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Quand les images font violence_TD4 Analyse des Images_ Morgane Cholet

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Morgane Cholet

on 22 December 2016

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Transcript of Quand les images font violence_TD4 Analyse des Images_ Morgane Cholet

Quand les images font violence.
Présentation
L'art, tout comme la perception que l'on peut avoir d'une œuvre d'art reste entièrement subjectif. Chacun va y voir et trouver des éléments qui vont les toucher de façon personnelle. Le plus souvent, l'art fait appel à nos émotions, à nos sentiments. Il nous touche, nous émeut, parfois même, il nous révulse, mais tout cela reste de l'ordre des émotions et de ressentis personnels. Les sentiments que convoque une œuvre d'art peuvent donc être de natures très diverses et être appelés par des manières bien différentes. Dans le cadre de notre étude, nous limiterons notre corpus d'œuvres d'art aux images de tous genres (images fixes, en mouvement, photographiques, dessins …). Il s'agira ici pour nous de montrer comment certaines images peuvent se faire dérangeantes pour le spectateur. Dérangeantes dans le sens où, l'image en question peut provoquer une impression pour le moins malaisante. Une émotion bouleversant le spectateur, pouvant remuer tout son être jusqu'à le déstabiliser et le violenter. Une agression par l'image donc, qui peut prendre différentes formes d'expression .
Hayley Campbell,
When your cut up while your sleeping
, dessin, vers 1993*.

Oliviero TOSCANI, Campagne BENETTON HIV, 1993
Frederick Wiseman,
Titicut Follies
, film documentaire, NetB, 84min, 1967.
Quentin Tarantino,
Reservoir dogs
, fiction, 95min, 1992.
Sources
- Chion Michel,
Le Son au cinéma
, Editions de l'Etoile/Cahier du cinéma, Paris, 1985.

- Chion Michel,
Un art sonore, le cinéma
, Cahiers du Cinéma, Paris, 2003.

- Goliot-Lété Anne et Vanoye Francis,
Précis d'analyse filmique
, Armand Colin, Paris, 2005.

- http://benetton.over-blog.com/article-31408582.html

- https://www.google.fr/search?q=aylan&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwjhl-P0mojRAhVGkRQKHWAhAzQQ_AUICCgB&biw=1440&bih=794

- www.boredpanda.com/creepy-children-drawings/?page_numb=3

-www.vice.com/en_uk/read/kids-spooky-drawing-in-horror-movies-212

Nilüfer Demir,
Sans titre
,Photographie de presse, Septembre 2015
Dans le cas de notre dessin, ce qui pourrait choquer plus que ce qu'il nous montre de manière explicite, réside dans l'auteur présumé de cette œuvre : un enfant. Peuvent en témoigner le trait plutôt grossier du dessin, la manière de colorier et de dépasser les bords, une mauvaise proportion dans la représentation des différents objets (la femme paraît toute petite comparée au reste des éléments, le couteau étant (vraiment) plus grand que le visage de l'homme qui le tient...) ainsi que le couteau en lui-même, n'étant pas pointu mais à l'extrémité arrondie (comme le sont ceux des enfants). De plus, un dessin renvoie de manière générale à l'enfance et à l'innocence concédée volontiers à un petit garçon ou une petite fille. Or, imaginer qu'un enfant puisse être derrière cette image reste très dérangeant. Cette idée de l'enfance, nous la retrouvons dans la photographie de presse représentant un petit syrien (Aylan), mort noyé suite au naufrage de son embarcation. La violence pourrait être ici d'ordre symbolique. On reste dans le thème de l'enfance, de l'innocence et de la pureté que cela représente, mais ici, c'est une innocence brisée qui nous est donnée à voir. Cette photographie, nous renvoie violemment à notre position passive. Elle met en image, de manière frontale, une réalité que l'on savait existante mais que l'on préférait ignorer. Il existe plusieurs photographies de cet événement, mais celle-ci reste la plus violente car elle adopte un point de vue frontal, le petit homme est seul dans le cadre. Un cadre qui renvoie à la situation qu'a pu vivre Aylan, s'étant probablement retrouvé seul avant de venir s'échouer, sans vie, sur la plage. La question de l'absence de vie se retrouve aussi dans notre image publicitaire. La photographie retenue, présente un homme atteint du SIDA en fin de vie. À première vue, la violence de l'image pourrait être ici figurative. On y voit un homme en fin de vie, très amaigri en comparaison au reste de sa famille. Pourtant, ce qui dérange plus ici reste le contexte de production de cette photographie. Une photographie jouant de mises en scène. Le photographe a construit un effet de symétrie dans son cadre, avec les deux « couples » : le mourant et son père d'un côté, et la mère et sa fille de l'autre. De plus, on peut voir l'amorce d'une iconographie religieuse au-dessus du lit du malade, étant lui-même représenté à la manière d'un Jésus, mystifié, entouré de « fidèles » à son chevet. Cette mise en scène des derniers instants de vie de cet homme dont la famille n'a aucun scrupule à monnayer les derniers instants de la vie de leur fils rend cette image dérangeante.. Cette question de la mise en scène, comme raison de violence possible dans les images, peut se retrouver dans les deux extraits de films que nous avons choisis. Dans Titicut Follies, le réalisateur décide lui aussi d'aborder son sujet de manière frontale, gardant au centre de l'image, le corps cadavérique de l'homme malade. Pourtant, l'aspect dérangeant de cette scène peut résider dans le montage alterné dont va se servir Wiseman. Il va provoquer un sentiment très fort chez son spectateur en confrontant les dernières tentatives pour « sauver » l'homme, aux soins que l'on va lui apporter avant sa mise en bière. La violence des images peut être, aussi ici, symbolique : on voit les médecins s'acharner (en usant de la force) sur un homme vivant, une situation qui fait contraste avec la douceur que l'on va apporter à cette même personne une fois décédée. Cette notion de contraste est aussi présente dans la mise en scène du film de Tarantino. Dans cette scène, ce qui peut faire violence n'est pas tant le moment ou l'homme se fait couper l'oreille (un moment plutôt suggéré puisqu'il est hors champ), mais ce qui produit ce sentiment de malaise est le côté an-empathique de la scène. En effet, il y a désynchronisme entre ce qui nous est donné à voir -un homme qui souffre- et la musique présente. La musique a un rôle crucial dans le ressenti de la scène. La chanson a un air plutôt enjoué, contrastant avec ce que l'on voit à l'image. Une violence ponctuée par la fin de la chanson, comme pour dire « Et maintenant, fini de jouer ! », n'annonçant rien de bon pour la suite.
À travers l'étude de ces différentes images, nous avons pu voir que la violence pouvait prendre place de bien des manières, mais elle a toujours le même effet : le malaise chez le spectateur.

Morgane Cholet
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