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Ex : "L'amour est-il une illusion ?"
Ex : "Le bonheur est-il accessible à l'homme ?"
un plaisir intense ? un "instant de bonheur" ?
une durée ininterrompue ? une béatitude totale ? Peut-il être alors de ce monde ?
Qu'est-ce que la justice ? L'égalité ? C'est abstrait !
Qu'est-ce que le bonheur ?
C'est polysémique !
Ex : "L'histoire est-elle rationnelle ?"
Quelle histoire ?
Y a-t-il une rationalité ou du hasard dans le déroulement des faits historiques ?
On trouve dans ces conceptions l’idée d’une puissance supérieure, qu’elle
s’exerce dans l’ordre du Bien, de l’intelligence ou de l’action.
Philosophie ?
Philo- : aimer, rechercher
-sophia : la sagesse
Travail ?
Tripalium = « trois pieux » (instrument de torture)
Personne ?
Persona : « à travers le masque », au-delà du rôle
Cratein : gouverner.
Autocratie : soi-même et tout seul.
Aristocratie : par les meilleurs.
Ploutocratie : par la richesse (Ex. : suffrage censitaire où on ne vote qu’au-dessus d’un certain impôt).
Gérontocratie : par la vieillesse.
Démocratie : par le peuple et pour le peuple.
Archein : commandement.
Monarchie : par un seul (le Roi).
Oligarchie : par un petit nombre.
Anarchie : par aucun (sans chef).
Joie
= Allégresse bonheur contentement exaltation exultation gaieté jubilation plaisir ravissement satisfaction liesse béatitude bien-être euphorie félicité entrain jouissance délectation volupté épanouissement
≠ Tristesse chagrin morosité peine détresse malheur affliction désespoir déprime mélancolie consternation douleur contrariété mécontentement désolation épreuve souffrance tourment tracas
La joie
= État de satisfaction ou de contentement qui fait contraste avec des émotions ou des sentiments désagréables comme la tristesse ou la peine
- Le plaisir est lié au corps et non à ma personne globale Il est fugitif tel l’instant qui passe
La joie est plus intérieure, par son extension à tout le contenu de la conscience, et susceptible d’une certaine durée
+ Le bonheur, par l’idée de satisfaction de l’ensemble de nos inclinations, n’implique-t-il pas les notions de totalité et d’éternité ?
Exercice 17
Établir un réseau des mots proches et contraires
Construire un tableau des synonymes et des antonymes (mots opposés) de la notion de « vérité ».
Définir la notion de vérité à partir des mots voisins, puis opposés, puis de mots proches mais en introduisant des nuances.
Doute, erreur, mensonge sont des mots opposés à la vérité ; en quoi sont-ils différents entre eux ?
Proximité
Opposition
On peut définir la vérité :
Dans le doute, je ne sais si c’est vrai ou faux.
Dans l’erreur, je crois que je suis dans le vrai mais je me trompe.
Dans le mensonge, je sais que c’est faux mais fais croire que c’est vrai.
Dans l’illusion, je sais que c’est faux mais je continue à le voir ou le croire (Ex : le Soleil tourne autour de la Terre).
La notion de vérité n'a pas le même sens en Logique, où il s'agit de raisonner sans se contredire indépendamment de l’accord de ce qu’on dit avec la réalité, et en physique, où la vérité d’une loi, c’est sa conformité avec le réel par une vérification expérimentale.
La notion d'« évolution » n'a pas le même sens en biologie (théorie scientifique où les espèces vivantes ne sont pas fixes et distinctes, mais changeantes et se transformant les unes dans les autres) et en morale (l’évolution spirituelle consiste par exemple à s’élever des plaisirs égoïstes à l’idéal du Bien).
La notion de contemplation n'a pas le même sens en art (contempler une oeuvre) qu'en religion (les mystiques contemplent Dieu).
Ex : le langage existe chez l'homme et certains animaux, mais s'agit-il de la même chose ? Comment définir le langage humain par opposition au langage animal ?
Ex : l’histoire individuelle recourt à la biographie, avec par exemple une connaissance psychologique, alors que l’histoire collective concerne un savoir du passé des hommes qui s’appuie davantage sur la sociologie ou l’économie.
Ex : le « modèle » en science est la formalisation, souvent sous forme mathématique, d’une explication, alors qu’il représente en morale un idéal à imiter...
Exercice 18
Identifier les champs d’application d’une notion
Ex : une idée commune à tous les sens du mot "loi"
Un concept, depuis Aristote, se définit traditionnellement par l'ensemble des êtres auxquels il peut s'appliquer, s'étendre.
Ex : "Génie"
Un concept, depuis Aristote, se définit également par des caractéristiques propres.
Ex : "Homme"
Chez les abeilles, par exemple, le langage est :
Au contraire, par opposition au langage animal, il est chez l'homme :
"désir" :
Tension poussée attirance origine puissante, déstabilisante et trouble but visé plaisir escompté imagination rêve
= une "pulsion des profondeurs vers un objet qui comble"
Freud & Lacan : désir puisant dans l’inconscient et refoulé depuis l’enfance par la loi humaine
Exercice 20
Concrétiser une notion en vue de la définir
Ex : la "justice"...
... pèse rationnellement le pour et le contre, en soupesant la décision à prendre en connaissance de cause et avec objectivité, en proportionnant équitablement le poids de la sanction au degré de la faute, en conformité avec les lois en vigueur et son âme et conscience.
… qui en expriment une idée forte
La mort
Le temps
L'amour
L'Etat
Exercice 21
Chercher dans des images l’idée forte d’une notion
L’"étoffe" de notre conscience...
Pour la conscience pure, les secondes d’une minute ne se juxtaposent pas dans un temps objectif, mais « s’organisent comme les notes d’une mélodie », se fondent les unes dans les autres comme une « phrase musicale »
(Bergson, Essai sur les données immédiates de la conscience)
« Tout se passe comme si un large courant de conscience avait pénétré la matière... [Mais] d’une part la conscience a dû s’assoupir, comme la chrysalide dans l’enveloppe où elle prépare ses ailes... elle s’est trouvée à tel point comprimée par son enveloppe qu’elle a dû rétrécir l’intuition en instinct. » Mais « la vie, c’est-à-dire la conscience lancée à travers la matière s’est d’autre part déterminée en intelligence... » (Bergson, L'évolution créatrice)
« L'homme est une corde au-dessus d’un abîme. Danger de le franchir, danger de rester en route. Il est un pont, et non un but... une flèche du désir tendu vers l’autre rive, un éclair jailli du sombre nuage... il doit briser les tables des valeurs... être le maître de son désert... que tout corps devienne léger, tout esprit oiseau ». C’est la « couronne du rieur », du chanteur, du danseur, « celui qui agite ses ailes », et « passe comme un ouragan sur toute la populace » courbée...
(Nietzsche, Le Gai savoir)
"C'est proprement vivre les yeux fermés que de vivre sans philosopher."
(Descartes)
≠ voir avec les yeux du corps
= voir avec les yeux de l'âme
C'est une ressemblance
elle signifie, prête à interprétation
permet une approche du concept
Monnet, Barque marmottant
"La liberté c'est faire ce qui me plait" présuppose que :
Mais peut-on réduire la liberté à une action ?
Ne présuppose-t-elle pas un choix préalable, celui qui oriente mes décisions ?
J’exerce ma liberté quand je suis confronté à un choix, par exemple aller au cinéma ou faire un match de tennis.
Et ce choix prend-il, doit-il toujours prendre parti pour le plaisir ? Ce pourrait être celui, plus réfléchi, de l’intérêt, de l’effort ou du devoir (par exemple finir ma dissertation de philosophie au lieu de regarder une émission de téléréalité).
La liberté serait alors, davantage qu’une action agréable, une délibération rationnelle en vue d’un choix finalisé par des valeurs, l’apprentissage de décisions raisonnées.
Épicure, Lettre à Menécée
Faire ce qui me plait, est-ce bien l’expression d’une liberté, ou l’esclavage possible de mes impulsions et de mes passions ?
Ex. : la crise de foie après l’enivrement de l’alcool,
l’accident après la griserie de la vitesse,
les dettes aprés I’ attrait du jeu...
Peut-on penser l’exercice de la liberté d’un homme en tant qu’homme uniquement à partir du désir et du plaisir, et sans la référence à la volonté et à la raison ?
Aristote et Épicure : le plaisir non modéré par la sagesse nous amène à des
excès, et cette démesure peut causer notre perte (= le juste milieu).
Il faudrait donc au minimum compléter la formule : « Faire ce qui me plaît sans me nuire à moi-même »
Bentham : un calcul, une « arithmétique des plaisirs », on pourrait dire aujourd’hui une « écologie du désir ».
Bentham
« être libre, c’est vivre sans contrainte »
on oublie ces contraintes que l’on doit se donner à soi-même, ne serait-ce que pour pouvoir profiter
Ex : le plaisir de gagner suppose par exemple l’effort, et souvent la douleur, de s’entraîner
Difficile donc d’éliminer dans la liberté la notion de maîtrise, qui implique une « conduite selon la raison », l’idée que l’on doit « se donner a soi-même une loi » (c’est l’étymologie du mot « autonomie »), c’est-à-dire celle d’une volonté, et pas seulement d’un désir.
« faire ce qui me plaît » = définition individuelle et individualiste de la liberté.
→ c’est la loi du plus fort, du plus riche, ou du plus rusé ; c’est l’écrasement du plus faible, physiquement, économiquement, intellectuellement.
la liberté du renard de manger la poule, du supermarché de faire disparaître le petit commerçant, du colonisateur d’exploiter l’indigène, du dictateur de tyranniser ses sujets...
La liberté de chacun et de tous d’agir selon son bon plaisir serait donc en fait la liberté de quelques-uns et l’esclavage du plus grand nombre.
D’où au minimum l’idée de « faire ce qui plaît sans nuire à autrui », car le respect que l’autre me porte, c’est-à-dire les limites qu’il se donne, sont la condition de ma liberté, et inversement.
Il a malheureusement fallu une loi pour protéger les poumons des non-fumeurs contre le « plaisir » des fumeurs. Il y a donc des contraintes positives, par exemple les règles que l’on se donne en commun dans un fonctionnement démocratique.
Apprendre à philosopher, c’est apprendre à conceptualiser
- Conceptualiser est un objectif philosophique : construire, faire émerger le sens de notions fondamentales (ex. le désir, le travail, la mort...)
- Conceptualiser est un outil de la pensée philosophique : pour problématiser par exemple, il faut clarifier la signification des mots qui donnent sens à un problème (ex. Peut-on être « heureux » sans « confort »?)
Pour conceptualiser, plusieurs méthodes à conjuguer
- S’appuyer sur l’étymologie (Philo-sophia = amour du savoir).
- Circonscrire le sens à partir de mots voisins ou opposés (sagesse/déraison).
- Distinguer différents sens de la notion (conduire avec ordre ses pensées = se conduire avec sagesse) et chercher l’unité de ses significations (attitude rationnelle).
Penser par soi-même, Michel Tozzi, Chronique Sociale