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Sur les traces d'une famille brisée

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Andrea Ferrari

on 14 June 2017

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Transcript of Sur les traces d'une famille brisée

Collège de l'Archet
mars 2017

En 1942, Hitler, lors de la conférence de Wannsee, le 20 janvier 1942, proclame la solution finale qui est, pour les théoriciens nazis l’ultime réponse à la question juive.

La rafle du Vel d'Hiv
Après la rafle du Vel d'Hiv où 13 000 juifs sont déportés dans des camps de concentration ou d'extermination, Maurice décide de franchir la ligne de démarcation pour accéder à la zone libre.

Le 30 juillet 1942 Maurice est arrêté par la police allemande à Chalons-sur-Saône. Il est conduit vers le camp de Pithiviers puis le 7 août 1942, par le convoi n°16, il est emmené à Auschwitz.
Présentation des parents de Roger Wolman
La maman de Roger Wolman se nomme Ruchla Lotringer (Rose en français). Elle est née à Varsovie en Pologne.
Son papa, Moszek Majer Wolman (Maurice en français) est né le 3 juin 1908 également en Pologne dans un village situé au Nord de Cracovie.
Ces derniers parlent le polonais et le yiddish.

En 1928, Maurice, cordonnier de formation, quitte sa famille en Pologne pour aller rejoindre un de ses oncles à Paris, il vend bénévolement la presse yiddish sur le Boulevard de Belleville.

Rose et Maurice se rencontrent à Paris. Rose travaille dans le prêt à porter, dans un atelier de fabrication. Ils se marient en 1930 et résideront près de la place de la République, rue du Faubourg du Temple.
En juillet 1931, naît Henri, leur premier enfant. Peu après sa naissance, Maurice fait les marchés dans la région Parisienne.
En 1938, Rose donne naissance à Roger.

Contexte historique
En 1933, Adolf Hitler et le parti Nazi arrivent au pouvoir.

Hitler instaure petit à petit un régime dictatorial centré sur la discrimination des juifs qu’il juge cause de tous les malheurs de l’Allemagne.
Sur les traces d'une famille brisée
L'oubli serait aussi intolérable que les faits eux-mêmes
Notre projet
La nuit de cristal
En Allemagne, la plupart des métiers sont interdits aux juifs, ils doivent porter l’étoile jaune pour qu’on puisse les reconnaitre.
Bientôt ils sont victimes de violences comme lors de la tristement célèbre « nuit de cristal » du 9 au 10 novembre 1938 où ils sont attaqués par la population soutenue par la Gestapo, les SA et les SS (forces militaires au service de Hitler).
30 000 personnes seront internées à Dachau . C’est la première fois que des juifs sont enfermés dans un camp.
1939 : début de la seconde
guerre mondiale.
1er septembre 1939:
l’Allemagne attaque la Pologne.
La Grande-Bretagne et la France réagissent et lui déclarent la Guerre.

La guerre
En quelques semaines, l’Allemagne envahit la France et la Pologne en adoptant la stratégie de la Blitzkrieg (guerre éclair). La France a capitulé, elle est désormais séparée en deux parties: au nord la zone occupée et au sud le régime de Vichy dirigé par le Maréchal Pétain qui adopte un régime de collaboration avec l‘Allemagne. Les juifs vont être identifiés comme tels.

La solution finale
Le camp de Pithiviers était un camp d’internement situé dans le département du Loiret en France. Il a été construit en mai 1941 dans le but d’accueillir des familles réfugiées de Paris et des prisonniers de guerre allemands. Le gouvernement de Vichy le transforma en camp d’internement pour les juifs arrêtés lors des rafles. Il n’y a eu que 115 survivants à la libération, soit moins de 2% des déportés. Le camp a été évacué en septembre 1942 pour être transformé en camp de concentration pour les détenus politiques.
Le camp de Pithiviers
Rose est également arrêtée en tentant de passer la ligne de démarcation ; elle est assignée à résidence à Châlus (dans la Haute-Vienne), comme de nombreux juifs .
Un an plus tard, en 1943, elle parvient à s'évader et rejoint Nice, encore en zone libre, pour retrouver ses proches.
Quand Rose et les enfants se rejoignent enfin, ils résident à la Villa Mousmé sur les collines de Nice, au chemin des Pins, à Cimiez.
Juillet 1942
Même en zone libre, à Nice, un millier de juifs sont arrêtés les 26 et 27 août par la police et la gendarmerie française et rassemblés à la caserne Auvare, rue de Roquebillière.

31 août : les juifs arrêtés sont déportés au camp de transit de Drancy.
Août 1942: La rafle des juifs étrangers à Nice
Le 8 septembre 1943, les Italiens capitulent. Les Allemands envahissent les Alpes-Maritimes (zone sud).
Aloïs Brunner, officier SS et membre du parti nazi, traque les Juifs avec une grande cruauté.
Septembre 1943: Nice sous occupation allemande.

Rose se croyait à l’abri à Nice. Mais le 28 septembre 1943 elle est arrêtée avec sa sœur et son beau-frère et les enfants de ces derniers. Ceux-ci avaient déjà essayé de fuir auparavant. Rose avait alors 35 ans. Heureusement, elle avait eu la précaution d’envoyer ses enfants à Lyon, par l’intermédiaire d’un réseau juif de sauvetage. Elle avait payé une personne pour les accompagner.
Toute la famille va passer la nuit à l’hôtel Excelsior puis partent le lendemain pour Drancy.
Arrestation et déportation de Rose Wolman
Au mémorial de la Shoah, à Paris, on peut voir le nom de Rose sur le mur des noms.
Roger a trouvé aux archives départementales, un rapport provenant des Renseignements Généraux datant du lendemain de l’arrestation de sa famille, le 29 septembre 1943. Sur ce document, il n’y a pas un seul mot sur sa mère, qui fut pourtant arrêtée en même temps que les autres.
Drancy
Lors de la première rafle de Paris, 4232 personnes sur les 5784 que prévoyait la liste furent emmenés à Drancy. Le camp est d’abord un lieu d’internement où les conditions sont durcies :
Sous-alimentation
Brutalisation
Sanction arbitraire
Humiliation
Ils dorment sur des planches ou à même le sol, sans couverture.
pas d’intimité : 50 ou 60 par chambre
A partir de 1942 et du tournant de l’Allemagne nazie vers la solution finale, le camp de Drancy devient un camp de transit vers les camps d’extermination. Lors de la rafle du Vel d’Hiv, 13000 personnes sont arrêtées et les couples sans enfants et les célibataires sont emmenés à Drancy.
En tout, sur 76000 déportés en France, 67000 passent par Drancy et seulement 2000 en reviennent.
De Drancy à Auschwitz
Dans les trains les conditions de vie étaient affreuses, le voyage pour les juifs de France durait 3 jours .

Dans les wagons il y avait de la paille, deux seaux (un servant de toilettes, un pour boire), l'odeur était insupportable, les wagons étaient sombres, les déportés y étaient très nombreux, ils étouffaient et avaient du mal à respirer. Il y avait une chaleur torride l'été. A l'inverse, l'hiver il faisait très froid.
Ce camp a été pendant trois ans le principal lieu d’internement avant la déportation vers les camps nazis. Il est situé au nord-est de Paris. Lors de la première rafle de Paris, plus de 4000 personnes furent emmenées à Drancy. Le camp est d’abord un lieu d’internement où les conditions sont terribles. Les détenus souffraient de sous-alimentation, ils étaient brutalisés, humiliés et subissaient des sanctions arbitraires. Ils dormaient sur des planches ou sur le béton, sans aucune intimité. L'accès aux toilettes était réglementé et une douche autorisée seulement toutes les 2 semaines. Les maladies se développaient et se propageaient. A partir de 1942, le camp de Drancy devient un camp de transit vers les camps d’extermination.

Nous sommes des élèves de 3ème du collège de l’Archet à Nice et nous allons vous faire partager notre découverte du camp d’Auschwitz.
Durant le mois de janvier, Roger Wolman et Daniel Wancier sont venus au collège nous témoigner leurs vies d’enfants cachés pendant la seconde guerre mondiale. Ils ont également évoqué leurs parents déportés. Leur récit nous a beaucoup touchés. C’est ce qui a renforcé notre implication dans ce voyage. Ce projet est donc une façon pour nous de leur rendre hommage.

Le 19 janvier dernier, nous nous sommes rendus en Pologne et avons découvert les deux camps de concentration d’Auschwitz et Birkenau où ont été déportées les familles de Daniel et Roger.

Nous avons choisi de suivre les traces des parents de Roger…

Le camp d'Auschwitz
Le 3 août 1942, Maurice et ses compagnons d’infortune partirent de Pithiviers dans le Loiret. Le 7 août 1942, après un long voyage dans le convoi
n°16 qui allait directement à Auschwitz-Birkenau, ils arrivèrent épuisés. Dès leur descente du train, Maurice et les autres déportés durent laisser leurs affaires sur le quai pour se répartir en deux colonnes : d’un côté, les hommes et de l’autre, les femmes et les enfants de moins de 16 ans.
Arrivée au camp et première sélection
Après la découverte du camp d'Auschwitz, de nombreux objets du quotidien appartenant aux victimes ont été retrouvés.
Ils avaient été confisqués par les nazis, le plus souvent avant d'entrer dans les chambres à gaz, qui les donnaient à des Allemands, les revendaient ou les utilisaient pour faire des armes.
On a aussi retrouvé des tonnes de cheveux coupés après leur mort ou lors de leur sélection.

Cette sélection était le plus souvent effectuée par un médecin SS, le docteur Mengele notamment.
Joseph Mengele est né en 1911 a fait des études de médecine. Il entre aux services SS en 1938 et se livre à des recherches sur les jumeaux afin de pouvoir "recréer des Aryens".
Il arrive à Auschwitz le 30 mai 1943, avec la fonction de médecin-chef de Birkenau. Des expériences très douloureuses sont pratiquées sur les enfants. Il les examine, les mesure, les tue pour disséquer leurs cadavres. Ces expériences sans aucun résultat, sont poursuivies avec obsession.
A la descente du train, la sélection commençait par le groupe le plus important, celui des femmes et des enfants.Ceux qui étaient jugés « inaptes » au travail (enfants de moins de 16 ans, mères avec leurs jeunes enfants ou femmes visiblement enceintes, vieillards, infirmes) étaient directement dirigés vers les chambres à gaz.
Les autres, moins nombreux (environ 20% du convoi), étaient conduits au Zentralsauna pour la procédure d’admission au camp. Ils étaient tondus, douchés et désinfectés puis, on leur remettait au hasard des vêtements usagés récupérés à leurs prédécesseurs. Ceux qui étaient sélectionnés étaient tatoués sur l'avant-bras gauche.
Maurice a été sélectionné pour travailler et il fut tatoué du matricule 57781.
En 1943 durant l’été, il reçoit par un détenu venant d’arriver, l’information que sa femme et ses enfants sont à Nice en zone d’occupation italienne.
Il est réconforté et reprend du courage.
Il passe 14 mois dans cet enfer.
Photo de Maurice Wolman, à son retour de déportation.
Rose fut déportée à Auschwitz le 7 octobre 1943 par le convoi n°60 et y est arrivée le 10 octobre 1943.
Elle sera assassinée le 12 octobre 1943.
Les conditions de vie
Voici les chambres et les latrines qu’utilisaient les déportés. Ils dormaient à dix sur un chalis. Les dortoirs n’étaient pas chauffés.
Aux toilettes, les déportés pouvaient attraper plusieurs maladies, dont le typhus.
Dans le domaine des punitions, les SS pouvaient donner libre cours à leur imagination : bastonnades, pendaisons à un poteau, les bras liés derrière le dos, incarcération et torture dans les cachots du bloc 11…
Il y a d'autres punitions appliquées au camp, comme l'exercice appelé dans le langage des prisonniers « sport » (des exercices physiques de toutes sortes : ramper sur les coudes et le bout des orteils, se rouler sur la terre couverte de gravillons et de briques pilées)
Le Bloc 11 du camp d'Auschwitz est aussi connu sous le nom de « Bloc de la mort ». Plusieurs cellules de ce Bloc étaient également utilisées pour faire mourir de faim les détenus placés en isolement.
Ainsi la cellule 22 était divisée en 4 petits compartiments de 90x90 cm où l'on enfermait 4 prisonniers debout, soit 16 au total. La seule source d’air était un petit orifice de 5x5 cm. Les prisonniers ne pouvaient se coucher ni même s’asseoir et étouffaient à cause du manque d’air…
Le 22 juillet 1944 marque le début de la libération des camps de la mort nazis, lorsque des unités soviétiques entrent dans le camp de Majdanek.

Ils purent contempler toute l’horreur des camps même si Himmler (chef des SS) avait ordonné que toute trace soit effacée. A partir de là, tous les camps de concentration et d’extermination sont découverts.

Le camp d’Auschwitz est libéré le 27 janvier 1945.
La libération des camps
En trois années, plus de 1,3 million d'hommes, de femmes et enfants ont été déportés à Auschwitz, dont Rose Wolman. Seulement 200 000 personnes ont été rescapées. Parmi les 1,1 million qui sont morts à Auschwitz, 960 000 étaient juifs et 21 000 tziganes.
Bilan de la Shoah
Ida Grinspan
Remerciements
Nous tenons à remercier :
Le Conseil Départemental des Alpes-Maritimes,
Le Collège de l’Archet,
Monsieur Roger Wolman pour son aide précieuse et pour nous avoir fait partager ses souvenirs,
Monsieur Daniel Wancier,
Le lycée Thierry Maulnier,
Notre guide polonais pour ses explications.
Musique : Ludovico Einaudi
Rose à droite, sa soeur et son beau-frère, Roger au premier plan et Henri, son frère, devant la villa Mousmé
Entrevue de Montoire,
octobre 1940
Caserne Auvare
Four détruit par les Allemands à Birkenau à leur départ
Zyklon B
poison servant à asphyxier les détenus.
Four retrouvé à Auschwitz
Le premier convoi arrive le 15 février 1942
Au mémorial du camp de Drancy, un document concernant Rose a été retrouvé. Dessus, on peut y lire son nom, son prénom, sa date de naissance, sa nationalité, son adresse à Nice… un peu comme une carte d’identité.

Villa Mousmé aujourd'hui
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