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Psychomotricité et maladie d'Alzheimer

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by

Elodie Martin

on 15 September 2016

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Transcript of Psychomotricité et maladie d'Alzheimer

Psychomotricité et maladie d'Alzheimer
Troubles psychomoteurs
Trouble psychomoteur = trouble de l’action volontaire

4 types d’action:
Les mouvements d’exploration
Les mouvements de modification des rapports physiques de l’individu et de son milieu
Les mouvements de communication
Les manifestations émotionnelles


Ce sont les mouvements perturbés à la fois dans leur but et dans leurs moyens qui intéressent la psychomotricité (Corraze, 2010)

Les troubles psychomoteurs
le trouble déficitaire de l'attention/hyperactivité ;
le trouble de l'acquisition de la coordination ;
les troubles graphomoteurs ;
Les troubles de la coordination et de l’équilibre
les troubles de la communication non verbale ;
les troubles de repérage et de structuration spatio-temporels ;
l'inhibition psychomotrice;
les mouvements anormaux (tremblements, tics…);
les troubles de la dominance latérale ;
les troubles du tonus musculaire (tonico-émotionnels) ;
les troubles du schéma corporel et de l'image du corps ;
Etc…
L'entretien
L'observation
La passation de tests
Conclusion
La psychomotricité
Naissance de la discipline chez l’enfant dans les années 60.

Constat que certains troubles moteurs pouvaient ne pas répondre à des lésions neurologiques localisées.

Mais pouvait être l’expression de troubles perceptifs, psychologiques, cognitifs…
Julian de Ajuriaguerra
neuropsychiatre(1911-1993)
Le psychomotricien
Particularités dans la prévention des chutes auprès des patients Alzheimer
Troubles cognitifs favorisant risque de chutes (Strubel et al., 2001)
trouble attentionnels et exécutifs
=> travail en double tâche
troubles visuo-spatiaux, du jugement, praxiques
=> aménagement environnement…

Troubles du comportement
Déambulation
Apathie
=> diminution de ces troubles

de l'évaluation à la prise en charge
Discipline traitant des symptômes perceptivo-moteurs
Psychomotricité et Maladie d'Alzheimer
Le bilan Psychomoteur
Le psychomotricien est un auxiliaire médical, profession de rééducation et de réadaptation (DECRET DE COMPETENCE, 1988)

La cause du déficit peut être un trouble psychomoteur à proprement parler mais aussi un tableau plus large où la difficulté perceptivo-motrice n'est alors qu'une partie de l'inadaptation.
Vise à apporter, par des mises en situation et des apprentissages spécifiques, une réduction ou une disparition du déficit.
Le psychomotricien
Le psychomotricien a un champ d'action très large:
Du point de vue des lieux d'intervention (institution, cabinet libéral, domicile…),
Du point de vue de la population (du nouveau-né à la personne âgée),
Du point de vue des actions (dépistage, diagnostic, prévention, traitement des troubles psychomoteurs).
Du point de vue des techniques/médiations utilisées (activités d’expression, stimulations sensorielles, mises en situation ludiques ou de la vie quotidienne, relaxation …).
Auxiliaire médical, profession de rééducation et de réadaptation (DECRET DE COMPETENCE, 1988)
Le psychomotricien
La prise en charge en psychomotricité vise à apporter, par des mises en situation et des apprentissages spécifiques, une réduction ou une disparition du déficit.

Le cadre d'intervention est toujours le même :
évaluation,
construction d'un projet de soin,
réévaluation du travail effectué.

évaluation,
construction d'un projet de soin,
réévaluation du travail effectué.
Plan Alzheimer 2008-2012:
place importante et centrale du psychomotricien et de l’ergothérapeute dans la prise en charge du patient Alzheimer
.
Mesure 6:
Equipe Spécialisée Alzheimer
Mesure 16:
UHR et PASA
Mesure 20:
augmentation du nombre de personnels spécialisés dans les métiers de la réhabilitation cognitive et comportementale formés
La mise en place du projet thérapeutique
Vise la résolution ou la réduction des symptômes et la réadaptation de l'individu au milieu par une approche spécifique.
Le choix des moyens thérapeutiques
le cadre général commun à tout apprentissage (renforcement positif, l'utilisation de l'imitation et de la connaissance des résultats …);

les techniques spécifiques (les programmes d'auto-instruction, la relaxation, l’estompage…).
La réévaluation

La cotation chiffrée permet la comparaison objective de l’avancée de la prise en charge.

Permet de mettre à jour des éléments de progrès ou d'amélioration de la situation aux yeux du patient et de l'entourage.
L'entretien
Choix des outils d’évaluation,
Premiers indices sur le fonctionnement cognitif, émotionnel de la personne
Cibler la plainte,
Percevoir la connaissance que le patient a de ses troubles.

=> Adapter nos actions en fonction des intérêts et de la demande du patient.

L'observation
Lorsque les tests ne peuvent être utilisés ou en complément.

Utilisation au maximum de grilles ou d’échelles

L’activité spontanée, des mises en situations plus ou moins structurées vont permettre de noter les réactions et comportements du patient :
Comportements d’exploration et attention porté à l’environnement
Déplacements spontanés
Participation aux activités
Appétence aux relations
Troubles du comportement
Communications variées ou stéréotypées…
Tests d’équilibre et de marche:
Functional Reach Test (Duncan et al., 1990)
Appui unipodal (Vellas et al., 1997)
Tinetti (Tinetti, 1986).
Get up and go (Mathias et al., 1986)
Ten Meter Test (Cress, 1994)

Tests de motricité manuelle:
Purdue Pegboard (Tiffin & Asher, 1948)

Tests évaluant les fonctions cognitves :
MMSE (Folstein et al., 1975),
cubes de Corsi (Corsi, 1972),
BREF (Dubois et al., 2000)…

Les tests psychomoteurs
Recommandation de l’HAS, 2010)

Réadaptation cognitive, émotionnelle et relationnelle en situation de vie quotidienne,

Réhabilitation de l’équilibre et prévention des chutes,

Prise en charge de l’inconfort et de la douleur,

Éducation thérapeutique, conseil et information du patient et de l’aidant.

Parmi les traitements non médicamenteux indiqués en première intention chez les patients atteints d’une maladie d’Alzheimer.
Un type d’intervention unique semble difficile à appliquer
approche individualisée
basée sur une évaluation rigoureuse du trouble observé , des compétences préservées, des habitudes de la personne…
en tenant compte de l’environnement physique et social de la personne

Anamnèse
Mme C a 79 ans.

Elle est hospitalisée en SSR suite à une fracture illio-ischio-pubienne gauche non déplacée.

Elle a été coiffeuse avant de s'occuper de son foyer et de ses 3 enfants (dont un est décédé il y a quelques années).

Elle est aujourd'hui veuve et vivait à domicile avant son hospitalisation avec la présence d'une aide ménagère 2h par semaine.

MMS 22/30
Plainte/demande
Demande de l'équipe de rééducation (kiné, ergo)
Reprise de la marche difficile
Personne présentant une peur de la chute +++.

Antécédents de chutes à répétition.
Bilan psychomoteur
Equilibre
Tinetti dynamique:
Pas de trouble à l'initiation de la marche.
Pas courts et trainants (D < G).
Absence de déviation de la trajectoire .
Pas d'élargissement du pds.
Aide nécessaire pour demi-tour.

Tinetti statique:
Toutes les situations (occlusion des yeux, diminution du polygone de sustentation, mouvements de la tête…) nécessitent aide MS
Absence appui unipodal
Instabilité lors de la poussée sternale.
Légères oscillations antéro-postérieures

Vécu psycho-comportemental
Pas de syndrome post-chute
absence de rétropulsion, d’hypertonie, d’anxiété majeure...

Questionnaire de Baloh
score = 55
>20= peur de chuter.

EGP
Projet thérapeutique
Reprise d’une locomotion autonome/ prévenir nouvelles chutes

En tenant compte de :
Des compétences préservées (compréhension des consignes, capacité à imiter des gestes simples, bonnes capacités attentionnelles …).

D’une peur de la chute (situations graduées en difficultés et en valorisant les performances de la patiente).

Des capacités mnésiques altérées (les patients Alzheimer conservent des possibilités d’apprentissage moteur mais à la condition que la pratique soit constante et répétitive, Dick et al, 2000).


Actions thérapeutiques
Diminuer la peur de la chute
Travail sur la perception des ses compétences
Propositions de situations valorisantes
Stimuler les ajustements posturaux anticipés ou réflexes et les réflexes de protection

Optimiser les fonctions cognitives impliquées dans la marche
Stimulation de la double tâche
(Parler et marcher
Compter et marcher…)

Analyse de l'environnement
(planification du trajet...)


Apprendre le relever du sol

Apprentissage moteur procédural par des mises en situations répétées
Implication des aidants

Particularités dans la prévention des chutes auprès des patients Alzheimer
La prévention des chutes s’appuie sur des apprentissages moteurs (mémoire procédurale).

Peur de chuter associée au statut cognitif (Vellas et al., 1997)
Situations valorisantes afin de modifier les représentations négatives que le patient a de lui-même
Mise en situations concrètes
Travail près du sol
Apprentissage du relever du sol
Prévenir le repli sur soi, la diminution de l’activité qui vont favoriser le risque de chute


Anamnèse
Orientation ESA à l’initiative de son gériatre.

Né à Albi
Scolarité: jusqu’au certificat d’étude puis étude de secrétariat.
Secrétaire
Mariage à 22 ans puis divorce. 2 enfants.
Vit en concubinage.
Centres d’intérêts 
: Marche, jardinage, cuisine, belote
Occupations journalières actuelles 
: peu d’activités actuellement.
Diagnostic et antécédents médicaux
 :
Première consultation mémoire en 2013 
: troubles de l’orientation spatiale puis diagnostic de syndrome de Benson en 2014.


Plainte/demande
Patiente :
Pas de réelle plainte: déni ou anosognosie ?

Aidant:
Gestes quotidiens: utilisation des objets lors de la toilette, mise du couvert, rangement vaisselle…
Repérage à l’intérieur du domicile
Difficulté à comprendre les troubles liés à cette pathologie


Bilan psychomoteur
EGP
Perception visuelle
Projet thérapeutique
Localisation des objets dans l’espace
Orientation spatiale à l'intérieur du domicile

En utilisant :
Les éléments de perception visuelle préservée (formes simples, couleurs)
Le guidage verbal (préservation des repères spatiaux égocentrés et du langage)
D’autres modalités sensorielles



Actions thérapeutiques
Dépasser l’idée que la patiente ne voit pas

Patient:
mises en situation,
verbalisation des difficultés

Aidant:
Explications des difficultés observées dans le quotidien
Utilisation de la vidéo pour montrer les difficultés mais également comment utiliser les aides mises en place lors des séances



Faciliter l'environnement
Faciliter l'environnement
Mise en place de repères visuels
en utilisant les éléments de perception visuelle préservée (formes simples, couleurs)
Stratégies de compensation
Utiliser d’autres modalités sensorielles
Stimuler la reconnaissance des objets par l’exploration tactile
Stimuler la préhension à partir d’informations proprioceptive ou auditives
Stimuler la manipulation à partir d’informations proprioceptives

Utiliser le guidage verbal
Repères spatiaux égocentrés: à votre droite, devant vous, au niveau de votre main droite…
Couleur des objets: le crayon vert, le bloc note blanc….


Le syndrome de Benson
Apparition progressive
de troubles visuelles (agnosie visuelle, une désorientation topographique…),
d’une apraxie (constructive, d'habillage, d’une idéomotrice…)

Mémoire, langage, raisonnement, sont longtemps préservés.
L'histologie montre de façon prédominante les lésions présentes dans la maladie d'Alzheimer (plaques séniles et dégénérescence neurofibrillaire) dans les régions corticales postérieures et parfois les aires visuelles primaires.
Préservées
Perception des couleurs
Perception des formes simples
Lecture de mots isolés

Gestes réalisés sans contrôle visuel

Préservation des autres modalités sensorielles

Altérées
Recherche visuelle/ balayage visuel
Perception de formes complexes
Perception de plusieurs objets simultanément
Analyse de scène
Coordinations oculo-manuelles
Mettre à disposition les objets utilisés au quotidien à portée de main.

Créer des itinéraires
fermeture des portes la nuit + lumière dans les toilettes.

Anamnèse
Mme G. A a 84 ans, elle vit dans un service de géronto-psychiatrie depuis 4 ans.

Elle présente une maladie d’Alzheimer à un stade sévère avec une déambulation majeure.

MMSE = 0

NPI: comportement moteur aberrant F*G= 12 R= 4

Autonomie:
Aide totale pour l’hygiène, l’habillage, la continence.
Aide partielle pour les repas.
Autonome pour la locomotion.



Plainte/demande
Demande: suivi dans le cadre d’une UHR.
Plainte de l’équipe soignante lors des soins.
Source d’inquiétude et d’épuisement (lui demande toute la journée de s’asseoir car ont peur qu’elle chute);



Bilan psychomoteur
EGP
Déambulation
Projet thérapeutique
Patiente qui présente une déambulation dont la dimension principale est la marche compulsive.
Risque de chute
Pas de temps de répit dans la journée => épuisement de la patiente => majorant le risque de chute
Soins d’hygiène difficiles.
Mauvaise prise des repas => perte de poids

L’objectif n’est pas l’arrêt de la déambulation mais de réduire les risques associés à cette déambulation.
Chute
Dénutrition
Soins d’hygiène


Actions thérapeutiques
Faciliter les soins

Soins d’hygiène (en coordination avec les AS)
Proposer la toilette dès le lever.
Préparer et mettre à porter de main le matériel utile avant le soin.
Attirer l'attention en décrivant chacun des gestes réalisés/ en proposant de réaliser certaines actions seule (se peigner, de se savonner…)

Prise des repas
Aménagement d’un espace avec limitation des stimuli distracteurs.
Présentation des objets pertinents / retrait des objets perturbateurs.
Adaptation de la présentation des plats à son rythme.
Si déambulation => fingers food.
Diminuer risque de chute
Gestion de la fatigue
Atelier relaxation
2 fois par semaine en fin de matinée=> diminution du niveau d’alerte => induire un temps de repos.

Bain « thérapeutique »
Mis en place par les aides soignantes, une fois par semaine

Préservées
Les capacités d’équilibration.
Les capacités mnésiques et attentionnelles.
L’orientation spatio-temporelle.
Les fonctions exécutives.
La communication verbale.


Pas de signes de douleur à la manipulation passive ni lors des déplacements.

Altérées
Les praxies idéatoires: elle peut utiliser de manière adaptée des objets de la vie quotidienne si on les sélectionne (fourchette, peigne…).
La motricité fine.
Les communications non verbales (répond aux sourires, peut montrer qu’elle ne veut pas quelque chose par une moue significative…).
Pas de prise en charge « classique » possible compte tenu des troubles cognitifs.
Utilisation d’un parcours extérieur (pas de consigne verbale, utilisation de l’affordance) pour maintenir les capacités d’ajustement de la posture et les reflexes d’équilibration.
Principes de réhabilitation
Prise en charge des conséquences des troubles cognitifs dans la vie quotidienne:
=> favoriser autonomie et bien être de la personne

Approche individualisée:
Quels envies et besoins pour la personne/ son entourage ?
Quelles compétences sont préservées ?

Les "techniques":
Apprentissage de nouveaux comportements moteurs.
Utilisation d’aides externes pou faciliter le déclenchement ou le déroulé de l’action.


Total à 2,84 (2,8 DS)

Marche persistante: 3,77/4 (4,44 DS)
Du lever au coucher
Pendant le repas et les soins
Pas la nuit
Fugue: 1,75/4 (1,1 DS)
Désorientation spatiale: 3/4 (0.92 DS)

Merci
pour votre attention

Psychomotricité et maladie d'Alzheimer
L'examen psychomoteur
Percevoir les difficultés du patient et les compétences préservées
Poser un diagnostic psychomoteur
Mettre en place un projet thérapeutique
Orienter les équipes de soins, d’animation ou la famille dans la compréhension des troubles et leur donner des stratégies d’action, d’écoute et de sollicitation au quotidien.

Le psychomotricien
Le psychomotricien
Le psychomotricien
Les domaines mesurés:
Coordinations statiques et dynamiques.
Mobilisation articulaire des membres inférieurs et supérieurs.
Motricité fine
Praxies
Connaissance des parties du corps
Vigilance
Mémoire perceptive et mémoire verbale
Les sphères spatiale et temporelle
Perception
Communication
L'examen géronto-psychomoteur
Le bilan appréciera les capacités psychomotrices (coordination, équilibre, motricité manuelle) mais également les fonctions cognitives en lien avec la motricité intentionnelle (visuoconstruction, planification, flexibilité)…

Test étalonné à partir de 60 ans

Validité pathologique (Alzheimer, Parkinson) en cours.

Prise en compte des éléments quantitatifs et qualitatifs.

Permet :
D’affiner un diagnostic,
D’initier un projet thérapeutique,
De mesurer l’efficacité d’une prise en charge.
Exemple: la RAWS-LTC
Travaux d’Algase (2004) 3 sous échelles
la marche persistante - 9 items
la désorientation spatiale – 6 items
le comportement de fugue - 4 items

Chaque item est coté de 1 à 4
Mme C
Mme P
Mme G
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