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Les effets des médias à l’ère du 2.0

Ce cours...

explorera les théories actuelles qui abordent l’influence des médias sociaux sur l’implication politique des individus.

permettra de mieux comprendre les mutations sociales associées aux médias sociaux et l’influence de celles-ci sur l’exercice de notre citoyenneté.

Journalisme citoyen - viméo

Deux types de théories abordant la participation politique en ligne

Nouvelles conceptions de la participation politique

1. Élargissement de l’écart entre les populations selon leur accès à l’espace public en ligne

2. Inclusion de populations autrefois isolées et marginalisées

Le nouvel espace public médiatique

Individualisation de l’engagement politique

Préoccupations d’abord centrées sur l’individu avant la collectivité

On sort des réseaux militants habituels

Les publications sur les réseaux sociaux sont la nouvelle forme d’engagement

Débats peu approfondis, mais conscientisation de la population

Le nouvel espace public médiatique

Selon Ekman et Widholm, le contact plus direct entre la population, les politiciens et les journalistes a mené à des échanges plus transparents et à une responsabilisation plus grande des élus et des journalistes envers le public.

Pour Giasson, Darisse et Raynauld, les médias sociaux permettent une ouverture de l’espace public et favorisent la participation citoyenne :

« […] ces nouveaux outils participatifs de communication politique tels les blogues, les réseaux sociaux (Facebook, Google+), les sites de partage de fichiers (YouTube,

Dailymotion, Flickr) ou de microblogage (Twitter, Tumblr) auraient contribué à la démocratisation de la sphère publique en réduisant les inégalités entre les acteurs désirant participer à la vie démocratique de leur nation »

Théories de l’agenda-setting et du priming

Les médias sociaux sont également des outils de mobilisation permettant le réseautage de collectivités marginales.

Théorie 2 : Cercle vertueux et mobilisation

Effets de l’agenda setting

Création de l’opinion

Priming de l’opinion selon les enjeux sélectionnés

Mise en forme de l’opinion selon les caractéristiques de la nouvelle présentées

On ne se concentre pas sur les effets des médias sur nos choix et comportements, mais plutôt sur notre capacité à traiter et sélectionner l’information liée à différents enjeux.

Théorie 1 : Le malaise médiatique

Théories de l’agenda-setting et du priming

De son côté, Curran a constaté une forme de désenchantement des femmes envers la politique à cause de la domination des hommes dans cette sphère de la société : « Le débat public serait donc principalement dominé par l'État et les élites masculines, et la télévision, en renvoyant cette image, contribuerait à décourager l’identification des citoyens, et principalement des citoyennes, à la vie publique. »

De leur côté, Mutz et Reeves soulèvent que la tendance des médias à accentuer leur couverture sur les échanges plus agressifs mène à une baisse de la participation électorale et de la confiance de l’électorat.

Pour Ansolabehere et Iyengar, les publicités attaquant les autres candidats ont le même effet en plus de polariser l’électorat.

Les niveaux d’agenda-setting

« Le premier niveau mettrait l’accent sur l’importance à accorder à certains enjeux plutôt qu’à d’autres »

Priming : « l’importance relative des attributs de ces enjeux sur lesquels porter une attention particulière »

Plus récemment, les auteurs se penchent sur l’influence des médias sur les priorités politiques. Certaines études ne démontrent aucun lien tandis que d’autres chercheurs ont démontré que les médias « aident à créer des situations qui attirent l’attention des acteurs politiques. »

Politique de l’image ou espace public infini?

L’influence politique des blogues (Meraz)

Plusieurs penseurs ont théorisé que le développement des nouvelles technologies allait mener à l’émergence d’une plus grande participation citoyenne, une plus grande tolérance et à un enrichissement de la démocratie.

On constate plutôt que les médias sociaux ont mené à une valorisation croissante de l’image et de l’infotainement (information divertissante) par les politiciens. Mancini soulève que ce phénomène mène « ainsi à une « commodification » et à une « dépolitisation » ».

Théorie 1 : Le malaise médiatique

Théorie 2 : Cercle vertueux et mobilisation

Théories de l’agenda-setting et du priming

Théorie 2 : Cercle vertueux et mobilisation

Visent l’échange et le développement d’un sentiment d’appartenance

Permettent de redonner le pouvoir au citoyen

S’imposent comme alternative aux médias traditionnels

Thèse principale : « les individus le plus souvent exposés aux informations médiatisées auraient une plus grande connaissance et une plus grande confiance envers le système politique et seraient plus susceptibles de participer aux élections. »

Pour Pippa Morris, l’interprétation critique des médias peut être expliquée par trois facteurs :

Les citoyens plus engagés d’un point de vue politique ont tendance à consommer plus fréquemment les médias

La couverture médiatique des enjeux fait croitre l’intérêt des lecteurs envers la politique

Processus interactif « où les médias servent à activer les actifs »

Pour Larry Sabato, le traitement médiatique de la vie politique accentuée sur l’image des politiciens détourne l’attention du public des vrais enjeux.

Parallèlement, Thomas Patterson soulève que les courts délais de traitement des nouvelles mènent les journalistes à aborder le débat entre les candidats plutôt qu’analyser de manière approfondie les principaux enjeux de la campagne électorale.

Certains penseurs nuancent ce point de vue en proposant que l’écoute des nouvelles du soir et la lecture des quotidiens mobilisent la population tandis que l’écoute des émissions divertissantes et la lecture de tabloïds auraient l’effet contraire.

Théorie 2 : Cercle vertueux et mobilisation

Thèse principale : « Le modèle de l’agenda-setting établit une relation de cause à effet entre l’importance accordée par les médias à certains sujets et la perception que se fait le public de l’importance de ces sujets. »

Les trois âges de la communication

Les conclusions d’une étude aux Pays-Bas abordent dans le même sens : « l’exposition fréquente à la télévision publique aurait des effets positifs sur la cognition, l’efficacité et le taux de participation, alors que l’écoute régulière de la télévision commerciale aurait un effet négatif sur ces mêmes indicateurs. »

1. Âge d’accès généralisé aux médias associé à des institutions politiques très stables

2. « Âge d’or des médias de masse et des grandes formations politiques »

3. Utilisation de l’internet et des médias sociaux en hausse

Usages de Twitter par les journalistes

Caractéristiques du troisième âge...

Théorie 1 : Le malaise médiatique

Mélange de pratiques traditionnelles et nouvelles

Peu de dialogue, on partage plutôt ses publications ou celles d’autres journalistes

Temps de traitement de la nouvelle « presque inexistant »

Approche parfois plus directe avec les lecteurs (dialogue, justifications, etc.)

Pour Michael Robinson, la couverture médiatique critique du scandale de Watergate a miné la confiance des électeurs envers l’institution politique. L’effet des médias est ainsi beaucoup plus important que ne le suppose le courant théorique des effets limités.

Pour Roderick Hart, « la télévision produit une illusion de participation politique et encourage la passivité. »

Les phases de la médiatisation du politique

Thèse principale : « les nouvelles télévisées alimentent le cynisme public en mettant l’accent sur le conflit et en minimisant le processus de construction des politiques publiques. »

1. Médias de masse constituent la source principale d’information.

2. Acteurs politiques progressivement soumis à la logique des médias de masse dû à leur influence croissante.

3. Les acteurs et institutions politiques doivent s’adapter aux médias plus indépendants face au pouvoir politique.

4. La logique médiatique est intégrée et appliquée perpétuellement par les acteurs politiques et sociaux.

Fragmentation des médias

Développement et individualisation des réseaux d’information

Fragmentation de la société envers les institutions de réception des messages collectifs (école, partis, groupes…)

« Affaiblissement du rôle de chien de garde »

Modèles «classiques»

Le journalisme à l’ère des médias sociaux

Mediated politics : les médias sont la principale courroie de transmission entre l’État et les individus

Agenda-setting : sélection idéologique des enjeux traités par les médias

Saillance : facteurs qui influencent nos choix politiques

Cadrage : traitement biaisé de la nouvelle

Médiatisation : le nouveau rapport entre médias et la société

Le journalisme à l’ère des médias sociaux

La référence aux médias sociaux et à l’internet lors de la rédaction des articles est de plus en plus fréquente. On intègre maintenant la consultation des sources digitales dans sa routine professionnelle.

Les médias sociaux constituent également une plateforme d’expression pour les journalistes qui y publient des propos habituellement plus subjectifs que lors de leur couverture médiatique dans les médias traditionnels. Les réseaux sociaux permettent aussi aux politiciens de rejoindre plus facilement la population et les sympathisants du parti.

On se questionne maintenant sur les effets de la fragmentation des médias et de l’auditoire sur le rôle de défendeurs de l’intérêt public accordé aux médias et aux journalistes traditionnels.

Les médias sociaux ont complètement changé le rapport entre les politiciens et les médias. Ceux-ci ont maintenant la possibilité de publier des déclarations officielles par l’entremise de Twitter ou Facebook afin d’éviter les critiques des journalistes.

« Lorsqu’ils le font (publication d’un commentaire officiel sur les réseaux sociaux), ils passent du statut de source au statut de média, utilisant le journalisme comme un véhicule de promotion de leur propre ordre du jour. »

Le pouvoir d’agenda des blogues (Meraz)

Web 2.0 et citoyenneté

La capacité d’agenda-setting autrefois uniquement exercée par les médias est redistribuée à la société à l’aide des blogues.

La relation avec les médias de masse serait même complémentaire : « les médias de masse influenceraient l’ordre du jour des blogues et vice-versa ».

Il s’agit d’une dynamique cyclique caractérisée par un suivi mutuel entre la presse traditionnelle et le monde des blogueurs qui s’influencent mutuellement et conséquemment l’agenda des médias.

Les nouveaux journalistes

On constate une croissance de la confiance démontrée envers les blogueurs et une baisse de confiance envers les médias traditionnels.

Les blogueurs permettent ainsi aux citoyens de participer à une discussion réservée autrefois à l’élite de la société, « en offrant à ces derniers la possibilité d’assumer le rôle de chien de garde des médias. »

La démarcation entre le « journalisme citoyen » des blogueurs et le journalisme traditionnel est de plus en plus floue : « Internet, Twitter et les blogues transforment la nature, les procédures et les normes du journalisme traditionnel professionnel de manière radicale. »

Le temps dont disposent les blogueurs afin de réaliser des enquêtes approfondies sur un même sujet augmente la qualité de la rédaction des articles, mais le manque de fiabilité et de référence aux sources affecte la crédibilité de ce type de publication.

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