquet, un esclave était élu «Saturnalius princeps» (Maître des Saturnales). Il avait le pouvoir de donner des ordres mêmes à ses maîtres.

Pendant ces fêtes, qui symbolisaient l'âge d'or (où l'esclavage n'existait pas), la société romaine vivait une révolution: l'ordre social était inversé, les esclaves se comportaient en maîtres et ceux-ci en esclave affranchis.

Tout le monde était vêtus de vêtements très colorés et modestes, ainsi que du pileus un chapeau d'habitude réservés aux esclaves affranchis. Chacun s'envoyait des présents, comme souvent des cerei (petites bougies blanches), des poupées d'argiles ou de pâtes, des sachets de noix et d'étiquettes avec des mots gentils ou des blagues. Les jeux de dés, d'habitude interdits, étaient autorisés mêmes aux esclaves.
Full transcript