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PICASSO, Guernica, 1937

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by

chauvreau fred

on 3 March 2013

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Transcript of PICASSO, Guernica, 1937

C'est une oeuvre monumentale :
7m52 de longueur et 3m 51 de largueur.
Picasso voulait une toile à la mesure de l'événement : il reprend ainsi la tradition de la peinture d'Histoire, héritage académique, qui utilisait des grands formats pour représenter des événements marquants de l'histoire collective.
Cela montre donc sa volonté d'inscrire son oeuvre dans une action politique :
c'est une oeuvre engagée.
Picasso entend ainsi protester contre la barbarie des Nationalistes espagnols, menés par Franco, qui ont fait alliance avec la puissance nazie des allemands, menés par Hitler. Citation :
« La peinture n’est pas faite pour décorer les appartements :
c’est une arme offensive et défensive contre l’ennemi »
Pablo Picasso. Composition L’oeuvre peut être découpée en 3 parties.
Au centre, une composition pyramidale contient les formes enchevêtrées d'un cheval et de corps démembrés.
La composition en pyramide évoque un tas de corps morts.
A gauche, une mère hurlante porte un enfant mort, sous une tête de taureau.
A droite, un personnage tend les bras vers le ciel.
le regard est amené vers le centre, plus clair du tableau. On peut ensuite remarquer
que tous les personnages dirigent leurs regards vers la gauche (le taureau). Le taureau regarde le spectateur.
La lecture du tableau se fait de droite à gauche, à l’inverse du sens normal de lecture.
Cela peut évoquer la fuite, mais aussi une course fatale dirigée vers la mort. PRÉSENTER OBSERVER COMPARER Le contexte :

Le bombardement de Guernica : Le 26 avril 1937, jour de marché, quatre escadrilles de la légion Condor,
protégées par des avions de chasse italiens, procèdent au bombardement de la ville de Guernica afin de tester
leurs nouvelles armes. L'attaque commence à 16h30, aux bombes explosives puis à la mitrailleuse et enfin
aux bombes incendiaires. Après avoir lâché quelques 50 tonnes de bombes incendiaires, les derniers avions
quittent le ciel de Guernica vers 19h45. Après le massacre, 20% de la ville était en flammes, et l'aide des
pompiers s'avérant inefficace, le feu se propagea à 70% des habitations. La tête de taureau, symbole de l'Espagne (la corrida), évoque aussi les Nationalistes (jeu de Mot entre Franco et faranco : la brutalité). Il peut également évoquer un monstre mythique : le minautore. Détails :
comme toujours chez Picasso, chaque élément de son tableau peut avoir plusieurs sens . La mère a les yeux en forme de larmes. La bouche ouverte contient une langue pointue qui évoque un cri strident. Elle incarne le peuple qui souffre . La poitrine dénudée : symbole de maternité, de vie.
Elle peut aussi évoquer la Patrie nourricière . L'enfant a les yeux vides et la tête pendante : il est mort. Il symbolise l'innocence assassinée. Picasso montre que le bombardement de Guernica est un crime de guerre car il a fait des victimes civiles, innocentes, sans défense. Les incisions des lignes de la main évoquent des coupures, et peut-être la ligne de vie brisée des espagnols. Les yeux renversés et la bouche ouverte montrent la peur et le cri, l'agonie. Les membres coupés montrent l'horreur du bombardement : c'est un carnage. L'épée brisée montre l'inégalité du combat.
Les soldats Républicains étaient moins bien armés que les Nationalistes de Franco. PICASSO, Nature morte à la chaise cannée, 1912. Les bras tendus vers le ciel montrent un appel au secours. Cela peut évoquer un appel à l'aide orienté vers la communauté internationale pour soutenir les espagnols contre la barbarie nazie. Cela évoque aussi la prière. Les flammes , pointues évoquent des lames aiguisées, symbole de barbarie. Elles rappellent aussi que les civils sont morts brûlés par des bombes incendiaires. Les yeux en forme de larmes symbolisent la souffrance. La jambe coupée, déformée, chargée d'incisions montre le martyr des victimes civiles.
Sa forme enflée rappelle vaguement un jambon : les corps sont découpés comme de la viande. C'est un vision d'horreur. La victoire de Guernica.
I
Beau monde des masures
De la nuit et des champs

II
Visages bons au feu visages bons au fond
Aux refus à la nuit aux injures aux coups

III
Visages bons à tout
Voici le vide qui vous fixe
Votre mort va servir d'exemple

IV
La mort coeur renversé

V
Ils vous ont fait payer le pain
Le ciel la terre l'eau le sommeil
Et la misère
De votre vie

VI
Ils disaient désirer la bonne intelligence
Ils rationnaient les forts jugeaient les fous
Faisaient l'aumône partageaient un sou en deux
Ils saluaient les cadavres
Ils s'accablaient de politesses

VII
Ils persévèrent ils exagèrent ils ne sont pas de notre monde

VIII
Les femmes les enfants ont le même trésor
De feuilles vertes de printemps et de lait pur
Et de durée
Dans leurs yeux purs

IX
Les femmes les enfants ont le même trésor
Dans les yeux
Les hommes le défendent comme ils peuvent

X
Les femmes les enfants ont les mêmes roses rouges
Dans les yeux
Chacun montre son sang

XI
La peur et le courage de vivre et de mourir
La mort si difficile et si facile

XII
Hommes pour qui ce trésor fut chanté
Hommes pour qui ce trésor fut gâché

XIII
Hommes réels pour qui le désespoir
Alimente le feu dévorant de l'espoir
Ouvrons ensemble le dernier bourgeon de l'avenir

XIV
Parias la mort la terre et la hideur
De nos ennemis ont la couleur
Monotone de notre nuit
Nous en aurons raison.

Paul Eluard, Cours naturel, 1938 Malgré sa jambe coupée, la femme blessée avance vers la lumière, symbole d'espoir, de liberté.
Elle peut représenter les Républicains, et le peuple martyr qui lutte, et ne se résigne pas, malgré les attaques barbares dont ils sont victimes. La lampe domine la scène. Elle a la forme d'un oeil, ce qui peut évoquer le regard du peintre, qui domine l'événement, et qui semble observer le spectateur : ça nous regarde. Le bras tendu qui porte la bougie semble porteur d'espoir : une faible lumière qui éclaire les ténèbres emplis de violence. Le cheval est, d'après Picasso, le symbole du peuple. Le corps du cheval semble démembré, désarticulé : le peuple est opprimé, massacré. Les parties grises, remplies de petits traits verticaux rappellent le papier journal : Picasso était à Paris pendant le bombardement, il a appris l'événement dans les journaux. C'est aussi un "effet de réel": Picasso semble nous dire que malgré les multiples déformations qu'il impose à la ressemblance, ce tableau nous parle bien de la réalité, de l'actualité. Les formes anguleuses, pointues, accentuent la violence de la scène : les corps semblent démembrés, découpés.
De plus, ces formes découpées nous rappellent la technique du collage, dont Picasso est l'inventeur. Cette photographie d'époque, qui montre la ville bombardée de Guernica, offre deux différences notables avec l'oeuvre de Picasso.
D'une part, elle nous montre l'événement après coup, alors que Picasso nous plonge au coeur de l'action.
D'autre part, la reproduction photographique expose un constat objectif de la tragédie : nous voyons des édifices brûlés.
En revanche, Picasso, choisit de déformer les figures - avec sa méthode "cubiste" - sans souci apparent d'imiter la réalité. Ce tableau est considéré comme le premier collage de l'histoire de l'Art moderne.
La technique du collage aura un grand succès parmi les artistes modernes.
En prolongeant sa transgression des codes traditionnels de l'Art, inaugurée en 1907 avec son tableau cubiste intitulé les demoiselles d'Avignon, Picasso franchit un pas dans la modernité :
le collage est une intrusion du réel, dans l'espace de représentation. Un morceau de réalité brute inséré directement dans la peinture.
Cela correspond à l'idée de mélanger l'Art et la vie,
mot d'ordre récurrent des avant-gardes du début du XX siècle. C'est parce que les figures sont déformées, découpées, que nous ressentons davantage la violence du bombardement. Mot clé :
- CUBISME : mouvement artistique fondé par Picasso, qui bouleverse l'histoire de la peinture, en héritant des recherches de Cézanne et des arts "primitifs".
Picasso retient de Cézanne la simplification géométrique. Ainsi Cézanne déclarait : "Traitez la nature par le cylindre, la sphère, le cône".
Picasso s'inspire également de la force expressive des déformations et des exagérations perçues dans les masques africains.
Ce double héritage donna naissance aux Demoiselles d'Avignon, en 1907, considéré comme le premier tableau cubiste. Pablo PICASSO,
les Demoiselles d'Avignon, huile sur toile,
243,9 x 233,7 cm, 1907. Pourquoi la simplification géométrique ?









Picasso s'inspire de Cézane .
Cézane cherchait à rendre l'illusion du volume sans perdre la saturation des couleurs.
En effet, traditionnellement, pour donner l'illusion du volume, les peintres avaient l'habitude de créer des dégradés de valeur, pour passer progressivement de l'ombre à la lumière : c'est la technique du "modelé".
L'inconvénient est que les couleurs perdent en intensité lorsqu'elles sont mélangées avec du blanc ou avec une couleur plus sombre.
Or, Cézane, cherchait à rendre les couleurs éclatantes de la Provence.
C'est pourquoi il a choisi de fragmenter les formes et de les géométriser afin de rendre l'impression du volume. Cela lui permettait de peindre avec des couleurs pures et éclatantes. Mot clé: polysémie
- qui a plusieurs sens différents.
L'oeuvre de Picasso est célèbre pour ses déformations polysémiques.
En effet, si Picasso réussit à suggérer plusieurs idées dans la même figure (par exemple: l'oeil-lampe ou la langue pointue), c'est justement parce qu'il déforme les éléments.
Ce sont les déformations qui rendent possible la polysémie.
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