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ENSA BE ski

Trame pour ENSA - ski 2012. Semble fonctionner très bien sur Mac et sur tablettes. Plante souvent sur PC. Voir alors la version à jour divisée en 2 parties : "Part prévisible" et "Imprévisible et vigilance".
by

Alain Duclos

on 26 January 2013

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Transcript of ENSA BE ski

Tenir compte AUSSI de l'imprévisible Modèle de vigilance encadrée "Le nouveau challenge n'est plus l'amélioration de la prévision, mais une meilleure gestion de l'imprévisible" Encore deux choses... Nivologie... Déclenchement des plaques Mesures nivo-météo A savoir pour anticiper le prévisible Les plus grandes surprises sont dues
soit à des croyances,
soit à un manque d'informations
(Erik Descamp) Activité avalancheuse Couches fragiles persistantes Neige nouvelle Fonte... Mécanisme de déclenchement Inclinaison de la pente : seuil de 30° Types de plaques Parce qu'on ne peut pas être toujours à 200% (Erik Descamp) Paramètres simples, mesurables, DISCUTABLES Bulletins CLPA Données disponibles Stratigraphie Taille des avalanches Stabilité Gradient de température T° surface ? T° la plus élevée ? Couches fragiles temporaires ASARC, University of Calgary 2011-01-05 2011-01-31 2011-03-05 Bonneval-sur-Arc, 25 janvier 2009 Bonneval-sur-Arc, 25 janvier 2009 Bonneval-sur-Arc, 25 janvier 2009 Bonneval-sur-Arc, 25 janvier 2009 Bonneval-sur-Arc, 25 janvier 2009 Enjoy ;-) Bruce Jamieson et C. Campbell, ISSW 2004 Alain Duclos La taille des avalanches est le paramètre qui doit déterminer les précautions : distance entre les participants et ilôts de sécurité. Pour un même site, les avalanches peuvent être d'ampleurs très variées. Les petites avalanches sont souvent faciles à déclencher par passage à ski. Il est alors facile de vérifier l'instabilité, et d'en tenir compte dans la gestion de risque. En revanche, les grosses avalanches ne "préviennent" généralement pas. Dans ce cas, inutile "d'aller voir". la seule bonne précaution est de ne pas s'engager, sur la base des informations du bulletin, de ses propres observations, etc. Pour un même site, les avalanches peuvent être d'ampleurs très variées. Ici, les avalanches ont été relevées à partir d'observations et de relevés GPS sur une dizaine d'années. Les petites avalanches sont souvent faciles à déclencher par passage à ski. Il est alors facile de vérifier l'instabilité, et d'en tenir compte dans la gestion de risque. En revanche, les grosses avalanches ne "préviennent" généralement pas. Ici, un même site produit une petite coulée au passage des skieurs (moins de 30 m de large, photo du haut)... ou une très vaste avalanche (près de 300 m de large, photo à gauche). Pas de couche fragile Couche fragile temporaire Couche fragile persistente Bessans, 3 novembre 2010 Bessans, 3 novembre 2010 Bessans, 3 novembre 2010 Carte de localisation des phénomènes d'avalanches Ce qu'il faut observer : Ce qu'il faut avoir compris : Ce qu'il faut connaitre Stations Nivose Stations Flowcapt Etc. Avalanches récentes Surcharges nouvelles: pluie ou neige Couches fragiles Fonte Niveau de danger (BERA ; bulletin) Il y a souvent plusieurs façon d'éviter le danger Là où vous éviterez le danger, d'autres prendrons le risque... et rien ne se passera ! 30° : l'inclinaison critique à prendre en compte La perspective de prévoir le danger d'avalanche de façon à la fois juste et précise est une croyance : il est souvent facile de déterminer si une avalanche est possible ou non à tel endroit, mais jamais d'être certain qu'elle se produise. Inclinaison de la pente (sous mes pieds, au dessus, ou dessous ?) Certaines données doivent être connues des professionnels de la neige pour une première estimation du danger d'avalanche. Ensuite seulement il faudra nuancer son appréciation compte tenu de la part d'imprévisible Parce qu'une méthode de prévention du risque ne doit pas conduire à des certitudes (Ian Mc Cammon) Caricature : pente à 10°, 10 cm de fraiche, risque 1 Caricature : pente à 20°, 20 cm de fraiche, risque 2 Caricature : pente à 30°, 30 cm de fraiche, risque 3 Caricature : pente à 40°, 40 cm de fraiche, risque 4 "je connais parfaitement
le manteau neigeux" "les conditions de neige étaient bonnes et ne présentaient pas de risque" (30 à 40 cm de fraiche) "Nous avions fait 6 déposes,
jusque là très bonnes" "la pente est sécurisée par le PIDA" "C'que tu dis, on l'fait bien...
mais seulement quand c'est dangereux !" Ce jour là, par risque 4 et beaucoup de neige, une dizaine de tirs par grenadage depuis héliciptère pour la protection de la route n'ont donné aucun résultat. Forts de cette observation, les professionnels locaux se sont rapidement lancés dans les pentes. Dans le secteur où nous aviosn tiré quelques heures plus tôt, deux très vastes plaques ont été déclenchées par un seul d'entre eux. Le chercheur canadien Bruce Jamieson et ses étudiants ont réalisé 63 tests du "coin glissant" dans une même pente. Les résultats sont très variables, même pour 2 tests contigus. Il peut en être de même pour touts les tests, utiles pour illustrer les mécanismes de déclenchement des plaques, mais inappropriés pour estimer la stabilité au moment de s'engager dans une pente. Lors de cette randonnée débonnaire, le groupe s'est fait surprendre par l'avalanche, en traversant la seule pente inclinée à plus de 30° de l'itinéraire. Les glissements de plaques au terrain sont souvent associés à des manteaux neigeux homogénes. La strate la plus fragile est alors située entre le sol et la base du manteau neigeux. Ces plaques sont généralement spontanées (déclenchement accidentel très improbable). Après chaque arrivée de neige nouvelle (précipitations ou transport par le vent), la liaison entre cette neige et le manteau neigeux plus ancien est incertaine. La plaque de neige nouvelle peut donc glisser, même sans couche fragile observable. Ce type d'instabilité peut ne durer que quelques heures. Les couches fragiles permanentes sont formées soit de gobelets soit de givre de surface. Elles sont généralement observables et il est utile que les professionnels connaissent leur existance. Elles peuvent être active aprsè chaque arrivée de neige nouvelle, mobiliser aussi de le neige ancienne, et redevenir momentanément inactive au cours de longues périodes de beau temps. Glossaire Risque Danger Evitement Dans une même vaste combe, la rive droite est en poudre, alors que la rive gauche est en neige dure. La prochaine chute de neige sera beaucoup plus instable en rive droite qu'en rive gauche. Le vent boulverse complètement la répartition de la neige, près des crêtes mais aussi sur l'ensemble des versants. Bien entendu, des épaisseurs de neige variées engendre des stratigraphies variées. L'observation de l'écoulement et de la rupture de l'avalanche montre le "grand bazard" dans la répartition des couches de neige. Où creuser ? Où réaliser des "tests de stabilité" ?
Cette variabilité spatiale empêche (malheureusement !) toute estimation précise et juste de la stabilité . Il est pourtant utile de sonder le manteau neigeux le plus souvent possible... pour apprendre et pour comprendre comment il évolue. L'amorce de rupture à la scie dans la couche fragile sous une plaque est parfois d'une efficacité surprenante (4 photos de gauche). La propagation de rupture est encore plus spectaculaire si l'on charge la "plaque" avec des blocs de neige (surcharge réelle, photo de droite). La définition usuelle donnée pour le risque naturel est la suivante : (Risque) = (aléa) x (enjeu)
L’aléa (ou événement) est l'avalanche ; il consitue le danger.
Les enjeux (ou vulnérabilité) sont liés à la présence humaine.

La présence d'une victime potentielle et son éloignement par rapport au danger déterminent le niveau du risque. Définition du Larousse :
Danger : "qui constitue une menace"

Un danger est toute source potentielle de dommage, de préjudice ou d'effet nocif à l'égard d'une chose ou d'une personne L'évitement du danger, en s'en éloignant suffisamment, annule le risque. Si "danger" = 0, alors "risque" = 0
Si "expositon" (enjeu) = 0, alors "risque" = 0
Si "éloignement" tend vers l'infini, alors "risque" tend vers 0 Mode détendu Mode méfiance Mode alerte Mode... hasardeux aucun indicateur alarmant n’a été identifié. Sauf observations inattendues, le projet est mené comme prévu. Le leader reste attentif à l’éventuel signalement d’un danger qu’il n’aurait pas anticipé.
=> VIGILANCE NORMALE les indicateurs à surveiller en priorité ont été identifiés (accumulations due au vent, ou humidification, par exemple) ; vérification de leur niveau (de combien l’épaisseur de neige nouvelle augmente-t-elle sous mes skis ?) ; anticipation d’une modification de trace ou d’itinéraire, plutôt que de passer en mode « alerte ».
=> EVITEMENT Là, les indicateurs surveillés montrent qu’une avalanche peut emporter ou atteindre quelqu’un du groupe. Il faut donc s’organiser pour limiter les dégâts (distance entre participants, îlots de sécurité), et éventuellement envisager la fuite (sans augmenter la mise en danger).
=> DIMINUTION DU RISQUE Rien ne permet d'argumenter que la probabilité d'accident mortel et/ou de multivictime est suffisamment faible. On réalise que les meilleures précautions ne permettent pas de limiter raisonnablement les conséquences d’une avalanche.
=> NOUVELLE REFLEXION ; AUTRE CHOIX 4 modes de vigilance Indicateurs pour une vigilance appropriée . Abandon des croyances . Collecte d'informations . Prise de décision Danger d'avalanche : mieux le connaitre, pour une vigilance adaptée Des principes à connaitre absolument pour :

Imaginer comment la neige a évolué ailleurs,

Imaginer comment la neige va évoluer ici et ailleurs,

Anticiper et reconnaitre les couches fragiles Alain Duclos et Stéphane Caffo Accumulation par le vent Neige récente Sublimation : la glace se transforme en vapeur d'eau.
Les dendrites des cristaux de neige fraiche disparaissent.
De la glace ou de la neige peuvent disparaitre, sans fondre, à une température nettement inférieure à 0°C Condensation solide : la vapeur d'eau se transforme en glace :
Des grains grossissent, des angles se forment...
Des ponts de glace se forment entre des grains à une température nettement inférieure à 0°C (ce qui augmente la cohésion de la couche de neige). Les cristaux et les grains de neige sont formés de glace solide La glace et l'eau liquide peuvent se transformer en vapeur.
Elle n'est pas visible mais assure les métamorphoses de la neige sèche Cette saison là, même à altitude modeste, la neige reste poudreuse bien après sa chute : c'est une couche fragile persistente en formation (grains à faces planes).
La surface de la neige est restée froide, avec une épaisseur totale faible. Suite de la saison : la neige reste poudreuse même en l'absence de nouvelle chute de neige, même en versant ensoleillé. Les grains grosissent (gobelets), assurant la persistance de la couche fragile, pour l'instant en surface.
L'épaisseur de neige totale reste faible, et les températures de surface basses. Suite de la saison encore : il a fini par neiger. Des plaques de neige nouvelle, souvent déclenchées à distances, partent facilement là où l'inclinaison de la pente dépasse 30°.
Les couches fragiles qui se sont dévelopées depuis le début de l'hiver sont responsables de cette instabilité. Illustration Patrick J. Staron Les gobelets se forment et s'organisent en colonnes en fonction du gradient de température : depuis le plus "chaud" vers le plus froid. C'est l'écroulement brutal de ces colonnes qui provoque le "décollement" des plaques et leur déstabilisation. photo Mike Wilson Le givre de surface se forme à partir de la vapeur d'eau atmosphérique. Il a des propriétés similaires à celles des gobelets, en tant que couche fragile. Les couches fragiles persistantes
sont formées de gobelets ou de givre de surface,
peuvent subsister pendant des mois même sous d'importantes épaisseurs de neige. les grains qui les constituent présentent de angles et des faces planes qui scintillent.
Ils sont gros (plus d'1 mm environ) et sont donc reconnaissables facilement sur un gant. les couches fragiles formées de gobelets ou de givre de surface résistent peu à l'enfoncement du poing ou d'une rondelle de bâton de ski. Elles peuvent s'écrouler facilement lorsqu'elles sont enfouies (effondrement sous la plaque). Gobelets et givre de surface se forment en conditions sèches ; ils sont altérés par l'humidification. Les couches fragiles temporaires
sont formées de neige récente ou de grains à faces planes,
peuvent n'être actives que pendant quelques heures. les grains qui les constituent peuvent évoluer rapidement vers d'autres formes (grains fins par exemple).
Ils sont petits (moins d'1 mm environ) et ne présentent pas de formes particulières. les couches fragiles formées de neige récente ou de grains à faces planes résistent peu à l'enfoncement du poing ou d'une rondelle de bâton de ski. Neige récente et grains à faces planes sont altérés par l'humidification ou par la métamorphose de faible gradient de température. Ils peuvent aussi évoluer en gobelets (couchefragile persistante) si le gradient de température se maintient ou s'accentue. Les couches fragiles temporaires n'ont rien de spectaculaire. On ne les identifie généralement qu'après le départ d'une plaque. Il faut redouter leur présence à la base de chaque couche de neige nouvelle ou en leur sein.

Sur la photo ci contre, seul une observation attentive par des scientifiques a permis de montrer que des couches distinctes sont présentes dans ce qui semblait être une couche de neige homogène. Pourtant, les couches les plus faibles peuvent être le siège d'un effondrement à l'origine du glissement de la neige au dessus ("plaque"). ASARC, University of Calgary Comment les cristaux évoluent en grains de différentes formes ?
Principalement à cause du déplacement de molécules d'eau en conditions de neige sèche ! (en fonction du gradient de température).
Par fonte et regel uniquement quand la température est proche de 0°C
Par rupture ("action mécanique") dans des conditions très particulières (damage, etc.) En conditions de neige sèche, les grains changent de forme en fonctiondu gradient de température Le gradient de température est simplement la différence de température entre deux endroits. On considère souvent qu'un gradient de température fort est au dela de 20°C/m. Il est faible au dessous de 5°C/m. Lorsque le gradient de température est fort, les grains ont tendance à grossir, à prendre des formes anguleuses, et à limiter le nombre de ponts entre eux (faible cohésion et couches fragiles). Lorsque le gradient de température est faible, les grains ont tendance à rester petits, à s'arrondir et à multiplier le nombre de ponts entre eux (forte cohésion, la neige a durci sans subir de fonte ni de regel !) Neige fraiche :
jeune
mou
sec Particules reconnaissables :
jeune
mou
sec grains fins (faible gradient de T°) :
vieux
dur
sec Grains fins (transport par le vent) :
jeune
dur
sec Grains à faces planes :
vieux
mou
sec
petit Gobelets :
vieux
mou
sec
gros Grains ronds :
vieux (+ ou -)
mou
mouillé Grains ronds :
vieux (+ ou -)
dur
est passé par l'état liquide Pour me faire part de vos remarques, de vos critiques, de vos sugestions : a.duclos@wanadoo.fr Sur ce site particulièrement sensible aux avalanches, j'avais mesuré les épaisseurs de neige sur un carré de 50 m x 50 m. Elles s'échelonnaient entre moins d'1m et plus de 3m (voir le graphique). Bien entendu, si les épaisseurs sont différentes, les types de couches également, à cause de gradients de température variés. On y enfonce facilement le poing ou 4 doigts Quelques heures On y enfonce facilement le poing ou 4 doigts Quelques jours On y enfonce facilement le poing ou 4 doigts Plus de quelques jours, sauf exception Grains peu distincts à l'oeil nu (< 1 mm) On y enfonce facilement le poing ou 4 doigts Grains bien distincts à l'oeil nu (> 1 mm) Plus de quelques jours, sauf exception Plus de quelques jours On n'y enfonce facilement qu'un doigt ou un crayon Quelques heures à quelques jours On n'y enfonce facilement qu'un doigt ou un crayon En place depuis moins
de 2 à 3 jours environ En place depuis plusieurs jours
voire semaines On peut y enfoncer un doigt,
un crayon, un couteau... On peut y enfoncer le poing
ou 4 doigts Les grains sont faciles à
distinguer à l'oeil nu dans
le gant Très difficile de distinguer
les grains les uns des autres
à l'oeil nu x la "neige roulée" est un cristal sur lequel des gouttellettes d'eau se sont "givrées" au cours de la chute des nuages vers le sol. Tableau récapitulatif et simplifié des types de neige et des métamorphoses Neige qui n'est en place que depuis quelques heures ou quelques jours. Elle peut être issue directement des précipitations (neige fraiche)
ou du transport par le vent (accumulation). Elle peut être composée de cristaux de neige fraiche, ou de grains de types "particules reconnaissables" ou "grains fins"... ou d'un mélange de ces différents types. La neige nouvelle peut parfois être indentifiable grace à sa consistance, mais surtout par le suivie des conditions météo (est ce qu'il a neigé ou est ce qu'il y a eu du transport par le vent récemment ?) Neige qui a évolué à cause du gradient de température. Pluie ; ciel bouché Beau temps ; ciel clair La température de neige la plus basse est généralement en surface, à l'ombre, par ciel clair, après une nuit longue (début d'hiver).
La température de l'air a moins d'influence que la couverture nuageuse (si le ciel est clair, la température de la surface neige peut être de 10°C inférieure à celle de l'air ; si le ciel est couvert, température de surface neige et température de l'air sont similaires).
Ci contre : l'air est doux pour ce début d'hiver (-2,2°C). Bien que la surface soit au soleil, la température quelques centimètres en dessous est encore de -7,7°C. Elle était sans doute très inférieure à l'aube, d'où le fort gradient de température et le scintillement des grains anguleux. La température de neige la plus élevée (proche de 0°C) est géréralement en profondeur (au sol).
On la trouve aussi au niveau des couches qui ont subit plusieurs cycles de gel et dégel (grande inertie à 0°C).

Ci contre : manteau neigeux printanier. La vielle neige reste longtemps à 0°C. La neige nouvelle au dessus sera soumise à un très fort gradient s'il fait froid et/ou si le ciel nocturne est clair. Plus la diférence est importante entre la température de neige la plus basse et celle la plus élevée, plus la distance est faible entre ces points, plus le gradient est fort.

C'est une situation que l'on trouve principalement :
en début d'hiver avec du beau temps et un manteau neigeux mince (photos de gauche),

au printemps lorsqu'il reneige après une longue période de beau temps (photo de droite).

Il faut se méfier de ces situations propices à la formation de couches fragiles. La neige nouvelle qui se posera dessus risque fort d'être instable. Cora Shea & Bruce Jamieson -25°C -10°C Mesures précises de températures réalisées par des chercheurs canadiens avec une caméra thermique.
Les "couches" à température homogène sont d'épaisseurs très variées,
Le gradient de température est beaucoup plus fort au centre de l'image (somet de la bosse), que sur la droite, ou surtout sur la gauche.
Ce qui est vrai ici sur moins d'un mètre de distance l'est encore davantage à une échelle plus vaste. Photos Kenneth G Libbrecht Les cristaux de neige fraiche naissent dans les nuages à partir d'une gouttelette (eau surfondue) et d'une impureté (noyeau de congélation) qui forment d'abord un germe, toujours hexagonal. Ils se développent ensuite à partir de condensation solide, vers les formes les plus variées (photos de droite). Ils s'agglomèernt parfois en flocons.

Ces cristaux ont une durée de vie réduite, avec par exemple les dendrites qui disparaissent rapidement. Les cristaux de neige fraiche deviennent alors "particules reconnaissables". La neige "nouvelle" dans une pente n'est pas toujours issue directement des nuages et des précipitations.
Elle peut avoir été transportée puis accumulée après le vent après avoir été arrachée ailleurs (zone d'érosion).

Sauf peut être les croutes de glace, tous les types de grains peuvent être arrachés puis déplacés par le vent. Bien sûr, les neige légères avec peu de cohésion le seront plus facilement.

La neige accumulé par le vent est parfois difficile à reconnaitre car elle peut avoir les consistances les plus variées, poudreuses ou dures.
le vent pendant les précipitations donne plutôt des accumulations de neige poudreuse,
le vent sans précipitations donne plutôt des accumulations de neige dure (les grains arrachés et déplacés s'arrondissent et diminuent en taille, pour acquérir une forme et un comportement de "grains fins". Cristaux de neige fraiche Fonte : La neige fraiche prend de la cohésion ; la neige dure en perd... En tous cas, la glace devient liquide, les grains s'arrondissent et les ponts entre les grains (qui assuraient la cohésion) disparaissent.
Ce phénomène ne fait que s'accentuer lorsque les températures sont élevées, le ciel est couvert et que, de surcroit, il pleut.

La neige se tasse fortement et, à volume égal, s'alourdi. Toutefois, comme ce volume diminue (il y a moins d'épaisseur de neige), la fonte seule n'entraine aucune surcharge !
En revanche, la pluie exerce une surcharge (tant qu'elle ne traverse pas le tout le manteau neigeux, pour s'évacuer au niveau du sol).

Les épisodes avalancheux engendrées par ces situations sont souvent brutaux (nombreuses purges un peu partout), mais de courte durée. Lors d'un épisode de beau temps, il y a généralement succession de fonte diurne (en journée) et de regel nocturne, du moins en altitude.

Ainsi, l'éventuelle déstabilisation est lente et il est difficile de savoir quel jour des avalanches partiront. Si le regel nocturne est bon, il est néanmoins possible d'anticiper les avalanches de fonte en fonction de l'heure, de l'exposition par rapport au soleil et de l'inclinaison de la pente.

Toutefois, la stabilisation avec le regel nocturne n'est pas systématique. Il est arrivé que des avalanches de fonte partent sous des skieurs alors que la surface était encore "portante". Même quand il pleut, la neige n'imprègne pas le manteau neigeux de façon uniforme. Elle peut suivre des couches plus dures dans le sens de la ligne de pente, ou trouver son chemin pour descendre verticalement par des "cheminées de percolation" (photo ci contre)
lors du regel, ces cheminées de percolation apparaissent comme des tubes de glace.
Attention, une couche peut rester sèche et fragile si elle n'est traversée que par quelques unes de ces cheminées de percolation. Le déplacement des molécules d'eau modifie la forme des grains mais aussi (surtout ?) les ponts de glace entre eux. De nombreux ponts (si les grains sont petits et ronds) augmentent la cohésion. Leur réduction (si les grains sont gros et anguleux) la diminuent. Les grains grossissent et s'arrondissent. La neige se tasse : 1 m de neige fraiche se retrouve dans environ 15 cm de neige mouillée tassée. Surtout : les ponts de glace qui assuraient la cohésion fondent aussi. Enfin, une couche de neige qui a fondu gèlera avec le retour du froid, ce qui assurera une cohésion meilleure qui ce qui existait avant l'épisode de fonte. ensemble à 0°C neige nouvelle Creuser de temps en temps jusqu'au sol, surtout en début de saison. Vérifier aussi souvent que possible les couches proches de la surface. Manteau neigeux : épaisseur ? variabilité ?
Couches fragiles : continuité ? taille des grains ? localisation ? Sondages au bâton : résistances suspectes ?
Sondages à la pelle et à la main : cohésion entre les couches ? origine des faibles résistances ?... et si pas de bâton (!)
Attention aux effondrements ("wouph") parfois associés aux couches fragiles. Georg Sojer dessin
Jan Mersch and Anton Kühberger, ISSW 2009 Trop d'infos tue l'info ? Georg Sojer dessin a : plaquette simple
b : plaquette plus complexe
c : étoile
d : colonne
e : aiguille
f : combinaison de colonne et de plaquette ("bouton de manchette") Jill Fredston & Doug Fesler Le transport de neige par le vent est facilement observable près des crêtes et des sommets (top loading).
Attention : des accumulations peuvent se former à l'abri du moindre mouvement de terrain, aussi en plein versant (side loading).
Attention : les vents les plus forts (photo ci contre) ne sont pas toujours ceux qui provoquent les accumulations les plus importantes. Après avoir localisé une couche fragile,
je glisse simplement la scie, qui pénètre facilement. Ayant amorcé la rupture sur un peu plus de 10 cm, l'effondrement se propage, la plaque se romp, puis glisse. La vue de détail montre que les grains de la couche fragile s'échappent comme une poudre sans aucun cohésion (ils en avaient avant la rupture). Je me demande ce qui se serait passé si l'effondrement s'était propagé plus loin avant la rupture de la plaque... Nous avons simulé une surcharge de neige nouvelle en posant des blocs sur la surface. La propagation fonctionne alors beaucoup mieux... L'amorce de rupture est plus facile là où il y a peu d'épaisseur de neige. La propagation peut alors gagner des endroits où l'épaisseur est importante, puis mobiliser de gros volumes. Modèle de déclenchement d'une plaque en 4 phases : 1- amorce de rupture dans la couche fragile sous le skieur (fissure basale) ; 2- propagation de l'écroulement de la couche fragile sous la plaque ; 3- amorce de rupture dans la plaque ; 4- propagation de rupture dans la plaque (fissure sommitale).
Dans la nature, il est relativement rare que chacune de ces 4 phases fonctionne, pour aboutir au déclenchement de la plaque. C'est pourquoi, quand toutes les conditions semblent réunies pour qu'une plaque se déclenche, il ne se passe souvent rien... mais parfois si ! Exemple dramatique qui illustre sans doute l'impossibilité d'anticiper une amorce de rupture sous un skieur, puis sa propagation dans la couche fragile sous la plaque. On voit aussi clairement qu'un déclenchement de plaque est possible avec de la neige poudreuse et sans effet du vent. Ci dessus. Une des premières très bonnes vidéo de PST (propagation saw test) réalisées et exploitées dans le cadre du SLF ( Davos, Suisse).
La rupture dans la couche fragile est amorcée avec une scie, elle se propage ensuite, provoquant son écroulement. La plaque qui était "collée" auparavant devient "décollée". Elle glisserait peut être si l'inclinaison de la pente était supérieure à 30°. Ci contre. Sratigraphie : description détaillée du manteau neigeux ; superposition de couches de neige. La stratigraphie peut être illustrée par un "profil stratigraphique", obtenu après avoir réalisé un "sondage par battage" et une coupe de neige. Attention : la stratigraphie est très variable d'un endroit à l'autre, parfois à quelques mètres près. Attention : la dureté des couches, mesurée au sondage par battage ou évaluée à la main, ne peut jamais permettre d'évaluer précisément la stabilité. C'est toutefois un élément important de mise en alerte (cf. vigilance encadrée). Sonde de battage Traces d'évaluation de dureté à la main (poing, 4 doigts, 1 doigt) Traces de mesures de masses volumiques Représentation des observations et des mesures sur un graphique (logiciel CEN / Météo-France). Les plaques de neige se caractérisent par une rupture linéaire à l'amont. Elles se distinguent des avalanches à départ ponctuel. Les plaques de neige peuvent être constituées de neige dure ou poudreuse, sèche ou mouillée, ventée ou non... naturelle ou issue de neige de culture. Ce qui fait l'instabilité d'une plaque est preque toujours la couche fragile qui se trouvait en dessous, persistente ou temporaire. La plupart des avalanches qui causent des dégats sont des avalanches de plaques. Les couches fragiles qui sont à leur origine permettent
la mobilisation de volumes parfois très importants (comprenant quelquefois les couches de neige ancienne),
les déclenchements à distance. Werner Munter figure La largeur des avalanches dépend beaucoup de la propagation de rupture dans la couche fragile Les volumes mobilisés dans la zone de départ dépendent beaucoup de l'épaisseur de neige et de la profondeur des couches fragiles impliquées. L'extension de l'écoulement dépend beaucoup des volumes mobilisés dans la zone de départ, de la neige qui va l'alimenter ensuite (ou non) ainsi que du terrain. La taille des avalanches est très difficilement prévisible. Il n'est pas rare que des skieurs provoquent des petites coulées de surface avant que, soudainement, l'ensemble d'un versant se mobilise. Lorsque toutes les conditions semblent réunies pour qu'une plaque se déclenche, il ne se passe généralement rien. Les "tests de stabilité" sont très utiles pour comprendre le mécanisme de déclenchement des plaques, mais ne permettent pas de décider rationnellement si l'on peut s'engager dans une pente, ou non. L'observation de l'activité avalancheuse en cours est une priorité pour se faire une idée de la stabilité. Toutefois, certaines grosses avalanches se produisent sans aucun signe précurseur (pas de déclenchements récents dans le secteur). Attention : certaines saisons sont beaucoup plus piègeuses que d'autres. Il est nécessaire d'en avoir conscience, en se tenant informé des accidents et incidents dans son secteur. De plus en plus de stations automatiques en altitude permettent de surveiller en temps réel l'évolution des conditions : hauteur de neige, vent et température de l'air. Certaines d'entre elles mesure aussi le transport de neige par le vent, et sont dotées de 2 capteurs de huteurs de neige afin de mieux évaluer la variabilité spatiale (ci dessous) De plus en plus de sites web, souvent "communautaires", permettent de suivre l'activité avalancheuse observée en temps quasi réel. Ce qui a été vu ici risque fort de ce reproduire dans les secteurs proches et similaires. La CLPA n'est pas destinée aux pratiquants du ski. En effet, il suffit de connaitre l'inclinaison des pentes pour identifier la plupart des zones de départ potentiels d'avalanches. Toutefois, la CLPA est très utile pour évaluer les extensions possibles des avalanches exceptionnelles, que les montagnards ont parfois oubliées. Les bulletins d'estimation du risque d'avalanches sont rédigés principalement sur la base des prévisions météorologiques, des mesures réalisées par des stations automatiques et des observations de terrain. Bessans, 3 novembre 2010 Une plaque glisse lorsqu'elle se "décolle" de son support (neige ou sol). Le départ d'une plaque peut être dû à une augmentation de la surcharge : neige nouvelle ou pluie (le poids d'un skieur est négligeable par rapport à celui de la neige mobilisable) Le départ d'une plaque peut aussi être dû à une diminution brutale de la résistance de la couche en dessous (couche fragile). C'est là que le skieur agit, en amorçant une rupture qui se propagera, ou non. La neige peut tenir dans des pentes très raides, même si des couches fragiles sont enfouies dans le manteau neigeux. Lorsqu'une couche fragile enfouie s'effondre, la friction diminue brutalement, et la neige qui est au dessus a une forte probabilité de partir en plaque, si l'inclinaison de la pente dépasse 30° environ. Même lorsque la couche fragile est effondrée, la friction reste suffisante pour retenir la neige si l'inclinaison de la pente est supérieure à 30° environ. Une fois l'avalanche partie, l'écoulement peut traverser des pentes peu raides, des replats, et même remonter un peu sur le versant opposé. La neige mouillée a obéit à des lois particulières, qui lui permetent de partir dans des pentes inclinées à moins de 30°. Les plaques peuvent être constituées de presque tous les types de neige. Une plaque est presque toujours consituée de plusieurs couches et de plusieurs types de neige. Lorsque le manteau neigeux et homogène et dépourvu de couches fragiles, on peut observer des "plaques de fond", qui ne sont sensibles ni au passage de skieurs, ni au déclenchement préventif. En l'absence de couches fragiles persistantes, seule la neige nouvelle constitue généralement les plaques. Lorsqu'il y a des couches fragiles persistantes enfouies, les vielles couches de neige au dessus peuvent être mobilisées en même temps que la neige nouvelle. Les volumes mobilisés peuvent donc être très importants. Ici par exemple, le danger aurait pu être perçu sur la base de critères simples :
inclinaison supérieure à 30°,
neige nouvelle,
enfoncement facile du bâton sur près d'1 m,
enfoncement d'un piéton jsqu'aux cuisses.
Pourtant, le risque annoncé par le bulletin était de 2 sur 5, et l'exposition était Sud. Sur la base de certaines méthodes, la situation aurait pu être considérée comme plutôt sûre.
Une avalanche mortelle a été déclenchée par le passage d'un surfeur dans cette pente déjà tracée. Depuis de nombreuses années, certaines cartes suisses destinées au ski de randonnée représentent avec un figuré particulier les secteurs inclinés à plus de 30° (fond rouge transparent). Une mise en garde est précisée pour les avalanches de neige mouillée, pouvant éventuellement partir dans des pentes moins raides. L'identification des pentes inclinées à plus de 30°, associée à une réflexion sur la taille des avalanches possibles, pourrait argumenter le choix des "ilots de sécurité" (là où l'on se regroupe). L'identification des pentes inclinées à plus de 30°, associée à une réflexion sur la taille des avalanches possibles, pourrait argumenter le choix des distances entre les participants de façon à, dans le pire des cas, ne déplorer qu'une seule victime.. Parce que, lors de la plupart des accidents graves (multivictimes), le leader n'avait pas imaginé qu'une avalanche puisse se produire. Parce que chaque situation est unique, et que la meilleure solution sera probablement trouvée sur place, à condition que le leader soit dans le mode de vigilance approprié. Parce que notre aptitude à gérer plusieurs paramètres est limitée, surtout lorsque l'environnement est aggressif, surtout lorsque les "facteurs humains" ont tendance à prendre le pas sur les décisions conscientes et rationnelles. Pour partager des seuils, basés sur le bon sens, mais susceptibles d'être discutés. Pour s'affranchir des facteurs humains afin d'estimer si une pente est "raide" ou non, décider si une combe est "chargée" ou pas, etc. Pour "sauver de l'énergie" en observant l'essentiel, puis décider en connaissance de cause. Le phénomène de déclenchement par propagation de rupture peut à lui seul expliquer :
le départ de très vastes plaques (plusieurs centaines de mètres de large),
le départ de plaques épaisses mobilisant plusieurs couches y compris de la vielle neige,
les déclenchement à distance, y compris depuis un endroit plat ou peu raide. Comment un skieur amorce une rupture qui peut ensuite se propager d'une façon incontrolable... et aboutir au déclenchement de la plaque. 1 : Les bulletins rédigés à l'intention des usagers de la montagne hivernale (BERA), 2 : Les informations facilement disponibles via Internet. photo 2010-04-26 photos 2010-03-03 Evitement Diminution du risque... Ici, la plaque a glissé sur une couche sans caractéristiques particulières (couche fragile temporaire). La rupture ne s'est pas produite dans la couche fragile visible devant la plaque noire, restée en place. Avalanche de tout début d'hiver, partie sur la couche de gobelets issue des premières chutes de neige. Petite plaque, déclenchée sur une couche de givre de surface, encore reconnaissable après le glissement de l'avalanche. Avalanche "de printemps" en altitude. Plaque déclenchée par le passage de skieurs. La couche de neige en gobelets a sans doute joué un rôle déterminant. La trace du haut (en traversée) est plus "économique" en terme de dénivelé ; la trace du bas, loin des vastes pentes raides, est plus prudente. Mode méfiance à l'approche du col, même en l'absence de signes d'instabilité. Mode alerte pour monter vers ce col, un par un et sous surveillance : diminuer le risque en limitant l'exposition au danger. A la descente, sensation de passer du mode alerte (gestion de risque), au mode hasardeux (aucun argument tangible pour affirmer que les 2 skieurs ne seront pas pris en même temps dans une éventuelle avalanche). L'abandon du projet a permis de réaliser (ailleurs) une descente aussi agréable que sereine. Dans cette situation, l'augmentation de l'inclinaison de la pente (seuil de 30°) doit amener à passer du mode méfiance (surveiller les paramètres) au mode alerte (l'avalanche est possible). Dans cette situation, l'augmentation de l'inclinaison de la pente (seuil de 30°), ainsi que le chargement de la "combe" par le vent, doivent amener à passer du mode méfiance (surveiller les paramètres) au mode alerte (l'avalanche est possible). Risque 4 sur le BERA, versant ombragé d'altitude... mais pas de signes évidents d'instabilité sur le terrain (ni effondrements induits par une couche fragile, ni avalanches récentes). Risque 3 sur le BERA, début d'hiver, secteur connu pour être dangereux... mais pas de signes évidents d'instabilité sur le terrain (ni effondrements induits par une couche fragile, ni avalanches récentes). Le mode méfiance doit permettre de choisir délibérément l'évitement du danger ou la diminution du risque. Savoir mesurer le seuil de 30°
sur le terrain
sur une carte topographique Les avalanches qui se sont produites récemment sont la meilleure illustration de l'instabilité. Attention : dans certaines situations, les avalanches sont isolées. L'absence d'activité avalancheuse récente ne signifie pas systématiquement qu'il y a absence de risque. Les résultats du déclenchement préventif sont aussi à prendre en compte Une charge d'explosif a sans doute un effet différent de celui du passage d'un skieur. En revanche, l'éventuelle propagation de rupture dans le manteau neigeux est la même. Simple petit calcul : 300 000 kg = 300 tonnes ! 30 cm de neige légère ayant une masse volumique de 100 kg/m3
sur une surface de 100 m x 100 m Ca pèse combien ? Leur influence sur la stabilité est soupçonnée depuis les années 1930. Leur rôle dans la propagation de ruptures est précisé depuis 2000 environ ; il est reconnu maintenant par tous les spécialistes de la planète. De nombreuses zones d'ombre subsistent sur l'effet de la fonte.
Le bon sens permet toutefois de ne pas douter de son influence, de s'en méfier... et de l'éviter dès qu'elle devient trop active ! Parce que des spécialistes qui ont accès à un réseau d'observation privilégié, et qui sont formés pour celà ont réfléchi à la question...
... et vous donnent leur avis. une couche de grains fins se transforme en gobelets : les grains grossissent, des angles et des faces lisses apparaissent, le nombre de "ponts" entre les grains diminue, les vides s'agrandissent... Joachim Heierli et Alec Van Herwijnen Alain Duclos et Stéphane Caffo Les gobelets en place ont de la cohésion entre eux. C'est la diminution brutale de cette cohésion qui provoque le décollement de la plaque qui est au dessus. Elle peut être due au passage d'un skieur ou, comme ici, au choc de la boule de pétanque sur le récipient en verre. Bruce Jamieson et Cora Shea Lorsque l'inclinaison de de la pente dépasse une valeur proche de 30°, la propagation de rupture dans la couche fragile permet le glissement de la plaque (ici, le bloc d'un PST). La friction n'est plus suffisante pour que la plaque reste "collée" dans la pente. Bulletins
Sites web
Stat° mesures auto
Contacts perso
Observations perso humain terrain nivo-météo Avant de partir Avant de s'engager sur l'itinéraire Sur l'itinéraire Avalanches récentes ?
Surcharges nouvelles : pluie ou neige ?
Couches fragiles ?
Fonte ?
Niveau de danger ? La veille par exemple Quand on a encore le choix pour un plan "B".
Éventuellement après plusieurs autres runs. => vue d'ensemble de la situation => vérification de la cohérence entre la vue d'ensemble et la situation réelle Identification d'un danger ? Évitement ? Diminution du risque ? Vigilance requise ? Timing probable ? Maintien du projet ? Alternative ? Peaufinage du projet ? Alternative ? Annulation ? Bases d'informations Questions à se poser => localisation des éventuels secteurs
dangereux Bulletins
Cartes
Topos
CLPA ? Inclinaisons les plus raides ?
Pentes sensibles ?
Pièges ?
Alternatives, réchappes, plan "B" ? Bases d'informations Questions à se poser Contacts perso
Observations perso Avalanches récentes ?

Surcharges nouvelles : pluie ou neige ?
Fonte ? Bases d'informations Questions à se poser => vérification de la cohérence entre la
première analyse et la situation réelle Observations perso
Cartes Alternatives, réchappes, plan "B" ?
Pentes sensibles ?
Pièges ? Bases d'informations Questions à se poser Depuis le bas,
Durant les parcours réalisés au fil de la journée => calage du niveau de vigilance approprié Observations perso Avalanches récentes ou effondrements ?

Surcharges nouvelles : pluie ou neige ?

Couches fragiles ?

Fonte ? Bases d'informations Questions à se poser "Tour d'horizon" Sondage au bâton (gradué...) - Déchaussage si snowboard - Localisation des éventuelles accumulations dues au vent Sondage au bâton - Exploration rapide à la pelle, manipulation... => calage du niveau de vigilance approprié Observations perso
Cartes Inclinaisons ?

Pentes sensibles ?

Pièges ? Bases d'informations Questions à se poser Sous mes pieds ? Mesure ! (clinomètre ou triangle avec bâtons) En amont ? En aval ? Expositon ? Type de relief (combes, épaules, ruptures de pentes) ? Taille ? Origine des déclenchements (spontanés, accidentels, artificiels) ? Effets du passage à ski ou en snowboard ("woumph", déclenchements) ? Amorce et propagation de ruptures (j'appuie ici, et il se passe quelque chose là bas...) ? Barres, trous, blocs, cours d'eau, etc. => établissement du projet Bases d'informations Discussion Souhaits des clients ?
Moyens techniques, physiques, d'autonomie ?
équipement ?
Age /majorité ?
Nombre ? Questions à se poser => vérification de la cohérence entre les déclarations et la réalité Bases d'informations Discussion
Observation
Phase de "test" Souhaits des clients ?
Moyens techniques, physiques, d'autonomie ?
Equipement ?
Age /majorité ?
Nombre ? Questions à se poser Détail de la trace, points de regroupement, distance entre les participants, rythme. => Détermination des consignes de sécurité, communication, vérification. Discussion
Observation en situation
Questionnement DVA ? Sonde ? Pelle ? Questions à se poser Moyens techniques, physiques, d'autonomie ?

Equipement ?

Bonne compréhension et application des consignes de sécurité ? Compte tenu de l'évolution en cours de journée, faim (foif) ? fatigue ? froid ? DVA en émission pour tous ? Distance entre participants,
Attention pendant les phases de surveillance mutuelle nécessaire,
etc. Bases d'informations Conditions optimales de sécurité
et de satisfaction des clients. Poursuite de l'activité Objectifs :
Évitement du danger d'avalanche.
Diminution du risque. Plaisir,
Progrès technique,
Découverte,
Convivialité,
Etc.
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