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La Première Guerre mondiale: l'expérience combattante dans une guerre totale

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by

Sebastian Jung

on 14 February 2011

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Transcript of La Première Guerre mondiale: l'expérience combattante dans une guerre totale

Attentat de Sarajevo
Bataille de Verdun
Bataille de la Somme
1er juillet
18 novembre
21 février
18 décembre
28 juin
28 juillet
Déclaration de guerre
de l'Autriche à la Serbie
Mobilisation générale
en Russie et en Autriche
31 juillet
Assassinat de Jean Jaurès
1er août
Mobilisation générale
en Allemagne et en France.
Déclaration de guerre de
l'Allemagne à la Russie
2 août
L'Allemagne envahit le
Luxembourg et adresse à la Belgique un
ultimatum pour laisser passer ses troupes
Le plan Schlieffen et l'offensive allemande
3 août
L'Allemagne déclare la guerre à
la France et à la Belgique
4 août
L'Allemagne envahit la Belgique.
Le Royaume-Uni déclare la guerre
l'Allemagne
6 août
L'Autriche-Hongrie
déclare la guerre à la Russie
11-12 août
La France et le Royaume-Uni
déclarent la guerre à l'Autriche
4-16 septembre
Première bataille de la Marne
1 novembre
L'Empire ottoman entre en
guerre aux côtés de la
Triple Alliance
Début de la guerre sous-marine
22 avril
Février
Bataille d'Ypres. Pour la premièr fois
des gaz asphyxiants sont utilisés
par l'armée allemande.
69.OOO morts parmi les troupes de la
Triple Entente (dont beaucoup de troupes
coloniales sans masque à gaz) et 39 000
soldats allemands.
7 mai
Torpillage du bateau britannique
Lusitania par ds sous-marins allemands.
120 Américains meurent alors que les
Etats-Unis sont un Etat neutre.
23 mai
L'Italie rejoint
les pays de l'Entente
23 septembre
La Bulgarie déclare
la guerre à la Serbie
- Vue panoramique d'un champ de bataille avec fumées de tirs d'artillerie ;
- Soldats au repos, blessés étendus sur le sol sur des civières ;
- Prisonniers allemands dans une tranchée, marchant les mains en l'air ;
- Prisonniers allemands posant debout pour l'objectif ;
- Artilleurs français avançant rapidement dans une rue de village en pente, encadrant une charrette portant un canon tiré par un cheval.
Source: INA
Jean Jaurès, secrétaire général de la SFIO
et fondateur de l'"Humanité", pacifiste
convaincu, il s'est toujours opposé à la guerre
http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/jaures/index.asp
Pour en savoir plus sur Jean Jaurès
Entre mobilisation
idéologique et devoir
Bien qu’une grande partie des populations ne souhaitent pas partir en guerre, dès la fin juillet 1914 les Etats européens connaissent une mobilisation totale, tant humaine, qu’économique ou idéologique. Cet immense mobilisation vise à convaincre les populations que la guerre est juste,
afin qu'elles consentent à continuer la plus meurtrière des guerres qu'elles aient connue jusque là.
Pouquoi tant d'hommes ont-ils accepté de partir à la guerre? Certains l'expliquent par un consentement nationaliste et la mobilisation idéologique (c'est-à-dire une intense propagande de guerre vise à convaincre la population du bien fondé de la guerre et à diabliser l'ennemi: le "boche".) Mais d'autres partent à la guerre parce qu'ils estiment que c'est leur devoir.
Doc 4: M. Neumont, la guerre est l'industrie nationale de la Prusse, 1917: affiche de propagande, qui vise à diaboliser l'ennemi.
Doc 16: Extrait d’un journal de poilu
Sur les nouvelles, relevées dans la presse. Est-ce que l’on peut mentir à ce point là ? Ici le soldat était tellement trompé, qu’il lit les journaux avec la conviction que ce qu’on lui raconte est faux. Situation stabilisée, l’attaque boche a échouée piteusement, leurs colonnes sont bourrées d’enthousiasme, de récits de combat, de ces ineptes bons mots de poilus inventés par des spécialistes. Ils lisent au grand cœur les exploits de nos héros, la joie de mourir, l’ivresse exquise du corps à corps. Les innombrables bienfaits de la guerre régénératrice, leur bourrage de crâne apparaît insensé à ceux qui savent. Leurs lecteurs sont-ils des nouveau-nés légèrement arriérés ou des vieillards débiles ? La guerre n’est point telle qu’on la voie sur les couvertures des revues et les affiches de cinéma… Verdun c’est l’enfer.
Paul Meunier, Journal, Verdun, 1916
Les soldats vivent très mal l'image de la guerre qu'a l'arrière: la presse est étroitement contrôlée, les descriptions des journaux sont souvent fausses, et le courrier des soldats est censuré. C'est ce qu'ils appellent le "bourrage de crâne"
Doc. 14: Carte-lettre adressée à un militaire allemand le 21.05.1917 qui porte la marque du centre de contrôle postal, qui vérifie toutes les correspondances en provenance et en direction du front. Source: Mairie de Schiltingheim.
Les tenants de cette thèse:
Annette Becker,
Stéphane Audoin-Rouzeau
Historien défendant cette thèse: Nicolas Offenstadt
Une mobilisation totale
La mobilisation humaine
Verdun, on ne passe pas (1916)
Montage vidéo sur le chant "Verdun, on ne passe pas ". (auteur de la vidéo
inconnu).Ecrit en 1916, ce chant militaire est entré dans le répertoire de l'armée française.
I.) La Première Guerre mondiale: l'expérience combattante dans une guerre totale
Problématique: Comment expliquer que la même
expérience combattante a produit des mémoires
différentes?

http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/spip.php?page=base_recherche&_Base=MPF1418&_Action=1
L'expérience
combattante

L'expérience du front
La mort, le deuil:
un phénomène
de masse

L'expérience combattante a deux conséquences différentes sur les
sociétés européennes
La brutalisation des sociétés européennes
Thèses des historiens
G. Mosse ou Annette Becker
Les sociétés européennes (en particulier l'Allemagne ou l'Union soviétique)
sont brutalisées par la Première Guerre mondiale: la mobilisation totale, la violence
de guerre et l'expérience de la mort banalisent la guerre. Ceci expliquerait la montée des
totalitarismes dans l'entre-deux guerres et la Deuxième Guerre mondiale.
Le refus de la guerre
Thèses des historiens Nicolas Offenstadt et Antoine Prost
L'expérience la guere totale a provoqué dans une partie des
sociétés européennes un rejet total de la guerre (en particulier
dans les pays vainqueurs, comme la France, la Grande-Bretagne
ou les Etats-Unis). Ceci explique le puissant mouvement
pacifiste dans les démocraties européennes de l'entre-deux guerre,
dans lesquels prime le "plus jamais ça" et où l'on appelle cette guerre
"la der des ders".
En fonction de ces expériences combattantes différentes
et des effets différents sur les sociétés européennes, les
mémoires sur la Première Guerre mondiale divergent.
Doc 22: Rechercher un ancêtre parmi les morts de la
Première Guerre mondiale:
Source:http://www.dailymotion.com/video/x7dpwk_boulbar-france-3-19-20-11-novembre_music
Source:
Quand est-il mort? De quoi? Pourquoi la mention très fréquente de
"disparu" rend le deuil plus difficile?
Le refus de la propagande de guerre:
le "bourrage de crâne"
Le refus d'une violence
jugée inutile
Les mémoires
Les soldats, entre brutalisation
et refus
Une mémoire glorieuse
et guerrière
Une mémoire pacifiste
Doc 27: Jules Wolf, Verdun, on ne passe pas (1916
« Les statistiques des dernières guerres démontrent que, plus les armes se perfectionnent, plus le nombre de pertes diminue. » Le Temps, 4 août 1914
« Les balles ne sont pas dangereuses. Elles traversent les chairs de part en part, sans faire de déchirure ». L’intransigeant, 17 août 1914
Doc 15: Exemples de ce que les poilus appelent
"le bourage de crâne" (extraits d'articles de presse)
Doc. 2: Lettre d’une mère à son fils cinq jours avant la mobilisation (Belfort, 29 juillet 1914)

Mon cher Joseph,
Je reçois ta lettre ce matin. Nous nous préparons tous aux pires évènements : Je vois que tu es prêt aussi ! Espérons que le bon Dieu aura pitié de nous ; l’épreuve sera terrible, mais il n’arrivera que ce que le bon Dieu voudra. Je vous confie tous à lui, fais ton devoir. (… ) ».
Tous les dix fils de cette mère ont été mobilisés.
Cinq sont morts.
Source: J.P. GUENO, Yves LAPLUME, "Paroles de poilus", 2003
Bien que la majorité des populations européennes ne souhaitent pas la guerre, elles participent à la mobilisation entre le 30 juillet et 4 août 1914 (certains forcés, d'autres volontaires). En France, prêt de 10 millions de soldats sont mobilisés entre 1914 et 1918.
Doc 20: La brutalisation au combat
« Cher Frangin,
(…) La baïonnette au canon, on s’élance hors des tranchées. Le capitaine en tête, nous faisons un bon de 30 à 50 mètres, et nous voilà couchés dans la tranchée qu’occupaient nos camarades de 1ère ligne. Les balles avaient sifflé, mais personne n’avait été touché. La rage de tuer et poussés par l’odeur de la poudre aussi bien que par les cris des bêtes féroces, car à ce moment-là on devient des bêtes féroces, pensant qu’à tuer et massacrer, nous nous élançons comme un seul homme. (…) Je repars me disant : « Tous les blessés, tu les achèveras ». C’est ce que je fis. (…)»
Lettre de Jacques Ambrosini, 19 mai 1915 (engagé dans les Dardanelles contre les Turcs)
La brutalisation
Ce terme désigne l'idée que la violence de guerre et
la mobilisation idéologique ont banalisé l'horreur. Un certain nombre de soldats se sont habitués à la violence de guerre, voire y ont pris plaisir.
L'"entrapment" dans les tranchées
Une violence de
guerre inconnue jusque-là
Ma bien chère Lucie,
Quand cette lettre te parviendra, je serai mort fusillé.
Voici pourquoi.
Le 27 novembre, vers 5 heures du soir, après un violent bombardement de deux heures, dans une tranchée de première ligne (…) des Allemands se sont amenés dans la tranchée, m’ont fait prisonnier avec deux autres camarades. J’ai profité d’un moment de bousculade pour m’échapper des mains des Allemands. J’ai suivi mes camarades, et ensuite, j’ai été accusé d’abandon de poste en présence de l’ennemi. Nous sommes passés vingt-quatre hier soir au Conseil de Guerre. Six ont été condamnés à mort dont moi. (...)"
Henry Floch
Doc 17: Lettre d’un soldat condamné à mort injustement accusé d’abandon de poste (3 décembre 1914)
Doc 18: Otto Dix, "Le suicide" (série "der Krieg", 1929-1931)
Pour se suicider, le soldat est obligé d'enlever sa chaussure,
afin d'enclencher la gachette avec son pousse. Ce mode de suicide,
comme les mutilations volontaires, sont nombreux durant la guerre.
Doc 19: Exécution d'un mutin en 1917
Face à un ordre d'offensive du général Nivelle aux chemins des Dames, qui
ne pouvait réussir et poussait les soldats vers une mort certaine, un certain nombre
de soldats ont refusé de suivre les ordres. Une partie de ces "mutins" ont été exécutés
par l'armée française.
Doc 23: Tombe isolée dans le champs de bataille aux abords de la Ferme de Quennevières sur la commune de Moulin-sous-Touvent. Source : www.patrimoinedelagrandeguerre.com
Si les armées ne peuvent pas toujours enterrer leurs morts dans des cimetières, les soldats tentent autant qu’ils le peuvent d’enterrer leurs morts aussi dignement que possibles.
Doc 25: Monument aux de la commune de Beaumont du sculpteur Charles Gern (1933).
Source: http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/itiinv/1418/peronne.html
La plupart des communes françaises se dotent de monuments aux morts, qui expriment souvent le deuil.
Doc 11: Lettre de Jules Gillet à sa femme Louise et à sa fille
« Nous sommes à peu près 100 hommes dans ce boyau et un régiment de la garde vient sur nous (…). Notre artillerie commence à les exterminer dans leurs tranchées, c’était horrible, les bras, les jambes, tout volait en l’air, et les cris affreux, alors ils se lancent sur nous avec des boîtes à mitrailles, nous étions au bout du boyau, les premiers tombent sur nous, j’étais comme fou, les camarades tombent tout autour de moi, je ne vois plus rien, mais chose curieuse, je n’avais pas peur. (…) »
La Croix-Saint-Jean, le 19 mai 1915
Doc 24: Lettre de René Jacob à sa femme, 1915
« Comment décrire ? Quels mots prendre ? (…) Des cadavres allemands, ici, sur le bord de la route, là des ravins et les champs, ds cadavres noirâtres, verdâtres, décomposés, autour desquels, sos le soleil de septembre, bourdonnent des essaim de mouches ; des cadavres d’hommes qui ont gardé des poses étranges, les genous pliés en l’air ou le bras appuyé au talus de la tranchée ; (…) des cadavres qu’on recouvre de chaux ou de paille, de terre et de sable, et qu’on calcine ou qu’on enterre. »
Doc 9: Extait du documentaire "14-18: le bruit et la fureur" de Jean-François Delassus, 2008 pour France 2.
Source: http://www.videos.lalibre.be/video/iLyROoafYovM.html
Doc 11: Première Guerre mondiale : - Vue panoramique d'un champ de bataille avec fumées de tirs d'artillerie. - Soldats au repos, blessés étendus sur le sol sur des civières. - Prisonniers allemands dans une tranchée, marchant les mains en l'air. - Prisonniers allemands posant debout pour l'objectif. - Artilleurs français avançant rapidement dans une rue de village en pente, encadrant une charrette portant un canon tiré par un cheval.
Source: http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/AFE00000267/guerre-en-1914.fr.html
Doc 28: Journal Télévisé de France 3 (19-20), le 11 novembre 2008
Doc 3: Ordre de mobilisation générale, 2 août 1914
Source: Assemblée Nationale
Doc 6: Affiche de 1918.
Source: http://propagande1418.free.fr
Doc 5: Lettre de Henri Lange à son général, le 6 septembre 1917
Mon cher général,
Je me suis permis de demander à passer dans l’infanterie pour des motifs d’ordre personnel. (…) Je fais partie d’une famille israélite, naturalisée française il y a un siècle à peine. Mes aïeux, en acceptant l’hospitalité de la France, ont contracté envers elle une dette sévère ; j’ai donc un double devoir à accomplir : celui de Français d’abord ; celui de nouveau Français ensuite. C’est pourquoi je considère que ma place est là où les « risques » sont les plus nombreux. (…) Je veux après la guerre, si mon étoile me préserve, avoir la satisfaction d’avoir fait mon devoir, et le maximum de mon devoir. Je veux que personne ne puisse me contester le titre de Français, de vrai et de bon Français (…)
Henri Lange est mort à la tête de sa section d’infanterie le 10 septembre 1918
Source: Pean-Pierre GUENO ...op. cit.
Doc 21: Carte postale "la bague des tranchées": des soldats transforment les armes (abus, grenades, cartouches) en objets de la vie quotidienne: ici des bagues. Cela témoigne pour certains historiens de la banalisation de la guerre.
Doc 10: Un assaut décrit par Maurice Antoine Martin-Laval dans une lettre à sa fiancée 22 février 1915


A 14 heures donc devait avoir lieu une canonnade intensive (…). A 14h30, fusée, cessation de l’artillerie, aussaut à la baïnnoette, victoire : comme tu vois, c’est très simple sur le papier, hélas combien différent dans la réalité.
A ce moment [à 14h30], la fusée signal est lancée par le commandant de l’attaque. Aussitôt (…) les lieutenants (…) s’élancent hors de la tranchée aux cris de « Baïnonnette au canon », « En avant », « à l’assaut », « pour la France » et l’un d’entre eux entonne la Marseillaise accompagné de ses homms. Des trois points les petits groupes s’avancent en criant et chantant baïonnette en avant, au pas de gymnastique vers la tranchée boche où ils doivent converger. (…) C’est sublime « sublime de voir cet élan enthousiaste chez des hommes assez âgés, en compagnie depuis de longs mois et allant volontairement (parce que c’est l’ordre) dans les pièges qu’ils connaissent si bien et où ils ont laissé tant d’amis.
Successivement, chacun des trois lieutnants tombe frappé mortellement ) la tête : les hommes, tel un château de cartes, dégringolent tour à tour. (…) Et tandis que froidement, à l’abri de leurs tranchées et de leurs boucliers, les Allemands visent et descendent chacune de ces cibles vivantes, les hommes se couchent là, grattant la terre de leurs doigts pour amonceler un petit tas devant leur tête et tâcher ainsi de s’abriter contre les balles. (…) »
Doc 12: Une attaque. Date et lieu inconnus.
Source: Assemblée Nationale
Doc 7: Extrait du documentaire canadien "Les tranchées" de Claude Guilman, 2008.
Source: http://films.onf.ca/entre-les-lignes/
Doc 8: Le front ouest, 1915-1917
Entre 1915 et 1917, la Première guerre mondiale est une guerre de position: les armées s'enterrent dans des tranchées et tentent régulièrement de faire des percées par des assauts très meurtriers. Les soldats ont la sensation d'être pris au piège ("entrapment" en anglais - notion utilisée par l'historien Leonard Smith) dans cette guerre des tranchées, où les conditions de vie sont très dures et le taux de mortalité très élevé.
Au coeur de l'expérience combattante de la Première Guerre mondiale se trouve celle du front: elle est
marquée par la vie dans les tranchées et par une violence de guerre traumatisante. Cette expérience du front
crée une coupure entre ceux qui l'ont vécu (les combattants) et l'arrière (que certains appellent "les planqués).
CONCLUSION
L'expérience combattante est marquée par la mort. Tous les combattants ont vu et subi la mort de près (camarades, ennemis, amis). Avec plus de 10 millions de morts, en très grande majorité des soldats, cette la guerre de 14-18 est aussi totale par le nombre de victimes (sans compter le nombre de blessés). Le deuil est donc au coeur de l'expérience combattante.
Est-ce que les soldats ont adhéré à cette guerre? Est-ce qu'on peut parler d'un consentement des soldats?
Certains historiens ont montré que la guerre avait "brutalisé" certains soldats: la guerre devient un phénomène banal et quotidien. D'autres historiens ont nuancé ce propos en montrant qu'une petite partie des soldats avait exprimé un refus de la guerre. Il semble que la majorité des soldats n'aient ni consenti, ni refusé la guerre. Mais ils reprochent à l'arrière le "bourrage de crâne" si loin de l'expérience du front.
Dès la fin de la guerre, plusieurs mémoires de la Première Guerre mondiale s'opposent. Pour les uns, c'est la "Grande Guerre": dans cette mémoire prime l'héroisme, la bravoure, l'honneur des soldats et de la patrie. Pour les autres cette guerre est "la der des ders". Cette mémoire pacifiste met l'accent sur l'inutilité de cette guerre et l'horreur des combats. Si dans la première moitié du XXe siècle la première mémoire s'est imposée dans le discours officiel, c'est la seconde qui est aujourd'hui majoritairement défendue.
Doc. 1:Les soldats mobilisés durant la Première Guerre mondiale.
Source: Académie de Marseille
Un grand merci à l'ami Bertrand Boulbar, qui autorise l'usage et la diffusion libre de cette oeuvre à des fins éducatives et strictement non commerciales.
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