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Les paris sportifs

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TPE Les Paris Sportifs

on 24 March 2015

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Transcript of Les paris sportifs

Les Paris sportifs
XIXème siècle : début de l’essor des paris hippiques et sportifs modernes


Le 3 mars 1931 : naissance du PMU à Paris
Le 22 janvier 1954 : invention du Tiercé par André Carrus

La première grande apparition des paris sportifs apparaît durant l’Antiquité.
Les paris sportifs ont toujours financé bon nombre de compétitions sportives comme les courses de chevaux ou les combats de boxe par exemple.
Néanmoins, les paris sportifs réglementés apparaissent en France vers 1887, et aux Etats-Unis et en Angleterre vers 1930. C’est à partir de 1970, avec l’apparition de la télévision et des événements sportifs diffusés sur celle-ci, que les paris sportifs prennent de l’ampleur.De nombreuses personnes s’y intéressent et les paris sportifs se développent, que ce soit en France, ou à l’étranger.
I/ Une évolution législative
Quels sont les bouleversements dans le secteur des paris sportifs ces dernières années ?
Introduction
VIIIème siècle avant JC : création des Jeux Olympiques, probablement le premier grand événement donnant lieu à des paris
Les paris perdurent durant le Moyen-Âge notamment avec les joutes.
2010 : régulation du marché des paris en ligne orchestrée par l’ARJEL.
A. Les parieurs sportifs : un secteur historiquement
encadré
B. Le développement législatif et réglementaire favorise la concurrence et les nouveaux acteurs
III/ Transformation de la clientèle

A. Les parieurs : des profils hétérogènes

B. Les mineurs : preuve du manque de contrôle et de réglementation

C. L'informatisation des paris sportifs

II/ Les enjeux des paris sportifs et leur poids dans l'économie

Un pari sportif consiste à miser de l'argent sur un évènement lors d'une rencontre sportive. Il existe de nombreux types de paris, dont les plus simples consistent à parier sur la victoire d'une équipe précise. Chaque pari a une côte, celle-ci permet de connaître à l'avance, en fonction de la somme misée, le montant gagné si l'évènement se produit.
Nous verrons dans cette exposé l'évolution de nombreux secteurs liée aux paris sportif. Avec notamment des changements législatif qui vont entraîner nombreux enjeux économique et par la suite des transitions sociologique.
I/ Une évolution législative
A. Les parieurs sportifs : un secteur encadré
L'idéal sportif commanderait de ne prendre en considération que le dépassement de soi, la participation aux compétitions et le goût de la victoire. Cependant, l'essor considérable des paris sportif ont conduit le législateur à intervenir.

Tout d’abord le législateur ne reconnaît que les paris sportifs sous forme mutuelle ou à cote fixe
Sous forme mutuelle
Le pari mutuel consiste à faire parier les joueurs entre eux. Le principe est simple, l’ensemble des enjeux misés par les parieurs est mutualisé en une somme commune qui est ensuite redistribuée aux gagnants au prorata de leurs mises et après déduction d’un prélèvement proportionnel, destiné notamment à financer l’opérateur servant d’intermédiaire. Pour faire simple, les uns gagnent ce que les autres perdent. C’est de cette manière que le PMU fonctionne depuis des années et c’est d’ailleurs ce qui le différenciait normalement des opérateurs sportifs classiques.

Le pari à cotes fixes est une forme de pari sportif à cotes proposée par des organismes de pari, des individus, ou sur une bourse à paris.
Lorsque vous souhaitez effectuer un pari sur le résultat d'un évènement sportif, le bookmaker (le site de paris sportifs) vous propose une cote fixe à un instant donné. Cette cote permet de connaître le montant que le bookmaker vous paiera dans le cas où le résultat prévu est correct. La cote correspond généralement à la probabilité qu'un évènement se réalise. Plus la cote d'un pari est petite et plus il a de chances de se réaliser.
Dans le cas où vous trouvez le bon résultat de l'évènement sportif, votre gain est égal à votre mise multipliée par la cote :

Gain = Mise * Cote

Votre bénéfice est quant à lui égal à la différence entre le gain et votre mise :

Bénéfice = Gain - Mise

Un secteur encadré
Le législateur a accepté facilement l’organisation de paris mutuels (forme traditionnelle des paris hippiques) où les parieurs jouent les uns contre les autres, et où l’opérateur n’a donc qu’un « rôle neutre et désintéressé » car il ne se rémunère pas sur les pertes des joueurs, mais juste sur une commission liée au montant des enjeux collectés. Dans le cas des paris à côte, l’opérateur joue contre les joueurs, et de ce fait son admission a été plus compliquée.
Le législateur a pourtant toléré l’utilisation du pari à côte fixe pour les paris sportifs. Il faut prendre en compte que ce type de jeux existe sur le réseau en dur (Côtes et Match de la FDJ). De plus le but de la loi est d’offrir une offre crédible, les opérateurs doivent donc être en mesure de proposer des produits attractifs. Mais le pari à côte est l’une des pratiques les plus courantes du pari sportif sur Internet et l’exclure de la loi aurait été une incitation forte à ce que les joueurs aillent sur les sites illégaux. Ce type de pari reste protecteur, dans le sens où le parieur connait à l’avance le montant maximal de sa perte, contrairement à d’autres pratiques connues des joueurs allant sur des sites illégaux. Elles sont exclues implicitement dans loi à son Art.6 : « ne peuvent être proposés au public les paris sportifs à la cote dans lesquels le montant maximal de la perte potentielle est, hors application des prélèvements et déductions prévus ou autorisés par la loi, supérieur au montant de la mise. » Dans le spread betting ou pari à la fourchette « les joueurs pronostiquent le fait que le nombre total d’actions réalisées au cours d’une rencontre sportive (nombre de buts, de tirs cadrés au football, d’ace au tennis...) sera inférieur ou supérieur à une fourchette d’actions proposée.
Quand son pronostic est supérieur à la fourchette proposée, le joueur est dit acheteur du pari et son gain (ou sa perte) est calculé en fonction de l’écart entre le nombre total d’actions constatées et la fourchette haute proposée. A l’inverse, si son pronostic est inférieur à la fourchette proposée, le joueur est dit vendeur et son gain (ou sa perte) est calculé en fonction de l’écart entre le nombre total d’actions constatées et la fourchette basse proposée ». Les risques de pertes pour les joueurs sont particulièrement grands dans ce type de pari. Contrairement aux paris sportifs traditionnels à côte fixe, où le gain ou la perte du joueur peuvent être très élevés (si l’écart entre du nombre réel d’actions avec la fourchette proposé est important) et où la perte potentielle n’est pas connue à l’avance et peut dépasser la mise en jeu.
Le législateur a aussi exclu la pratique du betting exchange (ou bourse aux paris) puisqu’elle aussi ne permet pas d’avoir une prévisibilité du montant de la perte de jeu. Dans le betting exchange, « un parieur joue contre un autre parieur, en lui proposant une cote. Dans ce type de paris, il est possible d’échanger ou de revendre des positions à d’autres joueurs dans ce qui s’apparente à une véritable bourses aux paris ». Cette pratique était autorisée dans le projet de loi initial mais fut supprimée par un amendement de Jacques Myard car elle comporte des risques de fraudes importantes par l’échange de paris (traçabilité plus difficile) et des risques addictifs potentiellement plus élevés.En revanche le « live betting » ou pari en direct, dans lequel la côte évolue au fil du match selon les événements ; même s’il peut comporter des risques d’addiction élevés (possibilité de parier une multitude de fois sur le même match en fonction de l’évolution de la cote) a été autorisé pour les raisons précités (prévisibilité du montant de la perte de jeu, pratique très populaire sur Internet).

La loi et l'Arjel
La loi et l’Arjel ont posé un ensemble d’obligations.
L’Arjel dispose d’un important pouvoir de sanction pour s’assurer de l’exécution de ces
obligations par les opérateurs. Ce pouvoir est exercé par la commission des sanctions de
l’Arjel. L’Art.43-4 de la loi vient préciser l’étendue de ce pouvoir : « La commission des
sanctions de l’Autorité peut prononcer, compte tenu de la gravité du manquement, une des
sanctions suivantes :
1° L’avertissement ;
2° La réduction d’une année au maximum de la durée de l’agrément ;
3° La suspension de l’agrément pour trois mois au plus ;
4° Le retrait de l’agrément.
Le retrait de l’agrément peut s’accompagner de l’interdiction de solliciter un nouvel
agrément pendant un délai maximal de trois ans ».

L’Arjel dispose donc d’un pouvoir de sanction hiérarchisé à l’encontre d’un organisme qui ne respecte pas la loi ou son cahier des charges. La loi pose un grand nombre d’obligations que les opérateurs devront respecter. Ces obligations se regroupent derrière deux grandes luttes bien connus : la lutte contre la fraude et contre l’addiction. Ces deux luttes sont les deux justifications admises par la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) pour autoriser l’établissement d’un monopole national sur les jeux. L’objectif de cette loi est donc d’assurer un niveau de protection de l’ordre public et de l’ordre social.
Protection des mineurs
Le profil du parieur sportif est très varié et soulève plusieurs questions comme par exemple le budget moyen de ses mises, ainsi que sa tranche d'âge ou bien son niveau d'études.

Il faut noter que le parieur sportif est principalement du sexe masculin. L'ARJEL a réalisé une enquête détaillé sur la sociologie des parieurs sportifs en ligne en France entre juin et septembre 2012.
III/ Transformation de la clientèle
A. Les paris sportifs :une activité saisonnière
B. Une activité servant pour des
trafics illégaux
II/ Les enjeux et le poids dans l'économie
A l'échelle mondiale, les paris sportifs légaux et illégaux représentent entre 200 et 500 milliards d'euros.
Le pari sportif a tout pour plaire: toute personne qui suit de près ou de loin le sport peut se sentir concernée par ces paris.
Contrairement aux paris hippiques, qui peuvent paraître un peu trop compliqués pour ceux qui ne suivent pas la discipline, parier pour un match est très simple.
Après des nombreuses années de croissance, les paris hippiques connaissent des baissent en terme de chiffre laissant ainsi la place au paris sportifs.
Le marché des paris sportifs est en plein développement et ne cesse de progresser jour après jour.
A. Les paris sportifs : une activité saisonnière
B. Une activité servant pour des trafics illégaux
L'Enquête démontre que le joueur en ligne est principalement un homme il est en moyenne âgé de 36 ans et possède un niveau d'études bac+2.

Le plus souvent, le joueur en ligne vit en concubinage, il ne possède pas d’enfant et il est locataire de son logement. Par ailleurs, il dispose, dans 64% des cas un niveau de revenu net mensuel supérieur à 1 500€ et compris entre 1500€ et 2000€ dans 22% des cas.

Il est le plus souvent lucide sur son activité de jeu et a conscience d’être globalement perdant lorsqu’il joue. Il dépense majoritairement moins de 50€ par mois en ligne et considère cette activité comme un loisir de second plan. Dans 8 cas sur 10, il s’est ainsi fixé un budget de jeu qu’il affirme ne pas dépasser.

Il joue le plus souvent plusieurs fois par semaine, le soir ou le week-end, principalement seul et depuis son domicile.


Enquête de l'ARJEL sur le profil type de parieur sportif
Profil type du parieur sportif
A cote fixe
Quelles sont les règles envers les mineurs pour les jeux d'argent ?
Un mineur a la possibilité de participer aux loteries, lotos ou encore à des tombolas traditionnels.


Cependant un mineur ne peut pas miser d'argent aux :

- jeux de loterie
- paris hippiques ou sportifs
- jeux de casino
- jeux de cercle (poker)
L'interdiction s'applique aussi bien dans des endroits physiques que sur internet.

Ces règles sont valables même :

- si le mineur est émancipé
- si le mineur est accompagné d'un adulte responsable
- si le mineur ne joue pas son propre argent, mais joue pour le compte d'une personne majeure.

Il faut noter que toute personne mettant en situation un mineur face aux jeux d'argent peut faire l'objet de sanctions pénales à moins que celui-ci a été induit en erreur sur l'âge réel du mineur.

Cependant malgré toutes ces règles elles ne sont pas forcément appliqués. Aujourd’hui beaucoup de mineur misent leur argent aux bureaux de tabac. Le contrôle d'âge est parfois très laxiste de la part des buralistes.

L'acceptation de ces loi n'a pas toujours été simple, un projet de de loi qui prévoyait d'ouvrir les jeux sur Internet pour trois secteurs (paris hippiques, paris sportifs, jeux de cercle en ligne) a été déposé à l’Assemblée nationale le 25 mars 2009 et et adopté par les députés le 13 octobre de la même année avec le jeu de la navette parlementaire puis la loi a ensuite été voté au Sénat le 24 février 2010 puis adopté le 6 avril 2010 en deuxième lecture par l'Assemblée nationale.
Pendant ce délai le projet de loi a fait l’objet de nombreux amendements (notamment de la commission des finances des deux assemblées) et de nombreux débats . L’Etat a donc décidé de légiférer au moment où l’arrêt Santa Casa rappelait que l’absence de directive dirige le secteur des jeux en ligne, le principe de subsidiarité permettait aux états de légiférer eux même sur ce domaine. L’arrêt Santa Casa a réconforté l’état français dans son envie de légiférer en la matière. L‘opposition s’est principalement axée sur cet arrêt pour montrer que la France n’était pas obligée d’ouvrir le marché comme l’a pu laisser entendre à un moment le gouvernement. Gaétan Gorce (chef de file sur ce sujet) opposé a cette arrêt a exprimé cette idée lors des débats sur les bancs de l’Assemblée nationale: « Dans la mesure où l’Union n’exigeait pas cette libéralisation, dans la mesure où la Cour de justice européenne a rendu un arrêt renforçant le droit des États membres à maintenir un monopole, il nous paraîtrait plus judicieux de ne pas adopter ce texte » et a formulé des critiques que de nombreuse personne ont considéré comme peu juridiques : «Seule la Commission européenne tente de pousser les États membres à l’ouverture du secteur des jeux et paris à la concurrence. Pas étonnant : elle est emmenée dans cette quête du Graal par l’ancien bookmaker McCreevy, commissaire européen à la concurrence, mais elle le fait sans base légale» Jean-Marc Ayrault, quand à lui avait dit :"Nicolas Sarkozy tient l'une de ses promesse faite à ses amis du Fouquet's". Une allusion directe aux patrons invités le soir de l'élection présidentielle au célèbre club présidé par Dominique Desseigne, également directeur du groupe des casinos Barrière, et ami intime du Président. Pour entériner sa thèse, le groupe socialiste n'a d'ailleurs pas hésité à dresser la liste des profiteurs éventuels de ce marché à l'avenir prospère : Bernard Arnault, actionnaire du site de paris en ligne BetClic, Patrick Le Lay, associé à Martin Bouygues et François Pinault, dans Eurosportbet mais encore Vincent Bolloré ou encore Arthur ».

La lutte contre l'addiction
B. Le développement législatif et réglementaire favorise la concurrence et les nouveaux acteurs
Suite au changement législatif qui on visé a encadré les jeux d'argent le 6 avril 2010, l’Assemblée nationale adopte le projet de loi sur l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des paris et jeux de hasard en ligne. Ce texte vise à libéraliser de manière maîtrisée, un marché confronté qui depuis plusieurs années subit une offre illégale très importante.
 L’ouverture concerne les paris sportifs, les paris hippiques et les jeux de poker. Les acteurs qui souhaite proposer ce type d’offres doivent obtenir un agrément auprès de l’Arjel.
Les opérateurs agréés seront soumis à une fiscalité correspondant à 7,5% des mises pour les paris sportifs.
Par ailleurs, les paris seront sujets à d’autres prélèvements pour financer certaines filières (hippique, sport amateur).
 Face aux craintes exprimées sur le sujet, la nouvelle loi impose aussi aux opérateurs de jeux en ligne de tenir à disposition des joueurs un service spécialisé dans la prise en charge de l’addiction.
Le PMU et la Française des Jeux perdent leur monopole
Le 8 juin 2010, quelques jours avant le coup d’envoi de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud, le nouveau marché des jeux d’argent et de hasard sur Internet s’ouvre officiellement. A l’époque, il est estimé entre 1 milliard et 1,5 milliard d’euros. Dans un premier temps, neuf opérateurs (BetClic, Everest Gaming, Beturf, Bwin, France Pari, Illiad Gaming, Sajoo, EurosportBET, Table 14) hors opérateurs historiques ont été désignés et dix-sept agréments décernés pour les trois catégories de jeux. De fait, c’est la fin du monopole de la Française des Jeux (FDJ) sur les paris sportifs et du PMU sur les paris hippiques, l’un et l’autre protégés jusqu’alors par une réglementation remontant aux années 1930. Le 30 juin 2010, le marché du poker en ligne s’ouvre à son tour.

Bilan de cette ouverture à la concurrence
L’ouverture à la concurrence du secteur des jeux d’argent et de hasard s’est réalisée progressivement : la régulation des jeux sur Internet est expérimentale, pose des problèmes de droit civil, pénal, fiscal et international mais surtout de concurrence. Concurrence entre le marché légal et illégal, entre les acteurs en ancienne situation de monopole et les nouveaux entrants et entre les acteurs nationaux et internationaux. Élaborer des règles de concurrence conduit à permettre une meilleure fluidité entre les opérateurs qui peuvent proposer une offre de jeux sur le nouveau marché en toute transparence sous le contrôle du gendarme du secteur, l’Autorité de la Concurrence.
Mais il faut aller encore plus loin et développer encore davantage une action élaborer entre les différents acteurs ainsi qu’une coopération au niveau européen, voire international.
Mais on peut constater une évolution récente positive devant l’ampleur de la croissance de ce nouveau marché illégale : le Parlement européen a ainsi adopté deux Résolutions sur les jeux en Europe en 2011 puis en 2013 et, en 2012, la Commission européenne a déterminé cinq axes prioritaires dans un plan d’action sur les jeux d’argent et de hasard.

Vers une harmonisation européen
La Commission européenne publie un Livre vert et lance une vaste consultation sur le sujet. Il s’agit notamment pour elle d’évaluer l’efficacité des législations nationales en matière de lutte contre l’offre illégale.
La Commission veut aussi peser le pour et le contre de la situation actuelle où coexistent autant de systèmes de licences pour les opérateurs que l’Union compte d’Etats membres.
Elle s’inquiète des mesures prises pour lutter contre l’addiction au jeu.
Le Parlement européen adopte une résolution appelant l’exécutif européen à présenter rapidement un projet de réglementation afin de mieux coordonner le secteur des jeux en ligne. Le commissaire européen au Marché intérieur, Michel Barnier, présente un plan visant à mieux réguler au niveau européen les sites de jeux et de paris en ligne. Fondé sur des recommandations aux Etats, ce plan ne propose pas de nouvelle législation.

La pratique du jeu illégal persiste
Contrairement aux objectifs de la loi, la pratique du jeu illégal n’a pas disparu. L’estimation de la part des sites illégaux sur le marché français avoisinerait de 15% à 20 %. Dans un rapport adopté à l’unanimité par la commission des Finances du Sénat, il relève notamment « le problème que pose un modèle économique déficitaire des opérateurs alternatifs ».
La réponse a cette lutte a été de taxer non plus les mises mais le produit brut des jeux (PBJ), qui correspond au revenu réel des preneurs de paris ,à savoir la différence entre le total des mises et le montant des sommes rendues aux joueurs. Une autre proposition a eu lieu : la modification du statut de l’Arjel afin de renforcer son action en matière de lutte contre les sites illégaux.
Les opérateur historique conservent leurs avantages
L’ouverture du marché des jeux d’argent et de hasard en ligne est bien réelle. Mais, le cumul des activités de la Française des Jeux et du PMU exercées dans le cadre de leur monopole et de leurs activités sur Internet peut présenter certains risques en matière de concurrence.
L’Autorité préconise donc une séparation juridique et fonctionnelle de ces activités. Le PMU, qui a fait le choix d’une marque unique, est particulièrement visé. Il se défend en soulignant que, en six mois, ses concurrents ont pris 20% du marché des paris hippiques en ligne. En septembre 2012, il entame néanmoins des négociations avec l’Autorité de la concurrence pour trouver un moyen de rééquilibrer la donne. En juillet 2013, « Les Echos » révèlent que l’opérateur pourrait dissocier les enjeux sur son site de ceux sur son réseau en dur pour éviter une phase de contentieux.
 En l’état, le PMU apparaît comme le grand gagnant de l’ouverture du marché des jeux en ligne : il a percé dans les paris sportifs, détenant, fin 2012, 23 % du marché, et a consolidé sa suprématie pour les paris hippiques (avec une part de 86,5 % du total des mises enregistrées par l’Arjel en 2012). De son côté, la FDJ avait annoncé début 2011 avoir franchi pour la première fois la barre des 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2010, et ce en dépit de la fin de son monopole sur Internet. En 2013, elle a enregistré une activité record, avec un total de 12,35 milliards d’euros de mises, dont 410 millions d’euros pour l’activité Internet.
Notre sondage auprès des parieurs sportifs
Afin de définir le profil type du parieur sportif nous avons donc réaliser un sondage sur le profil de différents parieurs sportifs jouant dans deux bars différents. Le premier fut réalisé le 13 décembre 2014 au bar Le Bardy à Savigny sur orge et le second au Concorde à Athis-Mons le 27 décembre 2014.
A. Les parieurs : des profils hétérogènes
B. Les mineurs : preuve du manque de contrôle et de réglementation
C. L'informatisation des paris sportifs
Depuis la loi du 12 mai 2010 relative à l'ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d'argent et de hasard en ligne, les paris sportifs ont alors connu un énorme tournant dans le monde des jeux d'argent. En effet c'est un réel changement pour le parieur car celui-ci peut désormais jouer chez lui sur son ordinateur et en toute légalité. L'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) est ainsi crée à la suite de cette loi. Cette autorité a pour mission d'assurer la régulation du marché français des jeux d'argent en ligne dans les trois catégories suivantes : paris hippiques, paris sportifs et jeux de cercle. L'Arjel fixera une liste de l’ensemble des opérateurs ayant reçu leur agrément par l’ARJEL. On observera 5 opérateurs considérés aujourd'hui comme les piliers du jeu en ligne.
L'arrivée de l'Arjel
Si ces opérateurs sont considérés comme les piliers du jeu en ligne c'est pour avoir tous les cinq ouverts leur sites le même jour le 10 juin 2010 soit moins d'un mois après la loi de l'ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d'argent et de hasard en ligne. Ces opérateurs sont les suivants :
- Betclic

- Bwin

- Parions Web

- France Pari

- PMU
Parts de marché des sites de paris sportifs en 2013
D'après les estimations du site compare-bet Betclic serait le 1er site de paris sportifs en France avec environ 36% de parts de marché. On retrouve sur le podium le site PMU et Bwin avec 25% et 20% de parts de marché. On remarque que les 5 piliers sont présents parmi les sites de paris sportifs en ligne les plus utilisés de France.
L'impact de Twitter dans les paris sportifs
La montée fulgurante des jeunes parieurs est sans doute dû à une grande informatisation sur internet. Aujourd'hui personne ne peut échapper aux publicités des différents sites de paris en ligne mais c'est désormais sur Twitter que les jeunes parieurs sont sollicités. Récemment on observe une augmentation de comptes Twitter autour des pronostics sportifs, ils sont gérés probablement par des jeunes dans un grand anonymat. Derrière leurs pseudo ces personnes proposent chaque jour à leurs abonnés des paris à suivre sur tout types de sports. Ces comptes de pronostics sportifs donnent l'envie aux jeunes de parier car il y a un aspect de sûreté de remporter des gains. Cette nouvelle vision de pronostics pourrait-elle faire augmenter le nombre de parieurs sportifs ?
Exemple de pronostics :


Pronostiqueur spécialiste NBA et NHL
Jeunes parieurs : un hobby illégal et risqué
D'après cette enquête réalisé par France 2 on peut y voir les risques du pari sportif qui peut par la suite provoquer des conséquences dramatiques.
Économiquement les paris sportifs sont en fluctuation continue.
Effectivement ils sont en corrélation avec l'activité des joueurs et leurs mises mais aussi la présence d'importantes compétitions sportives ce qui influent sur ces chiffres.
Cette activité est un moyen de financement très important pour l'Etat, d'après l'Arjel en 2013, ils auraient rapportés 9,3 millions d'euros depuis Juin 2010, chiffre qui aujourd'hui a considérablement augmenter.

De 2013 à 2014 les mises ont augmenter de 34%, le produit brut des jeux a lui aussi augmenter mais de 56% ce qui a donc fais baisser le taux de retour au joueurs de 3 points.
''Cette dynamique du marché des paris sportifs a été portée, tout au long de l'année, par le football (hausse des mises de 36%), le basketball (augmentation des mises de 49%), le tennis (augmentation des mises de 18%) ou encore le rugby (hausse de 23% des mises)", écrit l'Arjel.
Cette tendance en ligne est "en phase" avec l'évolution du marché des paris sportifs dans le réseau physique de la Française des Jeux (FDJ) qui a atteint le record de 2 milliards d'euros en 2014, en croissance de 20%.
Ces augmentations sont en partie causés par la Coupe du Monde 2014 organisée au Brésil.

Effectivement, les compétitions sportives sont le facteurs qui influence le plus sur le marché des paris sportifs.
Lors d'une important tournoi sportifs les mises augmente fortement pendant le durée de cet événement grâce notamment a l'engouement autour de cette compétition mais aussi des nombreuses publicités.
Entre 2011 et 2012, les mises sur des événements sportifs ont grimpé de 19% par rapport aux années précédentes, surfant sur la vague Euro 2012/J.O. de Londres, enregistrant aussi au passage une augmentation de 9% sur le nombre de joueurs actifs (765 000).

Intéressont nous maintenant de plus près a la Coupe du Monde 2014. Le total des mises pour l’ensemble des matchs de la compétition s’est élevé à 103,6 millions d’euros, soit près de 10% des mises enregistrées en 2014, un niveau supérieur aux attentes des acteurs agréés.
Ce chiffre est a comparer avec 65 millions d’euros en 2010, la somme des mises durant la Coupe du monde en Afrique du Sud étant la compétition de lancement pour le secteur, ouvert à la concurrence et sujet à une nouvelle régulation à partir de début juin 2010.

Cette Coupe du monde au Brésil s’est achevée sur un chiffre record avec un total d’enjeux pour les paris en ligne approchant les 6 millions d’euros pour la finale Allemagne-Argentine, ce qui en fait et de loin le match le plus parié depuis la libéralisation du secteur.
Pour sa part, le numéro un des paris en ligne, Betclic, a annoncé après la compétition avoir recruté 76.000 nouveaux joueurs, soit près du double de son objectif qui était fixé a 40 000.
L’engouement suscité pendant cette compétition se constate également au vu du bilan de la Française des Jeux (FDJ) qui bénéficie d’un monopole en tant que preneur de paris sportifs avec un réseau de points de vente.
Le groupe public, qui réalise l’essentiel de son activité avec son réseau et publie des données agrégeant les mises engrangées avec son site Internet, a enregistré un total d’enjeux de 192 millions d’euros, soit une augmentation de plus de 30 % par rapport à la somme collectée avec le Mondial de 2010. Pour la FDJ, le record a été également réalisé lors de la finale, avec 12,5 millions d’euros de mises.

La lutte contre l'addiction est l’une de ceux qui prend le plus d'importance sur Internet , c’est pourquoi la loi prévoit un grand nombre de mécanismes pour lutter contre celui-ci. Un des agent qui ajoute des risques supplémentaire à l'addiction est la dématérialisation. Il existe tout d'abord une différence du jeu en ligne par rapport au jeu au dur concernant l'’addiction. Le jeu en ligne dispose de risques supplémentaires pour deux raisons : le lieu et la monnaie sont immatériels. Contrairement au passé on joue sur des sites en ligne et non dans des casinos ou les bureaux de tabac. Cela implique que le joueur sur Internet n’a plus de contraintes d’heure et de lieu. Le joueur a la possibilité à domicile de, parier, boire et fumer en même temps, chose qui n’est plus possible sur le réseau en dur (et chose qui a son importance pour les joueurs cumulant ces trois « vices »).
Le joueur peut cumuler les vices, les activités (travailler ou manger en même temps) mais aussi les tables de Poker (beaucoup de joueurs sont capables de jouer simultanément sur plusieurs tables virtuelles). Le joueur utilise de plus de la monnaie immatérielle. La fréquence des phases de jeux est donc bien plus importante et le joueur peut jouer des sommes très faibles. Par conséquent le joueur va moins bien compte se rendre compte de l’argent qu’il perd au fil de la soirée. Le jeu sur Internet comporte des risques amplifiés d’addiction qui sont encadrés par un ensemble de mécanismes prévus par la loi.

L'opérateur a pour engagement législatif que chaque publicité soit responsable.
On entend par responsable ce qu'il est inscrit dans l'article 7 de la loi « toute communication commerciale en faveur d’un opérateur de jeux d’argent et de hasard légalement autorisé est assortie d’un message de mise en garde contre le jeu excessif ou pathologique ». Ce message de mise en garde doit indiquer des contacts (adresse internet, n° de téléphone) vers des services d’assistance. Cette obligation est imposée pour les opérateurs à la fois dans leur publicité mais aussi sur l'ensemble des pages de ses sites, à l'exception des pages d'accueil .Ce dispositif a été complété par L'ARPP (autorité de régulation professionnelle de la publicité) qui a adopté de nouvelles règles de déontologie publicitaire liée aux jeux d’argent. Pour cela la publicité des jeux d’argent nécessite plusieurs critère comme être clairement identifiée comme telle, être loyale, véridique et non incitative et ne doit pas dévaloriser l’effort, le travail, les études et laisser suggérer que le jeu est une activité permettant de gagner sa vie. Elle ne doit pas non plus inciter à une pratique du jeu excessive en laissant à penser que la répétitivité du jeu est un facteur de gains supplémentaires. L’ensemble de ces mécanismes a pour but d’empêcher le jeu excessif .Toutefois malgré ceux-ci rien n’empêchera « concrètement » un joueur de passer la plupart de son temps sur ces sites.
La procédure "des interdits de jeu" oblige a l’opérateur agréé de refuser sur son site tous les joueurs présents sur les fichiers des "interdits de jeu tenus" par le ministère de l’intérieur. Lors de l’inscription d’un joueur l’opérateur interroge l’Arjel pour savoir si celui-ci est un interdit de jeu. En effet l’Arjel a accès à cette liste, cependant les gens, qui la plupart souhaitent être « bannis » des casinos. Leur souhait s’appliquait donc « au jeu en dur » on peut se demander s’il s’étend au jeu en ligne. De plus cette liste ne contient que des interdits de jeux français. Une personne interdite de jeu dans un état étranger pourra donc avoir accès à un site agréé. Il faut donc s’interroger sur la convenance de cette liste avec les changements qu’on entraîner Internet.
Un site doit aussi mette en place un modérateurs de jeux, comme établir des dispositifs d’autolimitation des dépôts et des mises. Le joueur ne peut pas déposer ou parier une somme trop importante. Il peut par contre se fixer une limite sur une période déterminée et lorsque celle-ci est dépassée il est censé ne plus pouvoir jouer. Aucune opération de jeu ne peut être faite tant que le joueur n'a pas fixé ses limites Le joueur doit aussi avoir une possibilité d’auto exclusion facilitée et une indication permanente et instantanée du solde de son compte. L’Art.30 de la loi interdit enfin aux sites de proposer des jeux à crédit. Ces modérateurs doivent prendre effet dès le stade de l’enregistrement du joueur. Ils ont pour but de responsabiliser le joueur sur son jeu. Le joueur peut en effet garder le contrôle sur son jeu grâce à ces outils. Cela ne peut l’empêcher de perdre mais au moins il perdra moins.
L’ensemble de ces mécanismes a pour but d’empêcher le jeu excessif .Toutefois malgré ceux-ci rien n’empêchera « concrètement » un joueur de passer la plupart de son temps sur ces sites. On aurait pu créer un régime plus restrictif puisqu’Internet multiplie les risques d’addiction. Cependant CJUE(La Cour de justice de l'Union européenne) n’aime pas les restrictions forte sans la recherche d’un système équilibré. Le législateur espère parvenir à trouver cet équilibre en créant des modérateurs de jeu plus compétent. D’un autre côté on peut se demander si ce régime n’est pas trop restrictif. En effet la loi impose aux opérateurs un grand nombre d’obligations qui sont inconnues du réseau en dur. Les jeux proposés par les buralistes (qui restent du monopole de la FDJ) comportent pourtant eux aussi de grands risques d’addiction Le législateur a recherché ce même équilibre dans la lutte contre le jeu des mineurs.

Comment s’assurer que le joueur qui joue sur un site de jeux ne soit pas un mineur ? La loi pour cela impose aux opérateurs d’interdire l’accès des mineurs à leur site. Elle évite tout d'abord que la publicité soit accessible à des mineurs. La loi tente donc d’empêcher les mineurs d’avoir accès au site et à la publicité. Pour empêcher les mineurs d’avoir accès au site la loi a du faire des choix. Comme l’article 5 de la loi qui indique « Les mineurs, même émancipés, ne peuvent prendre part à des jeux d’argent et de hasard». La loi oblige donc les opérateurs à faire un empêchement à la participation de mineurs aux activités de jeu ou de pari qu’ils proposent . Pour parvenir à cela la loi prévoit deux mécanismes bien connus sur Internet ; - les opérateurs de jeux ou de paris en ligne mettent en place, lors de toute connexion à leur site, un message avertissant que les jeux d’argent et de hasard sont interdits aux mineurs.
-La date de naissance du joueur est exigée au moment de son inscription (ainsi qu’à chacune visites sur le site)
Ces mécanismes consistent en une simple déclaration sur l’honneur du joueur. Ils ont toutefois prouvé leurs limites sur Internet car ils ne font que très efficace.

Le législateur a donc souhaité obtenir un mécanisme plus compétent pour vérifier l’identité des joueurs présents sur les sites agréés. L’article 17 de la loi dit que « l'entreprise sollicitant l’agrément précise les modalités d’accès et d’inscription à son site de tout joueur et les moyens lui permettant de s’assurer de l’identité de chaque nouveau joueur, de son âge, de son adresse et de l’identification du compte de paiement sur lequel sont reversés ses avoirs. Elle s’assure également, lors de l’ouverture initiale du compte joueur et lors de toute session de jeu, que le joueur est une personne physique, en requérant l’entrée d’un code permettant d’empêcher les inscriptions et l’accès de robots informatiques. »
La loi a fait le choix d’imposer aux opérateurs de mettre en place des procédures complexes de collecte de données et de validation de compte : « L’opérateur agréé de jeux ou de paris en ligne peut proposer au joueur, de manière provisoire, une activité de jeu d’argent ou de pari en ligne avant vérification des éléments mentionnés au premier alinéa. Cette vérification et celle de la majorité du joueur conditionnent toutefois la validation du compte joueur et la restitution de son éventuel solde créditeur. »

Premièrement toute personne souhaitant s’inscrire sur un site de jeu doit communiquer ses noms, prénoms, date et lieu de naissance, l'adresse postale de son domicile et les références de son compte de paiement. A partir de là le joueur dispose d’un compte « provisoire » aux fonctionnalités limitées (dépôt ultra plafonné, impossibilité d'ordonner le reversement de son solde créditeur vers son compte de paiement). Ensuite, le joueur devra transmettre à l’opérateur un document justifiant de son identité (copie d'une carte nationale d'identité, d'un passeport ou d'un permis de conduire en cours de validité) et un document portant références du compte de paiement et attestant que ce compte est ouvert à son nom. Enfin lorsque les pièces exigées ont été transmises à l'opérateur et que celui-ci a procédé aux vérifications nécessaires, il communique au joueur, par courrier envoyé à l'adresse postale déclarée par ce dernier, un code secret. Ce code secret permet de mettre fin au statut provisoire du compte.
Cette procédure compact visant à empêcher les mineurs voulant se rendre sur les sites de jeux.
Le mineur devra désormais s’emparer de la carte bleue de ses parents, de la carte d’identité de ses parents et d’un document portant référence du compte de paiement de ses parents. De plus un courrier sera transmis à l’adresse des parents (puisque l’opérateur vérifie la conformité entre l’identité, le compte de paiement et l’adresse). Ce processus rend bien plus difficile l’inscription d’un mineur sur un site de jeux.
Mais cette difficulté est conditionnée au fait que les parents se comportent en bon père de famille. (Veiller à ce que le mineur n’ait pas accès à ces documents).
Le mécanisme du compte provisoire permet de s’assurer l’identité du joueur, il est donc aussi utile pour empêcher l’accès aux interdits de jeux.
On peut se demander si ces obligations ne sont pas démesurées par rapport aux procédure sur le réseau en dur. En effet l’accès des mineurs aux jeux est théoriquement interdit sur le réseau physique, face au succès du paris en ligne auprès des jeunes, le législateur oblige les opérateurs à empêcher les mineurs d’avoir accès à leur site. Le régime de cette obligation est très strict et on peut se demander si la formulation choisie par le législateur ne montre pas sa volonté de l’ériger en obligation de résultat. Il faudra donc attendre une éventuelle sanction de L’Arjel pour savoir selon quelle intensité un opérateur est responsable de l’accès d’un mineur à son site. Empêcher les mineurs d’avoir accès à la publicité,
La publicité télévisée a aussi du être encadré pour favorisé d'avantage la protection des mineurs dans le domaine du paris sportif. Pour cela en termes de passage a la télévision celles-ci « ne doivent comporter aucune publicité ou annonce pour des publications de nature à démoraliser l’enfance ou la jeunesse ».
Le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) entend protéger les mineurs en interdisant toute publicité pour les sites de paris en ligne « entre 5h du matin et 22h30 à la télévision et de 17h à minuit sur les radios, avec une exception à ce principe à l’occasion des retransmissions sportives ». Cette proposition qui s’inspire largement de l’exemple anglais interdit donc toute publicité pour un site de paris en ligne à l’heure où sont diffusées des programmes jeunesses (dessins animés) ou sur des chaines destinées aux enfants.
Elle n’empêchera pas cependant qu’un grand nombre de mineurs ait accès à cette publicité (public mineur “tardif “ ou “sportif“)

La dématérialisation est encore une fois source de risques supplémentaires en cette matière. Sur le réseau en dur, il y a un contrôle permanent de la carte d’identité à l’entrée des casinos. Sur le réseau en ligne un grand nombre de mineurs ont déjà leurs habitudes sur les sites illégaux.
On estime à plus de 80% le nombre de paris engagés dans le monde de manière illégale. L'Asie est principalement montré du doigt puisqu'elle représente à elle seule 53% de l'ensemble de ces paris illégaux. L'Europe n'est pas non plus exempte de tout reproche, même si elle représente 49% de l'ensemble du marché légal des paris sportifs.
La transformation de la nature des prises de paris, devenues plus complexes comme par exemple avec les paris en direct qui sont les plus vulnérables, ont rendu encore plus difficile la détection des activités suspectes. Le risque d’infiltration par le crime organisé et le blanchiment d’argent a donc considérablement augmenté. L’avènement d’Internet a conduit à une expansion sans précédent de l’offre de paris sportifs, les paris sportifs en ligne représentant désormais 30% du marché mondial, mais le nombre d’opérateurs illégaux est absolument impossible à estimer.

Le phénomène s'est accéléré à partir de 2007, avec l'apparition du live betting, le "pari en temps réel". Le principe est simple: pendant toute la durée d'un match, il est possible de miser en permanence, par exemple depuis un téléphone mobile. "Dans certains pays, on peut placer des montants quasi illimités sur n'importe quel événement: la minute à laquelle sera marqué le prochain but, le nom des joueurs qui recevront un carton jaune, etc.", explique Jean-François Vilotte, le président de l'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), qui surveille de très près ce secteur, qui a été autorisé en France depuis 2010.
La multiplication des types de mise décuple les possibilités de truquage. Parier des centaines de milliers de dollars sur le fait que plus de cinq buts, événement plutôt rare en football, seront marqués au cours d'une rencontre de deuxième division serbe semble impossible. Sauf si l'on a auparavant acheté l'arbitre et la moitié d'une équipe évidemment.

QUI ET COMMENT ?
A ce petit jeu, les mafieux singapouriens et chinois sont les rois. Truquer des matchs, voire l'ensemble d'une compétition, requiert de gros moyens financiers et une chaîne d'intervenants extrêmement sophistiquée. Ces dernières années, une organisation, pilotée par six hommes depuis Singapour, est parvenue à arranger les résultats de centaines de parties dans le monde. Tan Seet Eng, alias "Dan", et Peter Peh, deux hommes d'affaires connus, étaient les piliers de cette mafia. Avec 600 000 euros ils ont truquer le match en achetant plusieurs joueurs et l'arbitres et le retour sur investissement a été de 2 millions d'euros placé sur des sites de paris illégaux chinois pour minimiser les risques.

En 2012, une des plus grosses affaires de corromptions éclata dans la premiere division italienne, au terme de 100.000 écoutes téléphoniques, de quatre vagues d'arrestations et de perquisitions, l'enquête lancée à Crémone, baptisée Last bet ("dernier pari"), a mis au jour un énorme scandale: durant la saison 2010-2011, au moins 50 matchs, dont une vingtaine en Serie A, ont été achetés par des organisations mafieuses d'Asie du Sud-Est, via des gangsters des pays de l'Est introduits dans l'entourage de certains joueurs et clubs italiens.
Après avoir manipulé le résultat des rencontres, les tricheurs misaient à coup sûr des fortunes sur des sites Internet de paris illégaux, hébergés en Chine, à Taïwan ou en Malaisie. Exemple: Bari-Lecce (0-2), disputé le 15 mai 2011, a été négocié pour 230.000 euros. En liquide, comme toujours. Un repenti, Andrea Masiello, défenseur de Bari, a reconnu avoir perçu 50.000 euros. Pour ce prix-là, il a marqué un but ridicule contre son camp, histoire de tuer tout suspense.

Mais l'Italie est loin d'être un cas isolé, au moins 400 rencontres ont été arrangées, ces dernières années en Europe: Allemagne, Suisse, Finlande, Grèce, Serbie... A lui seul, un gang croate, démantelé en 2009 à Bochum (Allemagne), a manipulé au moins 200 parties, dans neuf pays. Mais combien de milliers d'autres matchs frelatés ont eu lieu sur les cinq continents? Impossible à déterminer.
Le truquage des matchs de foot, lié aux paris sur Internet, est devenu un business mondialisé, fonctionnant 24 heures sur 24, aux mains des grands réseaux mafieux: triades chinoises, les gangs de Hongkong et de Singapour, gangs des Balkans, La Camorra, la mafia napolitaine.. Il est vrai que les chiffres engendrés par cette activité sont faramineux: près de 1 000 milliards d'euros auraient été joués en 2011 sur quelque 15 000 sites de paris, dont 85 % sont illégaux. Autre constat: 140 milliards d'euros, provenant du crime organisé, sont blanchis chaque année par ce biais. Les mafias du monde entier se partagent le business des matchs et des paris truqués sur Internet. La méthode la plus répandue consiste à acheter le résultat d'une rencontre en corrompant les joueurs et leur entourage, 140 milliards d'euros sont ainsi blanchi chaque année. Selon les spécialistes, les paris sportifs opaques sont le moyen le plus rapide, le plus sûr et le moins coûteux pour blanchir l'argent du crime organisé.

ET EN FRANCE ?
En France ces activités sont plûtot bien survéillées, depuis 2010, l'ARJEL délivre les licences des opérateurs de paris sportifs, hippiques ou de poker agréés en France (32 actuellement). Cette administration indépendante, qui emploie une soixantaine de personnes, a également pour mission de contrôler leur activité et de lutter contre les paris illégaux ou les risques de fraude. Ses informaticiens enregistrent et analysent en temps réel le nombre, le montant et la répartition géographique des mises. Tout mouvement suspect donne lieu à une alerte et peut être signalé au parquet de Paris. Cependant le 13 mai 2014, le match Nimes - Caen (Ligue 2) a été l'objet d'un enquete car les autorités pensaient que se match avait été truquer, et effectivement après de nombreuses preuves, il se revele que se match avait été arranger car les deux équipes n'avais pas d'enjeux et préferaient terminer le match sur un partage des point que sur une victoire ou une défaite. Après cela, les présidents des deux clubs, ont été interdit d'exercer. Cette histoire a fais polémique en France dans le monde du sport et plus précisemment du football car c'est la premiere fois qu'une telle manigance a lieu sur le sol Francais et est rendue public.

La loi encadre donc de manière responsable la lutte contre la pratique des jeux d'argent des mineurs. Cependant cette encadrement peut toujours être améliorer notamment avec le domaine de la publicité
Bibliographie
II/
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Données Chronologique
I/

-Assemblée nationale et Sénat , loi n° 2010-476 du 12 mai 2010 relative à l'ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d'argent et de hasard en ligne http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000022204510
-ARJEL, Rapport de l'Autorité de régulation des jeux en ligne sur le droit au pari en Février 2013 http://www.arjel.fr/IMG/pdf/droit-au-pari-20130128.pdf
Maxime Gervy Jérôme huet et Antoine Chéron, La nouvelle reglementation des jeux d'argent et paris, 2009-2010 ligne http://www.lepetitjuriste.fr/wp-content/uploads/2011/06/La%20nouvelle%20réglementation%20des%20jeux%20d%20argent%20et%20paris%20en%20ligne%20-%20Maxime%20Gervy.pdf?aa0226
Sénat, LES JEUX DE HASARD ET D'ARGENT EN FRANCE (2001-2002) http://www.senat.fr/rap/r01-223/r01-223_mono.html
III/
ARJEL, Liste des opérateurs agrées
http://www.arjel.fr/-Liste-des-operateurs-agrees-.html

ARJEL, Sociologie des joueurs en ligne enquête entre juin et septembre 2012
http://www.arjel.fr/IMG/pdf/sociologie-joueurs-20130319.pdf

Xavier Girard, Bilan ARJEL 2013 et parts de marché des opérateurs
http://www.compare-bet.fr/news/bilan-arjel2013-parts-de-marche-paris-sportifs.html

France 2, vidéo Jeunes parieurs : un hobby illégal et risqué
http://www.dailymotion.com/video/x28985d_jeunes-parieurs-un-hobby-illegal-et-risque_news
Conclusion
En effet, les changement sont aussi économique car au fil des années les paris sportifs sont devenus un important revenus pour l'Etat. Mais ces changements ont aussi eu un coté négatif puisque cela a permis a des organisations criminelles de faire du buisness illégal et de blanchir de l'argent facilement.
L'encadrement législative envers les paris sportifs est réellement née avec la loi appliquée le 12 mai 2010. Cet encadrement reste encore parfois discutable mais ces réformes ont entraînées une ouverture a la concurrence. Cette ouverture a provoqué des changements comme la perte du monopole par de grandes firmes et une issue vers une coalition européenne. Mais ces changements ont aussi provoqués des conséquences économiques.

On constate que les paris sportifs est une activité majoritairement masculin de toutes générations on peut même apercevoir ces dernières années que les paris sportifs sont de plus joués par des mineurs ce qui est d'une part illégal mais peut aussi engendrer des risques comme le suicide. On remarque l'arrivée d'internet comme un véritable tournant pour les paris sportifs. L'arrivée de cette nouvelle plate-forme fait naître de nombreux sites en ligne. On observe que Twitter peut devenir l'avenir des pronostics avec la montée en puissance de comptes de pronostiqueurs cela sera sans doute bénéfique pour les sites de paris en ligne mais feront augmenter le nombre de parieurs mineurs car Twitter est majoritairement utilisé par des jeunes de moins de 18 ans.
Bilan du sondage
On remarque que la majorité des parieurs sportifs sont exclusivement des hommes allant de 20 ans à 70 ans. La majorité parie depuis plus de 10 ans, ils jouent majoritairement aux paris sportifs sur du football. La grande partie des hommes misent entre 50€ et 20€ par semaine. Rare sont les parieurs qui gagnent plus de 200€ la plupart gagnent entre 50€ et 100€ou moins de 50€ ou perdent de l'argent. Il faut noter que la majorité des parieurs ne jouent pas que au bar désormais les jeux en ligne sont devenus une autre manière de parier pour eux.
Historiquement en France, les paris sportifs on été autorisé à partir de la loi de 1891 qui a autorisé les paris mutuel. C'est qu'à partir du 6 avril 2010 qu'est votée la loi sur l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des paris et jeux de hasard en ligne (appliquer le 12 mars 2010) qui défini les jeux d’argent quels qu’ils soient (paris sportifs, poker, casino, loteries etc.) ne laissait planer aucun doute : seuls La Française des Jeux, le PMU et les Casinos terrestres sont autorisés à proposer des jeux dur d’argent sur le territoire français.
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