Loading presentation...

Present Remotely

Send the link below via email or IM

Copy

Present to your audience

Start remote presentation

  • Invited audience members will follow you as you navigate and present
  • People invited to a presentation do not need a Prezi account
  • This link expires 10 minutes after you close the presentation
  • A maximum of 30 users can follow your presentation
  • Learn more about this feature in our knowledge base article

Do you really want to delete this prezi?

Neither you, nor the coeditors you shared it with will be able to recover it again.

DeleteCancel

Make your likes visible on Facebook?

Connect your Facebook account to Prezi and let your likes appear on your timeline.
You can change this under Settings & Account at any time.

No, thanks

La notion de l’amour et le bonheur dans " Candide ou l'optim

No description
by

imane ch

on 18 December 2014

Comments (0)

Please log in to add your comment.

Report abuse

Transcript of La notion de l’amour et le bonheur dans " Candide ou l'optim

La notion de l’amour et le bonheur dans " Candide ou l'optimisme" de Voltaire
Plan:
- Introduction

- La notion du Bonheur

- La notion de l'amour

- Conclusion
Introduction
La notion du Bonheur
La notion de l'amour
Conclusion
- Réalisé par :
CHERROU Oumeima
CHAFIKI Hajar
ATEMNI Doha
BENKIRA Fatimazahra

Lyc
é
e Thechnique Mohamed 5
2SMB2

L’idée du bonheur individuel est assez ré-cente. Elle date de la Renaissance. C’est d’ailleurs ce que dit Saint-Just, un révolutionnaire de 1793 : Le bonheur est une idée neuve en Europe.

Avant, au Moyen Age, l’individu avait trop peu d’importance pour que la recherche du bonheur soit une valeur reconnue comme elle l’est dans nos sociétés modernes. La Constitution des Etats Unis cite, au titre des droits inaliénables de la personne humaine, the pursuit of happiness (la chasse au bonheur).

Une telle chose, tout autant que la notion même de droits de l’homme, aurait été inimaginable quelques siècles plus tôt. Dans Candide, la quête du bonheur est le thème central. C’est ce qui meut le personnage principal. Cette quête prend une forme particulière : la recherche de Mademoiselle Cunégonde.
A — Le bon sauvage:

Idée développée au XVIIIe siècle, en particulier par Jean-Jacques Rousseau : à l’état de nature l’homme serait bon. Ce serait là une possibilité de bonheur. Voltaire ne supporte pas cette idée. Pour lui la civilisation est nécessaire et bonne. Il s’en prend à Rousseau, en particulier dans le chapitre XVI, où il montre des sauvages qui s’accouplent avec des singes et pratiquent le cannibalisme.

B — La satisfaction:

Au chapitre XXV, il nous montre un seigneur vénitien, qui a tout pour être heureux (privilèges, richesse, esprit, goût, culture, etc.) Pourtant il s’ennuie. Revenu de tout, blasé et seul, il ne sait que faire de sa vie. On voit bien également que les moutons de Candide et leur fabuleux chargement de richesse ne suffisent pas à lui procurer le bonheur.

C— Le pouvoir:

L’histoire des six rois qui ont été détrônés montre bien qu’il s’agit encore une fois d’une illusion. (ch. XXVI). Dans le pays heureux, l’Eldorado, le pouvoir a peu d’importance.

1 - Quelques Bonheurs Possibles :
Il existe dans Candide trois lieux du bonheur, autour duquel le conte s’articule (l’un occupe le dé- but, l’autre la fin, le troisième le centre). Chacun représente un bonheur possible.

A — Le château (chapitre I):

Représente le bonheur de l’enfance. Le paradis terrestre. Un monde où tout va bien en apparence. En fait
— hypocrisie (les interdits sont cachés)
— hiérarchie très importante
— bêtise (les discours de Pangloss)
Ces gens ne sont heureux que parce qu’ils ne connaissent pas le monde. Ce sont des “imbéciles heureux” (c’est-à-dire heureux parce qu’imbéciles).

B — L’Eldorado:

Un monde où tout est parfait. Vraiment. Un monde qui correspond exactement à l’idéal de Voltaire. Mais
— ce monde est irréel , impossible. Voltaire y insiste.
— d’autre part, c’est un monde vieux : le désir et la passion n’y ont pas de place. C’est un monde parfait pour des gens parfaits, pas pour des hommes. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Candide s’en va.

Tous les personnages survivants (sauf le baron) vivent ensemble dans une métairie. Candide a épousé Cunégonde. Il était tout naturel d’imaginer que Candide […] mènerait la vie du monde la plus agréable.

Mais en fait pas de bonheur:

— Cunégonde laide et acariâtre
— Candide a pris conscience de l’existence et de la toute-puissance du mal ; il ne pourra jamais s’en départir.

Ce jardin symbolise l’âge adulte et la maturité. D’ailleurs les personnages ne cherchent plus à être heureux, ils définissent négativement ce à quoi ils visent (“le travail éloigne de nous trois grands maux l’ennui, le vice et le besoin”).

Points communs entre ces trois lieux :
— espace clos et coupé du reste du monde, où l’on est protégé (le château et ses murs; l’Eldorado est entouré de hautes montagnes ; jardin = petite communauté en pays étranger)
— le bonheur n’y existe pas, malgré les apparences.
2 — Les Lieux de Bonheurs :
C — Le jardin
L'orthodoxie trompeuse est une des règles du jeu littéraire que le dix-huitième siècle a su manier efficacement.

Aussi serait-ce faire bon marché de la création romanesque que d'écarter tout ce qui, dans Candide, nous parait être de pure convention.Ainsi, parmi les thèmes romanesques de Candide, celui de l'amour.

Certes, le ton et le rythme du conte ne sont guère propices au développement en profondeur de sentiments complexes ou ambigus: l'amour n'échappe pas à cette nécessité. Mais ce thème occupe une place difficilement négligeable puisque, du château au jardin, il
maintient de façon constante som contrepoint romanesque.

Participant directement à l'action principale et à l'évolution psychologique des personnages centraux, il apporte un lien et un support au développement du récit; par sa permanence tout au long de l'œuvre, il sous-tend le complexe des personnages et des événements.

L'amour s'impose comme moyen d'action des la première péripétie: le sentiment qu'éprouve Candide pour Cunégonde fournit non seulement la chiquenaude initiale à ses aventures mais aussi l'élan au reste de l'action,puisque celle-ci est conduite à partir de Candide.


Au centre du récit, le sentiment de l'amour se départage aisément entre Candide et Cunégonde. Durant tout le cours de l'action, le destin de Candide épouse la courbe de son sentiment pour Cunégonde;
cette évolution illustre sur le plan romanesque les hauts et les bas de son déniaisement philosophique.

A suivre le tracé du thème amoureux à travers le personnage de Candide, on relève ça et là des traits de sa personnalité peut-être plus fouillés qu'il ne parait à première vue. Bien qu'échappant à l'exagération caricaturale de celle de Cunégonde, la carrière amoureuse de Candide n'en débute pas moins sous le signe de l'ironie. Aucun espoir ne lui aurait été permis si Cunégonde n'avait pris l'initiative dans la scène du baiser, avec pour résultat l'expulsion du château et la séparation avec Cunégonde.

Outre sa valeur (l’ironie ) de procédé nécessaire à la continuation du récit, cette expulsion exprime aussi la fin d'une période de la vie de Candide. II entre brutalement dans la vie adulte, en vagabond errant dans un pays étranger, sans aucun soutien, sans état social défini, presque sans identité. Aussi l'amour de Candide reflète-t-il tout d'abord la nostalgie du bonheur perdu. Candide reste surtout fidele à un éblouissement, à un souvenir heureux.

Cette phase-souvenir de l'amour de Candide, toute d'idéal et d'innocence, culmine dans la réunion a Lisbonne. On sait la mise en scène qui entoure
ces retrouvailles.

Car elle précédé immédiatement le long récit de Cunégonde ou celle-ci raconte le détail de ses aventures qui se réduisent à une énumération des violences sexuelles qu'elle a subies. Le geste de Candide dévoilant son idole avant les révélations présage la fin d'une illusion et la prise de contact avec la réalité physique de l'amour-et un aspect de la condition de la femme-à travers un corps apparemment intact mais déjà souvent humilié.

Après la séparation forcée à Buenos Aires où il laisse Cunégonde entre les mains du gouverneur, Candide trouve une nouvelle passion, accrue d'un espoir de possession et d'établissement: il n'hésitera pas a tuer le Baron lorsque celui-ci lui contestera le droit d'aimer Cunégonde.

Mais Plus significatif encore, le passage en Eldorado, malgré l'intérêt qu'il suscite en Candide et la leçon qu'il en tire, ne sera qu'une étape. II en repart parce que Cunégonde n'y est pas, mais sans oublier, lui si peu intéresse jusqu'alors, d'amasser les sommes fabuleuses qui lui permettront de retrouver, de racheter et de posséder Cunégonde. Lorsque, au cours de ses pérégrinations, il retrouve, chargé d'or, un des moutons qu'il croyait perdus, il déclare: "Puisque je t'ai retrouvé, je pourrai bien retrouver Cunégonde".

Ce rappel de Cunégonde à la vue du mouton-trésor souligne le réalisme avec lequel Candide poursuit maintenant sa quête amoureuse. Cet argent lui permettra non seulement d'aplanir bien des difficultés pendant son périple mais aussi de racheter finalement Pangloss et le Baron, la vieille et Cunégonde elle-même.

Ce besoin de se créer une identité, d'assumer une personnalité sociale, semble bien s'affirmer dans le comportement de Candide lorsqu'il retrouve enfin Cunégonde à Constantinople. C'est là en effet que se dénoue son amour-passion quand, après avoir reconstitué une sorte de noyau social en rachetant Pangloss, le Baron, la vieille et Cunégonde, il retrouve celle-ci horriblement laide. Candide accuse le choc, mais déclare: "Je suis honnête homme et mon devoir est de l'aimer toujours".

La facilité avec laquelle Candide passe de la passion au devoir n'est plausible que si elle est motivée par la conscience de la futilité d'un nouveau départ et la volonté de s'attacher au groupe social nouvellement formé, quelles que soient ses imperfections.


La responsabilité morale que Candide croit avoir envers Cuné- gonde n'est qu'une feinte. Son amour pour Cunégonde ne saurait être ce qu'il a été puisqu'elle n'a presque plus rien de commun avec celle qu'il a connue.

Mais il ne peut humainement rester insensible à sa déchéance involontaire, et, de plus, cette déchéance même est une évidence, douloureuse, mais une évidence quand même, de l'abolition entre aux de toute différence de classe. La mort du Baron élimine aussi le dernier obstacle social a l'établissement de la communauté où Candide finira gentleman farmer et Cunégonde pâtissière.

Au développement psychologique de Candide a travers le thème de l'amour, la destinée de Mlle Cunégonde semble servir de repoussoir. Etant ce qui touche de plus pros a Candide, elle est pour lui l'évidence intime du pire et non du meilleur des mondes, et un double exagéré de sa propre impuissance a diriger son destin.
Merci Pour Votre Attention
Full transcript