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"La Ville" SJP

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by

Aurelie Simon

on 14 November 2014

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Transcript of "La Ville" SJP

Texte
LA 3 : « La Ville »

L’ardoise couvre leurs toitures, ou bien la tuile où végètent les mousses.
Leur haleine se déverse par le canal des cheminées.
Graisses !
Odeur des hommes pressés, comme d’un abattoir fade ! aigres corps des femmes sous les jupes !
Ô Ville sur le ciel !
Graisses ! haleines reprises, et la fumée d’un peuple très suspect - car toute ville ceint l’ordure.
Sur la lucarne de l’échoppe - sur les poubelles de l’hospice - sur l’odeur de vin bleu du quartier des matelots - sur la fontaine qui sanglote dans les cours de police - sur les statues de pierre blette et sur les chiens errants - sur le petit enfant qui siffle, et le mendiant dont les joues tremblent au creux des mâchoires, sur la chatte malade qui a trois plis au front,
le soir descend, dans la fumée des hommes...
- La Ville par le fleuve coule à la mer comme un abcès...

Crusoé ! - ce soir près de ton Île, le ciel qui se rapproche louangera la mer, et le silence multipliera l’exclamation des astres solitaires.
Tire les rideaux ; n’allume point :

C’est le soir sur ton Île et à l’entour, ici et là, partout où s’arrondit le vase sans défaut de la mer ; c’est le soir couleur de paupières, sur les chemins tissés du ciel et de la mer.
Tout est salé, tout est visqueux et lourd comme la vie des plasmes.
L’oiseau se berce dans sa plume, sous un rêve huileux ; le fruit creux, sourd d’insectes, tombe dans l’eau des criques, fouillant son bruit.
L’Île s’endort au cirque des eaux vastes, lavée des courants chauds et des laitances grasses, dans la fréquentation des vases somptueuses.
Sous les palétuviers qui la propagent, des poissons lents parmi la boue ont délivré des bulles avec leur tête plate ; et d’autres qui sont lents, tachés comme des reptiles, veillent. - Les vases sont fécondées - Entends claquer les bêtes creuses dans leurs coques - Il y a sur un morceau de ciel vert une fumée hâtive qui est le vol emmêlé des moustiques - Les criquets sous les feuilles s’appellent doucement - Et d’autres bêtes qui sont douces, attentives au soir, chantent un chant plus pur que l’annonce des pluies : c’est la déglutition de deux perles gonflant leur gosier jaunes...
Vagissement des eaux tournantes et lumineuses !
Corolles, bouches des moires : le deuil qui point et s’épanouit ! Ce sont de grandes fleurs mouvantes en voyage, des fleurs vivantes à jamais, et qui ne cesseront de croître par le monde...
Ô la couleurs des brises circulant sur les eaux calmes,
les palmes de palmiers qui bougent !
Et pas un aboiement lointain de chien qui signifie la hutte ; qui signifie la hutte et la fumée du soir et les trois pierres noires sous l’odeur de piment.
Mais les chauves-souris découpent le soir mol à petits cris.

Joie ! ô joie déliée dans les hauteurs du ciel !
... Crusoé ! tu es là ! Et ta face est offerte aux signes de la nuit, comme une paume renversée.

« La Ville », Images à Crusoé, Eloges, Saint-John Perse (1904)

Invocation du poète a Crusoé
Le poete invite Crusoe a la reverie en s'adressant a lui directement.

-Apostrophe :
"Crusoe!" v.14
-futur de promesse :
"louangera" v.14, "multipliera" v.14
-adresse encadre reve :
v.14 a v.16 et v.40 a v.41
l'Ile
Protection
chaud :
"courant chaud"v.23
doux/tendre : alliteration en [s]
"L'oiseau se berce dans sa plume sous" v.21, "reve huileux"v.21, "l'Ile s'endore"v.23, "doucement"v.29
cercle :
"ile"v.14,18,23, "astre"v.15
Synesthesie
"exclamation des astres solitaires" v.16 (ouie->vue), "Tout est sale, tout est visqueux"v.20 (gout->toucher), "la couleur des brises circulant"v.34
Chaque sens en appelle un autre, nature soonore et belle, tous les sens sont convoques -> epanouissement
Cercle epanoui
"Ile" v.14,18,23 "astre"v.15, "s'arrondit"v.18, "cirque"v.23, "bulles"v.25, "perles"v.30, "tournantes"v.31, "Corolles"v.32, "face"v.42, "paume" v.41
Espace
pluriel englobants
"tout"v.20, "des"v.23,24
demultiplient l'espace
les singulier dans la ville s'opposent aux pluriels englobants
Sublimaion/eloge :
Ponctuation expressive
"!" v.40, v.35
Invocation
"Joie ! o joie"v.40, ""O la couleur"v.34
Celebration de la nature
verset 40
Personnification
"les paluviers qui la propagent"v.25, "fleurs mouvantes en voyage" v.32, "le ciel qui se raproche louangera la mer"v.14, "l'Ile s'endort" v. 23, "l'exclamation des astres solitaire" v.15
-> Celebre la vie simple des petits organisme dans une marre au contraire de ce que l'on pourrait attendre dans un poeme sur les caraibes.
Sons
Le poete vous amene dans son ile a travers le travail des sonorites, travail de la musicalite, nous montre l'ile in presentia :
bruit doux alliteration en [s]
"L'oiseau se berce dans sa plume sou sun reve huileux" v.21
Odeurs :
absence
,
purete
La Ville
-Puanteur :
"haleine" v.2, "Odeur des hommes presses" v.4, "haleines" v.6, "ordure" v.6, "poubelles" v.7, "odeur de vin" v.7
-Mort/maladie
mot qui connotent la mort et la maladie :

"abattoir"v.4, "hospice"v.7, "malade"v.10, "joues tremblent" v.9
expansion du nom pejorative :
"chatte malade"v.10, "fontaine qui sanglotte"v.8
-Cercle perverti
"ceint"v.6, "lucarne"v.7, "abces"v.12
-Pourriture
nature reduite au minimum

"fleuve" v.12 -> "abces" v.12
animaux domestiques :
"chiens" v.9, "chatte"v.10
-Souffrance
"sanglotte"v.8, "errant"v.9, "mendiant"v.9, "aigre corps"v.4
-Espace restreint
singuliers s'opposent au pluriels des hommes :
"la tuile" v.1, "le canal" v.2, "la fumee" v.6, "l'ordure" v.6
repetition preposition :
"sur"v.7,8,9 x7
=> Entassement, promiscuite enfermement
"La Ville" SJP
Elements d'introduction :

SJP - Exil a 16 ans a Pau permet Images a Crusoe ; Eloge recueil et Images a Crusoe est le sous recueil ; Tous les poemes se suivent, forment un tout comme une suite narrative, une histoire ; differences entre Crusoe, SJP et Robinson Crusoe

Poeme - Structure du poeme 1/3 la Ville et 2/3 le reve, la nature. A partir du vers 14 la nature gagne tout.
Problematiques possibles :
-En quoi ce poeme fait-il le blame de la Ville ?
-Comment ce poeme permet l'evasion ?
Conclusion :
-Eloge de la nature/ile ->poete attentif aux petits elements naturels, + sensible a toutes ses manifestation.
-> La poesie permet a Crusoe donc a SJP de s'evader de la Ville abhorree.
Full transcript