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VICTOR HUGO

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by

Gabriele Bastrentaz

on 21 May 2015

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Transcript of VICTOR HUGO

VICTOR HUGO
HUGO ET LA POLITIQUE
HUGO ET LA POLITIQUE
À partir de 1849, Victor Hugo consacre un tiers de son oeuvre à la politique, un tiers à la religion et le dernier à la philosophie humaine et sociale. La pensée de Victor Hugo est complexe et parfois déroutante. Il refuse toute condamnation des personnes et tout manichéisme, mais n'en est pas moins sévère pour la société de son temps. Au fur et à mesure, sa pensée politique va évoluer, quitter le conservatisme et se rapprocher du réformisme.
LA formation (1802-1885)
LA LUTTE CONTRE LA MISèRE
«Je suis de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère.» Victor Hugo, Discours à l’Assemblée Législative
POUR LES ENFANTS
«L’enfant doit être notre souci. Et savez-vous pourquoi ? Savez-vous son vrai nom ? L’Enfant s’appelle Avenir.» Victor Hugo, Actes et Paroles, pendant l’exil, 1869


CONTRE L'ESCLAVAGE
La mêlée romantique
1827 Cromwell. Il contient une Préface qui définit le Romantisme

1829 Les "Orientales" et "Le dernier jour d'un condamné"

1830 Hernani

Il est le chef de file incontesté du Romantisme et l'idole de la jeune génération
Au début, Victor Hugo prend la défense de la Monarchie mais ses pensées politiques évoluent peu à peu pour aller du Conservatisme au Réformisme. Ainsi Victor Hugo est devenu un républicain convaincu. Ses idéaux sont révolutionnaires pour la société de son époque. En effet, il voudrait supprimer la peine de mort. Il veut aussi lutter contre la pauvreté du peuple et il souhaite aussi que l'école soit obligatoire pour tous, en effet il disait que "la connaissance éclaire l’esprit comme la lumière éclaire le jour". Ses combats ont ainsi abouti longtemps après ses discours politiques car c'est en 1881 que l'école est devenue laïque, obligatoire et gratuite et c'est le 9 octobre 1981 que la peine de mort a été abolie.
Il nait à Besançon en 1802.
Son père était commandant et ensuite il deviendra général et compte d'Empire.
Il suit les cours du lycée Louis-le-Grand où il compose ses premiers poèmes.
En 1819 il fonde avec ses frères le "Conservateur littéraire", une revue littéraire qui traitait différents sujets.
En 1822 il épouse Adèle Foucher avec laquelle il aura quatres enfants.
Il publie les "Odes" précédées d'une importante Préface, il commence une carrière de romancier et il s'engage prudemment sur la voie du romantisme.
La gloire littéraire
1831 Notre-Dame de Paris

Quatre recueils lyriques entre 1830 et 1840

Composition d'importants drames(Ruy Blas 1838)

1853 Les Châtiments

1856 Les Contemplations

1862 Les Misérables
«Une moitié de l’espèce humaine est hors de l’égalité, il faut l’y faire rentrer : donner pour contrepoids au droit de l’homme le droit de la femme.» Victor Hugo, Actes et paroles
la lutte en faveur des femmes
Écartée de la vie politique, considérée par la loi comme mineure, exploitée dans la vie et dans le travail, la femme se heurte au XIXe siècle à une difficile reconnaissance sociale. La question de l’émancipation est abordée par Hugo de façon explicite dans la lettre adressée au journal L’Avenir des femmes en 1872 «Dans notre législation telle qu’elle est, la femme ne possède pas, elle n’est pas en justice, elle ne vote pas, elle ne compte pas, elle n’est pas. Il y a des citoyens, il n’y a pas de citoyennes. C’est là un état violent : il faut qu’il cesse.»
Hugo compose plusieurs portraits de femmes souffrantes: des femmes condamnées à la prostitution, submises par les maris ou victimes du mépris de la société. Étant donné qu’on reconnaît aux femmes la responsabilité commerciale et l’égalité devant la prison, Hugo espère qu’avant la fin du siècle la République proclamera le droit de la femme à l’égalité politique en lui octroyant le droit de vote. «Nous proclamons la femme notre égale avec le respect en plus. Ô femme, mère, compagne, sœur, éternelle mineure, éternelle esclave, éternelle sacrifiée, éternelle martyre, nous vous relèverons». En fait, le combat reprend après l’établissement de la République. Hugo soutient le Congrès ouvrier de Marseille qui est la première organisation masculine à créer une commission féminine. Il exalte aussi le courage des femmes qui se battent pour améliorer la place de la femme dans la société.

«Un seul esclave sur la Terre suffit pour déshonorer la liberté de tous les hommes.»
Victor Hugo, journal La Gironde, 17 janvier 1862

Au début du XIXe siècle l’esclavage est pratiqué dans la plupart des colonies françaises. Victor Hugo s’est très tôt intéressé à ce problème.
Pour Hugo le rapport maître-esclave est insupportable car la liberté est entière, indivisible et universelle. «Aucun compromis. Aucune concession. Aucune diminution. Avoir des esclaves, c’est mériter d’être esclave».
Lorsque Hugo se rend compte que la «civilisation» impliquée par la colonisation n’est qu’un leurre et que la colonisation dérive en exploitation et cupidité, il la condamne fermement.
«Avant la fin du siècle, l’esclavage aura disparu de la terre. La liberté est la loi humaine… La barbarie recule. La civilisation avance.»
CONTRE LA PeiNE DE MORT
«La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie.»
Victor Hugo, Discours à l’Assemblée constituante, 15 septembre 1848
Le plus grand et le plus constant de tous les combats que Victor Hugo a menés depuis sa jeunesse est celui contre la peine de mort. Le souvenir de condamnés conduits à l’échafaud a marqué l’écrivain. Hanté par ces exécutions, il ne cessera de dénoncer ce «meurtre légal» qui, pour lui, est un acte de barbarie.
La critique est présente surtout dans "Le dernier jour d'un condamné", un vrai plaidoyer contre la peine de mort.
Nombreuses seront aussi ses interventions auprès des gouvernements pour obtenir la grâce des condamnés à mort. Cette lutte s’explique surtout par le respect de la vie humaine mais aussi par le refus de la loi du talion selon laquelle la société agit par vengeance et non par justice. Tuer celui qui tue crée, pour Hugo, un cercle vicieux qui met en cause toute idée de civilisation et de progrès et qu’il faut éviter à tout prix. Car la société «ne doit pas punir pour se venger ; elle doit corriger pour améliorer» et instaurer entre les hommes des rapports de fraternité et non pas de rapports de force.
Au cours de la première moitié du XIXe siècle, la France connaît une révolution industrielle sans précédent qui engendre des transformations économiques et contribue à l’exode rural donnant naissance à la nouvelle classe des ouvriers.
Soumis à d’interminables journées de travail, sans sécurité, les travailleurs des ateliers et des manufactures ne gagnent pas de quoi vivre décemment et sont condamnés à vivre dans des conditions de misère absolue. Sensible à la souffrance et à la pauvreté du peuple, Hugo prononce devant l’Assemblée Législative, le 9 juillet 1849, un Discours dans lequel il affirme que la misère n’est pas une fatalité mais est un fléau social qui peut et doit disparaître :
« Il y a dans Paris… des rues, des maisons, des cloaques, où des familles, des familles entières vivent pêle-mêle, hommes, femmes, jeunes filles, enfants, n’ayant pour lits, n’ayant pour couvertures, j’ai presque dit pour vêtement, que des monceaux infects de chiffons en fermentation… Eh bien, messieurs, je dis que ce sont là des choses qui ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa force, toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que de telles choses ne soient pas ! Je dis que de tels faits, dans un pays civilisé, engagent la conscience de la société tout entière»
.
L'oeuvre qui souligne le plus cette critique est "Les Misérables".
«L’enfant doit être notre souci. Et savez-vous pourquoi ? Savez-vous son vrai nom ? L’Enfant s’appelle Avenir.» Victor Hugo, Actes et Paroles, pendant l’exil, 1869
A cette époque-là, la plupart des enfants des milieux modestes travaillent dès leur plus jeune âge à la campagne ou sont employés dans des usines. Le poème Mélancholia est le témoignage de cette réalité sinistre
Dans "Les Misérables" il expose l'exploitation, l'esclavage des enfants et il parle aussi de la condition des orphelins.
Hugo est le premier à formuler la notion de «droit de l’enfant» dans son discours devant l’Assemblée Législative en janvier 1850. A l’idée selon laquelle l’enfant est considéré comme un objet possédé par la famille et réduit à n’être qu’un instrument de travail, il oppose la conviction que l’enfant est un être à part entière qui a le droit de devenir ce qu’il peut être. Pour lui, l’avenir passe par des enfants en bonne santé et éduqués : «En élevant l’enfant, nous élevons l’avenir. Élever, mot profond ! En améliorant cette petite âme, nous faisons l’éducation de l’inconnu. Si l’enfant a la santé, l’avenir se portera bien ; si l’enfant est honnête, l’avenir sera bon. Éclairons et enseignons cette enfance». En tant que député, il lutte contre la loi Falloux qui met en place le monopole de l’instruction en faveur du clergé car il est convaincu que c’est l’État qui doit se charger d’un enseignement gratuit, obligatoire et laïque ce qui fait de lui un pionnier de la laïcité et de la démocratisation scolaire.
Liberté, egalité, fraternité
“Au point de vue politique, il n’y a qu’un seul principe : la souveraineté de l’homme sur lui-même. Cette souveraineté de moi sur moi s’appelle Liberté. Là ou deux ou plusieurs de ces souverainetés s’associent commence l’État. Mais dans cette association il n’y a nulle abdication. Chaque souveraineté concède une certaine quantité d’elle-même pour former le droit commun. Cette quantité est la même pour tous. Cette identité de concession que chacun fait à tous s’appelle Égalité. Le droit commun n’est pas autre chose que la protection de tous rayonnant sur le droit de chacun. Cette protection de tous sur chacun s’appelle Fraternité. Le point d’intersection de toutes ces souverainetés qui s’agrègent s’appelle Société. Cette intersection étant une jonction, ce point est un nœud. De là ce qu’on appelle le lien social. Quelques-uns disent contrat social, ce qui est la même chose, le mot contrat étant étymologiquement formé avec l’idée de lien. Entendons-nous sur l’égalité; car si la liberté est le sommet, l’égalité est la base. L’égalité, citoyens, ce n’est pas toute la végétation à niveau, une société de grands brins d’herbe et de petits chênes; un voisinage de jalousies s’entre-châtrant; c’est, civilement, toutes les aptitudes ayant la même ouverture; politiquement, tous les votes ayant le même poids; religieusement, toutes les consciences ayant le même droit.

Victor Hugo (1802-1885), Les Misérables, Cinquième partie, livre 1, chapitre 5, «Quel horizon on voit du haut de la barricade»
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