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Généalogie des dieux grecs primordiaux

Descendance de Chaos, la plupart des Divinités précédent les dieux et les titans.
by

Achille Lauwers

on 25 June 2017

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Transcript of Généalogie des dieux grecs primordiaux

Généalogie des divinités grecs précédant les titans et les dieux
Chaos (Faille, Béance) est une « masse informe et confuse qui n'étaient encore rien que poids inerte, amas en un même tout de germes disparates des éléments des choses, sans lien entre eux. » Le Chaos se caractérise dès lors par deux éléments principaux :
- Le gouffre sans fond où l'on fait une chute sans fin : la Terre apparaît ensuite, offrant une assise stable, qui s'oppose radicalement au Chaos
- Le milieu sans orientation possible où l'on chute dans tous les sens.
Au commencement était Chaos le premier dieu primordial à cette époque régner le néant un milieu sans orientation possible où l'on chute dans tous les sens, c’était un lieu fermé sur lui-même comme dans un gouffre. Puis Chaos se mit à s’agiter pour former un « désordre absolu », le Big Bang.

Chaos
Abysses (Grandes profondeur) est un dieu primordial, il représente les confins du monde, un monde perdu au fond d'une étendue d'eau au plus profond de la terre, mais aussi le monde entre les mondes. C'est un dieu que l'on connaît peu et qui ne fait pas beaucoup parler de lui. On le connait juste par ses enfants : avec Nyx il a Heimdall, celui qui fait passer chaque être qui le souhaite à travers les mondes et avec Gaia il a Hydros, le dieu primordial de l'eau.
Abysses
Éros (Amour) est le dieu de l’Amour et de la puissance créatrice. Le mot érotisme provient d’Éros. Il est issu de Chaos il permet aux autres divinités comme par exemple Ouranos et Gaïa d’engranger une progéniture. Il est beau, immortel, dompte l'intelligence et la sagesse. Il rend manifeste la dualité, la multiplicité incluse dans l'unité. Éros et son fils Himéros qu'il conçoit seul accompagnent Aphrodite depuis sa naissance. Éros ne réside pas seulement dans l'âme mais aussi dans la beauté, dans les corps de tous les animaux, dans les productions de la terre, en un mot, dans tous les êtres. La puissance d'Éros est renforcée par le mythe de l'androgyne. Il y a trois sexes originels : le masculin, produit par les divinités à partir d’eux même, le féminin produit par les divinités à base de terre et l'androgyne (ou transsexuelle dans nos société moderne), celui qui est composé des deux autres, par la lune. Après le sexe masculin et le féminin donneront sa forme à l’humanité d’aujourd’hui: qui la moitié des deux à moitié venant des dieux et l’autre moitié de la terre. Éros est donc la puissance créatrice grâce à qui tout cela a été possible. Éros est la force qui pousse les moitiés les unes vers les autres après leurs séparations par les Dieux. Celle, homme, qui s'unit à une moitié femme devient féconde, celle qui s'unit à une moitié homme n'accouche que de choses de l'esprit. Les hommes qui proviennent de la séparation des hommes primitifs recherchent le sexe masculin, de sorte que la sympathie, l’amitié et l'amour les saisissent l'un l'autre, et de façon à ne plus former qu’un seul être avec lui, bonheur qui n’arrive aujourd’hui qu’à très peu de gens. Il est le plus beau et le plus jeune des Dieux (même si c’est une divinité primordiale). C'est un Dieu délicat qui marche et se repose sur les choses les plus tendres et s'éloigne des cœurs durs. Il est formé d'une essence subtile, c'est la grâce qui le distingue, ne peut recevoir aucune offense, est de la plus grande tempérance. C'est le plus fort des Dieux, plus fort qu'Arès même. Il est très habile car il rend poète celui qui est inspiré de lui.
Éros
Érèbe (Ténèbres infernales) est un des dieux primordiale issu de Chaos. Il personnifie l'obscurité qui règne dans les entrailles de la terrre.
Érèbe
Éther (Air de la plus haute atmosphère) est le dieu, fils de Nyx et d'Érèbe, personnifiant le Ciel dans ses parties supérieures. L'air y est plus pur et plus chaud, c'est celui qui est respiré par les dieux.
Éther
Volupta (Plaisir) est la déesse du plaisir, de la sensualité, du bien-être et de la santé. C'est la fille née de l'amour entre la déesse Psyché et le dieu Éros. Volupta était représentée comme une jeune personne au teint pâle assise sur un trône et tenant la Vertu sous ses pieds.
Volupta
Heimdall (pôle du monde) est un des dieux primordiaux fils d’Abysses et de Nyx. Il est le gardien du pont Bifröst (l'arc-en-ciel qui relie les 6 mondes entre eux) et a pour charge de souffler dans Gjallarhorn si un danger menace un des mondes. Il est également un dieu de la lumière et certaines lunes. Il est aussi appelé Hallinskidi, ou encore Rigg. Le nom d'Heimdall, issu du vieux norrois « Heimdallr », évoquerait originellement le bienfaisant feu domestique « qui prospère (-dall) dans sa maison (heim) ». Une autre étymologie évoquée serait « pilier du monde ». Un kenning est une figure de style propre à la poésie scandinave, qui consiste à remplacer un mot par une périphrase à valeur métaphorique. Un kenning pour Heimdall est « le dieu blanc ». L'Edda en prose de Snorri Sturluson relate qu'un kenning pour « épée » est « tête d'Heimdall », car Heimdall fut frappé par la tête d'un homme. De manière similaire, un kenning pour « tête » est « épée d'Heimdall ». L'origine de ce dernier kenning peut se trouver dans un autre surnom d'Heimdall, « le Bélier ». Georges Dumézil a suggéré en 1959 que c'est en raison de ce surnom de Bélier qu'Heimdall serait appelé « dieu blanc ». Un autre surnom d'Heimdall, « Hallinskíði » (bâton courbé) est un kenning pour « bélier », peut-être en référence aux cornes courbes de l'animal. « Gullintanni » (dents d'or) serait en rapport avec la couleur jaune des dents des vieux béliers. Heimdall est probablement originellement un dieu du feu et « un dieu de la colonne du monde, c'est-à-dire le dieu du centre du monde et de l'ordre sacré ». De manière comparable à son cousin le dieu Janus, il est un dieu des commencements. Il engendre la société avec ses trois classes différenciées. Il est le dieu de l'ordre primordial. Heimdall est principalement le gardien de l’Olympe. Sa demeure, Himinbjorg (le château du ciel), est située en dehors des murailles de l’Olympe, à proximité du pont de Bifröst, qui relie l’Olympe aux autres mondes. Capable d'entendre l'herbe pousser et une seule feuille tomber, ainsi que de voir jusqu'aux confins du monde, Heimdall n'a pas non plus besoin de dormir. Son cheval est nommé Gulltopp. Sous le nom de Ríg, Heimdall voyagea par trois fois dans notre monde, profitant à chaque fois de l'hospitalité d'un couple de classe sociale différente. Dans une métaphore de l'organisation de la société scandinave médiévale, il donna ainsi naissance à la premiere classe des esclaves (Thrall), au premier homme libre (Karl) et au premier noble (Jarl).
Heimdall
Héméra (Jour) est une divinité, fille d'Érèbe et de Nyx. Sœur d'Éther, elle incarne la Lumière terrestre et personnifie donc le Jour. Le soir venu, sa mère Nyx recouvre la Terre de son voile d'obscurité entre l'Éther et l'Ær (l'Air des parties inférieures du Ciel respiré par les mortels) pour apporter la nuit aux hommes. Le matin, Héméra disperse ce voile, révélant ainsi l'Éther bleu et brillant du jour. Elle s'unit avec son frère Éther, de qui elle a Thalassa.
Héméra
Nyx
Nyx (Nuit) est la déesse de la Nuit personnifiée. Elle et son frère Érèbe (les Ténèbres infernales) sont les premières divinités issues du Chaos primordial.
Charon
Charon (Le nocher des Enfers, le nocher est celui qui conduit une embarcation), est un dieu, fils d'Érèbe et de Nyx. Il a pour rôle de faire passer sur sa barque, moyennant un péage de 3 pièces d'argent, les ombres errantes des défunts à travers le fleuve Achéron vers le séjour des morts. C'est les ombres des morts qui devaient ramer et se faisaient gouverner par Charon qui barrer la barque. Il est représenté comme un vieillard fort laid, tyrannique, irascible, barbu et couvert de haillons.
Épiphron
Épiphron (Prudence), fils d’Érèbe et de Nyx, divinité personnifiant la prudence, la sagacité, la perspicacité et la prévoyance.
Éléos
Eléos (Pitié), fille de Nyx et d'Érebe est la déesse qui personnifie la pitié et la compassion.
Moïra
Moïra (Destinée) est la déesse personnification de la loi de partition qui impose à chacun une part de bien et de mal, de fortune et d'infortune, de bonheur et de malheur, de vie et de mort, qu'il est du devoir de l'individu de respecter. Transgresser la mesure assignée par le destin est commettre l'hybris, faute fondamentale sanctionnée par la Némésis ou le châtiment des Dieux. Elle est la fille de Nyx seule.
Némésis
Némésis est la déesse de la loi morale qui réprouve tout excès, de la Justice distributive, de la juste colère des dieux, de la rétribution céleste, de l'indignation devant un avantage injuste et de la vengeance. Elle est aussi un messager de mort envoyé par les dieux comme punition. On la représenta avec une figure grave et sévère, écartant de la main droite des vêtements qui lui couvrent la poitrine, et dirigeant ses regards sur son sein. Elle tient dans sa main gauche une coquille, un frein ou une branche de frêne, et dans la droite une mesure elle a des ailes sur son dos ; il y a à ses pieds la roue de la fortune et un griffon. Elle est la fille de Nyx seule.
Les Kères
Les Kères (morts violentes), sont des divinités infernales, qui hantaient les champs de bataille pour s'abreuver du sang des mourants, s'emparer des agonisants et conduire les âmes des morts aux Enfers. Elles apportent le malheur et la destruction avec elles et souillent tous ceux qu'elles touchent, engendrant la cécité, la vieillesse et la mort. On les représente d'un aspect hideux, pourvues d'ongles acérés, les épaules recouvertes d'un long manteau rougi par le sang des corps qu'elles emmènent. Pendant les combats, les Kères parcouraient le champ de bataille avec la Discorde et le Carnage, recherchant les guerriers qui avaient atteint la limite de leur vie. Avec d’épouvantables grincements de leurs dents d’un blanc éclatant qui tranchait avec carnation noire, elles lançaient des regards effroyables ; elles suivaient les guerriers mourant, enfonçant dans le corps leurs énormes griffes, et suçant leur sang jusqu'à ce qu'elles en soient rassasiées. Puis elles jetaient le cadavre de côté, et s'empressaient de rejoindre la mêlée pour achever de nouvelles victimes. Elles sont les filles de Nyx seule.
Géras
Géras (Vieillesse), est le dieu personnifiant la Vieillesse, il est représenté comme un vieillard chétif, au sexe long et flasque, appuyé sur une canne et est le fils de Nyx seule.
Éris
Éris (Discorde) est la déesse de la discorde autrement dit du dissentiment violent et durable entre deux ou plusieurs personnes qui les porte à l’inimitié, à la haine, cependant Éris représente aussi l'aspect positif de l'émulation : au chant XI de l'Iliade, Zeus l'envoie réveiller l'ardeur au combat des chefs grecs (XI, 3-14) ; c'est elle aussi qu'Héraclès choisit lorsqu'il rencontre deux femmes au début de ses exploits selon Hésiode. Furieuse de ne pas avoir été invitée aux noces de Thétis et Pélée, elle y jette une pomme d'or portant l'inscription « Pour la plus belle ». Cette « pomme de discorde » se révélera fatale, puisque c'est elle qui provoquera indirectement la guerre de Troie. Éris et Arès seront à la tête des Lapithes lors de leur guerre contre les centaures. Elle est la fille de Nyx seule.
Philotès
Philotès (Amour sexuel) est une divinité allégorique du rapport sexuel, du Plaisir de l'Amour, du plaisir de l'Amitié, de l'affection et de l'amitié. Elle est cité avec sa mère Nyx car c'est souvent la nuit qu'on l'invoque pour avoir ces faveurs et celles de la nuit.
Momos
Momos (la raillerie) est le dieu personnifiant le Sarcasme, la Moquerie, la raillerie, les malicieuses critiques et les bons mots. Il agit comme le « bouffon de cour » des divinités olympiennes. C'est lui qui suggère à Zeus, pour réduire le nombre croissant des hommes qui commence à l'inquiéter, de donner Thétis en mariage à un mortel et d'engendrer la belle Hélène, le séduisant enjeu de la guerre de Troie. Mais après avoir raillé tous les dieux, il fut finalement prié « d'aller railler ailleurs », et s'installa chez le seul dieu capable de le comprendre : Dionysos. Il est le fils de Nyx seule.
Apaté
Apaté (Tromperie) est la déesse personnifiant la duperie, la perfidie, la fraude, la déception, la tromperie et la malhonnêteté. Son homologue masculin est dolos et elle est accompagnée des Pseudologoi (les Mensonges). Elle est fille de Nyx seule.
Dolos
Dolos (Ruse) est un des fils de Nyx seule, ce dieu personnifie la duperie, la supercherie, la tromperie, la ruse, la fourberie, la perfidie et la traitrise. Homologue féminin d’Apaté, il a été un apprenti de l'astucieux Titan Prométhée et accompagne les Pseudologoi (les Mensonges).
Moros
Moros (destin fatal et mort violente) est une divinité personnifiant l'acheminement vers un sort implacable du Destin et du Sort. Il est cité pour la première fois dans la Théogonie d'Hésiode, qui parle de l'« odieux Moros » et en fait le fils de Nyx, qu'elle a conçu seule comme de nombreuses autres divinités allégoriques. Il est l’homologue masculin des Kères.
Oizys
Oizys (Misère) est une divinité, fille de Nyx seule, personnifiant la Détresse et la Misère.
Hypnos
Hypnos (Sommeil) est le dieu du sommeil, le fils de Nyx seule, le frère jumeau de Thanatos (Mort) et aussi le père de Morphée. Il peut endormir aussi bien les hommes que les dieux. Ainsi, au chant XIV de l’Iliade, Héra lui demande d'endormir Zeus en personne, afin que Poséidon puisse aider les Grecs malgré l'interdiction du maître de l'Olympe. Elle l'appelle « maître des hommes et des dieux ». Hypnos admet qu'il peut endormir tous les dieux, même Océan. Il rappelle aussi qu'il a déjà endormi Zeus, déjà à la demande d'Héra, afin que celle-ci puisse faire périr Héraclès. Rageur, Zeus avait tenté de le jeter du haut de l'Olympe, et Hypnos n'avait dû son salut qu'à sa mère Nyx. Sur la promesse d'Héra de lui donner la main de Pasithée (Hypnos en était amoureux à cette époque), Hypnos se laisse fléchir. Il se change en oiseau et, encore une fois, endort Zeus. Hypnos est également considéré comme le gardien de la nuit, qui reste éveillé quand le monde est endormi. Hypnos, sur les tombeaux, désigne l'éternel Sommeil. Il est uni à Pasithée qui est depuis lors son épouse.
Les Oneiroi
Les Oneiroi (Songes) sont des divinités personnifiant les rêves, ce sont les fils d'Hypnos qu’il engrangea avec sa mère Nyx. Hypnos leur père les envoie visiter les mortels. Les trois plus célèbres sont Morphée, Phobétor et Phantasos : « Parmi ses mille enfants, le Sommeil choisit Morphée habile à revêtir la forme et les traits des mortels. Nul ne sait mieux que lui prendre leur figure, leur démarche, leur langage, leurs habits, leurs discours familiers. Mais de l'homme seulement Morphée représente l'image. Un autre imite les quadrupèdes, les oiseaux, et des serpents les replis tortueux. Les dieux le nomment Icélos, les mortels Phobétor. Un troisième, c'est Phantasos, emploie des prestiges différents. Il se change en terre, en pierre, en onde, en arbre ; il occupe tous les objets qui sont privés de vie. Ces trois Songes voltigent, pendant la nuit, dans le palais des rois, sous les lambris des grands ; les autres, Songes subalternes, visitent la demeure des vulgaires mortels. ». Ils sortent chaque nuit de leur sombre demeure une grotte située dans l'Érèbe.
Morphée
Morphée (forme) est une divinité des rêves prophétiques. Il est le fils d'Hypnos et de Nyx, et la principale divinité des mille Oneiroi. Il reçoit pour mission de la part de son père d'endormir les mortels. Il est représenté par un jeune homme tenant un miroir à la main et des pavots soporifiques de l’autre, avec des ailes de papillon battant rapidement et silencieusement, qui lui permettent de voler. Il donne le sommeil en touchant une personne avec ses pavots. Il lui donne également des rêves pour la nuit. Pour se présenter aux mortels, il se transforme en être de cher, permettant aux mortels l'espace d'un instant de sortir des machinations des dieux. Il est le plus apte de sa fratrie à prendre une apparence humaine. Messager des dieux, il apparaît généralement dans le sommeil des rois comme un humain sous forme de fantasme. Il est le rêve envoyé par Zeus auprès d'Agamemnon dans l’Iliade, mais dans ce passage, il n'est pas explicitement nommé. Il joue un rôle important dans l'histoire d'Alcyone et Céyx : « le Sommeil choisit Morphée pour prendre les traits de Céyx et visiter Alcyone durant son sommeil, pour lui décrire le naufrage de son époux et lui demander des funérailles ». Cette apparition fait croire à Alcyone en la réalité de ce récit.
Phobétor
Phobétor (l'Effrayant) est l'un des Oneiroi, les fils d'Hypnos et le compagnon de ses frères Morphée et Phantasos. Phobétor imite les quadrupèdes, les oiseaux, et les serpents des replis tortueux, donc tous les animaux dans les rêves des hommes.
Phantasos
Phantasos (Apparition) est l’un des Oneiroi, les fils d'Hypnos et de Nyx et le compagnon de ses frères Morphée et Phobétor. Phantasos apparait dans les songes des hommes sous la forme de terre, de pierre, d’onde, d’arbre. Il occupe donc tous les objets qui sont privés de vie.
Éris seule
Ponos
Ponos (Peine) est un esprit enfanté par Éris symbolisant la peine et de la peine que cause le dur labeur et le travail.
Léthé
Léthé (Oubli), fille d’Éris, est l'esprit personnifiant l'Oubli. Elle est souvent confondue avec le fleuve Léthé, un des cinq fleuves des Enfers, parfois nommé fleuve de l'Oubli mais elle ne lui donne que son nom. Après un grand nombre de siècles passés dans les Enfers du royaume d'Hadès les âmes des justes et celles des méchants qui avaient expié leurs fautes aspiraient à une vie nouvelle, et obtenaient la faveur de revenir sur la terre habiter un corps et s'associer à sa destinée. Mais avant de sortir des demeures infernales, elles devaient perdre le souvenir de leur vie antérieure, et à cet effet boire les eaux du Léthé, qui provoquaient l'amnésie. Le Léthé coulait avec lenteur et silence : c'est, disent les poètes, le fleuve d'huile dont le cours paisible ne fait entendre aucun murmure. Il sépare les Enfers de ce monde extérieur du côté de la Vie, de même que le Styx et l'Achéron les en séparaient du côté de la Mort. La porte du Tartare qui ouvrait sur cette rivière était opposée à celle qui donnait sur le Cocyte. Léthé est représenté sous la figure d'une vieille femme qui d'une main tient une urne et de l'autre la coupe de l'Oubli.
Limos
Limos (famine) est l'esprit personnifiant la faim et la famine. C'est un enfant d'Éris.
Algea
Algea (Douleur) est l'esprit qui est la personnification des douleurs et des souffrances de l'humanité.
Hysminai (Mêlée) sont des esprits personnifiant les mêlées et surtout les mêlées dans les combats. Elles sont les homologue féminin des Makhai.
Hysminai
Makhai
Makhai (Combat) sont des esprits des batailles et des combats homologue masculin des Hysminai.
Phonoi
Phonoi (Meurtre) sont les esprits fils d'Éris personnifiant les meutres, les assassinats, les carnage, les hécatombes et les massacres.
Androktasiai
Androktasiai (Tuerie) sont des esprits, filles d'Éris personnifiant les homicides volontaire et involontaires et les tueries. Elles sont les homologue féminin des Phonoi.
Nikea
Nikea (Querelle) sont des esprits, filles d'Éris qui personnifie les querelles dans leurs ensemble, autant les arguments que les déchirements dû aux querelles
Amphilogiai
Amphilogiai (Dispute) sont des esprits, filles d'Éris pesonnifiant les disputes.
Dysnomia
Dysnomia (Anarchie) est une déesse, fille d'Éris personnifiant l'Anarchie. Elle est généralement accompagnée d'Adicie (l'Injustice), d'Até (la Fatalité) et d'Hybris (la Démesure). Son opposée est Eunomie (l'Ordre civil).
Até
Até (Désastre) est l'esprit incarnant la Faute et l'Égarement fille d'Éris, déesse de la Discorde, engendrée au commencement du monde. Elle est réputée pour avoir égaré Zeus lui-même, sur l'ordre d'Héra : lorsqu'il fait l'annonce qu'un héros de son sang (Héraclès) doit naître, et qu'il régnera sur tous ses voisins, Héra l'oblige à en faire le serment. Puis, après qu'il s'est exécuté, la déesse va précipiter la naissance d'Eurysthée, fils de Sthénélos (descendant de Zeus). Fou de colère en découvrant le subterfuge, Zeus empoigne Até par les cheveux et la projette hors de l'Olympe, lui interdisant à jamais d'y remettre les pieds. Até chute en Phrygie, sur une colline qui prend son nom, et où Ilos fondera par la suite Troie. La légende d'Até tentant d'interférer, afin de complaire à Héra, sur le destin d'Héraclès avant même la naissance de ce dernier, apparaît comme un doublon de celle, plus tardive, présentant Ilithyie, déesse de l'Enfantement, tentant d'empêcher Alcmène de mettre son fils au monde. Até tient un rôle d'auxiliaire des vengeances d'Héra en provoquant la fin d'Ampélos, le satyre éromène de Dionysos, qu'Héra traite en ennemi juré.
Horkos
Horkos (Serment) est un esprit des Enfers, punisseur des parjures, proche d’Hadès et est un des esprits des morts, par conséquent proche de Thanathos. Son nom est donné à son côté maléfique et vengeur, le dieu qui tourmente les criminels après leur mort. Il est représenté comme un géant barbu et poilu.
Pseudeis Logoi
Pseudeis Logoi (Mot menteur) sont des esprits, fils d'Éris personnifiant les mensonges.
Psyché
Psyché, en tant qu'allégorie de l'âme, est représentée avec des ailes de papillon. Psyché est la fille d'un roi. Elle est d'une beauté si parfaite qu'elle excite la jalousie de Aphrodite, à laquelle on la compare. Elle a deux sœurs aînées, d'une grande beauté également, mais sur lesquelles Psyché l'emporte de loin ; toutefois, contrairement à ses sœurs, elle ne trouve pas d'époux, car les foules se contentent de venir la contempler comme une œuvre d'art et la vénérer comme une déesse. Aphrodite, jalouse de cette rivale et offensée par un tel sacrilège, ordonne à Éros de la rendre amoureuse du mortel le plus méprisable qui soit. Cependant, alors que le dieu s'apprête à remplir sa mission, il tombe lui-même amoureux de Psyché en se blessant avec l'une de ses propres flèches. Le père de Psyché, désespéré de voir que sa fille ne trouve pas d'époux, se rend à Didymes pour supplier Apollon de permettre à Psyché de se marier. L'oracle est catégorique : Psyché doit être abandonnée sur un rocher au sommet d'une colline, où viendra la chercher son futur époux, un monstrueux serpent volant. Désolé mais résigné, le père de Psyché exécute les ordres divins et abandonne Psyché à son funeste destin. Cependant, Zéphyr, le doux Vent de l'ouest, emporte la jeune femme jusqu'à une merveilleuse vallée. Il dépose délicatement la princesse dans l'herbe tendre, non loin d'un magnifique palais. Psyché y pénètre et y découvre un savoureux festin qui l'attend ; elle est servie par des personnages invisibles, dont elle entend seulement les voix. Elle s'endort ensuite dans une chambre somptueuse. Plus tard dans la nuit, son mystérieux époux, Éros, la rejoint, lui demandant de ne jamais chercher à connaître son identité, cachée par l'obscurité de la chambre. Toutes les nuits, il lui rend visite puis la quitte avant l'aurore. La jeune femme apprécie de plus en plus les étreintes et les mots doux qu'ils échangent alors. Rien ne manque au bonheur de Psyché, si ce n'est de connaître le visage et le nom de son amant nocturne, et de revoir sa famille. Ses deux sœurs, amenées au palais par Zéphyr, sont folles de jalousie face à tant de richesse et de bonheur. Elles cherchent à persuader Psyché que son époux n'est rien d'autre qu'un horrible monstre qui finira par la dévorer. Terrifiée à cette idée, elle profite du sommeil de son amant pour allumer une lampe à huile afin de percer le mystère. Elle découvre alors le jeune homme le plus radieux qu’elle n’ait jamais vu. Mais une goutte d'huile brûlante tombe sur l'épaule du dieu endormi, qui se réveille aussitôt et s'enfuit, furieux d'avoir été trahi. Folle de chagrin et de remords, Psyché se jette dans une rivière. Mais la rivière, compatissante, la dépose sur la berge, où est assis le dieu Pan. Ce dernier conseille à Psyché de tout faire pour reconquérir l'amour de Cupidon. Alors la princesse part à la recherche de son amant. Elle erre de temple en temple, rencontrant Déméter et Héra, déesses qui refusent de l'aider dans sa quête. Enfin, elle parvient au palais d’Aphrodite, qui la soumet à toutes sortes d'épreuves, comme une esclave :
1) D'abord, elle doit trier, en une soirée, un énorme tas de grains de variétés différentes. Par bonheur, des fourmis, prises de pitié, l'aident à accomplir sa tâche, et le tas est trié à temps.
2) Ensuite, elle est contrainte de rapporter à Aphrodite de la laine de moutons à la toison d'or, qui paissent dans un pré au-delà d'une dangereuse et profonde rivière. Un roseau, ému par l'infortune de la jeune femme, lui indique la marche à suivre.
3) Puis elle doit rapporter de l'eau du Styx, puisée à même la source. Cette dernière se situe au sommet d'une haute montagne gardée par des dragons. Cette fois, c'est l'aigle de Zeus (le roi des dieux) qui vient au secours de Psyché tandis qu'elle gravit la montagne. L'aigle va remplir une fiole avec de l'eau du Styx, et la remet à Psyché.
4) Enfin, la jeune femme doit mettre dans une boîte une parcelle de la beauté de Perséphone, la reine des Enfers. Épuisée, Psyché est à nouveau tentée de mettre fin à ses jours. Elle est sur le point de se jeter du haut d'une tour quand, soudain, la tour commence à lui parler, la convainc de rester en vie et lui indique même comment réussir cette épreuve. Ainsi, elle parvient à récupérer une parcelle de la beauté de Perséphone. Mais sa curiosité la perd : pensant que la beauté de la déesse l'aidera à reconquérir Cupidon, Psyché ouvre la boîte et, aussitôt, plonge dans un profond sommeil, pareil à la mort.
Entre-temps, Éros s'est échappé du palais d’Aphrodite, qui l'y avait enfermé. Toujours épris de Psyché, il la ranime doucement avec la pointe d'une de ses flèches. Puis il l'emmène devant Zeus en personne, qui convoque les dieux de l'Olympe (dont Aphrodite, enfin apaisée), et annonce publiquement le mariage d’Éros et Psyché. Celle-ci est invitée à consommer l'ambroisie, ce qui lui confère l'immortalité. Le dieu et la nouvelle déesse sont alors unis en présence de tout le Panthéon, et un merveilleux banquet s'ensuit. Quelque temps plus tard, Psyché donne à Éros une fille, nommée Volupta (Plaisir). L'amour (Éros) et l'âme (Psyché) sont ainsi réunis pour l'éternité.
Thanatos
Thanatos (Mort) est la personnification de la Mort. Ce dieu est le fils de Nyx, qui l’a engendré seule. Thanatos est également le frère jumeau d'Hypnos la personnification du Sommeil, de Moros (fatalité) et des Kères. Ennemi implacable du genre humain, il séjourne dans le Tartare. Thanatos avait un cœur de fer, des entrailles d'airain et une âme de bronze. Les attributs communs à Thanatos et à la Nuit sont les ailes et le flambeau renversé, mais Thanatos est encore distingué par une urne et un papillon. L'urne est censée contenir des cendres, et le papillon prenant son essor est l'emblème de l'espoir d'une autre vie. Thanatos est armé d'une épée et se désaltère du sang répandu sur les tombes. Il apparaît avec un visage défait et amaigri, les yeux fermés, couverte d'un voile, et tenant, comme Chronos, le Dieu du Temps, une faux à la main. Cet attribut semble signifier que la vie est moissonnée comme le blé. Certaines fois il est représenté par un squelette tenant une faux à la main.
Thalassa
Thalassa (mer), fille d'Éther et d'Héméra, est une divinité qui incarne les Mer et plus particulièrement chez les états la mer qui borde cet état (chez les grecs c'est la personnification de la Mer et de la mer Méditerranée. Elle est l'équivalent féminin de Pontos. Elle engendre avec Pontos les Telchines, les poissons et la nymphe Halia. Elle est fécondée par les organes génitaux d'Ouranos tranchés par Cronos et tombés dans la mer, et engendre ainsi Aphrodite.
+ Pontos
Les Telchines
Les Telchines sont des divinités inférieures rattachées à l'île de Rhodes. Doués d'aptitudes créatrices et techniques, ils apparaissent assez semblables aux Dactyles. Ils sont au nombre de 4 et ce sont les 4 premiers fils de Thalassa et de Pontos. Ils sont mentionnés comme « Rhodiens » qu'Athéna récompense pour avoir façonné des statues. Ils sont les premiers habitants de Rhodes, qui élèvent Poséidon que Rhéa leur a confié ; ils se livrent à la métallurgie et à la magie, sculptent des statues des dieux et sont des inventeurs bénéfiques. Ils auraient ainsi forgé le trident de Poséidon et la faux de Cronos. Ces magiciens peuvent en arrosant la terre avec de l'eau du Styx la frapper de stérilité ou provoquaient la peste. Pour cette raison, on peut aussi les nommaient « Destructeurs ». A la fin, Zeus les ensevelit sous les flots et les changea en rochers. Ils n'en étaient pas moins honorés dans l'île de Rhodes où leur culte, d'un caractère mystérieux, devint célèbre. Ils ont le don de métamorphose et peuvent prendre l'apparence d'un oiseau, d'un monstre, d'un homme ou d'un insecte.
Les poissons
Les poissons sont des animaux vertébrés aquatiques à branchies, pourvus de nageoires et dont le corps est le plus souvent couvert d'écailles. On les trouve abondamment aussi bien dans les eaux douces que dans les mers : on trouve des espèces depuis les sources de montagnes (omble de fontaine, goujon) jusqu'au plus profond des océans (grandgousier, poisson-ogre). On en découvre encore aujourd'hui, on ne sait pas combien il y en a en tout dans le monde. Ils sont conçus par Pontos et Thalassa.
Halia
Halia, fille de Thalassa et de Pontos, est une Haliade de l'île de Rhodes. Divinité inférieure qui personnifie la mer salée. Aimée du dieu Poséidon, elle en eut une fille, la nymphe Rhodé et six fils, les Dieux de l'Ouest. Ses fils ayant refusé l'hospitalité sur leur île à Aphrodite quand elle navigue sur les mers juste après sa naissance, elle les rend fous. Ceux-ci violent leur mère et de honte, Halia se jette dans la mer tandis que ses fils sont enterrés par leur père dans des cavernes des fonds marins sous l'île. Elle est liée à Himalia, une nymphe qui est séduite par Zeus.
Rhodé (rose) est une divinité mineure marine associée à l'île de Rhodes, à qui elle donne son nom. Fille de Poséidon et de Halia. Elle est l'épouse d'Hélios, divinité tutélaire de Rhodes, de qui elle a sept fils et une fille, sages législateurs des premiers habitants de cette île. L'un d'eux engendra d'abord Ialysos, ensuite Camiros et Lindos. Les sept fils (Ochimos, Cercaphos (le père d'Ialysos et ses frères), Macarée, Actis, Ténagès, Triopas, Candalos) et sa fille, Électryone. C'est également d'après elle que l'île de Rhodes aurait reçu son nom. Une inscription rhodienne votive, datée de la fin du IIIe siècle av. J.-C., est dédiée à Hélios, à la déesse Rhodé, à tous les êtres divins, dieux, déesses, archégètes, héros, qui protègent la ville et le territoire des Rhodiens.
Rhodé
+ Poséidon
Les dieux de l'Ouest
Les dieux de l'Ouest sont six fils d'Halia et de Poséidon. Ce sont six dieux mineures. Ils ont refusé l'hospitalité sur leur île à Aphrodite quand elle navigue sur les mers, elle les rend fous pour cela. Ceux-ci violent donc leur mère, ce qui provoqua la mort d'Halia qui de honte se jette dans la mer et se laisse mourir. Ces dieux de l'Ouest sont enterrés par leur père, Poseidon, dans des cavernes des fonds marins sous leur île.
Les sept fils de Rhodé
Ochimos, Macarée, Actis, Ténagès, Triopas, Candalos, Cercaphos (le père d'Ialysos et ses frères) sont les sept fils de Rhodé et d'Hélios. Sept fils qui sont des sages législateurs, les premiers habitants de l'île de Rhodes.
Ialysos, Camiros, Lindos et ses frères se sont eux qui créent les premières cités de l'île. Leurs descendants sont les habitants de l'île de Rhodes.
Électryone
Électryone est la fille de Rhodé et d'Hélios habitant de l'île de Rhodes elle met au monde avec ses frères, les Rhodiens d'aujourd'hui, elle reçoit donc des Rhodiens les honneurs héroïques dû aux anciens.
Tartare
Tartare (le gouffre des Enfers) est le nom d’une des divinités grecques primordiales. Il s’agit d’un lieu à la porte de fer et au seuil de bronze, où l’on expie ses fautes, où toutes les formes de torture physique ou psychologique sont représentées. À l’intérieur de lui-même, il renferme les plus grands criminels. Région aride, brumeuse, sans vie et monotone avec parfois des étangs glacés, des lacs de soufre ou de poix bouillante. L’endroit est entouré par des fleuves aux eaux boueuses, des marécages à l’odeur nauséabonde, qui forment un rempart pour que nulle âme n’échappe à sa peine. La distance du Tartare jusqu’à la surface est égale à celle qui sépare les cieux de la surface. Il soutient en outre les fondements des terres et des mers. Dans cette vaste région s'élevait également le palais d’Hadès, pourvu de nombreuses portes et peuplé d’autels innombrables. Le Tartare est l’endroit le plus profond des Enfers, où quelques criminels mythiques célèbres reçoivent leur punition (les Danaïdes, Ixion, Sisyphe, Tantale, etc.) C’est aussi la prison des dieux déchus comme les Titans et des Géants, et tous les anciens dieux qui s’étaient opposés aux Olympiens. À l’issue de la Titanomachie, Zeus emprisonna les Titans au Tartare pour les punir. Le Tartare est une prison située dans les Enfers, protégée par un triple rempart d’airain autour duquel coule le Phlégéthon et bouclée par une porte en fer fabriquée par Poséidon. Ceux qui ont péché durant leur vie sont condamnés à y subir des châtiments éternels. Tantale est dans les Enfers il est sans cesse tourmenté par la peur de mourir une fois de plus, on ne retrouve que des criminels et meurtriers puissants dans le Tartare, mais non de simples mortels, si méprisables soient-ils. Y sont notamment enfermés Tantale, Sisyphe, Ixion, Tityos, les Danaïdes, les Titans, les Hécatonchires (deux fois : une fois par Ouranos puis par son fils Cronos, après la Titanomachie, Zeus les y renvoya mais en tant que gardiens) et les Aloades.
+ Gaia
Gaia
Échidna
Femme et serpent à la fois, Echidna fut engendrée par Tartare et Gaia. Elle vivait dans une caverne en Cilicie au pays des Arimes en compagnie de Typhon. L'aconit, une plante vénéneuse, est issue de la bave d'Échidna. Médée s'en sert lorsqu'elle veut empoisonner Thésée. Dans la région du Pont-Euxin Hérodote raconte qu'Héraclès mit ses chevaux aux pâturages pendant la nuit et qu'au matin il ne les retrouva pas. Il aurait alors découvert Echidna dans sa grotte qui lui aurait promis de lui restituer ses chevaux à condition qu'il lui fasse un enfant. Manifestement Héraclès tenait beaucoup à ses chevaux puisque qu'il s'exécuta et Echidna eut trois fils qui donneront leur nom à trois puissantes nations. Le héros laissa un arc à Echidna et lui recommanda de le transmettre à celui de ses fils qui serait capable de le tendre. Scythès fut le seul à pouvoir le faire: - Agathyrsos,l'aîné, donna son nom aux Agathyrses, peuple des Carpates.
- Gélonos donna son nom à la ville Gélonos et au peuple des Gélons.
- le benjamin, Scythès, donna son nom aux Scythes.
Elle a donné le jour avec Typhon et Orthros aux créatures fabuleuses de la mythologie grecque comme Chimère ou Sphinx sans qu'on ne sache pas très bien qui sont les géniteurs. On est sûre de la filiation de la Sphinx, c’est de Typhon et d’Echidna. Parmi cette dangereuse progéniture on trouve : le chien à plusieurs têtes Orthros, le dragon à cent têtes qui gardait les pommes du jardin des Hespérides, le dragon de Colchide, la Sphinx, Cerbère, Scylla, Gorgone, l'Hydre de Lerne, l'aigle (ou le vautour) du Caucase qui dévorait le foie de Prométhée, et le lion de Némée. Malfaisante à cause de sa progéniture et parfois même dévoreuse d'infortunés voyageurs, elle fut tuée par Argos aux-cent-yeux, qui l'avait surprise dans son sommeil.
Typhon était un être monstrueux, géant de l'orage immortel, fils de Tartare et de Gaia qui naquit dans la grotte corcienne située en Cilicie. A la fois mi homme mi fauve, il était ailé et ses yeux lançaient des flammes. Sa tête touchait aux étoiles, ses bras étendus touchaient l'Orient et l'Occident, et au bout de ces bras il avait cent têtes de dragons. Le bas de son corps était entouré de vipères. Typhon fut élevé à Delphes par le serpent Python. Il attaqua les Olympiens qui s'enfuirent tous sauf Athéna et Zeus. Un combat eut lieu : Typhon réussit à couper les muscles et les tendons de Zeus qu'il enferma dans une peau d'ours et le réduit ainsi à l'impuissance. Hermès et Pan les récupérèrent cependant, et Zeus emprisonna Typhon sous le volcan l'Etna. A chaque fois que le géant bouge l'Etna gronde ou entre en éruption. On attribue à Typhon et à Echidna une descendance de plusieurs monstres comme le chien Orthros, L'Hydre de Lerne et Chimère.
Typhon
+ Hélios
Cerbère
Cerbère, monstre gardien des enfers est le fils de Typhon et d'Échidna. C’est un chien à trois têtes. Ses dents noires et tranchantes, pénétraient jusqu'à la moelle causant une douleur atroce. Il est représenté avec une queue de dragon, et des têtes de serpent sur l'échine. Il était enchaîné à l'entrée des enfers et terrorisait les morts eux-mêmes qui devaient l'apaiser en lui apportant le gâteau de miel qu'on avait placé dans leur tombe en même temps que l'obole pour Charon déposée dans la bouche. Mais Cerbère était encore plus terrible pour ombres qui auraient voulu en sortir et pour les vivants qui essayaient de forcer la porte des enfers comme :
• Pirithoos et Thésée, qui cherchaient à enlever Perséphone.
• Orphée, venu chercher son Eurydice, le calma en lui jouant de la lyre.
• Psyché qui était venue chercher la boite à cosmétique de Perséphone sur l'ordre d'Aphrodite l'endormit avec un gâteau trempé dans du vin drogué.
• Enée fit de même avec un gâteau soporifique à base de miel et de pavot préparé par la Sibylle.
• Lors de son douzième travail, Héraclès réussit à le dompter seul, sans armes ni artifice comme le lui avait demandé Hadès et le ramener à Mycènes pour le montrer à Eurysthée. Comme d'habitude celui-ci ne brilla pas par son courage et exigea qu'Héraclès ramène immédiatement le monstre aux enfers.
A sa demande le monstre fut donc ramené aux enfers mais sa bave répandue sur le sol donna naissance à l'aconit qui est une plante toxique dont le suc servait à empoisonner les pointes des flèches et des lances et à fabriquer les filtres des magiciennes.
Vents malfaisants
Les vents malfaisants sont des fils de Tyhon seul, sortit de sa dépouille après avoir été vaincu par les olympiens mais en particulier par Athéna et Zeus. Ils sont donc sortit de l'Etna pour souffler sur la terre. Et personnifient les vents violents, mal-sain et malfaisants pour les hommes.
Typhon seul
Hybris
Hybris (Démesure) est une divinité allégorique personnifiant l’hybris. Il fait partie des enfants de Nyx et d'Érèbe. Elle fait du commerce amoureux avec Zeus et elle obtient de Zeus un fils nommé Coros, le dieu personnifiant la Satiété.
+ Zeus
Coros
Coros (Satiété) est le dieu personnifiant la Satiété, l'insolence, le mépris et la surabondance, il nait d’Hybris (la Démesure) assez proche en ce sens de deux autres divinités mineures faisant l'une et l'autre partie du cortège de Dionysos, Comos (la bonne Chère) et Silène (l’ivresse).
Dyssebia
Dyssebia (impiété) est la déesse de l'impiété. Elle est une fille d'Hybris et de Zeus. Elle est la sœur de Coros (Satiété).
+ Héraclès
Héraclès voyageant dans le cadre de ses travaux pour se rendre auprès d’Eurysthée après avoir réussi à capturer les juments de Diomède, passe une nuit dans la Scythie alors déserte. À son réveil, son attelage avait disparu. Mais Échidna, un monstre mi femme mi serpent qui vivait dans les parages, lui promet de lui rendre si le héros partageait sa couche. De cette union naissent trois fils : Agathyrsos l’ainé, Gélonos le cadet et Scythès le benjamin. Avant de prendre congé, Héraclès laisse un arc à Échidna, avec comme consigne que ses fils parvenus à l’âge adulte tentent de le bander : seul le plus fort restera sur place, les autres devront s'établir dans d'autres pays. Agathyrsos et Gélonos échouent, mais Scythès réussit l’exploit, donnant ainsi son nom au pays (la Scythie) et au peuple qui l’occupe (les Scythes). Agathyrsos, l'aîné, donna son nom aux Agathyrses, peuple des Carpates.
Agathyrsos
Gélonos est un des trois fils d’Héraclès et d’Échidna, frère d’Agathyrsos et de Scythès, et l’éponyme de la ville de Gélonos et du peuple scythe hellénisé des Gélons. Héraclès voyageant dans le cadre de ses travaux pour se rendre auprès d’Eurysthée après avoir réussi à capturer les juments de Diomède, passe une nuit dans la Scythie alors déserte. À son réveil, son attelage avait disparu. Mais Échidna, un monstre mi femme mi serpent qui vivait dans les parages, lui promet de lui rendre si le héros partageait sa couche. De cette union naissent trois fils : Agathyrsos l’ainé, Gélonos le cadet et Scythès le benjamin. Avant de prendre congé, Héraclès laisse un arc à Échidna, avec comme consigne que ses fils parvenus à l’âge adulte tentent de le bander : seul le plus fort restera sur place, les autres devront s'établir dans d'autres pays. Agathyrsos et Gélonos échouent, mais Scythès réussit l’exploit, donnant ainsi son nom au pays (la Scythie) et au peuple qui l’occupe (les Scythes). Agathyrsos et Gélonos quittent la Scythie selon la volonté d’Héraclès, et donnent leur nom l’un au peuple Sarmate des Agathyrses, l’autre à la ville de Gélonos et au peuple des Gélons.
Gélonos
Scythès
Scythès est le fils cadet d'Héraclès et d'Échidna, un monstre hybride (mi-femme mi-serpent), frère d'Agathyrsos et de Gélonos. Il est le héros éponyme des Scythes (sous ce terme, on désigne tous les peuples vivant à l'est et au nord de l'Europe, Russie comprise). Héraclès voyageant dans le cadre de ses travaux pour se rendre auprès d’Eurysthée après avoir réussi à capturer les juments de Diomède, passe une nuit dans la Scythie alors déserte. À son réveil, son attelage avait disparu. Mais Échidna, un monstre mi femme mi serpent qui vivait dans les parages, lui promet de lui rendre si le héros partageait sa couche. De cette union naissent trois fils : Agathyrsos l’ainé, Gélonos le cadet et Scythès le benjamin. Avant de prendre congé, Héraclès laisse un arc à Échidna, avec comme consigne que ses fils parvenus à l’âge adulte tentent de le bander : seul le plus fort restera sur place, les autres devront s'établir dans d'autres pays. Agathyrsos et Gélonos échouent, mais Scythès réussit l’exploit, donnant ainsi son nom au pays (la Scythie) et au peuple qui l’occupe (les Scythes). Les rois chez les Scythes descendent tous de lui.
Le Sphinx
Le Sphinx est la fille d'Orthos et d'Échidna. Elle est représentée avec un buste de femme, un corps de chat et des ailes d'oiseau. Le Sphinx, envoyée par Héra en Béotie à la suite du meurtre du roi de Thèbes, Laïos, commence à ravager les champs et à terroriser les populations. Ayant appris des Muses une énigme, elle déclare qu'elle ne quittera la province que lorsque quelqu'un l'aura résolue, ajoutant qu'elle tuera quiconque échouera. Le régent, Créon, promet alors la main de la reine veuve Jocaste et la couronne de Thèbes à qui débarrassera la Béotie de ce fléau. De nombreux prétendants s'y essaient, mais tous périssent. Arrive Œdipe, la Sphinx lui demande : « Quel être, pourvu d’une seule voix, a d’abord quatre jambes le matin, puis deux jambes le midi, et trois jambes le soir ? ». « (…) Œdipe trouva la solution : il s’agissait de l’homme. De fait, lorsqu’il est enfant, il a quatre jambes, car il se déplace à quatre pattes ; adulte, il marche sur deux jambes ; quand il est vieux, il a trois jambes, lorsqu’il s’appuie sur son bâton ». Furieuse de se voir percée à jour, la Sphinx se jette du haut de son rocher (ou des remparts de Thèbes selon les auteurs) et meurt. C'est ainsi que, Créon tenant sa promesse, Œdipe devient l'époux de Jocaste, contractant ainsi avec sa mère une union incestueuse.
Tyhon + Échidna
L'Hydre de Lerne
L'Hydre de Lerne est une créature monstrueuse possédant au moins cinq têtes, dont une immortelle. Celles-ci se régénèrent doublement lorsqu'elles sont tranchées, et l'haleine soufflée par les multiples gueules exhale un dangereux poison, même durant le sommeil du monstre. Héraclès doit tuer l'Hydre de Lerne pour le deuxième de ses douze travaux. L'Hydre fut engendrée par Typhon et Échidna, puis élevée par Héra sous un platane à proximité de la source Amymoné et du lac de Lerne, en Argolide (approximativement face à Nauplie). Lors de sa naissance elle ne possédait qu'une tête, l'immortelle, qui se dédoubla ensuite pour former toutes les autres. Le monstre à un corps de dragon et entre cinq et neuf têtes. La tête centrale, « tête intelligente » faite en partie d'or, dirige le corps et est immortelle. Cette redoutable créature habite les royaumes aquatiques et les marais. Héraclès, recouvert de sa peau de lion pour se protéger des morsures, attira la bête hors de son repaire en lui décochant quelques flèches enflammées. L’Hydre de Lerne apparut accompagnée d'un crabe géant envoyé par Héra dans le but de distraire Héraclès lors du combat. Agacé par les pincements du crabe, Héraclès le tua vite fait. Zeus fera du crabe une constellation : celle du Cancer à côté de celle du Lion. Débordé par les multiples régénérations céphaliques, Héraclès appela Iolaos, fils d'Iphiclès, à la rescousse. Sur l'ordre de son oncle, il enflamma quelques arbres et utilisa des brandons afin de cautériser les moignons de cou. Quant à la tête immortelle, elle fut tranchée et enterrée, encore sifflante, sous un rocher. Héraclès trempa ses flèches dans le venin de la bête, de manière à rendre mortel chacun de leurs traits. Et depuis lors, la moindre blessure est mortelle. Eurysthée refusa de considérer cet exploit comme valable, car Héraclès avait bénéficié de l'aide de Iolaos.
La truie ou laie de Crommyon est une créature monstrueuse, fille de Typhon et d’Échidna, et mère du sanglier de Calydon. Sauvage et féroce, elle est décrite comme une tueuse d'hommes, et terrorise les habitants de Crommyon en Corinthie, où elle vit. Elle est cependant terrassée par Thésée lors de sa traversée du golfe Saronique. Sur les céramiques la représentant, la laie de Crommyon est systématiquement opposée à Thésée, et souvent accompagnée d'une vieille femme.
Laie de Crommyon
Sanglier de Calydon
Le sanglier de Calydon est une créature monstueuse, qui ravageait la région de Calydon, en Étolie. Il est enfanté par la laie de Crommyon. Il est envoyé par Artémis pour punir Œnée, roi de Calydon ; celui-ci avait en effet oublié de faire une offrande à la déesse comme il l'avait faite aux autres dieux lors de la fête des Thalysies. C’est un sanglier sauvage, un solitaire aux dents blanches. Il est si énorme que l'Épire herbeuse n'a pas de taureaux plus grands et à des soies aussi raides que des javelines [qui] hérissent son cou ; tandis qu'il pousse de rauques grognements, une écume brûlante coule de ses larges épaules ; ses dents égalent celles d'un éléphant ; la foudre sort de sa gueule ; son souffle embrase le feuillage. Afin de débarrasser la région de ce fléau, Œnée demande l'assistance de nombreux héros provenant de toute la Grèce antique dont Méléagre son fils. Une chasse est alors organisée, qui réunit notamment Atalante, Thésée, Pélée, Télamon, Castor et Pollux, Jason, Amphiaraos, Admète, Ancée fils de Lycurgue, Cénée, Dryas, Échion fils d'Hermès, Énésime, Hippase, Hippothoos, Idas, Iolaos, Lyncée, Phénix fils d'Amyntor, Pirithoos et Toxée. C'est Méléagre lui-même qui porte à la bête le coup fatal.
Seule
Orthos
Orthos (droit) est le chien bicéphale de Géryon, le géant aux trois corps, qui garde son troupeau de bœufs. Il est le fils des monstres Typhon et Échidna. Il a engendré le Sphinx et le lion de Némée avec sa mère Échinda. Il fut tué par Héraclès.
Le lion de Némée est une créature monstrueuse tuée par Héraclès lors du premier de ses douze travaux. Le lion est le fils d'Orthos (le chien de Géryon) et d'Échidna, à l'instar du Sphinx de Thèbes. Élevé par Héra, il fait régner la terreur dans la région de Némée, en Argolide. Il présente la particularité d'avoir une peau impénétrable aux armes. Tuer ce monstre et le ramener à Eurysthée est la mission qu'Héraclès doit accomplir. À son arrivée à Cléones, le héros s'arrête dans la hutte d'un laboureur, nommé Molorchos, qui veut lui offrir un sacrifice, comme à un dieu. Refusant pareil honneur, Héraclès lui demande d'attendre un mois. Ce mois écoulé, ou bien il méritera un sacrifice au titre de héros mort, ou bien il aura tué la bête, auquel cas Molorchos pourra alors offrir le sacrifice à Zeus. Un soir, Héraclès surprend le lion sur le versant d'une colline, après le repas de la bête. Dissimulé, il tire sur elle à coup de flèches. Mais il s'aperçoit rapidement que le monstre est invulnérable. Ses flèches, offertes pourtant par Apollon, rebondissent sur son cuir. Le lion charge, Héraclès évite l'assaut. Il combat armé seulement de sa massue en bois d'olivier. Il en frappe le lion, puis l'étouffe, brisant sa massue dans la mêlée. Il l'écorche en utilisant les propres griffes du monstre pour entamer la peau coriace. Il nettoie la peau (que ni le feu, ni le fer ne peut entamer) et s'en revêt. Zeus met le lion dans le firmament, au nombre des constellations. Molorchos est en train de sacrifier au héros lorsque soudain Héraclès arrive à Cléonae. À son retour à Tirynthe, le héros lance la peau aux pieds d'Eurysthée, qui en est si terrifié qu'il saute dans une jarre pour s'y cacher. Il ordonne à Héraclès de déposer dorénavant ses trophées à l'extérieur de la ville et de ne communiquer avec lui que par l'intermédiaire de son héraut, Coprée.
Lion de Némée
Renard de Teumesse
Le renard de Teumesse est une créature monstrueuse rattachée au cycle thébain. Destiné à ne jamais pouvoir être attrapé, il est envoyé par les dieux principalement Dionysos pour terroriser les Thébains du temps de la première régence de Créon. Son rôle apparaît donc assez semblable à celui du Sphinx. Créon demande à Amphitryon de s'en charger. Celui-ci demande alors à Céphale d'intervenir avec Lélaps, un chien divin destiné à ne jamais manquer sa proie. Lors de la poursuite qui s'ensuit, Zeus change les deux animaux en pierre pour résoudre la contradiction (un chien infaillible contre un renard insaisissable).
Chimère
La chimère est une créature monstrueuse malfaisante. Elle est décrite comme un hybride avec un corps entier de lion sans queue, une autre tête de chèvre sur le dos du lion, une queue de serpent et capable de cracher le feu et dévastait le pays en harcelant le bétail, car elle était un être unique avec la puissance des trois bêtes. C'est la tête de chèvre qui crachait le feu. Fille de Typhon et d'Échidna, ce monstre fut élevé à Patara, en Asie Mineure, par le roi de Carie, Amisodarès. Elle ravageait la région de Lycie (en Asie mineure), quand le héros Bellérophon reçut du roi Iobatès l'ordre de la tuer. Il y parvint en chevauchant le cheval ailé Pégase. En effet, le héros Bellérophon avait reçu du roi Iobatès l'ordre de tuer ce monstre terrible, et ne pouvait pas reparaître avant que ce soit fait, sous peine de mort. Le jeune héros se mit à errer en brûlant du désir de capturer Pégase, le seul animal à être plus rapide que les flammes du monstre. Une nuit, il s'endormit sur un autel consacré à Athéna et fit un rêve où la déesse lui apparut en tenant une bride d'or entre ses mains. Bellérophon se réveilla en sursaut pour voir la déesse apparaître bien réelle à ses yeux et prononcer ces paroles : « Prends cette bride, seule capable de charmer le coursier que tu convoites. Après l'avoir offert à Poséidon, ton père, immole un superbe taureau à ce dieu si habile à dompter les coursiers. » Bellérophon se leva aussitôt et saisit la bride que la déesse lui tendait. Il se rendit chez le fils de Coeramus, devin de la région, pour lui raconter sa vision. Le devin lui ordonna d'obéir et d'élever un autel à Athéna après avoir immolé un taureau à Poséidon. Bellérophon le fit et se rendit à Ephyre où il trouva Pégase, le maîtrisa, puis, s'élançant sur le dos du cheval ailé revêtu de ses armes, le dressa au combat à venir. Pégase devint la monture de Bellérophon et le héros vainquit la Chimère grâce à son aide en la criblant de flèches.
Ladon est un reptile monstrueux, fils d'Échidna et de Typhon. Il est doté de cent têtes, chacune parlant dans une langue différente. Envoyé par Héra pour protéger les pommes d'or du jardin des Hespérides, il est tué par Héraclès lors d'un de ses douze travaux. Pour le remercier de ses loyaux services, Héra place sa dépouille dans le ciel, là où se trouve désormais la Constellation du Serpent.
Ladon
Cet énorme serpent, fils de Typhon et d'Échidna, gardait la toison d’or en Colchide. Il ne dormait jamais et demeurait toujours les yeux ouverts. C’est un dragon toujours éveillé, impressionnant avec sa crête, ses trois langues et ses dents en forme de crocs, gardien redoutable de l'arbre aux reflets d'or. Il fut endormi par la sorcière Médée qui jeta dans ses yeux des drogues magiques, afin de permettre à Jason de s'emparer de la toison.
Le dragon de Colchide
On désigne par le nom d’aigle du Caucase, dit « le chien ailé de Zeus » le rapace qui, sur l'ordre de Zeus, rongeait chaque jour le foie de Prométhée alors que celui-ci était enchaîné. Ce dernier subissait ce calvaire pour avoir donné le feu aux hommes. L'aigle du Caucase est le fils de Typhon et d'Échidna. Il fut tué par Héraclès, qui délivra ensuite Prométhée. Il porte le nom d’Éthon (l'aigle Éthon).
Aigle du Caucase
Chronos
Chronos (Temps) est un dieu primordial personnifiant le Temps et la Destinée. Il est est issu du néant. Chronos est uni à la déesse Ananké, la personnification de la Nécessité. C’est un vieillard possédant une paire d'ailes noires ainsi qu'une faux et un sablier rappelant ainsi sa fonction. Les deux autres principaux concepts du Temps en Grèce ancienne sont Kairos (l'instant opportun) et Aiôn (Éon : ontologie).
Ananké
Ananké (Nécessité) est la personnification de la destinée, la nécessité inaltérable et la fatalité. Nait du Néant, elle s’unit à Chronos après avoir eu deux filles de Mélissé. Elle est la mère d'Adrastée et d’Ida.
+ Mélissé
Adrastée
Adrastée (de qui on ne peut échapper) est une nymphe qui, par Rhéa, a été chargée, avec sa sœur Ida, de la protection de Zeus enfant contre Cronos. C'est la fille d'Ananké et de Mélissé, ainsi que la sœur d'Ida.
Ida est une nymphe, fille de Mélissé (roi de Crète) et d’Ananké, c’est la sœur d'Adrastée. Rhéa, qui avait accouché de Zeus dans une grotte sur le mont Lyctos, confie le nouveau-né au soin des deux sœurs, afin qu'elles l'élèvent en secret de son père Cronos. Sous la garde des Curètes, celles-ci nourrissent le jeune dieu avec le lait de la chèvre Amalthée. Griffée au sein par un framboisier (Rubus Idaeus, ronce du Mont Ida), la nymphe Ida en saignant colora définitivement les framboises, qui étaient auparavant blanches.
Ida
Adicie (l'Injustice) est un esprit, fille d'Éris comme les autres fléaux et la personnification du Tort, de la Faute, de l'Injustice et de l'Iniquité. Elle est généralement accompagnée de Dysnomie (l'Anarchie), d'Até (la Fatalité) et d'Hybris (la Démesure). Elle est représentée par une femme barbare brute et laide, et de la peau sur les épaules. Son opposée est Dicé (la Justice), souvent représentée la frappant avec une massue.
Adicie
Les Arai sont des déesses des malédictions ayant l'aspect de sorcières fripées aux ailes de chauve-souris, aux griffes de cuivre et aux yeux rougeoyant. Elles sont les filles de Nyx, déesse de la nuit.
Arai

Elpis
Elpis est la personnification de l'espoir et de l’attente, fille de Nyx et mère de Pheme (la gloire, la renommée et la rumeur). Cette déesse avec les autres divinités enfants de Nyx et d’Éris ont été piégés dans une jarre par Zeus et confié à la garde de la première femme de l’humanité : Pandore. Quand elle a ouvert la jarre, appelé boite de pandore, tous les divinités emprisonnée dedans se sont échappés sauf Elpis, qui resta seul à l’intérieur. Nyx délivrera ensuite sa fille plus tard. Elpis est dépeint comme une jeune femme portant des fleurs dans ses bras et une corne d'abondance dans ses mains. Son homologue est Moros, esprit du désespoir et du malheur.
Pheme
Pheme (rumeur) était un esprit, elle est la personnification de la gloire, de la renommée et de la rumeur, si elle est en bon terme avec vous, vous aurait ses faveurs qui vous seront bénéfiques. Mais si vous déclenché sa colère vous aurez des rumeurs scandaleuses. C’est une fille d’Elpis et elle est décrite comme ayant plusieurs langues, plusieurs yeux, plusieurs oreilles et des plumes. Elle est représentée avec des ailes et possède deux trompettes : la courte est consacrée aux ragots, la longue à la renommée. Elle vit dans une maison avec 1000 fenêtres afin qu'elle puisse entendre toutes paroles dans le monde. Elle a ses pieds sur le sol et la tête dans les nuages, ce qui rend le petit grand et le grand encore plus. Elle est aussi décrite comme celle qui initie et favorise la communication. Elle peut fabriquer des formidables potins, Pheme fouille dans les affaires des mortels comme dans celles des dieux et répète alors ce qu'elle a appris, en commençant d'abord avec juste un murmure sourd, mais le répète plus fort à chaque fois, jusqu'à ce que tout le monde sache.
+ sang d'Ouranos
Lyssa est la divinité personnifiant la folie furieuse, la frénésie destructrice et la rage chez les animaux. Elle est l’homologue des Maniae, les déesses de la folie. Lyssa est la fille de Nyx, née du sang d'Ouranos provenant de son émasculation par Cronos. Elle est utilisée par Héra pour infliger au héros Héraclès un accès de folie. Elle prend une approche tempérée, mesurée de son rôle, professant ne pas utiliser ses pouvoirs dans la colère contre ses amis, ne pas avoir quelque joie en visitant les maisons d'hommes. Elle conseilla Héra contre le fait de prendre Héraclès comme cible mais, après y avoir échoué, fléchit aux ordres de la déesse et envoya au héros une folie furieuse qui lui fit assassiner sa femme et ses enfants. Lyssa participe dans le mythe d'Actéon, le chasseur mis en pièces par des chiens enragés comme punition pour avoir regardé la déesse Artémis nue. C’est un agent envoyé par Dionysos pour rendre folles les filles impies de Minyas, qui démembrèrent Penthée.
Lyssa
Nyx seule
Épiales
Épiales est l’un des Oneiroi, les fils d'Hypnos et de Nyx. C'est le quatrième plus connus des Oneiroi, après ses frères Morphée, Phobétor et Phantasos. Il personnifie les cauchemars.
Gaia (Terre) est l’une des six divinités primordiales issues de Chaos et donc l’une des plus anciennes divinités, elle personnifie la Terre. Elle engendra d'abord, sans intervention d'élément mâle, Ouranos, le ciel couronné d'étoiles, « qu'elle rendit son égal en grandeur, afin qu'il la couvrît tout entière », les hautes montagnes (Ourea) et Pontos, la mer stérile, aux flots harmonieux. Elle s’unit ensuite avec Ouranos, puisque le ciel recouvre la terre, comme un amant sa bien-aimée, pour engendrer des êtres monstrueux : - les Hécatonchires : Kottos, Briarée (qui interviendra pour libérer Zeus attaché par Héra et quelques révoltés) et Gyès. « Cent bras invincibles s'élançaient de leurs épaules et cinquante têtes attachées à leur dos s'allongeaient au-dessus de leurs membres robustes ». - les Cyclopes : Brontès, Stéropès et Argès. « Qui ressemblaient aux autres dieux, mais n'avaient qu'un œil au milieu du front ». - Et les Titans et les Titanides qui étaient au nombre de douze : 6 Titans et 6 Titanides. Ouranos considérait ses enfants avec horreur, il contraignit Gaia à garder leurs enfants dans son sein ou il les précipita dans le Tartare. Gaia en gémit d'abord, s'irrita ensuite et médita contre son époux une terrible vengeance. Elle tira de son sein un silex tranchant, fabriqua une faucille acérée, ou "harpè", et instruisit ses enfants du projet qu'elle avait formé. Tous hésitaient, frappés d'épouvante ; seul, le courageux Cronos, son dernier-né, osa seconder sa mère. Lorsque le soir fut arrivé, Ouranos, accompagné de Nyx (Nuit), s'abandonna, sans méfiance, au sommeil, Cronos, posté par sa mère, s'arma de la faucille, émascula son père et jeta les sanglants débris dans mer. De l'affreuse blessure dégoutta un sang noir, qui s'infiltra dans la terre et donna naissance aux redoutables Erinyes, aux Géants monstrueux et aux nymphes des arbres, les Méliades. De son accouplement avec un autre de ses fils, Pontos, elle engendre les divinités marines : Nérée, Thaumas, Phorcys, Céto et Eurybie. Avec Tartare, elle donne naissance à Typhon et à Échidna. Plusieurs autres maternités lui sont également attribuées tel le géant Antée, le serpent Python et bien d'autres monstres. Par son ancienneté (elle est l'ancêtre maternel de nombreuses races divines et de monstres) Gaia veille également à l’ordre du monde et à l’équilibre entre les divinités. En effet, en tant que divinité première, Gaïa est, d'une certaine manière, la gardienne du pouvoir divin : c'est elle qui provoque la rébellion de Cronos contre Ouranos et celle de son petit-fils Zeus contre Cronos, en une certaine quête du souverain parfait ; mais elle dresse aussi ses fils monstrueux, les Géants et Typhon, contre les olympiens, mutineries vouées à l'échec. De cette façon, elle représente les deux aspects de la nature : capable de créer la beauté harmonieuse, mais également capable de faire resurgir le chaos originel. Gaia est adoré comme la Terre-Mère (déesse-mère). Gaia "déesse à la large poitrine", est une des déesses suprême, dont la majesté s'imposait non seulement aux hommes, mais aux dieux mêmes. Sortie après Chaos et les autres divinités primordiales (Nyx, Érèbe, Éros, Tartare) mais avant Abysses. Quand la dynastie des Olympiens se fut établie victorieusement le prestige de Gaia fut un peu amoindri. La puissance de Gaia se manifestait encore par le don de divination qui lui était dévolu. En effet, l'oracle de Delphes, avant de passer aux mains d'Apollon après que celui-ci eut percé de ses flèches le dragon Python, gardien du sanctuaire de Gaïa, né de cette dernière et du dieu-fleuve Nil juste après le déluge, avait appartenu d'abord à Gaia. Par la suite, le rôle de cette déesse alla s'amoindrissant, à mesure que d'autres divinités furent plus vénérées par les hommes. Cependant son culte subsista toujours en Grèce. Elle présidait aux mariages et était honorée comme la prophétesse par excellence. On lui offrait des céréales et des fruits ; mais on lui immolait une brebis noire quand on l'invoquait comme gardienne du caractère sacré et inviolable du serment. On la représente sous les traits d'une femme gigantesque. Les humains doivent utiliser le nom et l'image de la déesse mère Gaïa, personnifiant la Terre, comme un être vivant. La Terre est un système intelligent, s'autorégulant, et voulant permettre le développement de la Vie, objectif permis au moyen des lois gaïennes.
Ouréa
Ouréa (Montagnes), second fils de Gaïa qu’elle engendra à partir d’elle-même, est une divinité primitive personnification des Montagnes, gracieuses retraites des nymphes divines qui habitent les monts aux gorges profondes, en particulier des oréades. Chaque montagne a sa propre divinité tutélaire, c’est-à-dire que chaque montagne abrite un dieu mais qui ne la personnifie pas.
Pontos
Pontos (le Flot), troisième fils de Gaïa qu'elle engendra à partir d'elle-même, est une divinité primitive, personnification mâle de la Mer, du flot marin symbolisant l’élément liquide en tant que tel. C’est le mari de Thalassa, la Mer féconde, avec qui il a les Telchines, les diverses espèces de poissons et Halia. Mais s’est aussi uni à sa mère, avec laquelle il engendre plusieurs divinités marines primordiales : Nérée, Thaumas, Phorcys, Céto et Eurybie.
Ouranos
Ouranos (ciel) est une divinité primordiale personnifiant le Ciel, le ciel étoilé, le firmament et l'esprit démiurgique. Sa mère et épouse est Gaïa. Il est le frère aîné d'Ouréa, personnification mâle des Montagnes, et de Pontos, personnification mâle du Flot. Il a le cheval pour animal symbolique. Perpétuellement uni à Gaia, il engendre les Titans et les Titanides, les Cyclopes et les Hécatonchires, géants aux cent bras. Ouranos craint et hait ces enfants : il emprisonne les Hécatonchires dans le Tartare, et les Cyclopes et les Titans emprisonné dans le sein de Gaia. Gaia persuade alors son fils Cronos de renverser son père. Celui-ci émascule Ouranos et, du sang qui jaillit, Gaïa engendre une autre race de monstres, les Géants, les trois déesses vengeresses : les Erinyes, ainsi que les Méliades. Quant aux organes génitaux tranchés, ils tombent dans la mer où ils donnent naissance à la déesse de l'Amour, Aphrodite. De douleur, Ouranos se retire et les êtres vivant peuvent enfin sortir. Certains font également naître de Gaïa fécondée par le sang d'Ouranos mutilé le peuple Phéacien tout entier dû au fait qu’il descende tous de Péribée fille d'Eurymédon (le roi des géants) et mère de Nausithoos. Il n’y a pas eu de culte précis d’Ouranos par les humains au cours des temps.
Les Oréades
Les Oréades sont des nymphes des montagnes, ces nymphes sont particulières. Cortège d'Artémis, elles n'hésitent pas à franchir les cols, gravir les cimes, mais aussi chasser le cerf, le sanglier ou tirer à l'arc sur les oiseaux de proie. Elles se rapprochent des Corycides; Nymphes des grottes, lesquelles vivent plus en bas dans les vallées ou au pied des falaises. Elles jouent avec les Néphélées; Nymphes des nuages, qui les frolent lors de leur passage près des sommets. Ces nymphes sont filles d'Ouréa et de Gaia.
Écho
Écho est une oréade, nymphe des sources et des forêts du mont Hélicon, et la personnification de l'écho acoustique. Elle fut élevée par les nymphes. Elle était très prolixe et inventait de nombreuses histoires : c'est ainsi qu'elle distrayait Héra pour favoriser les amours de Zeus. Elle est associée à Narcisse qu’elle aime. On utilise aussi la figure de la nymphe Écho et le phénomène de l'écho pour désigner la voix et l'activité poétiques.
Gaia seule
Gaia + Ouréa
Gaia + Pontos
Dont
Gaia + Ouranos
Gaia + sang d'Ouranos
Érinyes
Méliades
Les méliades, mélies ou encore nymphes méliennes (frêne) sont les nymphes des frênes. Elles furent engendrées par Gaïa, fécondée par les gouttes de sang des organes génitaux tranchés d’Ouranos et elles engendrèrent une race éhontée d’hommes (la race de bronze). Elles protègent les enfants et les troupeaux qui s’abritent sous leurs arbres. Les Mélies sont aussi des nymphes des prés.
Géants
Les Érinyes, ou déesses infernales, sont des divinités persécutrices. Elles sont transformées en vénérables, après l'acquittement d'Oreste, occasion à laquelle Athéna aurait obtenu d'elles qu'elles devinssent des divinités protectrices d'Athènes sous le rôle de gardiennes de la justice. Elles ont aussi le nom de Euménides (les Bienveillantes). Filles de Gaïa et du sang d'Ouranos mutilé par Cronos, ce sont des divinités chtoniennes. Il en existe trois : Mégère (la Haine), Tisiphone (la Vengeance) et Alecto (l'Implacable). Divinités anciennes, elles ne sont pas soumises à Zeus et habitent dans l'Érèbe et le Tartare, le monde du dessous, se reposant jusqu'à ce qu'elles soient de nouveau appelées sur Terre. Malgré leur ascendance divine, les dieux olympiens éprouvent une profonde répulsion pour ces êtres qu'ils ne font que tolérer. De leur côté, les hommes les craignent et les fuient. C'est cette marginalisation et le besoin de reconnaissance qu'elle entraîne qui amènent les Érinyes à accepter le verdict d'Athéna et ce malgré leur inépuisable soif de vengeance. Déesses des Ouragans, on leur attribue l'enlèvement de ceux qui disparaissent à la guerre ou loin de chez eux, en mer. Elles personnifient la malédiction lancée par quelqu'un et sont chargées de punir les crimes pendant la vie de leur auteur, et non après. Toutefois, leur champ d'action étant illimité, si l'auteur du crime décède, elles le poursuivront jusque dans le monde souterrain. Justes mais sans merci, aucune prière ni sacrifice ne peut les émouvoir, ni les empêcher d'accomplir leur tâche. Elles refusent les circonstances atténuantes et punissent toutes les offenses contre la société et à la nature telles que le parjure, la violation des rites de l'hospitalité et surtout les crimes ou l'homicide contre la famille. À l'origine, les êtres humains ne peuvent ni ne doivent punir les crimes horribles. Il revient aux Érinyes de poursuivre le meurtrier de l'homme assassiné et d'en tirer vengeance. Némésis correspond à une notion semblable, et sa fonction recouvre celle des Érinyes. Ces divinités vengeresses hideuses ont : de grandes ailes, des serpents pour cheveux, du sang qui coule de leurs yeux, des fouets et des torches. Elles tourmentent ceux qui font le mal. Elles les poursuivent inlassablement sur Terre en les rendant fous. Au sens large, les Érinyes sont les protectrices de l'ordre établi. On leur sacrifie des moutons noirs, et des libations d’un mélange fait de miel et d'eau. On peut aussi utiliser le narcisse, le safran, le genièvre, l'aubépine, le chardon, le sureau, l'hièble, les bois de cèdre, d'aulnes et de cyprès pour leur rendre hommage.
Les Géants (nés de la Terre) sont des créatures chthoniennes issues du sang d'Ouranos castré par son fils Cronos et reçu par la Terre Mère Gaïa. Ils naquirent avec les Érinyes et les Méliades. Ils sont caractérisés par une stature et une force exceptionnelles. Ils sont tous de grande taille mais ne sont pas semblables : ils ont soit une apparence humaine, soit une queue de serpent à la place des jambes, soit une tête de lion, soit un serpent à la place de chaque jambe. Ils apparaissent essentiellement dans l'épisode de la Gigantomachie (ou le combat contre les Géants), qui les voit affronter les dieux (voir Gigantomachie).
La race de Bronze
La race de bronze est une race guerrière, « fille des frênes, terrible et puissante » elle est coupable d’hybris, elle finit par s'anéantir elle-même.
Mégère
Mégère (la Haine) fille de Gaïa et du sang d'Ouranos mutilé. Elle est une divinité persécutrice et une divinité chtonienne. Mégère est semblable à une femme avec de grandes ailes, des serpents pour cheveux, du sang qui coule de ses yeux, des fouets et des torches.
Tisiphone (la Vengeance) fille de Gaïa et du sang d'Ouranos mutilé. Elle est une divinité persécutrice et une divinité chtonienne. Mégère est semblable à une femme avec de grandes ailes, des serpents pour cheveux, du sang qui coule de ses yeux, des fouets et des torches.
Tisiphone
Alecto (l'Implacable) fille de Gaïa et du sang d'Ouranos mutilé. Elle est une divinité persécutrice et une divinité chtonienne. Mégère est semblable à une femme avec de grandes ailes, des serpents pour cheveux, du sang qui coule de ses yeux, des fouets et des torches.
Alecto
Agrios et Thoas
Agrios et Thoas ou Thoôn, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, sont des Géants. Lors de la Gigantomachie, ils sont vaincus par les Moires armées de leurs massues de bronze.
Alcyonée est un Géant, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos. Il fut un des meneurs lors de la Gigantomachie et l'opposé d'Hadès : il écrasa en un seul coup vingt compagnons d'Héraclès en lançant un énorme rocher. Comme il était invincible tant qu'il restait sur sa terre natale, le demi-dieu le saisit et le traîna en dehors, puis il lui perça le cœur d'une flèche empoisonnée.
Alcyonée engendra douze filles : les Alcyonides. Lors de la Gigantomachie, les douze filles d'Alcyonée, désespérées de la mort de leur père, se jetèrent dans la mer où elles se métamorphosèrent en alcyon.
Alcyonée
Les Alcyonides
Alpos est un Géant, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos. Lors de la gigantomachie, il fut tué par Dionysos.
Alpos
Aristée, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos est le seul Géant à survivre à la gigantomachie. Pour le sauver, Gaïa le métamorphose en bousier et le cache sur l'île de Sicile.
Aristée
Astréos
Astréos (l'Étoilé) est un Géant, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos. Il est tué lors de la gigantomachie.
Chthonios
Chthonios, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est un géant ayant combattu les dieux de l'olympe lors de la Gigantomachie.
Clytios
Clytios est un Géant, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos est un géant oposé d'Hécate. Lors de la gigantomachie, il fut brûlé vif par les torches d'Hécate
Coéos
Coéos, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est un géant ayant combattu les dieux de l'olympe lors de la Gigantomachie.
Damysos
Damysos, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est réputé comme le plus rapide des Géants. Il est tué lors de la gigantomachie par Héraclès et son corps enseveli à Pallène. Dans un lieu secret, Thétis soumet aux flammes, ses six premiers enfants qu'elle a conçu avec Pélée, pour les rendre invulnérables. Tous périssent mais à la naissance d'Achille, sa mère le place au-dessus d'un brasier mais le père le découvre et le sauve des flammes. Son fils ressort tout de même avec un pied brûlé et Pélée le confie à Chiron qui exhume le corps de Damysos pour extraire de son pied, son astragale, source de sa rapidité, et ainsi le placer dans le talon d'Achille.
Damasène
Damasène est un Géant. Il est le fils de Gaïa et du sang d'Ouranos. Éris fut sa nourrice. Seul géant pacifique, il a été créé pour s'opposer à Arès, le dieu de la guerre. Comme la paix était le contraire de la guerre, symbole d'Arès, Damasène a refusé de combattre le dieu et ses parents l'ont maudit pour ça. Seul géant pacifique et bon, il vivait dans les champs de Méonie (Lydie). Il s’occupait de ses moutons et cueillait ses herbes. C'était une vie agréable, mais malheureusement, la malédiction ne tarda pas à arriver. Un jour, le drakon méonien a tué un berger humain qui était un de ses amis. Alors Damasène a pourchassé le monstre et l'a abattu en lui plantant un arbre à travers la gueule. Il s'est servi de ses pouvoirs de la terre pour faire repousser les racines et clouer solidement le drakon au sol. Il voulait être sûr qu'il ne terroriserait plus les mortels. Un acte que Gaïa ne pouvait lui pardonner, juste parce qu'il avait aidé les humains à ne plus se faire tuer par ce drakon. Gaïa a ouvert la terre et Damasène a été dévoré, exilé ici dans le ventre de Tartare, où finissent les épaves inutiles - toutes les créations dont les dieux enferme les esprits malfaisant – ici c’est Gaia et Tartare lui-même qui l’y ont enfermé. Gaia et Tartare l'ont laissé vivre, élever ses moutons, cueillir ses herbes et vivre dans sa modeste petite cabane, pour qu'il mesure pleinement la vie inutile qu'il a choisie. Tous les jours - du moins ce qui se passe pour des jours dans ce lieu sans lumière - le drakon méonien se reforme et l'attaque. Le tuer est sa tâche sans fin. Même si il essaie de s'enfuir, le marais où il habite réapparaitra dans son champ de vision.
Emphytos
Emphytos, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est un géant ayant combattu les dieux de l'olympe lors de la Gigantomachie.
Encelade
Encelade est un des Géants, fils de Gaïa fertilisée par le sang du castrat Ouranos. Avec les autres Géants, Encelade apparut dans une région très particulière, soit entre Phlégra (en Thrace) et Pallène. Encelade est l’opposé d’Athéna. Lors de la Gigantomachie, Encelade fut mis hors de combat par la lance de la déesse Athéna puis écrasé par l’île de Sicile projetée par celle-ci. Il fut donc enterré par les dieux et spécifiquement par Athéna sur l'île de Sicile, sous le mont Etna. Les éruptions volcaniques de l'Etna passent pour être la respiration du Géant, de même que les secousses telluriques, provoquées par les mouvements du Géant se retournant sous la montagne, en même temps que Typhon après que les dieux de l’olympe l’ait vaincu et mis sous l’Etna à côté d’Encelade. On peut appeler un tremblement de terre une frappe d’Encelade. Il est aussi le Géant tutélaire de la lune Encelade.
Éphialtès (cauchemar) est un Géant, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos. Il est conçu pour combattre Dionysos. Il est tué lors de la Gigantomachie d'une flèche dans chaque œil, l'une décochée par Apollon, l'autre par Héraclès.
Éphialtès
Euboée
Euboée, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est un géant ayant combattu les dieux de l'olympe lors de la Gigantomachie.
Euphorbe, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est un géant ayant combattu les dieux de l'olympe lors de la Gigantomachie.
Euphorbe
Euryale
Euryale, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est un géant ayant combattu les dieux de l'olympe lors de la Gigantomachie.
Eurymédon est un Géant, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos. Il est le père de Péribée. Eurymédon est un des chefs d’une race d'hommes gigantesques et sauvages, les Géants, qui vivent à l'extrême Ouest sur l'île de Thrinacie (actuel Sicile). Il « perd son peuple impie et se perd lui-même », lors de la Gigantomachie. C’est un des Géants qui essaye de violer Héra. Il fut envoyé au Tartare lors de la Gigantomachie.
Eurymédon
Eurytos
Eurytos est un Géant, fils de Gaïa et du sang du castrat d'Ouranos. Lors de la gigantomachie, Dionysos le tua avec son thyrse.
Gration
Gration est un Géant, fils de Gaïa et du sang de castrat d'Ouranos. Lors de la gigantomachie, il est abattu par les flèches d'Artémis.
Hippolyte (le cheval délier) est un Géant, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos. Lors de la gigantomachie, il est tué par Hermès, coiffé de la kunée (casque d'Hadès qui rend invisible).
Hippolyte
Hoplodamos
Hoplodamos est un Géant, fils du sang du castrat d'Ouranos et de Gaïa. Il participe à la gigantomachie pour défendre sa mère Gaïa. Il s'est surtout battu en Arcadie, dans la région de Mégalopolis.
Hyperbios
Hyperbios, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est un géant ayant combattu les dieux de l'olympe lors de la Gigantomachie.
Léon
Léon, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est un géant ayant combattu les dieux de l'olympe lors de la Gigantomachie.
Mimas est un Géant, fils du sang du castrat d'Ouranos et de Gaïa. Lors de la gigantomachie, il est enseveli par Héphaïstos sous une masse de fer en fusion, dont il restera prisonnier (le Vésuve).
Mimas
Mimon
Mimon, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est un géant ayant combattu les dieux de l'olympe lors de la Gigantomachie.
Molios
Molios, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est un géant ayant combattu les dieux de l'olympe lors de la Gigantomachie. Il fut tué par Hélios, et son sang versé sur la terre fit pousser l'herbe magique moly.
Mylinos
Mylinos, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est un géant ayant combattu les dieux de l'olympe lors de la Gigantomachie. Il fut tué par Zeus sur l'île de Crète.
Olympos
Olympos, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est un géant ayant combattu les dieux de l'olympe lors de la Gigantomachie.
Otos
Otos (oiseau de nuit), est un Géant, fils de Gaïa (la Terre) et du sang du castrat d'Ouranos. Il est l'opposé de Dionysos. Il est tué lors de la Gigantomachie.
Ouranion
Ouranion, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est un géant ayant combattu les dieux de l'olympe lors de la Gigantomachie.
Pallas
Pallas est un Géant, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos. Lors de la Gigantomachie, il fut vaincu par Athéna. Pallas est un géant ailé à corps de bouc. Il tente de tuer Athéna lors de la Gigantomachie, mais elle le tue et orne son égide de sa peau et ses épaules de ses ailes. En effet, Athéna l'écrase sous un rocher et Héraclès lui porte le coup final avec son épée. Puis, la déesse l'écorcha entièrement et se servit de sa peau comme d'une armure. Dès lors, elle prit son nom comme épiclèse : « Pallas Athéna ».
Pancratès
Pancratès, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est un géant ayant combattu les dieux de l'olympe lors de la Gigantomachie.
Pélorée (le Prodigieux) est un Géant, fils de Gaïa et du sang d’Ouranos. Pélorée prend part au combat des Géants contre Dionysos et les dieux de l’olympe avec le mont Pélion : « Pélorée, de ses bras démesurés, brandit le Pélion à la haute cime, et dégarnit les antres où Philyre a fixé son séjour. »
Pélorée
Phœtios
Phœtios, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est un géant ayant combattu les dieux de l'olympe lors de la Gigantomachie. Il fut tué par Héra.
Porphyrion
Porphyrion est un Géant, fils du sang d'Ouranos et de Gaïa. Il fut un des meneurs lors de la gigantomachie. Éros, pensant le tuer, lui tira une flèche dans le foie, cela a transformé sa rage en désir : il a voulu violer Héra, et il déchira sa robe mais Zeus le foudroya, mais il fut seulement blessé, et il fut achevé par une des flèches empoisonnées d'Héraclès.
Polybotès
Polybotès, fils de Gaia et du sang d'Ouranos. Il est conçu pour combattre Poséidon. Il est donc le géant qui a lutté contre Poséidon. Puis il s'est sauvé du champ de bataille, Poséidon l'a alors poursuivi jusqu'à l'île de Cos, là, le dieu brisa un morceau de l'île et lui jeta dessus, donnant naissance à l'île nouvelle de Nisyros.
Rhœtos
Rhœtos, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est un géant ayant combattu les dieux de l'olympe lors de la Gigantomachie.
Sycée
Sycée, fils de Gaia et du sang du castrat d'Ouranos. Ce géant poursuivi par Zeus à Kilikia où Gaia le transforma en figuier pour qu'il échappe à son poursuivant.
Théodamas
Théodamas, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est un géant ayant combattu les dieux de l'olympe lors de la Gigantomachie.
Théomisès
Théomisès, fils de Gaïa et du sang d'Ouranos, est un géant ayant combattu les dieux de l'olympe lors de la Gigantomachie.
Himéros
Himéros (Désir) est le fils d’Éros seul et la personnification du désir amoureux. Il demeure près de la plus haute cime de l'Olympe, aux côtés des Charites et des Muses. Avec Éros, il accompagne Aphrodite après sa naissance à Chypre et devient l’un des membres du cortège d’Aphrodite. Scopas le représente avec Éros et Pothos dans un groupe sculpté au temple d'Aphrodite à Mégare. Il est parfois nommé sur les vases grecs parmi les Amours accompagnant Éros, dont il partage l'iconographie. Ainsi, une tablette votive à figures noires représente Aphrodite portant deux enfants dont l'un est clairement nommé Himéros, l'autre inscription pouvant être reconstituée comme « Éros ». Un cratère à volutes apulien de 350 av. J.-C. environ le montre encore enfant, équipé d'une paire d'ailes et les cheveux retenus en chignon, debout sur le giron d'Aphrodite.
Éros seul
Moires
Les Moires sont des divinités du Destin. Elles sont les trois filles d'Ananké et de Chronos. Elles peuvent être désignées sous le nom d’aîsa mais le plus souvent on les désigne sous le nom de Moires (Moîrai). Le terme Moîra est employé au singulier pour désigner une des trois déesses seule. Il existe trois Moires « qui dispensent aux hommes les biens et les maux » : Clotho (la Fileuse) tisse le fil de la vie ; Lachésis (la Répartitrice) le déroule ; Atropos (l'Implacable) le coupe. Leur rôle est en outre de « poursuivre les crimes des hommes et des dieux et de ne déposer leur terrible colère qu'après avoir exercé sur le coupable une cruelle vengeance ». On peut se représenter leur travail de filage comme débuté à la naissance, se poursuivant pendant toute la vie jusqu'au moment où tout le fil a été entièrement déroulé du rouet et achevé au moment de la mort. Zeus et les autres dieux sont soumis au Destin filé par les Moires et doivent tout faire pour que tous se passent bien. Les Moires sont présentes lors de plusieurs grands événements : lors de la gigantomachie, où elles tuent Agrios et Thoas ; lors du mariage de Pélée et de Thétis au cours duquel elles chantent ; pour ramener la paix dans l'Olympe, lorsque les dieux à l'unisson réclament à Zeus l'immortalité pour leurs conjoints ou leurs enfants mortels. Lachésis possède en outre une fonction spécifique qui lui attribue le rôle d'avoir sur ses « genoux des sorts et des modèles de vie » qui sont distribués lors d'une cérémonie à l'issue de laquelle les âmes des défunts sur le point de revenir sur terre se voient présenter les « sorts » correspondant à leur réincarnation future en Hommes ou en animaux. Les Moires pouvaient être honorées comme déesses de la naissance ; les jeunes mariées athéniennes leur offraient des boucles de cheveux, et les femmes les invoquaient en prêtant serment.
Janus
Janus est le dieu des commencements et des fins, des choix, du passage et des portes. Il est bifrons (à deux têtes) et représenté avec une face tournée vers le passé, l'autre sur l'avenir. Il est fêté le 1er janvier. Son mois, Januarius (janvier), marque le commencement de l'année dans le calendrier romain. Il est le fils de Chronos et d’Ananké. Son temple est situé sur le forum de Rome. Il est rituellement ouvert en temps de guerre et fermé en temps de paix. L'une des collines de Rome, le Janicule, lui est consacrée. C'est un dieu de premier rang dans la hiérarchie religieuse romaine, le seul avec Zeus et Arès à être qualifié de « Dieu le père », Januspater. Trois étymologies ont été proposées par les anciens érudits pour expliquer le nom du dieu et sa nature. Il est écrit Ianus, en latin classique, Ian, en latin archaïque, dans le Chant des Saliens. La première étymologie possible est le lien avec eo (aller), iens (allant). Janus répond au concept de « passage » et il est généralement honoré comme un dieu introducteur, lié au passage du temps. Elle est celle soutenue par Ovide et Cicéron : « Je veille aux portes du ciel avec l'aimable cortège des Heures ; Zeus ne peut entrer ni sortir sans moi : c'est pour cela qu'on m'appelle Janus. » « (lt) quod ab eundo nomen est ductum : dont le nom dérive de allant. » Julius Pokorny fait de même et souligne la probable assimilation du prénom slave Jan, Jana avec le judéo-chrétien Iohannes (Jean). Il y a peut-être un ancien syncrétisme, la fête de la Saint-Jean d'hiver et d'été correspondant mutatis mutandis à celle de Janus en hiver et de sa parèdre Carna en juin. Pokorny rattache, avec un autre suffixe, ce Ianus latin à l’allemand Jahr, l’anglais year (année) et au grec hôra (heure), Janus serait à ce titre, un dieu abstrait du temps, fils du temps personnifié. La seconde étymologie, proposée par Paul Diacre au VIIIe siècle, est motivée par le sens d'ouverture et propose, pour radical, hio, hiare, hians (ouvrir, béer), dont Ianus, Janus dériverait par la perte de l'aspiration initiale. Ovide, sans établir un lien étymologique, rapprochait déjà Chaos de Janus : « autrefois on m'appelait Chaos. » G. Capdeville considère forcé et inutile ce rapprochement avec le Chaos grec, la fonction d’« ouvreur » du dieu Janus étant suffisante pour expliquer sa place au début des temps.
Épithètes :
Il est Pater (père) dans Januspater. Cette épithète cultuelle, réservée comme il est dit plus haut aux seuls Jupiter et Mars, marque son rôle primordial dans le panthéon romain. Il est célébré dans les très anciens chants des Saliens, comme le deus deorum (dieu des dieux). Deux épithètes cultuelles du dieu sont Patulcius (celui qui ouvre) et Clusius (celui qui clot) « parce que les portes de son temple sont ouvertes pendant la guerre et fermées pendant la paix. » Il est Bifrons (à deux fronts, à deux faces) chez Ovide et Geminus (double, jumeau) chez Macrobe qui le qualifie aussi de Quirinus (romain). Il est Consivius (semeur), ce qui marque le lien avec son rôle de commenceur, de créateur. Ce très ancien dieu est le seul mentionné, avec Déméter, déesse de la croissance, dans le Chant des Saliens. Il est encore Junonius (junonien). Macrobe nous explique : « De même que les ides étaient consacrées à Jupiter, ainsi nous savons, par les témoignages de Varron et du Livre pontifical, que les calendes étaient dédiées à Junon. C'est pourquoi les Laurentins, fidèles aux pratiques religieuses de leurs pères, conservent à Junon le nom de Kalendaris, que ceux-ci lui donnèrent dans son culte. De plus, ils invoquent cette déesse le jour des calendes de chaque mois, depuis mars jusqu'à décembre. Les Romains font de même : outre le sacrifice offert à Junon dans la Curie Calabra par le pontife mineur, la reine des sacrifices lui offre dans sa demeure royale une truie ou une brebis. C'est de cette déesse que Janus, comme nous l'avons dit, tire son nom de Junonius; parce que, tandis que toutes les entrées sont consacrées à ce dieu, les jours des calendes de chaque mois paraissent devoir être attribués à Junon. En effet, puisque les anciens observaient de commencer leurs mois avec la nouvelle lune, et qu'ils croyaient que la lune était la même que Junon, c'est à juste titre qu'ils auraient consacré les calendes à cette déesse. » Junon, qui préside à l'enfantement et aux cycles menstruels a un rôle apparenté à celui de Janus qui en retour, lui est aussi apparenté. Ils sont particulièrement associés lors du Tigillum Sororium, le 1er octobre. Il est représenté avec deux visages opposés, l'un tourné vers le passé et l'autre tourné vers le futur. Une statue de Janus marque de ses mains le nombre de trois-cent-soixante-cinq, pour exprimer la mesure de l'année. C'est peut-être, étant donné que le calendrier romain comporte 355 ou 377 jours, la statue de Janus « consacrée dans le temple de ce dieu par Auguste et apportée d'Égypte, » pays où le calendrier compte 365 jours et que Pline hésite à attribuer à Scopas ou à Praxitèle.
Culte :
Janus est associé au commencement de l'année, au début du mois, les calendes et à l'aube, le lever du jour. La prière rituelle au dieu, le jour du Nouvel An est : « Dieu à double visage, / c'est de toi que part l'année pour s'écouler sans bruit ; / toi qui, sans tourner la tête, vois ce que nul autre dieu ne peut voir, / montre-toi propice aux chefs dont l'active sollicitude donne le repos à l'Océan et la sécurité à la terre, qui nous prodigue ses trésors ; / montre-toi propice à tes sénateurs, au peuple romain, / et, d'un signe, serre les portes de ton candide sanctuaire. » Cette dernière phrase étant à comprendre comme une métaphore poétique : « …et apporte nous la paix. » Ce jour-là, un prêtre dépose sur son autel un gâteau de froment mêlé de sel. Le 1er janvier est le jour des étrennes sous forme de dattes et de figues sèches, de miel que les Romains s'offrent alors, accompagnés des vœux de bonne année entre les hommes et de prières adressées aux dieux, plus « efficaces » en ce jour qu'en tout autre : « Un présage, dit-il, est attaché au commencement de toute chose ; toute première parole est écoutée avec une attention craintive ; c'est l'oiseau aperçu le premier qui fait loi pour l'augure. Les temples viennent de s'ouvrir ; les dieux prêtent l'oreille ; aucune des prières que prononce la bouche des mortels n'est perdue, chaque syllabe en retentit aux cieux. » Janus est invoqué « non seulement au commencement de janvier, mais encore au premier jour de tous les mois, les calendes, dédiées à Junon. Varron, dans le cinquième livre Des choses divines, dit qu'il y a douze autels dediés à Janus, pour chacun des douze mois. » On le prie aussi en tant que pendant masculin d’Éos : « Ô père du matin, Janus (peut-être ce nom-là te plaît davantage), toi que chaque homme, à son réveil, invoque, avant la tâche quotidienne. » Il est donc l’une des divinités solaire. « En se levant, il ouvre le jour, en se couchant, il le clôt. » Le 9 janvier, lors des Agonalia, le rex sacrorum sacrifie un bêlier sur l'autel du dieu. Le 30 mars, c'est-à-dire à la fin du mois dédié au dieu de la guerre, « il faudra rendre hommage à Janus, et en même temps à la douce Concorde, au salut de l'empire, au génie de la paix. » Janus est invoqué lors de la déclaration de guerre à un peuple ennemi selon une vieille formule rapportée par Tite-Live, établie du temps de Numa Pompilius où le fétial déclare : « Écoute, Zeus, et toi, Janus Romulus, et vous tous, dieux du ciel, de la terre et de l’enfer, écoutez : je vous prends à témoin de l’injustice de ce peuple (et il le nomme) et de son refus de restituer ce qui n’est point à lui. Au reste, les vieillards de ma patrie délibéreront sur les moyens de reconquérir nos droits. » Cette formule consacrée nous renseigne indirectement sur le fait qu’Arès, n'est pas encore, à l'époque de la fondation de Rome, un dieu guerrier, sinon il aurait été invoqué lors de toute déclaration solennelle des hostilités.
Temples :
Le plus ancien temple consacré au dieu Janus, à Rome, se trouve près du Forum romain : « Il (Numa Pompilius) éleva le temple de Janus. Ce temple, construit au bas de l'Argilète, devint le symbole de la paix et de la guerre. Ouvert, il était le signal qui appelait les citoyens aux armes ; fermé, il annonçait que la paix régnait entre toutes les nations voisines. Deux fois il a été fermé depuis le règne de Numa, la première, sous le consulat de Titus Manlius, à la fin de la Première guerre punique, la seconde, sous César Auguste, lorsque, par un effet de la bonté des dieux, nous vîmes, après la bataille d'Actium, la paix acquise au monde, et sur terre et sur mer. » Au cours des guerres, les portes du temple de Janus sont ouvertes, des sacrifices et des oracles ont lieu à l'intérieur pour prévoir l'issue des combats. Les portes restent fermées en temps de paix, un événement extrêmement rare dans la société romaine essentiellement guerrière. Macrobe relate un fait légendaire -et inexact : le Viminal et le Janicule sont éloignés l'un de l'autre et éloignés du Forum où se trouve le temple de Numa- pour expliquer cette coutume : « Pendant la guerre contre les Sabins, à l'occasion de l'enlèvement de leurs filles, les Romains s'étaient hâtés de fermer la porte qui était au pied de la colline Viminale (à laquelle l'événement qui suivit fit donner le nom de Janicule), parce que les ennemis s'y précipitaient. Mais à peine fut-elle fermée, qu'elle s'ouvrit bientôt d'elle-même ; ce qui survint une seconde et une troisième fois. Les Romains, voyant qu'ils ne pouvaient la fermer, restèrent en armes et en grand nombre sur le seuil de la porte pour la garder, tandis qu'un combat très vif avait lieu d'un autre côté. Tout à coup, le bruit se répand que Tatius a mis nos armées en fuite. Les Romains qui gardaient la porte s'enfuient épouvantés; mais lorsque les Sabins étaient prêts à faire irruption par la porte ouverte, on raconte que, par cette porte, il sortit du temple de Janus des torrents d'eau jaillissant avec une grande force, et que plusieurs groupes ennemis périrent ou brûlés par l'eau, qui était bouillante, ou engloutis par son impétuosité. En raison de cet événement, il fut établi qu'en temps de guerre les portes du temple de Janus seraient ouvertes, comme pour attendre ce dieu secourable à Rome. » Au moment de la guerre avec les Sabins, la première guerre menée par la jeune nation romaine, Rome est une ville ouverte. Rome ne ferme ses portes qu'une fois la paix établie. « La paix conclue, » dit Tite-Live, « Tarquin fit en effet continuer le mur de pierres de taille dont la guerre des Sabins avait interrompu la construction, et fortifia la ville dans toute la partie encore ouverte. » Ovide propose une autre explication, plus abstraite : « [les portes du temple sont ouvertes] pour que le peuple, parti pour la guerre, ne rencontre aucun obstacle à son retour, […] la guerre terminée, [le temple de Janus est fermé], pour que la paix ne trouve aucune issue. » Tacite nous renseigne sur l'existence d'un temple à Janus, édifié sur le Forum Holitorium par Caius Duilius et restauré par Tibère. Au-delà de la porte du Janicule, en dehors des murs de Rome, on avait élevé douze autels à Janus, un pour chaque mois de l'année. L’Arc de Janus est le temple de Janus Quadrifrons, « à quatre frontons », ainsi nommé en raison de son architecture carrée. En France, le temple de Janus d'Autun est un temple datant de l'époque gallo-romaine mais il est incertain qu'il soit dédié à ce dieu.
Histoire :
Janus et Cronos sont deux dieux du temps qui passe. Les Saturnales fêtées lors du solstice d'hiver dédiées à Saturne, précèdent de peu le premier janvier, fête du dieu Janus. Qu'en est-il de la surprenante association entre le temps et la nef ? L'as d'airain, l'unité monétaire de Rome, est orné du Janus bifrons et d'une proue de navire. Jouer à pile ou face se dit capita aut navia? (« têtes ou nef ? »). Le navire n'est pas le seul revers de la pièce ; et les autres monnaies romaines portent aussi une nef au revers. L'association iconologique entre le dieu et le navire est motivée par le concept de « passage » et de traversée du Tibre et intimement liée à Mélicerte, le dieu des ports, alors que Janus est celui des portes. Le Janiculum se trouve « au-delà du Tibre » par rapport au Capitole. Le Tibre constituait une frontière naturelle de Rome avec l'Étrurie. Cette association entre Janus et le passage du Tibre, explique l'érection, par Caius Duilius, d'un temple dédié à Janus, après sa victoire navale, la première que remportent les Romains, à la bataille de Mylae. Ce temple a été inauguré le 17 août, le jour des Portunalia, fête de Mélicerte. Pline note sèchement : « le poids réel de la livre de cuivre fut diminué durant la Première guerre punique, la République ne pouvant faire face à ses dépenses ; et il fut décrété qu'on frapperait des as de deux onces. On gagna de la sorte cinq sixièmes, et on liquida les dettes. La marque de ces nouveaux as fut sur une face un Janus à deux faces, sur l'autre un éperon de navire. » Janus et le « torrent de feu » : Ce qu'Ovide relate ci-après semble mêler deux mythes fondateurs de Rome lors de la guerre avec les Sabins, « historicisés » différemment par Tite-Live où : d'une part, Tarpeia ouvre les portes du Capitole aux Sabins. Romulus, acculé avec ses hommes à la porte du Palatin, invoque Jupiter et repousse Mettius Curtius. Les Sabines, épouses des Romains, interviennent pour assurer une trêve et l'issue pacifique du conflit ; d'autre part, Tarquin enflamme du bois amassé sur les bords de l’Anio, épouvante les Sabins, leur coupe toute retraite et les met en déroute. « Un grand nombre, échappé au fer des Romains, périt dans le fleuve ; et leurs armes, emportées par le Tibre jusqu’à Rome, y annoncent l’éclatante victoire de Tarquin. » Chez Ovide, cela donne : « [Janus] me raconta aussitôt la guerre de Tatius, descendant d'Oebalus ; comment une gardienne perfide, séduite par des bracelets d'or, avait montré le chemin de la citadelle au chef des Sabins. Alors, comme aujourd'hui, existait cette pente rapide par laquelle vous descendez du Capitole, dans la vallée et du côté des places publiques. Déjà ils étaient arrivés à la porte dont Junon, pour vous perdre, avait enlevé les serrures ; n'osant engager une lutte contre cette auguste déesse, je tirai parti de mes attributions pour déjouer ses projets à mon tour. C'est à moi qu'il appartient d'ouvrir un passage aux fontaines, je l'ouvris ; je fis jaillir les eaux en nappes soudaines, après avoir eu soin d'embraser du soufre sous la source glacée, afin que ce torrent bouillonnant fermât le chemin à Tatius. La ruse réussit, les Sabins furent repoussés. Le danger une fois passé, le lieu reprit sa forme première; ce fut là qu'on m'éleva un temple. » Cette source volcanique providentielle est appelée Lautolae par Varron. Gagé opère un rapprochement entre Janus et la barque primitive (un tronc évidé), le Tigillum Sororium (un tronc servant de linteau). Le bois flottant en feu qui donne la victoire définitive -et la paix- est devenu un torrent bouillonnant chez Ovide. Lors des Portunalia, les Romains brulent des clavis (« clés », à l'époque romaine, de simples barres de bois servant à clore la porte).
Janus et Carna :
Carna est la parèdre de Janus. Célébré le premier janvier, il ouvre l'année et les jours qui s'allongent, célébrée le premier juin, elle ouvre la seconde partie de l'année et les jours qui raccourcissent - de là son association avec Phébus et la lumière d'une part - le jours sont longs en juin - mais avec une grotte et une certaine dissimulation : elle se cache de la lumière ou « cache la lumière » en quelque sorte. « Le premier jour [du mois de juin] t'est consacré, Carna, déesse des gonds. Elle ouvre ce qui est fermé, elle ferme ce qui est ouvert; tels sont les attributs de sa divinité. […] Non loin des bords du Tibre s'élève l'antique bois d'Helernus, où les pontifes vont encore aujourd'hui offrir des sacrifices. […] On la prenait pour la sœur de Phébus, et ce n'était pas te faire injure, ô Phébé. Si quelque jeune amant lui adressait des paroles passionnées, elle répondait aussitôt : "Il y a trop de jour ici, et le jour est pour beaucoup dans la pudeur; conduisez-mo
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