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Bollywood & Co.

As an illustration of the centenary of Bollywood and the Indian film industry, and taking opportunity of Europalia 2013/India, here is a Prezi vizualisation of Indian versatile movie industry.
by

Alain Lorfevre

on 5 October 2013

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Transcript of Bollywood & Co.

& Co.
En hindi, "masala" signifie "mélange épicé".
Il s'applique aux films mêlant divers genres (drame romantique, comédie, thriller, comédie musicale, film dévotionnel) et les "rasas" (émotions) du Natyashastra (code séculaire de la danse et du théâtre indiens) : amour, joie, émerveillement, compassion, colère, courage, peur, tristesse, dégoût
Le "masala" est en vogue à Bollywood et à Kollywood.
Deepa Mehta (1950 - )
Mira Nair (1957 - )
Gurinder Chadha (1960 - )
Nagesh Kukunoor (1967 - )

Cinéastes de la diaspora
De nombreux réalisateurs d'origine indienne, établis à l'étranger, ont contribué à faire la renommée du cinéma indien
Caractéristique : aborde les réalités indiennes avec le regard de l'étranger

Lieux : Uttar Pradesh et Bihar
Langue : bhojpuri
Caractéristique : de par son faible coût, il génère des retours sur investissement considérables et attire les producteurs et les stars d'autres régions.
Lieu : Maharashtra
Langue : marathi
Caractéristique : Le berceau du cinéma indien.
Le premier film indien a été réalisé par Dadasaheb Phalke, originaire de l'Etat. Le cinéma y connaît un regain de vigueur : bien que ne représentant que 7,5% de la production natioanle, les films marathi réalisent régulièrement de meilleures recette que ceux de Bollywood.
Pattabhi Rama Reddy (1919-2006)
Girish Kasaravalli (1950 - )
Upendra (1968 - )
P. Vasu (1954 - )
Cinéastes de Sandalwood
S. Shankar (1963 - )
Mani Ratnam (1956 - )
K. S. Ravikumar (1957- )
Ameer Sultan (1966 - )
Cinéastes de Kollywood
Centre : Chennai (anciennement Madras), dans l'Etat de Kodanbakkam
Langue : tamoul
Caractéristique : Avec 262 films produits en 2012, Kollywood occupe la 1ère place en nombre de films produits. Même dans leur veine commerciale, les productions de Kollywood reflètent régulièrement les revendications identitaires tamoules.

« Bollywood » est un mot-valise combinant « Hollywood » et « Bombay ».
Les plus importants studios de cinéma indiens sont basés à Bombay.
Bollywood est la composante la plus populaire du cinéma indien, lui-même le plus important au monde en nombre de films tournés.
Ses films, diffusés dans la majeure partie de l'Inde, s’exportent dans le monde entier, notamment en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est.

Dadasaheb Phalke (1870-1944)
V. Shantaram (1901-1990)
Paresh Mokashi (1969 - )
Ravi Jadhav
Cinéastes marathi
Centre : État du Karnataka
Langues : kannada, konkani et tulu
Caractéristique : qualité artistique, cinéma d'auteur
Bollywood est le nom donné à l'industrie cinématographique indienne.
En Inde, le terme désigne surtout la production en langue hindi.
Il y existe en réalité une vingtaine de cinématographies distinctes,
reflets de la diversité culturelle et linguistique du pays.
Tour d'horizon des principales, avec extraits de films emblématiques.

Langue : bengali
Lieu : Tollygunge, à Kolkata, au Bengale occidental et dans l'Andhra Pradesh.
Caractéristique : le cinéma en télougou est le deuxième Inde en volume de production après celui en tamoul (Kollywood).

Le cinéma masala
Adoor Gopalakrishnan (1941 - )
Priyadarshan (1957 - )
Cinéastes de Mollywood
Lieu : Etat du Kerala
Langue : malayalam
Caractéristique : thèmes socialaux et familiaux
Satyajit Ray (1921-1992)
Bimal Roy
Mrinal Sen (1923 - )
Aparna Sen (1945 - )
Rituparno Ghosh (1963-2013)
Cinéastes de Tollywood
"Dasavathaaram" de K.S. Ravikumar (2008)
"Sivaji The Boss" de S.Shankar (2007)
Ayant fait carrière aux Etats-Unis comme programmateur, un petit génie de l'informatique revient en Inde avec l'idéal de rendre à son pays natal la bonne fortune dont il a pu bénéficier. Mais confronté à la corruption et à l'avidité d'un businessman local, il va devoir utiliser ses propres armes. Le premier film indien en 3D-relief et le plus cher lorse sa réalisation, avec la star Rajinikanth.
Le "Cloud Atlas" indien, pièce montée philosophique étalée sur près d'un millénaire. Près de 3h30 à l'écran (ce qui, pour un film indien, n'est pas exceptionnel) et l'une des meilleures recettes nationale de tous les temps.
"Dil Se" de Mani Ratnam (1998)
Le dernier volet, après "Roja" et "Bombay" d'une trilogie sur le terrorisme réalisée par le cinéaste tamoul Mani Ratnam. Un film qui aurait inspiré à Lars von Trier la scène de comédie musicale sur un train de "Dancers in the Dark" et donné à Baz Lurhmann l'idée de "Moulin Rouge !".
"Aadhi Bhagavan" d'Ameer Sultan (2013)
Le "Scarface" tamoul, qui marque la conversion au cinéma commercial d'un réalisateur jusque là plus habitué aux drames.
"Raja Harishchandra" de Dadasaheb Phalke (1913)
Le premier long métrage indien s'inspire d'un épisode du "Ramayana" et du "Mahabharata", les deux épopées mythologiques de l'Hindousime. Dadasaheb Phalke jette se faisant les bases du film dévotionnel, genre typiquement indien, qui séduit encore le public aujourd'hui.
"A" d'Upendra (1998)
Un grand succès de Sandalwood lors de sa sortie, "A" est une mise en abîme délirante qui conte la passion amoureuse d'un réalisateur pour sa jeune star. Upendra est l'un des acteurs, réalisateurs et producteurs les plus populaires du Karnataka, salué par ses pairs de Bollywood.
"Care of Footpath" de Kishan Shrikanth (2006)
Réalisé par un des enfants stars du cinéma indien, "Care of Footpath" a valu à son réalisateur, Kishan Shrikanth d'entrer dans le Livre des Records comme le plus jeune réalisateur en activité : il avait neuf ans lors du tournage. Le film est dédié aux enfants exploités du monde...
"Dweepa" de Girish Kasaravalli (2001)
"Dweepa", ou "L'Île", raconte la lutte d'une famille pour rester sur ses terres, menacées d'inondation. La veine rurale de Sandalwood, typique des cinémas régionaux indiens.
"Aptharakshaka" de P. Vasu (2010)
Un grand succès du box-office local, qui met en scène Vishnuvardhan, la grande star de Sandalwood, dans son deux centième film.
"Salaam Bombay !" de Mira Nair (1988)
Caméra d'or Cannes en 1988, le film qui a révélé Mira Nair à la critique internationale... et indienne, puisque la réalisatrice, anglophone, vit au Nigeria. Une vision de la réalité des enfants des rues à Bombay, rare dans les productions indiennes
"Hyderabad Blues" de Nagesh Kukunoor (2004)
Après avoir étudié aux Etats-Unis, où il vit, Nagesh Kukunoor a signé une première comédie sentimentale à tonalité autobiographique (Hyderabad est la ville natale du réalisateur), où un NRI (Indien non résident) revient au pays après avoir obtenu son diplôme aux Etats-Unis. Succès, qui a appelé une suite, "Hyderabab Blues 2"
"Earth" de Deepa Mehta (1998)
"Bend it like Beckham" de Gurinder Chadha (2002)
D'origine sikh, mais de nationalité britannique, Gurinder Chadha assume son statut de cinéaste de la diaspora en s'intéressant surtout à la vie des Indiens expatriés, souvent sur le ton de la comédie.
Influences
Pour la structure narrative cyclique et combinant des histoires parallèles : les anciens textes épiques du Mahabharata et du Ramayana,
Pour les danses : les anciens drames en sanskrit, les théâtres folkloriques indiens, le théâtre parsi, le cinéma d'Hollywood.
"Veer-Zaara" de Yash Chopra (2004)
Sur fond de conflit indo-pakistanais, l'amour impossible entre un officier de l'Indian Air Force et une jeune Pakistanaise. Romance, Histoire, danse et chansons populaires : mélange de genre typiquement "masala". Le plus gros succès de 2004, avec la mégastar indienne Shah Rukh Khan.
"Lagaan" d'Ashutosh Gowariker (2001)
A la fin du XIXe siècle, pour s'affranchir du "lagaan", l'impôt sur les récoltes, des villageois d'une région aride doivent relever un défi : vaincre l'équipe de cricket de l'occupant britannique. Scénario improbable et historiquement fantaisiste pour un grand succès du cinéma masala avec Aamir Khan, autre grande star du cinéma indien.
"Dilwale Dulhania Le Jayenge" de Aditya Chopra (1995)
Etudiant à Londres, un jeune homme de la classe aisée tombe amoureux d'une jeune femme de souche modeste promise par son père au fils d'un ami du Penjab. Cette comédie romantique a donné un nouveau souffle au cinéma indien alors qu'il se perdait dans des remakes de films de Hollywood. Son immense succès réside dans l'alchimie entre les deux acteurs principaux, Shah Rukh Khan et Kajol, qui y révélèrent, outre leur charisme, un réel talent comique.
"Alam Ara" d'Ardeshir Irani (1931)
Ardeshir Irani réalise le premier film parlant indien. Ce faisant il peut toucher un plus large public. Le film contient sept séquences chantées, fixant le premier canon du cinéma commercial indien.
"Sairandhri" (1933)
Le premier film indien en couleur est produit par Prabhat Films, première société de production indienne indépendante, cofondée notamment par le réalisateur V. Shantaram.
UN PAYS, PLUSIEURS CINÉMAS
8. Autres
Assamese
Badaga
Bihari
Gujarati
Haryanvi
Kashmiri

Konkani
Kosli
Manipuri
Oriya
Punjab
Rajasthani
Tulu
"Ganga Maiya Tohe Piyari Chadhaibo"
de Kundan Kumar (1963)
Un des premiers films en bhojpuri par un des réalisateurs les plus populaires de ce cinéma. Padma Khanna, vedette féminine du film, a fait une carrière remarquable entre Bollywood et l'Uttar Pradesh.
"Deswa"
de Nitin Chandra (2011)
Le récit d'un kidnapping sur fond de révolte contre la corruption et l'oppression des minorités ethniques. Un thriller néo-réaliste contemporain qui aborde des thématiques sociales et témoigne d'une renaissance du cinéma bhojpuri.
"Nadiya Ke Paar"
de Govind Moonis
(1982)
Romance rurale réalisée durant la période faste du cinéma bhojpuri. A la fin des années 1980, faute d'originalité, l'embryon d'industrie locale tomba en léthargie, incapable de concurrencer les productions hindi.
RECORDS
La superstar tamoule Shivaji Ganesan (1928-2001), dont la filmographie dépasse les trois cents titres, a tourné simultanément dans trente films.
30
Le comédien telugu N.T. Rama Rao (1923-1996) incarna la divinité Krishna dans dix-sept films différent.
17
Le record est homologué : l'acteur kerala Prem Nazir a joué dans plus de six cents films au cours de sa carrière (1926-1989)
600
Dans le cinéma indien, les comédiens et comédiennes sont doublés par des chanteurs professionnels.
Asha Bhosle (1933 - ) aurait interprété 10344 chansons en quatorzes langues régionales.
10 344
D'origine anglo-birmane, la vamp de Bollywood Helen (née Helen Richardson en 1939) serait apparue dans un millier de films, dans pas moins de neuf langues régionales...
1000
"Manoos" de V. Shantaram (1939)
Autre pionnier du cinéma indien, Shantaram Rajaram Vankudre a débuté sa carrière en 1927. Plusieurs de quelque cinquante films qu'il a signés ont été de grands succès populaires.
"Manoos" suscita en son temps les louanges de Charlie Chaplin.
"Sant Tukaram" de Vishnupant Govind Damle et Sheikh Fattelal (1936)
Ce prototype du film dévotionnel retrace la vie de Sant Tukaram, un poète et saint marathe du XVIIe siècle. Ce fut le premier film indien à recevoir une reconnaissance internationale. Il fut notamment célébré comme l'un des trois films majeurs de l'année au Festival de Venise en 1936.
"Harishchandrachi Factory" de Paresh Mokashi (2009)
Cinéaste de la nouvelle génération, Paresh Mokashi retrace
le tournage de "Raja Harishchandra", en 1911. Et rend ainsi hommage au père du cinéma indien, Dadasaheb Phalke.
"Natarang" de Ravi Jadhav (2010)
Avec son premier film "Natarang", Ravi Jadhav a fait une entrée remarquée : l'histoire d'une jeune paysanne qui surmonte les épreuves pour réaliser son rêve de devenir artiste. Une structure classique pour un film marathi qui a damé le pion aux superproductions bollywoodiennens en 2010.
"Swayamvaram" d'Adoor Gopalakrishnan (1972)
Le film qui a relancé le cinéma kerala. Adoor Gopalakrishnan a lancé la nouvelle vague du cinéma en malayalam. En 1972 (!), c'était le premier film de la région a recourir au son synchrone et à utiliser des décors réels, dans la tradition de la Nouvelle Vague française. Il a offert aux spectateurs indiens une expérience cinématographique nouvelle.
"Vellanakalude Naadu" de Priyadarshan (1988)
Satire sociale sur fond de corruption en région rurale, ce film reste le plus grand succès de Priyadarshan, représentant du versant commercial de Mollywood.
L'Indo-Canadienne Deepa Mehta a la particularité d'avoir été nommé deux fois à l'oscar du meilleur film étranger, une fois au nom de l'Inde,
l'autre en celui du Canada.
Et, ce, pour deux des films de sa trilogie des Elements ("Fire", 1996, "Earth" (1998), "Water" (2005)).
Elle a signé en 2012 l'adaptation des "Enfants de minuit" de Salman Rushdie.
"Dev.D" d' Anurag Kashyap (2009)
La version post-moderne de "Devdas", sur fond de drogue et de décadence, par Anurag Kashyap, le chef de file du Nouveau Bollywood, qui a réussi l'association entre cinéma commercial hindi et cinéma d'auteur à vocation internationale.
REPÈRES
Population
Inde : 1,3 milliard
Production
1255 films (2011)
817 films (2011)
Salles
11 100 (2012)
39 918 (2012)
Fréquentation
3 milliards (2011)
1,285 milliard (2011)
USA : 313,9

millions
"Devdas" de Bimal Roy (1955)
Adapté pas moins de dix fois à l'écran depuis 1928, "Devdas", best-seller du Bengali Sarat Chandra Chattopadhyay paru en 1917, est en quelque sorte le "Roméo et Juliette" indien. La version de 1955 est considéré comme l'un des chefs-d'oeuvre de Bimal Roy et fut l'un des films emblématiques du Bollywood des années 1950.
"Mughal-e-Azam" de K. Asif (1960)
La romance mythique entre le prince Salim et la courtisane Anarkali, au XVIe siècle, d'après le roman du poète Imtiyaz Ali Taaj paru en 1922. Douze ans de pré-production, des costumes et des décors somptueux (dont une statue de Krishna réellement plaquée or), 8000 figurants, 2000 chameaux, trois prises pour chaque scène (une en hindi, une en tamoul et une en anglais pour la version internationale)... C'est le "Autant en emporte le vent" de Bollywood. Cette superproduction engrangea des recettes records, demeurant pendant quinze ans le film indien le plus rentable.
"Sholay" de Ramesh Sippy (1975)
Un inspecteur de police engage des tueurs à gage pour venger sa famille. Ce premier film de Ramesh Sippy, qui avait à peine 27 ans, importe à Bollywood les codes du western-spaghetti et offre à Amitabh Bachchan, le Clint Eastwood indien, un de ses rôles de "dur" emblématiques. Un des plus gros succès commerciaux de l'histoire du Bollywood qui resta à l'affiche plus de dix ans, dont 286 semaines consécutives dans la même salle...
"Saawariya" de Sanjay Leela Bhansali (2007)
Elle attend le retour de son amour. Il cherche le grand amour. Une romande impossible dans un décor de Venise indienne. "Saawariya" ("Bien-aimée") est le premier film de Bollywood entièrement fiancé par une major d'Hollwyood, Sony.
"Amar Akbar Anthony" de Manmohan Desai (1977)
Trois frères séparés durant leur enfance et élevés chacun selon une religion différente se retrouvent à l'âge adulte unis dans l'adversité. Un jalon du cinéma "masala" par Manmohan Desai, inventeur du genre, qui se distingua avec des films centrés sur la famille et la tolérance religieuse, rythmés autant par l'action que par les chansons.
"Khalnayak" de Subhash Ghai (1993)
La chanson "Choli Ke Peeche" fut un des grands hits de Bollywood au début des années 1990 grâce à des paroles et une chorégraphie suggestives. Romance policière sur fond de guerre des gangs, porté par les trois stars de l'époque (le viril Sanjay Dutt, le moustachu Jackie Shroff et la voluptueuse Madhuri Dixit), "Khalnayak" est caractéristique du "masala" des années 1990. Mais, noyée sous les sous-intrigues, elle est aussi porteuse de son essouflement.
"Kabhi Khushi Kabhie Gham" de Karan Johar (2001)
Le paroxysme du "masala" : le mariage de l'aîné d'un riche homme d'affaires fait éclater sa famille avant que le cadet ne la réconcilie dix ans plus tard. Deuil, coups de théâtre, lutte des classes, danses, rires, pleurs et bons sentiments se mêlent dans cette superproduction qui réunit trois générations de stars: Amitabh Bachchan et Jaya Bachchan jouent les parents, Shahrukh Khan et Kajol les promis, Hrithik Roshan et Kareena Kapoor les cadets.
"Ra-One" d'Anubhav Sinha (2011)
Tournage à Londres, jeu vidéo, superhéros, un zeste de "Matrix", une once de "Terminator", la protection de la famille, de la romance, un peu de jalousie et des chorégraphies tendance R'n B... A presque cinquante ans, la superstar Shah Rukh Khan essaie de se réinventer en épiçant toujours plus son "masala". Résultat : le film le plus cher de l'histoire de Bollywood : 30 millions de dollars. A peine le dixième de ses équivalents hollywodiens...
"Le monde d'Apu" de Satyajit Ray(1959)
Dernier volet de la trilogie Apu du grand auteur bengali. Pour l'anecdote, son héros a donné son nom à l'épicier de la série les Simpson. Et ses films ont fait la renommée du musicien Ravi Shankar.
"Les aventures de Goopy et Bagha" de Satyajit Ray (1969)
Ce n'est pas le film le plus connu de Satyajit Ray, mais cette fable pour enfant témoigne de la diversité de son cinéma. On en retient notamment cette étonnante scène de danse spectrale, marquée par les expérimentations psychédéliques de l'époque.
"Do Bigha Zamin" de Bimal Roy (1953)
Un classique indien, inspiré par le néo-réalisme italien, qui fut le premier à remporter deux prix au Festival de Cannes. Bimal Roy demeure l'un des cinéastes bengali majeurs.
"Padatik" de Mrinal Sen (1973)
Mrinal Sen a été avec Satyajit Ray, dont il fut le rival artistique, le plus éminent représentant du cinéma du Bengale, habité des festivals internationaux. "Padatik", comme la plupart de ses films des années 1970, s'attache à rendre compte des des espoirs et frustrations de la classe moyenne.
"Goynar Baksho" d'Aparna Sen (2013)
Une comédie de fantômes à la mode bengali, par l'actrice et réalisatrice Aparna Sen. Du masala à la sauce bengali, représentatif des évolutions commerciales du cinéma à Calcutta.
"Shubho Mahurat" de Rituparna Gosh (2003)
Une adaptation de la Miss Marple d'Agatha Christie, par l'un des héritiers de Satyajit Ray, décédé prématurément en mai 2013.
"Mother India" de Mehboob Khan (1957)
La production la plus chère et la plus rentable d'Inde à son époque. Une métaphore nationaliste à travers le portrait d'une mère qui sacrifie tout pour assurer un avenir meilleur à ses fils et qui contribuera à la construction d'un canal d'irrigation pour son village Le rôle emblématique de la comédienne Nargis.
Sources :
Bollywood et les autres, Ophélie Wiel, éd. Buchet/Castel, 224 p., 25 €
Bollywood et ses marges, dossier paru dans Positif n°577, mars 2009
https://twitter.com/ALorfevre
https://www.facebook.com/alain.lorfevre
https://flipboard.com/profile/alorfi
1. Kollywood
2. Tollywood
3. Bollywood
et le cinéma hindi
5. Sandalwood
4. Mollywood
La diaspora
7. Le cinéma bhojpuri
Le classement région par région en terme de nombre de films produits révèle que la mythique Bollywood ne se classe qu'en troisième position.

1. Cinéma tamoul (Kollywood) 262 films
2. Cinéma télugu (Tollywood) 256 films
3. Cinéma hindi (Bollywood) 211 films
4. Cinéma mayalayam (Mollywood) 185 films
5. Cinéma kannada (Sandalwood) 128 films
6. Cinéma marhati 127 films
7. Cinéma bohjpuri 87 films
alain.lorfevre@lalibre.be
Une douzaine d'autres régions d'Inde produisent des films dans diverses langues. Ensemble, elle représentent un peu plus de 10% de la production nationale.
6. Le cinéma marathi
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