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Un homme parmi les Dieux, un Dieu parmi les Hommes

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Inès Dubiel

on 19 January 2014

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Transcript of Un homme parmi les Dieux, un Dieu parmi les Hommes

Un homme parmi les Dieux, un Dieu parmi les Hommes
Ce document est une caricature de Victor Hugo en mage.
On peut y voir Hugo debout sur un rocher entouré par une mer tumultueuse. Le poète est vêtu d'une chasuble blanche tenant dans sa main une lyre, symbole des poètes.
De sa main droite il désigne une étoile du ciel, la seule visible. On peut aussi remarquer sa tête proéminente.
En montrant cet astre dans le ciel, l'écrivain agit comme un guide pour l'ensemble des hommes en montrant la marche à suivre. La lyre compare Hugo au Dieu des poètes dans l'antiquité grecque : Apollon.
Sa tête énorme est là pour nous montrer l'érudition du poète et son intelligence par rapport aux autres.
"Victor Hugo, tu es un prophète"

Je te tutoie comme l'on tutoie l'Empereur romain, comme on dit "tu" à Jésus ou n'importe quel autre divin annonciateur.
Tu peins, tu écris, tu composes, tu inventes. Assurément toutes les Muses se sont penchées sur ton berceau. Mais ce que tu fais de mieux c'est voir, comprendre. Tu as fait de la clairvoyance ton sixième sens, tu t'es très vite rendu compte qu'il s'agissait d'un don et tu l'as utilisé à la perfection.

Tu avais vu l'égalité, l'éducation et la fin de la pauvreté. Trop en avance sur leurs temps, toutes ces valeurs ne furent pas toutes comprises ou entendues. Mais tu te savais choisi des Dieux et chose rare, ton génie fut reconnu de ton vivant. Habiter une rue portant son nom c'est le rêve caché d'un grand nombre d'Hommes. Mais si tu exerces ton talent ce n'est pas pour la gloire mais pour l'amour de l'écriture et aussi bien sûr, pour le plus noble des sentiments : la philanthropie. Nous imaginons des foules de gens hurlant ton nom, hypnotisé par ton pouvoir. Tous ces gens que tu avais guidés et sortis des ténèbres de l'ignorance, voyaient en fait le visage d'un ange caché sous les traits d'un homme.

La lumière divine, immergée des cieux, s'abat sur toi, tel un puissant éclair. Beaucoup s'écrouleraient devant la tâche qu'il leur est imposée, mais pas toi! Tu restes digne, fier, et tu agis sacrifiant ta vie au nom du devoir qui t'es imparti.

Ton passage sur Terre fut synonyme d'un grand pas pour l'humanité. Ce que tu avais à faire, tu l'as fait. Vois la mort comme un repos bien mérité. Tu restes néanmoins immortel servant de modèle à des générations d'hommes, ton éternité tu l'as en effet trouvée dans l'écriture, éclairant le présent et l'avenir de ta sagesse céleste.
Nous n'avons aujourd'hui plus aucune sources d'admiration, c'est pourquoi nous attendons désespérément le moment de ta réincarnation.
Eloge à Victor Hugo
Alexandre, Inès, Léa et Pierre
La fonction du poète

Dieu le veut, dans les temps contraires,
Chacun travaille et chacun sert.
Malheur à qui dit à ses frères :
Je retourne dans le désert !
Malheur à qui prend ses sandales
Quand les haines et les scandales
Tourmentent le peuple agité !
Honte au penseur qui se mutile
Et s'en va, chanteur inutile,
Par la porte de la cité !

Le poète en des jours impies
Vient préparer des jours meilleurs.
Il est l'homme des utopies,
Les pieds ici, les yeux ailleurs.
C'est lui qui sur toutes les têtes,
En tout temps, pareil aux prophètes,
Dans sa main, où tout peu tenir,
Doit, qu'on l'insulte ou qu'on le loue,
Comme une torche qu'il secoue,
Faire flamboyer l'avenir !

Il voit, quand les peuples végètent !
Ses rêves, toujours pleins d'amour,
Sont faits des ombres que lui jettent
Les choses qui seront un jour.
On le raille. Qu'importe ! il pense.
Plus d'une âme inscrit en silence
Ce que la foule n'entend pas.
Il plaint ses contempteurs frivoles ;
Et maint faux sage à ses paroles
Rit tout haut et songe tout bas !

Peuples ! Écoutez le poète !
Écoutez le rêveur sacré !
Dans votre nuit, sans lui complète,
Lui seul a le front éclairé.
Des temps futurs perçant les ombres,
Lui seul distingue en leurs flancs sombres
Le germe qui n'est pas éclos.
Homme, il est doux comme une femme.
Dieu parle à voix basse à son âme
Comme aux forêts et comme aux flots.

C'est lui qui, malgré les épines,
L'envie et la dérision,
Marche, courbé dans vos ruines,
Ramassant la tradition.
De la tradition féconde
Sort tout ce qui couvre le monde,
Tout ce que le ciel peut bénir.
Toute idée, humaine ou divine,
Qui prend le passé pour racine,
A pour feuillage l'avenir.

Il rayonne! Il jette sa flamme
Sur l'éternelle vérité!
Il la fait resplendir pour l'âme
D'une merveilleuse clarté
Il inonde de sa lumière
Ville et désert, Louvre et chaumière,
Et les plaines et les hauteurs ;
A tous d'en haut il la dévoile ;
Car la poésie est l'étoile
Qui mène à Dieu rois et pasteurs!

Victor Hugo, Les Rayons et les ombres, 1840

"La fonction du poète" est un poème de Victor Hugo, issu du recueil "Les Rayons et les Ombres", publié en 1840.

D'après l'auteur, ce recueil a pour vocation d'amener la poésie au plus près de l'homme, et de lutter contre les partis et les conflits. Il s'agit selon lui d'une "Oeuvre civilisatrice".

Dans ce texte didactique composé de 6 dizains, Victor Hugo s'érige au statut de prophète, intermédiaire entre Dieu et les hommes. Ancré dans le présent, le poète est aussi le pont entre le passé et l'avenir ; il conduit les hommes vers la lumière, le progrès, et ce, notamment grâce à ses dons de clairvoyance. Hugo s'inspire des erreurs des anciens hommes pour que ceux de l'avenir connaissent le bonheur et la paix :
"Ses rêves, toujours pleins d'amour,
Sont faits des ombres que lui jettent
Les choses qui seront un jour."

Il est détenteur de la vérité même si, il n'est pas toujours compris, c'est pour cette raison qu'il se compare au Christ : "A tout d'en haut il la dévoile" , à la fin du poème révélant ses prophéties à tous les hommes riches ou pauvres : "Ville et désert, Louvre et chaumière".

Ce poème est donc l'illustration parfaite du poète messager de Dieu et guide des hommes.
Il s'agit d'une sculpture en hommage à Victor Hugo. Réalisée par Rodin entre 1890 et 1897, elle se trouve actuellement exposée au musée Rodin à Paris.

Victor Hugo est ici représenté, pensif, nu, sans artifice, symbole de grande sagesse et son dévouement pour la méditation. Comme le disait si bien Hugo : "Dieu est partout mais tout cache Dieu".
Il est assis sur les rochers de Guernesey, face à la mer, levant le bras gauche comme pour calmer les flots agités de la mer et ainsi appeler l'esprit des hommes vers la sérénité. Deux autres personnages l'entourent, ce sont des muses, des anges qui, en lui chuchotant à l'oreille lui confèrent ainsi son inspiration remarquable. Victor Hugo apparaît ici comme un être choisi des Dieux, destiné à dévoiler la vérité aux hommes. Il apparaît cependant, le corps meurtri par le temps, irréfutable symbole de son humanité.
Victor Hugo
C'était à l'époque des répétitions d'Hernani {...}. On pensait que la représentation serait tumultueuse, et il fallait des jeunes gens enthousiastes pour soutenir la pièce. Les haines entre classiques et romantiques étaient aussi vives que celle des guelfes et des gibelins, des gluckistes et des piccinistes. Le succès fut éclatant comme un orage, avec sifflements de vents, éclairs, pluies et foudres. Toute une salle soulevée par l'admiration frénétique des uns et la colère opiniâtre des autres !
{...}
Je fis, depuis, toutes les grandes campagnes romantiques. Au sortir du théâtre, nous écrivions sur les murailles : "Vive Victor Hugo!" pour propager sa gloire et ennuyer les philistins. Jamais Dieu ne fut adoré avec plus de ferveur qu'Hugo. Nous étions étonnés de le voir marcher avec nous dans la rue comme un simple mortel, et il nous semblait qu'il n'eût dû sortir par la ville que sur un char triomphal traîné par un quadrige de chevaux blancs, avec une Victoire ailée suspendant une couronne d'or au-dessus de sa tête.

Théophile Gautier, Extrait de "Théophile Gautier par lui -même",
L'illustration
, 1867

Cet extrait est issu du texte autobiographique "Théophile Gautier par lui-même" du poète éponyme, paru en 1867 dans l'Illustration.

Cette douzaine de lignes décrit les réactions du public et du peuple parisien suite à une représentation de la pièce "Hernani" mise en scène par Victor Hugo.
Le champ lexical de la divinité "Vive", "propager", "gloire"(l.8), "Dieu"(l.9) ou encore "adoré" (l.10) y est employé afin d'ériger le dramaturge au statut de prophète, adoré des hommes, messager de Dieu et maître de son art.
Ce texte nous conforte donc dans l'idée que Victor Hugo était reconnu de son vivant, et plus encore, guide de toute une génération.
Victor Hugo, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris. Il s'affirme comme le chef de file du romantisme. Il se bat pour que la société et son art évoluent. Il est à la fois dramaturge, écrivain, poète, homme politique et intellectuel engagé. Les différentes facettes que l'auteur nous dévoile lui ont valu d'être reconnu de tous et de reposer ainsi au Panthéon.

Nous verrons principalement dans cet exposé, qu'il se présente comme un poète prophète, clairvoyant. C'est un être capable de déchiffrer l'inconnu, et qui voit mieux que les autres. Pouvant ainsi se projeter, il a le devoir de dénoncer les abus pour faire progresser l'humanité. Hugo est alors présenté de différentes façons, comme un génie, un messie littéraire ou un empereur romain triomphant.
Caricature de Victor Hugo en mage, par André Gill, 1880
Sculpture de Victor Hugo, par Rodin, 1890-1897
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