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La Littérature Maghrébine D'expression francaise

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by

ŸãSsinê MãamRï

on 13 March 2014

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Transcript of La Littérature Maghrébine D'expression francaise

La Littérature Maghrébine D'expression francaise
Définition globale de la littérature

1: Définition de la littérature
La littérature est l' ensemble des œuvres écrites ou orales fondées sur la langue et comportant une dimension
esthétique (à la différence par exemple des œuvres scientifiques ou didactiques) : sens attesté en 1764
La littérature, c'est raconter la vie, ses faiblesses, forces, événements, troubles et pulsions.
La littérature englobe souvent plusieurs cultures, en un seul style d'écriture, comme
c'est le cas de la littérature maghrébine en langue française.
Dans la littérature maghrébine, le pluriel s'impose toujours. Il existe en effet un vaste
ensemble de textes qui ont en commun de procéder du Maghreb, mais selon des
principes de filiation très divers comme le lieu de naissance des écrivains, le lieu de
dissémination des traditions orales, la participation à un imaginaire spécial de l'Afrique
du Nord , l'insertion dans une production et une circulation littéraire centrées au fond du Maghreb .


Les genres littéraires
la litttérature
marocaine d'expression francaise
Les thémes contenus dans le roman maghrébin
Sur le plan des thèmes et des contenus
on remarque plusieurs spécificités d'un roman d'un roman maghrébin en langue française :
1 - Le roman des origines (enfance, adolescence, saga familial … )
2 - Le roman autobiographique, ou à résonance autobiographique, mais ou le fameux " je " de la narration , trouve du mal à s'exprimer vraiment, considérant les contraintes traditionnelles qui accablent l'auteur .
3 - Le roman de la guerre d'indépendance (surtout en Algérie , et un seul en Tunisie)
4 - Le roman de la contestation socio-politique dévoilant le discours officiel d'autosatisfaction béate .
5 - Le roman social, qui fait voir la société telle qu'elle était, son anthropologie, autour des années cinquante, et jusqu'à aujourd'hui .
6 - Le roman du quotidien, avec les changements sociaux , les mutations dans les familles
7 - Le roman féminin
8 - Le roman sur l'émigration vers un " ailleurs " rêvé, et désirable

Aspects esthetiques du roman marocain d'expression française


Genre littéraire
Un genre littéraire est un concept de type catégoriel qui permet de classer des productions littéraires en prenant en compte des aspects de genre pictural, genre narratif ou genre dramatique, de contenu (entre autres : roman d'aventure, journal intime, théâtre de boulevard, etc.), ou encore de registre (fantastique, tragique, comique notamment). Divers critères pouvant se combiner et se chevaucher pour déterminer des catégories secondaires, la liste des genres n’étant en effet pas close. Le débat sur la constitution des genres littéraires existe depuis Platon et surtout depuis l'ouvrage majeur en la matière d'Aristote : la Poétique .

Le fait d’inscrire une œuvre dans un genre est une façon de répondre à l'horizon d'attente d'un public donné, pour reprendre la formule de Hans Robert Jauss. Selon la façon dont une œuvre est présentée (roman, autobiographie, comédie, drame...), le lecteur s’en fait une représentation plus ou moins stéréotypée, qui peut cependant être remise en question lors de la lecture. Le genre est donc, avant tout, une convention qui donne un cadre au public et fonctionne comme un modèle d'écriture pour les auteurs. C'est ce que souligne Tzvetan Todorov : "Chaque époque a son propre système de genres, qui est en rapport avec l'idéologie dominante. Une société choisit et codifie les actes qui correspondent au plus près à son idéologie ; c'est pourquoi l'existence de certains genres dans une société, leur absence dans une autre, sont révélatrices de cette idéologie."1

Un genre littéraire est aussi un premier échange entre l'auteur et le lecteur qui se fait au moyen du paratexte. L'étiquetage du genre est parfois délicat à déterminer comme pour l'autofiction qui joue sur réalité et imaginaire entre roman et autobiographie, le roman à thèse comme Le Dernier Jour d'un condamné qui appartient à la fois au genre du roman et au genre argumentatif, ou encore pour l'épopée, genre à la fois narratif et versifié.

Les genres sont avant tout une classification commode à manier en pédagogie, permettant d'appréhender les caractéristiques des productions littéraires. Nombre d'auteurs et d'universitaires ont proposé des classification
1. Influences coloniales: retombées identitaires et linguistiques.

La littérature marocaine d’expression française est une conséquence de la colonisation du Maroc par la France (1912-1956). N’ayant pas de précédent, la fiction du roman marocain d’expression française s’est basée sur la réalité sociale et culturelle du pays tout en restant conforme aux règles classiques du roman français du 19e siècle, notamment en ce qui concerne la progression chronologique des événements et la mise en valeur de l’expérience personnelle de l’auteur.
Les précurseurs du roman marocain d’expression française, comme Séfrioui dans La Boîte à Merveilles, ont utilisé la langue française comme moyen d’expression seulement, pour raconter une histoire bâtie, en fait, sur l’usage de la narration de contes et d’anecdotes, éléments importants dans une culture (marocaine en l’occurrence) de tradition orale.
En 1954, Driss Chraïbi a également bâti la fiction autobiographique de son roman sur la réalité socio-culturelle de son pays mais il est plus virulent dans son ouvrage intitulé Le Passé Simple, un roman qui a défrayé la chronique de l’époque car il y montre les failles d’une société marocaine aux traditions figées.
Après l’indépendance, le nombre d’écrivains marocains d’expression française augmente. Ces derniers se distinguent à travers leurs écrits par la même problématique : ils se trouvent confrontés à un problème d’identité et de bi-culturalisme. Nous remarquons à travers leurs textes une dichotomie entre langue arabe /langue française, maghreb/ occident, tradition / modernité, d’ou leur tentative de s’éloigner à la fois de l’oralité, héritage national, mais aussi des traditions d’écriture française. Le roman marocain s’en ressent en se livrant alors à une écriture qui se veut sciemment fragmentée. Dans Harrouda ou dans Moha le Fou, Moha le Sage de Tahar Ben Jelloun par exemple, le lecteur est confronté à une écriture complexe et compliquée car elle ne suit pas le schéma du roman traditionnel, prête ainsi à dérouter le lecteur. Dans La Mémoire tatouée d’Abdelkrim Khatibi, se dégagent des thèmes comme la question de la culture populaire, le problème d’identité, le tout fait à travers une écriture morcelée et déstructurée. Il n’y a plus de récit à proprement dire mais seulement une écriture fragmentée.
Avant l'expérience de Souffles
La littérature marocaine d'expression française a intégré la dimension culturelle et linguistique nationale avant la naissance de Souffles, mais selon un mode de fonctionnement différent. Les premières oeuvres de qualité - La Boîte à merveilles d'A. Sefrioui et Le Passé simple de D. Chraïbi - n'ont pas suffisamment repensé la langue française dans ses rapports à la langue et à la culture d'origine. Chez A. Sefrioui, le cadre référentiel est marocain: personnages, espace, temps, valeurs, et traditions culturelles (contes, proverbes, anecdotes...), mais il sert seulement de matériau à une histoire construite selon les règles classiques du roman français du XIXème siècle: progression chronologique des événements, focalisation sur l'expérience individuelle et autobiographique du narrateur, description ethnographique. La langue maternelle est quelquefois utilisée sous forme d'expressions idiomatiques mais elle affecte très peu la langue d'écriture: l'énoncé dialectal est suivi d'explications mises en apposition ou entre parenthèses. Dans l'ensemble, le commentaire narratif a pour principale fonction d'éviter le dépaysement excessif. Les excès de précautions empêchent le texte de jouer pleinement de sa différence et le réduisent à un simple "effet du réel" [3]. Néanmoins l'écart entre une langue française conforme aux normes grammaticales et son contenu référentiel est significatif: il indique la dualité de l'écrivain et fonde son originalité par rapport aux écrivains français. Bien plus, certains aspects de la construction narrative révèlent déjà les tendances esthétiques ultérieures de la littérature marocaine d'expression française: l'oeuvre romanesque intègre certaines dimensions de l'oralité par la fréquence des conversations, l'usage de la narration du conte et de l'anecdote.
Le Passé simple de D. Chraïbi se situe largement, lui aussi, dans la tradition du roman réaliste et psychologique français du XIXème et XXème siècles. Comme chez Sefrioui, la fiction autobiographique est bâtie sur la réalité sociale et culturelle du Maroc. Chraïbi a été beaucoup plus loin dans le travail de l'écriture: la violence du thème - l'insurrection du fils contre le père, symbole de tous les pouvoirs aliénants - s'exprime ici dans le style même; l'utilisation du vocabulaire injurieux et blasphématoire, la syntaxe disloquée et incisive, ainsi que l'énonciation polyphonique situent la langue de Chraïbi en dehors de toute orthodoxie. Constamment en infraction avec l'usage conventionnel, elle rappelle par bien des côtés la langue subversive de Céline. Chraïbi a su, en outre, largement faire jouer la langue maternelle (plutôt paternelle d'ailleurs) à l'intérieur de son oeuvre: langue de la doxa, constamment caricaturée, mise en dérision. Ce qui est mis en scène dans le récit fictionnel c'est moins le rapport problématique de la langue maternelle à la langue étrangère que celui de la langue dominée - la sienne, celle de ses frères, de sa mère de son peuple - à la langue dominante - celle des pouvoirs, colonial et islamique. Cette tendance novatrice - qui préfigure déjà la théorie et la pratique des textes postérieurs à l'avènement de la revue Souffles - se confirmera dans certains des écrits ultérieurs de D. Chraïbi - La civilisation, ma mère! et Une enquête au pays.

Depuis l'expérience de Souffles
La génération des écrivains marocains après Souffles a une production relativement importante en français. Il est impossible, dans le cadre de ce travail, d'en montrer toute la richesse culturelle et stylitisque. Nous nous limiterons à quelques aspects dominants de son esthétique. Bien que chaque écrivain se distingue par une problématique et un langage spécifiques, on peut déceler certaines tendances communes; elles s'inscrivent dans deux grandes directions:
- une tentative de déconstruction des traditions littéraires, nationales et françaises, jugées incapables d'exprimer l'imaginaire de l'écrivain.
- une tentative de construction d'une écriture susceptible de traduire la pensée bi-culturelle de l'auteur.
La génération des écrivains de l'indépendance est soumise à de multiples contradictions entre ses aspirations intellectuelles - exprimées en particulier dans les articles de Souffles - et les réalités individuelles et sociales dans lesquelles elle se trouve; d'où un tiraillement entre des modèles de vie souvent opposés: occident/Maghreb, tradition/modernité, laïcité/islam, idéal personnel/idéal national...
Ces conflits se répercutent dans le texte littéraire: l'écriture marocaine d'expression française est une écriture de "démantèlement" [4]. Cet effet est ressenti aussi bien dans l'histoire que dans son expression verbale. Contrairement à La Boîte à merveilles ou au Passé simple, il n'y a plus à proprement parler d'histoire. Même les écrivains de la première génération comme D. Chraïbi y renoncent: La Mère du printemps ou Naissance à l'aube par exemple, qui se réclament pourtant de la tradition épique, abandonnent les canevas traditionnels du récit. Les oeuvres les plus originales - Harrouda de T. Ben Jelloun, La Mémoire tatouée de A. Khatibi et surtout Agadir de M. Khaïr-Eddine - ne sont plus que des fragments [5] de récits qui s'enchevêtrent ou s'enchassent, mêlés aux divers commentaires philosophiques, idéologiques, esthétiques - du narrateur. La parcellisation historique va jusqu'à l'émiettement et la récurrence asymétrique des événements soumis à des perspectives multiples (souvenir/actualité, réel/imaginaire, réflexion/délire, point de vue unique/multiple...). Les oeuvres qui vont le plus loin dans cette voie sont celles de A. Laâbi, de M. Khaïr-Eddine et de E. A. El Maleh. Chez A. Khatibi (Le Livre du sang ou Amour bilingue), la rupture de la fiction s'opère par les transformations continues des éléments thématiques, le brouillage des faits, les digressions philosophiques..
Par Yassine Maamri & Yassine Ouesrhiri
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