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Etre soldat durant la guerre des tranchées

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Vincent BOBILLOT

on 10 November 2016

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Transcript of Etre soldat durant la guerre des tranchées

être soldat
au coeur d'une violence de masse

Doc.3 : Lettre d’un poilu à sa famille écrite en juillet 1915 après qu’il eut assisté à l’exécution d’un mutin.

« […] Nous étions à Bully avant-hier soir, on nous dit que le lendemain le réveil était à 2 heures, que nous allions passer la revue de notre vénérable général Joffre et d’être le plus propre possible. Si je m’étais attendu à ça, je me serais fait porter malade, j’aurais eu huit jours de prison mais au moins je n’aurais pas assisté à un assassinat. […] Nous sommes partis du cantonnement vers les 3 heures, on nous a conduits dans un parc. Là on nous a fait former un rectangle et en voyant le poteau nous avons compris mais trop tard à la scène que nous allions assister. C’était pour fusiller un pauvre malheureux qui, dans un moment de folie tant que nous étions à Lorette, a quitté la tranchée et a refusé d’y revenir. […] Il est arrivé entre deux gendarmes, a regardé en passant le poteau, puis à quelques pas plus loin on lui a bandé les yeux. Puis une fois la lecture faite, on l’a conduit au poteau, où, après avoir reçu les ordres de se mettre à genoux, il l’a fait sans un geste, ni un murmure de refus. Pendant ce temps les douze soldats qui étaient chargés de ce triste travail se sont mis à six pas comptés d’avance par un adjudant commandant le peloton d’exécution. Puis après lui avoir attaché les mains au poteau et nous avoir fait mettre au « présentez-armes » nous avons entendu les tristes commandements (« joue-feu »…) puis ce pauvre malheureux s’est tordu et un sergent lui a donné le coup de grâce, une balle de revolver dans la tête. Le major est allé voir ensuite s’il était mort, il a levé la tête comme qui veut le regarder puis plus rien. Le crime était accompli. Ensuite nous avons défilé devant le cadavre. […] »

Lettre de Marcel Garrigues, soldat français mort à l’âge de 32 ans
le 12 septembre 1915 tué par une balle perdue alors qu’il servait le repas de ses camarades,
cité dans Paroles de Poilus – Lettres et carnets du front (1914-1918),
Flammarion-Radio France , 1998
Extrait du film "les sentiers de la gloire" de Stanley Kubrick montrant un assaut hors de la tranchée
Doc.1 : Lettre d’un poilu à sa mère écrite en mars 1916 après qu’il eut passé huit jours en première ligne à Verdun.

« Samedi 25 mars 1916,

Ma chère mère,
[…] Par quel miracle suis-je sorti de cet enfer, je me demande encore bien des fois s’il est vrai que je suis encore vivant ; pense donc, nous sommes montés mille deux cents et nous sommes redescendus trois cents ; pourquoi suis-je de ces trois cents qui ont eu la chance de s’en tirer, je n’en sais rien, pourtant j’aurai dû être tué cent fois. Et à chaque minute pendant ces huit longs jours, j’ai cru ma dernière heure arrivée. Nous étions tous montés là-haut après avoir fait le sacrifice de notre, car nous ne pensions pas qu’il fût possible de se tirer d’une pareille fournaise. Oui, ma chère mère, nous avons beaucoup souffert et personne ne pourra jamais savoir par quelles transes et quelles souffrances horribles nous avons passé. A la souffrance morale de croire à chaque instant la mort nous surprendre viennent s’ajouter les souffrances physiques de longues nuits sans dormir : huit jours sans boire et presque sans manger, huit jours à vivre au milieu d’un charnier humain, couchant au milieu des cadavres, marchant sur nos camarades tombés la veille ; ah ! j’ai bien pensé à vous tous durant ces heures terribles. […] Nous avons tous bien vieilli, ma chère mère, et pour beaucoup, les cheveux grisonnants seront la marque éternelle des souffrances endurées ; et je suis de ceux-là. Plus de rires, plus de gaieté au bataillon, nous portons dans notre cœur le deuil de nos camarades tomés à Verdun du 5 au 12 mars. […] Tu as raison de prier pour moi, nous avons tous besoin que quelqu’un prie pour nous, et moi-même bien souvent quand les obus tombaient autour de moi, je murmurais les prières que j’ai apprises quand j’étais tout petit, et tu peux croire que jamais prières ne furent dites avec plus de ferveur. »

Lettre de Gaston Biron, soldat français mort à l’âge de 31 ans
le 11 septembre 1916 lors de la bataille de la Somme,
cité dans Paroles de Poilus – Lettres et carnets du front (1914-1918),
Flammarion-Radio France , 1998
Une industrialisation de la mort
Dans les airs, de nouvelles armes...
l'aviation
un ballon d'observation allemand
des armes redoutables
le lance-flamme
la guerre des mines
les grenades
tuer le plus possible...
la mitrailleuse
vaporiser l'ennemi
des obus de plus en plus puissants et nombreux
les 1ers chars d'assaut
le modèle français Renault
le modèle britannique
le gaz "moutarde"...
tuer les "yeux fermés"
soldats français prêt à l'assaut
gaz moutarde après l'explosion des obus
des conditions de survie.
tranchées françaises
les rats
la chasse au rats
entre survie et mort
l'assaut
le courrier, une ligne de vie
les tranchées
les troupes coloniales
venant des 4 coins des empires coloniaux français, allemand, britannique,...
les mutineries de 1917
exécution d'un soldat français
photo extraite du film de S. Kubrick:
Les sentiers de la gloire
Massacre dans les tranchées
Série documentaire Apocalypse: la Grande Guerre
un assaut (1916)
Fiction: extrait: U
n long dimanche de fiançailles.
En France, 17 500 canons de 75mm seront produits pendant la guerre, qui tireront près de 200 millions d’obus
Dès 1914, le besoin en hommes se fait sentir : au total, la France mobilisera près de 440 000 hommes dans ses colonies, notamment africaines.
pour aller plus loin, le site France 2 Apocalypse: la 1ère Guerre mondiale: jeter un oeil...
http://apocalypse.france2.fr/premiere-guerre-mondiale/fr/home
Britannique (Mark) ou français (Renault), le char d'assaut, qui écrase les barbelés et traverse les tranchées, fut efficace à partir de 1917.
Question 1: La 1ère Guerre mondiale, l'expérience combattante d'une guerre totale
texte introductif
Discours d'un ancien combattant, le 15 août 1936 à l'occasion d'une remise de décoration.
J'aurais pu ajouter autre chose et ceci m'amène à vous faire un aveu qui m'en coûte et que peu de combattants, faute sans doute de savoir lire en eux-mêmes, se hasardent à articuler.
La guerre a fait de nous, non seulement des cadavres, des impotents, des aveugles, elle a aussi, au milieu de belles actions, de sacrifices et abnégation, réveillé en nous, et parfois porté au paroxysme, d'antiques instincts de cruauté et de barbarie.
Il m'est arrivé (et c'est ici que se place mon aveu) à moi qui n'est jamais appliqué un coup de poing à quiconque, à moi qui ai horreur du désordre et de la brutalité, de prendre plaisir à tuer.

Introduction
Avec la 1ère Guerre mondiale, le monde entre dans une nouvelle ère, celle d'une
guerre totale
.
Pour les millions de
combattants
qui l'ont vécu et ont
survécu
, cette guerre marque un véritable tournant dans l'Histoire de l'Humanité. Les traumatismes vécus et les
violences de masse
conduisent à l'idée que ce doit être "la der des ders".
Imaginée lors des traités de 1919,
la Société des Nations
échoue cependant à maintenir une paix durable.
Idée forte du sujet
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