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thème 1 : le rapport des sociétés à leur passé (programme histoire terminale 2012)

thème 1 : le rapport des sociétés à leur passé
by

jean rouchaud

on 24 November 2015

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Transcript of thème 1 : le rapport des sociétés à leur passé (programme histoire terminale 2012)

L'Historien et le patrimoine
L'historien et les mémoires de la seconde guerre mondiale
Qu'est ce que l'histoire ?
Hérodote, "père" de l'histoire intitule son oeuvre Historia (enquète), c'est-à-dire recherche de la vérité
Toutefois l'histoire est une reconstruction à partir de faits plus ou moins établis
Depuis le XIXème siècle, l'histoire est une science qui s'appuie sur d'autres sciences (archéologie, chimie, physique pour la datation) pour reconstituer le passé
Le travail de l'historien
Les hommes laissent des traces, les sources historiques.
Ce sont souvent des écrits, des images, des objets conservés dans les archives, les musées, les bibliothèques
la critique historique vise à évaluer la sincérité, l'authenticité des documents et à le replacer dans son contexte
Qu'est ce que le patrimoine
Etymologiquement, c'est l'ensemble des biens hérités du père, conservés et transmis à ses descendants.
C'est donc l'héritage commun, légué à une société humaine par les générations précédentes.
Au départ, il concerne les objets d'art et de valeur, les architectures remarquables.
Aujourd'hui, tout peut être patrimonial : les paysages, les traditions, les usines etc.
La protection du patrimoine est récente, en France elle date de 1830, dans le monde, l'UNESCO inventorie le patrimoine mondial depuis 1972
Le rapport des sociétés à leur passé
I) Au-delà du deuil, une unanimité fragile

Les séquelles de la guerre sont importantes et le pays a du mal à assumer les traumatismes causés autant par l'Occupation que par les divisions internes.
A) Un pays exsangue...
 Au sortir de la guerre, meurtri et appauvri, le pays est obsédé par la survie: 1 million de familles sans-abri, un déficit d'un demi million de naissances, une population sous-alimentée. La pénurie et le marché noir démoralisent les Français.
Le bilan matériel est désastreux: les deux-tiers du territoire sont touchés, un édifice sur quatre est détruit, la moitié des rails, une gare sur trois, 7500 ponts, quatre camion; sur cinq et deux navires marchands sur trois, la quasi-totalité des ports.
les mines ne produisent que les deux tiers du charbon d'avant-guerre: l'énergie manque.
L'indice industriel a chuté à 38 contre 100 en 1938. Les stocks sont épuisés, les machines vieillies et la main-d'œuvre manque.

B) ... et traumatisé
Le premier traumatisme concerne le drame humain: on compte 550000 morts dont 170000 militaires, 160000 déportés, 40000 prisonniers, 40000 STO, 40000 « malgré nous »" et 150 000 civils, moitié par massacres, moitié par bombardements.
 Un Juif français sur quatre a été exterminé dans les camps, la plupart gazée, soit 76000 victimes dont 11 000 enfants.
 La découverte des victimes qui reviennent des camps d'extermination choque terriblement.
 Le poids du deuil explique le sentiment de vengeance qui souffle parfois avec excès femmes et hommes tondus, exécutions sommaires, lynchages (10000 personnes! L'épuration légale canalise difficilement l'épuration sauvage.
Malgré sa sévérité (160000 procès, plus de 7000 condamnations à morts dont 767 exécutions), elle alimente une polémique : trop dure pour les uns, trop molle pour les autres.
Les procès de Pétain et Laval permettent cependant de ressouder les Français dans la réprobation du régime de Vichy.
C)Célébrer la victoire, refermer les blessures
 Entre 1944 et 1946, les célébrations de la Victoire sont nombreuses.
 La liesse et l'unanimité sont les fondements du mythe
résistancialiste
qui fait de la France « un pays majoritairement et naturellement résistant » contre les nazis.
Les gaullistes mettent l'accent sur l'homme du 18 juin tandis que les communistes forgent la légende du « parti des 76 000 fusillés ».
Les milieux résistants en sont les premiers acteurs. Maintenant célébrés car ils incarnent les héros qui sauvèrent la patrie, ils renvoient paradoxalement les Français à leur attentisme de 1940.
À partir de 1947, les conflits de mémoire surgissent.
La mémoire vichyste se réveille : les maréchalistes défendent Pétain, le héros de la guerre de 1914.
La mémoire communiste est combattue à la faveur de la Guerre froide.
En 1953, le procès des criminels d'Oradour-sur-Glane pose le problème des "malgré nous "
II) Taire la guerre (années 1950-1960)
Après les déchirures, le silence et l'oubli pèsent sur le souvenir de la guerre.
A) La réconciliation avec l'Allemagne
 Le sentiment anti-allemand s'estompe. Une première rencontre de football (1952), le rapprochement des anciens prisonniers et surtout, la naissance de la CECA [1951) et le traité de l'Elysée (1961) contribuent à l'apaisement des haines.
 Les souvenirs distinguent alors les nazis des Allemands
En 1964, une loi prévoit l'imprescriptibilité* des crimes contre l'humanité.
Avec le retour du général De Gaulle en 1958, le résistancialisme monopolise le souvenir de la guerre.
Il nie la spécificité du combat résistant et surtout, oublie la guerre civile des « années noires » et de la Libération :
 il connaît son apogée avec le Mausolée de la France combattante (1960) et le transfert des cendres de Jean Moulin* au Panthéon (1964).
 Jean Moulin est érigé en symbole des multiples héros qui prévalaient jusqu'alors:
 la Résistance l'emporte sur les résistants. Le grand héros sert de souvenir-écran.
B)La guerre franco-française en sommeil
 Plus que la Libération fêtée localement, la journée du 8 mai, déclarée fériée en 1953, unifie des commémorations qui sont géographiquement et politiquement éclatées.
 Le souvenir de la guerre est essentiellement militaire et résistant, et se greffe sur celui de 1914.
 Mais la journée renvoie à une victoire dont on sait qu'elle fut mal assurée par la France.
 De plus, d'autres journées coexistent : le 6 juin (Débarquement), le 18 juin (appel de De Gaulle), le 26 août (Libération de Paris).
Les historiens commencent leur œuvre critique:
en 1951, le Comité d'histoire de la Seconde Guerre mondiale remet en cause la vision résistancialiste de la guerre en montrant que la Révolution nationale est indissociable de la collaboration d'État.
Dans Nuit et Brouillard (1956), le cinéma parle de Vichy, de l'extermination et lève un tabou : mais il est censuré en 1960.
D'autres films évoquent des sujets ignorés ou peu glorieux: la collaboration, les tondues, les prisonniers de guerre, le marché noir, le « système D », etc.
C) Les oubliés de la mémoire gaullienne
 Le résistancialisme multiplie les zones d'ombre sur les souvenirs de la guerre :
Les 1,8 million de prisonniers de guerre ne peuvent prétendre au prestige des poilus.
Ces anciens combattants restent discrets
 Les STO sur qui pèse le soupçon de la lâcheté réclament un statut d'égalité que les autres déportés leur refusent.
Les déportés dérangent et expriment difficilement une expérience exceptionnelle.
 La confusion entre les « politiques » et les « raciaux » s'établit au détriment des seconds qui sont peu écoutés, malgré de nombreux témoignages, et qui ont du mal à affirmer la spécificité du génocide:
le souvenir de Buchenwald (camp de concentration) l'emporte sur celui d'Auschwitz (camp d'extermination)
 La bipolarité gaullo-communiste tend à occulter des pans entiers de la Résistance socialiste, juive, maquisarde... et de manière générale, les innombrables actions de résistance diffuse et non armée
La mémoire vichyste est confinée : les maréchalistes* défendent le mythe du double jeu entre Pétain* qui aurait été « le bouclier » protégeant la France des Allemands tandis que De Gaulle aurait été « l'épée » des Alliés
III) Une mémoire qui divise (à partir des années 1970)
À partir de 1968, de nouvelles générations entretiennent un rapport différent au passé. Vichy devient une obsession. Les polémiques se succèdent jusqu'en 1995.
A) Le dégel des mémoires
Plusieurs événements précipitent le retour des souvenirs refoulés :
 la libéralisation de la société depuis 1968,
 la mort de De Gaulle» (1970),
 la sortie du film Le Chagrin et la Pitié (1971 ),
 la grâce présidentielle de l'ancien milicien en fuite, Paul Touvier* (1972),
 la parution du livre de Paxton, La France de Vichy(1973).
 La suspension en 1975 de la commémoration du 8 mai au nom de la réconciliation franco-allemande provoque l'indignation des milieux résistants.
 Il est rétabli en 1981. Une émotion considérable s'exprime alors.
 Les mythes dorés s'effondrent. La littérature (La Place de l'Étoile, P. Modiano, 1968] et le cinéma (Lacombe Lucien, L. Malle et Les Guichets du Louvre, M. Mitrani en 1974) rappellent les heures noires de la Collaboration. La France se sent désormais coupable
B) Les procès de crime contre l'humanité
En 1978, Darquier de Pellepoix, responsable du Commissariat aux questions juives sous Vichy, déclare qu'« à Auschwitz, on n'a gazé que les poux ».
Le scandale est immense et les conséquences importantes:
pour la première fois en 1979, un Français, Jean Leguay, haut fonctionnaire de police qui supervisa la rafle du Vel d'Hiv, est inculpé pour crime contre l'humanité grâce à la loi de 1964.
La renaissance de la mémoire vichyste autour du négationnisme de Robert Faurrisson provoque une forte réaction, un besoin de justice et de parole,
Les procès se succèdent:
inculpation puis procès de Klaus Barbie (1983-1987),
lancement de l'affaire Papon* (1981),
inculpations de René Bousquet» et Paul Touvier qui mettent en évidence autant la collaboration active de Vichy que les complicités dont ces hommes ont joui après la Libération.
On assiste à l'éveil d'une mémoire juive qui cherche son identité dans le génocide appelé désormais shoah.
La série télévisée américaine Holocauste (1979), puis le film Shoah de Claude Lanzmann (1985) président la vague de remémoration de l'extermination des Juifs d'Europe.
C) Crise et repentance (1991 à nos jours)
En 1991-1994, l'abcès crève.
La commémoration de la rafle du Vel d'Hiv, toujours célébrée depuis 1945, devient un enjeu politique :
F. Mitterrand consent finalement à instituer la journée nationale du souvenir « des persécutions racistes », mais refuse d'assumer la responsabilité de la République et surtout de l'État dans la shoah.
La mémoire vichyste soutenue par l'extrême droite, en profite pour remettre en cause des résistants.

En 1995, J. Chirac reconnaît la responsabilité de l'État français et ses agissements criminels.

 Il proclame la «
dette imprescriptible
» de la France a l'égard des Juifs.
 À la suite de la «
repentance
» de l'Église, plusieurs institutions deman¬dent pardon, comme la police ou la SNCF
 Un mouvement de détente s'amorce:
 Touvier puis Papon sont condamnés.
 La loi Gayssot punit le négationnisme (1990).
 En 1996, la France finit de réparer les spoliations des biens juifs.
 L'histoire de Vichy fait désormais partie intégrante de l'identité française.
Maurice Papon est condamné le 2 avril 1998 à une peine de dix ans de réclusion criminelle, d'interdiction des droits civiques, civils et de famille pour complicité de crimes contre l'humanité
Les terroristes sunnites de Daesh (Etat islamique) ont diffusé samedi une vidéo montrant 25 soldats du régime syrien exécutés par des adolescents dans la cité antique de Palmyre.
C'était un joyau romain datant du 1er siècle de notre ère. En le détruisant, l'organisation terroriste continue son effacement méthodique de toute autre forme de culture.

Le groupe Etat islamique a détruit une partie du temple de Bel, l'un des monuments romains emblématiques de la ville syrienne de Palmyre.
Khaled al-Assaad, âgé de 82 ans, a été exécuté par des jihadistes du groupe extrémiste mardi après-midi à Palmyre, dans la province centrale de Homs, a indiqué le directeur général du département des Antiquités et des musées de Syrie Maamoun Abdelkarim à l'AFP.
DAESH et le patrimoine : détruire pour tuer l'âme d'un peuple
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