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POP ART

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by

chauvreau fred

on 7 May 2016

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Transcript of POP ART

POP ART
1/ Que voit-on dans ce tableau ?
A/ La composition n’a pas de centre, c’est un espace…

ALL OVER, c'est-à-dire qui peut se prolonger à l'infini, comme
un papier peint aux motifs répétés .

B/ L’accumulation des boîtes évoque…

les rayons d'un supermarché, métonymie de la société de consommation.

C/ Les images répétées à l’infini rappellent…

la fabrication en série, la production industrielle et la répétition abrutissante d'une marque, principe de base de la publicité.


Andy WARHOL,
Campbell Soup Cans
, 1962, sérigraphie sur toile.
Andy WARHOL,
Marylin
, 1963,
sérigraphie sur toile
Exposition collective The American Supermarket, 1964, Bianchini Gallery New York .
L'espace de la galerie d'Art est transformé en supermarché.
L'oeuvre est alors assimilée à un produit à consommer : éphémère, jetable, bon marché....
Les oeuvres et leur espace de présentation jouent sur le
FAUX-SEMBLANT
: ils ressemblent à des
marchandises
mais ce ne sont que des imitations
mises en scène
dans un espace artistique.

le Pop art, critique ou constat de la société de consommation ?
Mot clé : femme objet.

"Femme considérée comme une chose ou un objet de désir."
(définition Larousse.fr).

Les
séries
de
WARHOL
:
une esthétique de la
DISPARITION
.
2/ Comment cet artiste représente-il la star ?

A/ Le portrait de la star est reproduit de façon …

mécanique (en sérigraphie),

B/ comme un produit …

industriel.

C/ Son visage se réduit à une variation de …

maquillages, comme une collection de produits de marque (le produit reste identique c’est l’emballage qui change).


D/ C’est une femme …

Objet : c’est-à-dire une femme séduisante, qui déclenche le désir du consommateur.
Par association, ce désir se déplace ensuite sur le produit à vendre .

“L’art, c’est déjà de la publicité. La Joconde aurait pu servir de support à une marque de chocolat, à Coca-Cola ou à tout autre chose.” Andy WARHOL.

"Acheter est bien plus américain que penser." Andy WARHOL.

"Etre bon en affaires, c'est la forme d'art la plus fascinante." Andy WARHOL.

"On n'imagine pas combien de gens accrochent un tableau de la chaise électrique dans leur salon - surtout si les couleurs du tableau vont bien avec celles des rideaux." Andy WARHOL.

"Je voudrais être une machine" Andy WARHOL.

Pour Warhol, la
sérigraphie
-technique d'imprimerie- est d'abord un "process", c'est-à-dire un processus de production qui présente un triple avantage. D'une part, la sérigraphie, activité mécanique, permet de rompre avec la tradition de la peinture "fait main".
D'autre part, elle permet la multiplication en série d'un motif, de façon quasi-industrielle.
De plus, le passage répété de l'encre dans la soie de l'écran sérigraphique finit par boucher les mailles du textiles, ce qui provoque
bavures, dégradation et effacement du motif
reproduit. Du coup, la figure reproduite finit par s'effacer, et
disparaître.
Cette disparition plastique (l'effacement progressif de la figure imprimée) renvoit à une dimension existentielle: la disparition de la personne, c'est-à-dire la mort.
WARHOL a commencé la série des Marilyn après le suicide de cette dernière. Ainsi il semble faire une
vanité
moderne.
De plus,
WARHOL était fasciné par la mort
, qui tient une place centrale dans son corpus iconographique, et notamment dans la série
Death and disasters
(1962-1964): chaises électriques, accidents de voitures, d'avions, défénestrations, etc.

"Quand je mourrai, je ne veux pas laisser de restes. Je voudrais disparaître. Les gens ne diraient pas "il est mort aujourd'hui", ils diraient "il a disparu". " Andy WARHOL.


Le
POP ART
s'oppose au courant de
l'Expressionnisme Abstrait,
qui dominait la scène artistique des années 50, à New York.
Ce courant, dont le représentant le plus illustre est le peintre
Jackson POLLOCK
, célèbre pour ses
drippings
(projections de peinture sur la toile), met en jeu le corps du peintre, sur de grands formats, afin de libérer la subjectivité de l'artiste. C'est une esthétique qui hérite de l'
écriture automatique
des
Surréalistes
, afin de libérer l'inconscient créateur, et qui revendique l'abstraction comme rupture avec la tradition
illusionniste
, perçue comme un carcan académique, inféodé au sujet (littéraire ou mythologique).
Le
POP ART
, et notamment WARHOL, inverse point par point cette esthétique:
réalisation mécanique
,
sujets figuratifs
, dont la source est puisée" à l'extérieur " (par opposition à l'intériorité subjective, la spontanéité inconsciente de l'artiste expressionniste abstrait):
images trouvées
et
banales
, tirées de la
culture populaire
: publicité, journaux, cinéma, ou bande dessinée.

«Je suis anti-tache. C'est trop humain. Je suis pour l'art mécanique. Si j'ai choisi la sérigraphie, c'était pour tirer le meilleur parti des images préconçues par des techniques commerciales de reproduction multiple» Andy WARHOL
Contexte artistique
: une réaction contre l'Expressionnisme abstrait.
WARHOL, un artiste du second degré.
Selon
WARHOL
, il n'y a que 2 choses que l'on devrait montrer à la télévision: des gens qui prennent des photos, et des gens qui mangent. Car c'est ce que nous faisons devant la télé: nous regardons et nous mangeons.
WARHOL
tend un miroir au spectateur, il semble dire: voilà ce que nous sommes, des
consommateurs
. Nous consommons des images comme nous consommons des hamburgers, ou n'importe quel produit standardisé. Sans réfléchir.
WARHOL ne dénonce pas, il ne s'engage pas, il ne conteste rien. Il met en scène la consommation et transgresse les limites entre l'art et la vie.
Andy WARHOL,
Crânes
, 1976,
sérigraphie sur toile
Andy WARHOL, série
Chaise électrique
, 1963-1966, sérigraphies sur toile.
Andy WARHOL,
Lèvres de Marilyn Monroe
, 1962,
sérigraphie sur toile.
Andy WARHOL, série
Accidents de voiture
, 1963, sérigraphies sur toile.
Silver Car Crash (double désastre),
1963.
La reproduction répétée de l'image, extraite d'une page de journal, soumise à l'effacement progressif dû au processus sérigraphique, fait face à un grand panneau, du même fond argenté, entièrement monochrome. La répétition de l'image, banale et tragique, aboutit au vide, au néant. l'image a disparue, comme les victimes de l'accident, ces "chers disparus", dont chacun possède un exemple parmi ses proches.
Allen JONES,
Porte-chapeaux, table, chaise
, 1969, 184 x 76 x 62 cm.

Les mannequins érotisés sont réduit à l'état de
meubles
, le corps féminin est assimilé à une simple
marchandise décorative
,
déshumanisée
, sans plus de dignité qu'un objet utilitaire.
L'artiste Allen
JONES
met en scène une violente
critique du machisme
, qui réduit la femme au statut d'objet sexuel ou de bonne à tout faire.
Jackson
POLLOCK,
série des
drippings
(1947)
De l'appropriation en trompe-l'oeil.
Roy LICHTENSTEIN,
Coup de pinceau
, 1965.
Andy WARHOL,
200 billets de 1 dollar
, 1962.
Andy WARHOL,
Dollar Sign
, 1981.
L'usine de l'Art: la
Factory
de WARHOL.
En 1964, Warhol crée la Factory, son atelier, véritable usine d’art, une chaine de production à créer de l’art. Warhol s’y entoure de personnalités toutes plus atypiques les unes que les autres, un microcosme artistique, créatif, provoquant. (source: lewebpedagogique) L'artiste s'expose en chef d'entreprise, galeriste mondain, producteur.
LICHTENSTEIN
se moque
de la sacralisation du geste pictural, consacré par l'
Expressionnisme Abstrait
-aussi appelé
Action Painting
.
Ici, la trace de la brosse n'est plus la trace d'un geste héroïsé -compris comme reflet de la subjectivité de l'artiste-, elle devient une imitation simplifiée, neutre, impersonnelle, qui reproduit le style et la trame mécanique des images de basse qualité, trouvée dans les bande dessinées bon marché .
Mot clé: stéréotype

Expression ou opinion toute faite, sans aucune originalité, cliché.
Caractérisation symbolique et schématique d'un groupe qui s'appuie sur des attentes et des jugements de routine. (source: Larousse.fr)
Chaque ligne semble évoquer, à la fois, le déroulement d'une pellicule de film - pour rappeler le métier d'actrice de Marilyn- et une progression temporelle, qui tend vers
l'effacement de la figure
, suggérant la
disparition
de Marilyn (WARHOL a réalisé cette oeuvre après la
mort
de la star).
Claes OLDENBURG,
The store
, 1961.
Le sculpteur Claes
OLDENBURG
a ouvert son atelier new-yorkais au public, en 1961, et il l'a intitulé
The Store
(le magasin).
Il présentait un ensemble de volumes en plâtre peint ou en papier mâché qui figuraient des aliments ou des objets du quotidien. L'aspect ramolli et dégoulinant de ces représentations culinaires avaient un aspect dégoûtant, repoussant.
La série de
WARHOL
intitulée
Boîte Brillo
(1964), pousse l'
appropriation
du produit jusqu'à l
'illusion
: les boîtes ressemblent à des
Ready-mades
, c'est-à-dire des objets directement prélevés dans le quotidien (à l'exemple des Ready-mades de Marcel DUCHAMP).
Pourtant ce sont des
objets faits mains
, des boîtes fabriquées en contreplaqué recouvertes du logo Brillo par impression sérigraphique. Ce sont donc des artefacts qui ont l'apparence d'objets industriels, mis en scène comme tels: empilés comme dans un supermarché ou dans une usine.
Le Pop Art met ici en scène la
société de consommation
qui émerge aux Étas-Unis dans les années 1960.
Fasciné par l'argent, la célébrité et le pouvoir, Andy WARHOL s'amuse à
transformer l'argent en Art
(le dollar en tableau), et expose du coup la
transformation de l'Art en argent
(le "
marché de l'Art
" prend son essor au cours des années 60, au moment où WARHOL commence sa carrière).
De l'Art ou du commerce ?
WARHOL réduit la star, Marilyn, à un
sourire
, dont le rouge à lèvre déborde. A la fois
zone érogène
,
instrument de séduction
,
métonymie
de l'
objet du désir
, et
organe de la consommation
, la
bouche
s'ouvre sur une surprenante polysémie. Les lèvres pulpeuses et désirables deviennent sensiblement inquiétantes. La bouche montre les dents, outils de mastication, signe d'agressivité. Ici la
femme objet
, le sex-symbol (Marilyn), réduite à un
accessoire
-le rouge à lèvre- se montre sous le double aspect du
désir
et de la
menace
.
En 1962,
OLDENBURG
expose ses premières
Soft sculpture
(sculptures souples) qui, malgré leur simplicité apparente, ont été des œuvres d'art révolutionnaires. Leurs corps mous, souples et colorés contestaient la convention traditionnelle de la sculpture rigide, et austère. Leur ampleur colossale infusait humour et fantaisie dans l'espace souvent sérieux des beaux-arts. Avec ce travail OLDENBURG proposait une autre forme de sculpture monumentale, qui se répand au lieu d'être érigée, et qui prend pour sujet des objets banals, au lieu de rendre hommage aux hommes de pouvoir (fonction traditionnelle du monument).
OLDENBURG
renverse
ainsi la
tradition du monument
, il
le met à terre
, littéralement.
Claes OLDENBURG,
Floor Burger
, 1962, tissu.
WARHOL a acquis sa célébrité grâce à ses portraits de stars (Marilyn Monroe, Elvis Presley, etc. ). Dans la série des
Crânes
, il livre le portrait ultime, en quelque sorte, le portrait universel d'une humanité générique. C'est également une citation d'un genre traditionnel de la peinture : la
Vanité
. Il livre ainsi une vanité moderne, qui semble résumer l'ensemble de ses portraits: célébrité, gloire, richesse et pouvoir finissent toujours par disparaître.
Mot clé: vanité.

Genre pictural
lié à une
méditation
philosophique
sur la mort
. Nature morte dont la symbolique insiste sur le décalage entre une vérité éternelle (divine, morale, etc.) et la condition humaine vouée à la disparition.
Philippe de
CHAMPAIGNE,

Vanité, ou Allégorie de la vie humaine
, première moitié du XVIIe siecle, huile sur bois, 28 cm x 37 cm,
musée de Tessé, Le Mans
Andy WARHOL, exposition de
Boîtes de soupe Campbell's
, à la Ferus Galery, New York, 1962.
L'accrochage de trente-deux peintures dans la galerie Ferus correspondait au nombre de variétés disponibles à l'époque dans la gamme des soupes Campell's.
Le nombre des oeuvres exposées était donc déterminé par une considération extérieure, à savoir une gamme de produits.
De plus, les tableaux étaient appuyés sur des moulures blanches horizontales, qui jouaient le même rôle que les étagères dans un magasin.
(source: Benjamin Buchloh, L'art unidimensionnel d'Andy Warhol, cat. d'exposition retrospective Warhol, centre G.Pompidou, 1990.)
Andy WARHOL, papier peint de vaches, 1966. Galerie Leo Castelli, New York.
Parodie de peinture comme parodie de décor.

Après avoir utilisé la répétition sérielle au sein de ses toiles, WARHOL déploie la répétition dans l'espace et achève ainsi d'ébranler la définition du tableau comme unité picturale autonome.
La peinture, l'oeuvre d'Art, est alors réduite à un simple papier peint, c'est-à-dire un élément décoratif de mauvais goût, dont le motif renvoie une image parodique au spectateur. Comme le dit Warhol à propos des vaches: "C'est nous tous". Image de l'hébétude et de la stupidité, le papier peint nous assimile à un ruminant docile , un pur consommateur.
Détourner,

décontextualiser
Roy LICHTENSTEIN,
Balle de golf
, 1962.
Huile sur toile, 81,3 x 81,3 cm.
"
Isoler un élément de son contexte
pour en faire l'objet unique d'un tableau, c'est l'un des procédés- phares de Lichtenstein. C'est ainsi qu'une balle de golf, un hot-dog ou un pneu se trouvent élevés au rang d'élément principal d'une oeuvre. Lichtenstein a choisi de les
représenter de façon tramée et schématisée
, parfaitement
immaculés
pour
rappeler
que tous les
produits fabriqués dans les usines
sont rigoureusement identiques et que chaque américain, en dépit de son origine sociale, se construit à travers les mêmes publicités et les mêmes images. "
Charlotte Ullmann, extrait de
Roy Lichtenstein
, Beaux-Arts hors-série, Beaux arts éditions, 2013.
Mots clés :
Mot clé :
Citation
Roy LICHTENSTEIN,
Femme au chapeau fleuri
, 1963. D'après
Dora Maar au chat
de Pablo Picasso. Magna sur toile, 127 x 101,5 cm.
Dès 1963, Lichtenstein montre une série de tableaux qui se présentent comme des répliques exactes faites à bon marché de célèbres tableaux de Picasso, en les passant au filtre de son propre dispositif esthétique (à plats, trames). Il inaugure ainsi un pan entier de ce qui sera son art jusqu'à la fin et qui en fait un précurseur du postmodernisme: la
citation
d'oeuvres et/ou de styles historiques. Par ces premières "copies" de tableaux précis, il sous-entend avec humour que l'art existe majoritairement dans la culture occidentale par le biais de la reproduction, et que la copie est une oeuvre au même titre que l'original.
(D'après l'article de Ann Hindry, extrait du cat. Lichtenstein, Beaux-Arts hors-série, 2013.).
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