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Quelles sont les sources de la croissance économi

Cours de Sciences Economiques et Sociales (SES) en Terminale ES. Fiche de révision pour le chapitre 1.
by

Boris Adam

on 14 June 2016

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Transcript of Quelles sont les sources de la croissance économi

Quelles sont les sources de la croissance économique ?

Input 1 : le facteur travail
Il désigne la quantité et la qualité du travail mobilisable : population active, durée du travail, productivité du travail...
Input 2 : le facteur capital
Il désigne le capital productif et regroupe les ressources permanentes permettant de produire.
Input 3 : la productivité globale des facteurs
Durant les Trente Glorieuses, les économistes ont cherché à identifier les sources de la croissance à long terme, en imaginant une fonction de production du type : Q= F(K,L).
En mesurant les contributions respectives du travail et du capital à l'élévation du PIB, ils ont découvert l'importance d'un troisième facteur : la productivité globale des facteurs.
Le progrès technique
Il désigne l'amélioration des savoirs et savoir-faire applicables à la sphère productive, permettant de produire plus et/ou mieux et de répondre aux besoins des populations.

On peut aussi le définir comme l'ensemble des innovations de produits, de procédés ou organisationnelles qui, se diffusant à l'économie, en améliore l'efficacité.
Investissement et croissance
A long terme (structurel), l'accumulation de capital par l'investissement est, avec le travail, la source principale de la croissance car :

elle permet d'augmenter les capacités de production (produire plus)
elle est source de gains de productivité, avec des effets sur l'offre (plus de production à moyens constants, gains de compétitivité-prix) et sur la demande (via la baisse des prix et/ou la hausse des salaires)
elle se traduit par des innovations, une élévation des savoir et savoir-faire, du progrès technique source de croissance
Comment mobiliser plus de travail ?
Augmentation de la population active
Augmentation des taux d'activité (ex : recul de l'âge de la retraite)
Recours aux heures supplémentaires
Allongement de la durée hebdomadaire ou annuelle du travail
Amélioration de l'efficacité du travail (productivité)
Mesurer la productivité du travail
La productivité du travail est le rapport entre le volume de production et la quantité de facteur travail utilisée.

Productivité apparente : valeur ajoutée (ou PIB) / nombre de salariés (ou d'actifs occupés)

Productivité horaire : valeur ajoutée (ou PIB) / nombre d'heures travaillées au total


Différents types de capitaux

Capital fixe ou matériel
: bâtiments, outils, matériel, véhicules, ordinateurs etc.

Capital immatériel
: brevets, marques déposées, image de marque, réputation ;

Capital technologique
: savoirs et savoir-faire incorporés dans les brevets (capital immatériel) et dans les collaborateurs de l'entreprise (capital humain).

Capital humain
: ici, ensemble des compétences d'individu, d'une entreprise ou d'un pays.

Capital public
: infrastructures (réseaux de transports et de communication et d'énergie, écoles, universités, laboratoires de recherche etc.
Capital et investissement
Le lien entre capital et investissement ?

L'
investissement
est une opération économique visant à accumuler du capital (immobilier pour les ménages, productif pour les entreprises, public pour les pouvoirs publics).

But de l'investissement productif
: produire plus et mieux, innover et gagner en compétitivité afin d'élever, à terme, le profit.

Contrainte de rentabilité
: les profits engendrés doivent être au moins égaux au coût du financement des investissements.

Mesurer l'investissement
La
Formation Brute de Capital Fixe
(FBCF)mesure l'accumulation de capital fixe sur une période donnée (un flux). Rapportée à la valeur ajoutée ou au PIB, cela donne le
taux d'investissement
.

L'
investissement immatériel
comprend les dépenses de Recherche&Développement, de marketing/publicité/communication, de formation du personnel, les achats ou dépôts de brevets.
Les motivations de l'investissement
Investissement de capacité
: augmenter la capacité de production pour produire plus. Exemple : extension d'une grande surface. Générateur d'emplois directs (complémentarité entre capital et travail).

Investissement de productivité
: produire mieux, en moins de temps, grâce à un équipement adapté (modernisation) ou à des méthodes productives novatrices (innovation organisationnelle). Destructeurs d'emplois direct (substitution du capital au travail), générateurs d'emplois indirects (généralement plus qualifiés au sein de l'entreprise ou chez les fournisseurs d'équipement). Exemple : caisses automatiques sur les péages d'autoroutes.

Investissement de remplacement
: renouveler des équipements usés ou obsolètes.

La contribution du travail à la croissance
On peut produire plus et mieux en ayant recours à davantage de travail :

par une augmentation du nombre d'actifs occupés
par le recours aux heures supplémentaires ou à un allongement du temps de travail
par des gains de productivité du travail qui en améliorent l'efficacité

La contribution du facteur capital
On peut produire plus et mieux en accumulant du capital productif :

par l'investissement de capacité

par l'investissement de productivité ou de renouvellement, qui améliorent l'efficacité du capital.
Source : http://sesmassena.sharepoint.com (merci !)
La découverte du "résidu"
Les économistes des années 1960 mesurent donc les apports respectifs du travail et du capital et découvrent... que leurs modèles statistiques n'expliquent pas toute la croissance !
Ce "résidu" statistique est nommé "
productivité globale des facteurs
" : elle désigne l'efficacité combinée des facteurs de production.
Le "résidu" nommé PGF est peut-être la trace statistique du progrès technique, lequel se manifesterait par le surcroît d'efficacité productive consécutif à la combinaison du capital et du travail.

Exemple
: l'équipement des entreprises en TIC (technologies de l'information et de la communication) a engendré des gains de productivité du travail. Dans le même temps, la formation des personnels à cet outil a permis d'augmenter l'efficacité du capital.
Productivité globale des facteurs et progrès technique
Les théories de la croissance endogène
Dans les années 1960, les modèles des économistes tels que
Robert Solow
ne parviennent pas à expliquer d'où vient le progrès technique.
Mais dans les années 1980,
Robert Lucas, Paul Romer et Robert Barro
démontrent que les stratégies individuelles d'accumulation de capital engendrent des
externalités positives
, lesquelles expliquent le progrès technique à l'origine de la croissance : ce sont les théories de la
croissance endogène
.
Capital humain et croissance endogène
Selon
Robert Lucas
, les agents économiques (individus & entreprises) investissent dans l'éducation et la formation pour élever leur niveau de
capital humain
, et donc leur niveau de qualification, de productivité et de gains futurs. Cette accumulation de capital humain profite, en fait, à tous (externalité positive) car une main d'oeuvre qualifiée apporte un surcroît de productivité et de capacité d'innovation qui se diffuse à l'ensemble de l'économie.
Capital technologique et croissance endogène
Paul Romer
insiste sur le rôle moteur des
investissements immatériels
, notamment la R&D, dans l'émergence d'un capital technologique, d'innovations et de savoir-faire. En innovant et en déposant notamment des brevets, chaque entreprise recherche son intérêt individuel en termes de productivité et de compétitivité, mais ce progrès technique profite, à terme, à l'économie toute entière par des effets de diffusion et de stimulation de la concurrence.
Capital public et croissance endogène
Robert Barro montre que l'investissement dans les infrastructures publiques a des effets structurels sur la croissance. Par exemple, les réseaux de transport et de communications (routes, ponts, ports, chemins de fer...) stimulent les échanges commerciaux et donc la croissance économique.
Les réseaux de production et de distribution d'énergie jouent un rôle similaire (exemple de l'électrification).
Au milieu du XXème siècle, l'économiste autrichien Joseph Schumpeter a produit une analyse très riche de la croissance économique et de ses fluctuations, en insistant sur le rôle des entrepreneurs et des innovations.
Hors Piste :
l'analyse de Schumpeter
L'entrepreneur "schumpeterien"
Le principal moteur de l'économie selon Schumpeter ? Les "entrepreneurs", des individus ou des institutions (entreprise, voire une administration ou une association) prêts à prendre des risques pour innover dans un nouveau produit, une nouvelle source d'énergie, un nouveau procédé de fabrication ou de commercialisation etc.

Ceux qui réussissent s'arrogent un "monopole temporaire" qui leur permet de profiter de leur innovation, jusqu'à ce qu'ils soit suivis, imités ou dépassés...
Les grappes d'innovations
Les innovations surviendraient par vagues (ou "
grappes
"), constituées de quelques innovations radicales, majeures (exemple : énergie vapeur, électricité, pétrole, électronique, automobile...) suivies d'innovations mineures...
Leur apparition et leur rythme de diffusion expliqueraient, selon Schumpeter,
les cycles longs de l'économie
(dits Kondratieff, d'une durée totale de 50 à 60 ans), alternant des phases de croissance et des phases de stagnation/dépression.
La "destruction créatrice"
Les innovations ont des effets ambivalents : elles créent des pans entiers d'activités, stimulent l'emploi, la productivité, la compétitivité et la croissance... Mais en même temps, elles rendent obsolètes certains produits ou procédés, engendrent des faillites et détruisent des emplois.
Selon Schumpeter, les vagues d'innovations sont porteuses de prospérité mais finissent par s'épuiser, d'où une crise économique majeure suivie d'une phase de dépression. C'est durant cette période de crise que les entrepreneurs seraient incités à innover, portant par là les germes d'une nouvelle grappe d'innovations et de croissance...
Le rôle des institutions et des droits de propriété
Les institutions publiques jouent un rôle important dans la croissance économique :

elles investissent dans du capital public

elles stimulent l'investissement productif par les dépenses publiques

elles générent des environnements propices aux innovations : pôles de compétivité, clusters tels que la "silicon valley"...

elles garantissent les droits de la propriété intellectuelle (brevets, droits d'auteurs, marques déposées...) et protègent donc les innovateurs.
Fiche de révision pour le Bac ES - Les points "hors piste" ne sont pas au programme
Classe de Terminale ES (chapitre 1) - Source : Boris Adam (Lycée Albert Sorel de Honfleur)

source : http://sesmassena.sharepoint.com/
source : sesmassena
Pour en savoir plus
Consultez l'excellent cours mis en ligne ici par mon collègue de SES Jean-François Freu (à Nice, à l'autre bout de la France !) :
http://sesmassena.sharepoint.com/Documents/CHAP%201%20-%2012%20-%20Les%20facteurs%20de%20la%20croissance%20(Cours%20Ter)%20(2012-2013).pdf

J'en a tiré des documents cités ici, et vous y trouverez de nombreuses précisions et explications.

Un exemple : les brevets dans les biotechnologies
Regardez cette excellente vidéo du canal éducatif sur le cas réel d'une société française :
http://www.canal-educatif.fr/videos/economie/7/cytheris/capital-risque-biotech-cytheris.html
Un exercice ?
Rendez-vous sur le site de l'Insee ("apprendre avec l'insee") pour tester vos capacités d'analyse d'un document :
http://www.statapprendre.education.fr/insee/invest/effets/effetslongterm.htm
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