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Les phases de la deuxième guerre mondiale

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H. D.

on 29 December 2013

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Transcript of Les phases de la deuxième guerre mondiale

Mars 1938
L'Allemagne annexe l'Autriche : il s'agit de l'Anschluss
23 août 1939 : le pacte
germano-soviétique
Le pacte est bouclé en trois jours par le ministre allemand des Affaires étrangères, von Ribbentrop, et son homologue soviétique, Molotov. Le pacte est conclu pour une durée de dix ans.

Les termes méritent d'en être rappelés : «Les hautes parties contractantes s'engagent à s'abstenir de tout acte de violence, de toute agression, de toute attaque l'une contre l'autre, soit individuellement, soit conjointement avec d'autres puissances».

Le pacte inclut une aide économique de l'URSS à l'Allemagne avec d'importantes livraisons de blé, pétrole et matières premières. Celles-ci se poursuivront jusqu'à la rupture du pacte deux ans plus tard.

Une clause secrète prévoit le partage de la Pologne en zones d'influence allemande et soviétique, la limite passant par les fleuves Narew, Vistule et San. Une autre clause secrète prévoit la livraison à l'Allemagne nazie de militants communistes allemands réfugiés en URSS (elle sera exécutée comme les autres).
Dépeçage de l'Europe centrale

Hitler est dès lors débarrassé de la crainte d'avoir à combattre sur deux fronts.
22 mai 1939 :
Signature du pacte d'acier par les ministres des Affaires étrangères
allemand et italien. Il s’agit d’un pacte militaire offensif,
qui scelle de manière officielle l'union des forces de l'Axe
Timbre à l'effigie de Benito Mussolini et Adolf Hitler commémorant la signature du pacte, 1941.
Le 1er septembre 1939, les troupes allemandes envahissent la Pologne
Invasion du Danemark : Pendant l'automne et l'hiver 1939, l'amiral allemand Reader qui voulait absolument acquérir des bases norvégiennes d'où il pourrait opérer contre la Royal Navy britannique, pressa Hitler d'autoriser une intervention en Norvège. Le 7 avril 1940, les navires transporteurs se mettaient en route. Le Danemark, qui ne s'était pas douté des intentions hostiles de l'Allemagne à son égard, capitula le 9 avril 1940, jour même du débarquement aérien de Copenhague.
Les Norvégiens furent eux aussi pris par surprise mais ils décidèrent de se battre, aidés de 12 000 soldats franco-britanniques. Dès le mois de mai, les troupes franco-britanniques sont évacuées et la Norvège tombe entre les mains des Allemands. Le gouvernement et la famille royale ont eu le temps de gagner l'Angleterre.
Juillet- octobre 1940 :
La bataille d'Angleterre
La bataille d'Angleterre fut un conflit révolutionnaire. Pour la première fois depuis que l'homme a pris possession du ciel, l'aviation fut utilisée comme l'instrument d'une campagne conçue pour briser la volonté de l'ennemi et sa capacité de résistance. La principale difficulté pour les Allemands résidait dans la nature improvisée de la base opérationnelle. Les aéroports des pays vaincus dont ils se servaient devaient être adaptés à leurs besoins (ravitaillement, réparations, signaux). La Royal Air Force, en revanche, opérait à partir de bases qu'elle occupait depuis des décennies. De plus, le commandement de la RAF avait l'avantage de défendre son propre territoire. Alors que la Luftwaffe devait couvrir une distance de soixante à cent cinquante kilomètres avant d'en venir aux prises avec l'ennemi, la RAF pouvait engager ses chasseurs dès qu'ils avaient décollé. Ils économisaient ainsi non seulement le carburant mais encore les pilotes obligés de sauter en parachute et parfois les appareils contraints à un atterrissage forcé. Les pilotes parachutés ou les appareils endommagés de la Luftwaffe au contraire étaient définitivement perdus. De nombreux pilotes allemands se noyèrent dans Manche. Outre qu'elle opérait près de ses bases, la RAF disposait d'un système de contrôle de radar remarquablement organisé. Le radar est un dispositif électronique permettant d'identifier un objet et de déterminer sa position, sa direction, sa vitesse et sa distance par l'émission d'ondes radio-électroniques qui, après réflexion contre cet objet, retournent vers un récepteur. C'est une invention britannique. En 1940, les Allemands possédaient eux aussi quelques stations radar mais elles étaient inférieures en nombre et en efficacité à celles des Britanniques. La RAF produisait beaucoup plus de chasseurs que la Luftwaffe. Les Allemands pouvaient faire appel à un plus grand nombre de pilotes entraînés (10 000 en 1939) alors que la RAF ne pouvait en ajouter que 50 par semaine à son noyau initial qui n'en comptait que 1 450. La RAF se trouvait donc confrontée à une situation paradoxale dans une phase décisive de la bataille : elle manquait de pilotes pour manœuvrer ses avions mais à aucun moment, elle ne manqua pas d'avions. La Luftwaffe aurait quand même pu acquérir une supériorité aérienne. Avec sa puissante flotte de bombardiers, elle aurait été capable de détruire les défenses de l'Angleterre si elle avait suivi le plan logique que l'armée de terre avait adopté pour la bataille de France. Or, l'opération Otarie (nom de code de l'invasion de l'Angleterre) comportait une série d'attaques improvisées sans plan précis, toutes fondées sur la certitude de Goering - le ministre de l'air et chef de la Luftwaffe, que l'Angleterre serait "mise à genoux". [...] En novembre, la bataille d'Angleterre était pratiquement terminée. Ce fut un épisode héroïque, comme le dit Chruchill dans son discours du 20 août : "Jamais... tant d'hommes n'ont dû autant à un si petit nombre." Quelques 2 500 jeunes pilotes avaient à eux seuls préservé l'Angleterre de l'invasion. [...] Les effets de cette défaite devaient se faire sentir beaucoup plus tard mais, grâce à elle, la survie de l'Angleterre indépendante était assurée.
John Keegan, La deuxième guerre mondiale, Tempus, 2009
22 juin 1941 : Opération Barbarossa, invasion de l'URSS par l'Allemagne
A la fin de l'année 1940, Hitler est confronté à un dilemme : l'Angleterre ou la Russie ? Lequel de ces deux pays devait-il choisir comme ennemi ? [...] L'Angleterre ne pouvait le battre mais elle pouvait l'humilier s'il échouait dans sa tentative d'invasion. D'ailleurs, il s'accrochait à son rêve d'obtenir la coopération de la Grande-Bretagne, ce qui lui paraissait beaucoup plus profitable que la conquête de la grande île. D'autre part, il désirait depuis longtemps la défaite et l'écrasement de la Russie mais il reconnaissait les dangers que présentait une agression contre un voisin puissant dont les centres vitaux étaient éloignés. Seule sa crainte que le temps permît à Stailne d'accroître ses forces et sa hâte d'incorporer à l'Allemagne les territoires fertiles et productifs de la Russie occidentale le poussèrent à chercher un moyen de tenter une offensive à l'est.
John Keegan, La deuxième guerre mondiale, Tempus, 2009
Décembre 1941 :
Attaque de Pearl Harbor

Entrée en guerre des Etats-Unis
7 août 1942 : Guadalcanal
Un des appareils de reconnaissance américains révèle que les Japonais construisent une piste d’aviation sur l’île de Guadalcanal, située au milieu de la longue chaîne des îles Salomon, au nord-est de l’Australie.
Les Américains organisent alors le premier grand débarquement de la guerre. Il a lieu le 7 août 1942. Au début, sur la plage, les Marines ne rencontrent pas de résistance et s’enfoncent dans la jungle.
Entre-temps, un bataillon japonais d’environ 900 hommes débarque à l’est de la position des Marines le 18 août. Le 20 août, les Japonais attaquent les Marines à travers les bancs de sable de la rivière Tenaru. Certains de leur supériorité, les Japonais chargent à la baïonnette, comme pendant la première guerre mondiale, comme à Verdun, contre les mitrailleuses. Avec le même résultat qu’à Verdun : une hécatombe. 900 japonais trouvent la mort dans la bataille de la rivière Tenaru.
Les fusiliers-marins japonais sont de redoutables guerriers, mais ils partent se battre sans la moindre protection contre les maladies tropicales. Après cela, les Marines peuvent capturer l’aérodrome, le sécuriser, agrandir la piste, pour les premiers avions des Marines volants, surnommés les têtes brûlées.
Ce terrain d’aviation devient la cible permanente des canons japonais. La nuit, leurs croiseurs se glissent le long de la côte pour les pilonner, avec une telle régularité, que les Marines l’appellent l’Express de Tokyo. Une bataille navale s’engage pour empêcher les renforts de débarquer. Un régiment d’élite japonais y parvient.
Ces fusiliers-marins japonais sont de redoutables guerriers, mais ils partent se battre sans la moindre protection contre les maladies tropicales. Le paludisme en tuera la moitié. L’autre se sacrifiera, fidéle au principe du Bushido.
Celui qui les commande, le colonel Ichiki leur rappelle la devise des samouraïs : « Le devoir est lourd comme une montagne, mais la mort du soldat est légère comme une plume. »
Les combats de Guadalcanal ne font que commencer. Ils vont durer six mois. Une guerre d’usure. Les Marines se sentent pris au piège de ce qu’ils appellent « L’enfer vert ». Eux aussi sont malades, leurs plaies s’infectent. Mais ils ne sont qu’au début de leur calvaire.
En novembre les Japonais engagent la 38e division d’infanterie, 10 000 hommes qui doivent être débarqués sur l’île. Cependant, au cours de la bataille navale de Guadalcanal, les transports qui amenent ces renforts sont sévèrement endommagés et la division est réduite à l’effectif d’un régiment (2 000 hommes) débarqués quasiment sans matériel. Les Japonais commencent alors à envisager d’abandonner Guadalcanal.
Au cours de novembre, leur difficultés pour ravitailler les combattants sur l’île vont en s’aggravant.
Début décembre, il y a 60 000 soldats américains sur l’île, tandis que les 8 000 Japonais sont réfugiés dans le nord de l’île, vers le Cap Espérance. Outre les sanglantes batailles, la malnutrition et la malaria a coûté la vie à 9 000 soldats japonais. Ces derniers décident d’évacuer le 7 février 1943. Le lendemain les autorités alliées déclaraient l’aérodrome hors de danger après six mois de combats.
Juin 1942 : Bataille de Midway
Le plan de l’Etat Major japonais est de prendre Midway, base américaine à mi-chemin du Pacifique, puis de débarquer à Pearl Harbor, ce qu’ils auraient pu faire six mois plus tôt. Ce que les Japonais ne savent pas, c’est que leur plan est connu des Américains, qui ont réussi l’exploit de déchiffrer leur code secret.
Le commandant en chef américain, l’Amiral Chester Nimitz, peut préparer la défense de Midway. Il a moins de porte avions que Yamamoto, mais il les rassemble sur place, en embuscade.
L’amiral Yamamoto approche, à la tête de la plus grande escadre jamais réunie : 200 navires de guerre, et surtout une concentration inégalée de 8 porte-avions, transportant près de 600 avions. 5000 fusiliers marins japonais ont été embarqués, de même qu’un peintre pour immortaliser le fait d’armes : l’un des plus célèbres artistes de Montparnasse, rentré au Japon faire son devoir : Fujita.
Les Marines savent que l’attaque est pour le 7 juin 1942.
Les pilotes des porte-avions américains sont à peine sortis de l’Université.
Les canons antiaériens des porte avions japonais abattent les appareils américains les uns après les autres.
Puis, les porte avions japonais s’apprêtent à faire décoller leur deuxième vague d’attaque. Ils n’ont pas terminé les pleins d’essence et de bombes. C’est à ce moment précis, qu’une autre formation de bombardiers américains arrive au dessus de la flotte nippone. Un coup de chance inouï. Ils réussisent à couler quatre porte-avions avant que la 1ère vague d’assaut japonaise ne soit revenu sur leurs bases flottantes. Les pilotes, sans endroit pour se poser, finiront par s’échouer dans l’Océan.
Le porte avions américain Yorktown a été endommagé par les Japonais. Il pense ses plaies, compte ses morts et tente de revenir à sa base. Mais le lendemain matin, il est torpillé par le sous marin japonais I-168. Les Américains viennent de perdre un porte avions, mais les Japonais en ont perdu quatre. Cette défaite japonaise, la première, ranime le moral des Alliés. « On a repris confiance » dit Churchill.
Bataille de Midway et de Guadalcanal
Guadalcanal
Février 1943 : Fin de la bataille de Stalingrad
6 juin 1944 : débarquement de Normandie
8 mai 1945 : capitulation de l'Allemagne
Le maréchal Wilhelm Keitel signe la capitulation de la Wehrmacht
6-9 août 1945 : Bombardements de Hiroshima et Nagasaki
2 septembre 1945 :
Capitulation du Japon
Le ministre japonais des affaires étrangères Mamoru Shigemitsu signe les actes de capitulation au nom du gouvernement japonais.
Juillet-août 1943 : débarquement des Alliés en Sicile
Bilan : Les forces en présence à la veille de la guerre
26 avril 1937 :
bombardement de Guernica
Contexte de la photographie

En mars 1937, soit un an après le début de la guerre d'Espagne opposant le général Franco - souhaitant instaurer un régime autoritaire - aux partisans de la République, l’Italie fasciste, qui apportait son soutien aux troupes nationalistes du général Franco en Espagne, décida de lancer une offensive sur Madrid par le Nord-Est. L’échec de l’intervention italienne à Guadalajara, chef-lieu de province situé à 80 km de Madrid, incita Franco à déplacer le théâtre des opérations militaires, en lançant une campagne dans le Nord du pays, pour conquérir dans un premier temps la Biscaye, une région qui possédait de riches ressources en minerai de fer, ainsi que de nombreuses industries à Bilbao. C’est à cette occasion que l’aviation du corps expéditionnaire italien et de la légion Condor, une unité militaire allemande spécialement constituée pour intervenir aux côtés des nationalistes espagnols, menèrent pour la première fois des bombardements d’une grande ampleur sur les villes basques, parmi lesquelles Guernica.
Analyse de la photographie

Petite localité de la province de Biscaye, Guernica était célèbre pour son fameux chêne sous lequel les monarques espagnols promettaient, selon la tradition, de respecter les libertés basques. Le bombardement massif de cette ville par la légion Condor, le 26 avril 1937, eut ainsi un grand retentissement dans le monde entier, dont se sont fait l’écho non seulement les peintres, Picasso en tête, mais aussi les photographes, comme en témoigne cette photographie anonyme d’une rue de Guernica en ruines, le 1er mai 1937, après les bombardements nazis et la prise de la ville par les nationalistes. Ce cliché met l’accent sur les effets dévastateurs de l’attaque allemande. C’est une cité entièrement détruite par les bombes qui s’offre à nos yeux : immeubles éventrés ou en flammes, câbles électriques arrachés... Au premier plan, plusieurs cadavres gisent au milieu des débris des explosions. La vision d’un chien errant, la queue basse - seul signe de vie au milieu de la rue dévastée -, et la verticalité de la composition, qui renforce l’aspect massif des immeubles en ruines, accentuent le caractère dramatique de l’événement. Prise sur le vif, cette image impressionnante constitue ainsi un témoignage direct sur les horreurs de la guerre civile espagnole, en montrant l’ampleur des dégâts matériels et humains causés par des bombardements intensifs. A cet égard, les clichés photographiques jouèrent un rôle documentaire sans précédent dans l’information sur la guerre civile espagnole, car, pour la première fois dans l’histoire de la photographie, le conflit fut largement couvert par des photographes du monde entier. Les photographes, qui n’hésitaient pas à se mêler aux combattants, ont ainsi conféré à leurs images un caractère émotionnel. Cette nouvelle vision personnelle et engagée de la guerre, qui ouvrit la voie à la pratique moderne du photojournalisme, contribua à remettre en cause le statut même du médium photographique, considéré jusque-là comme une transcription exacte et objective des faits réels.
Interprétation de la photographie

Ce cliché de Guernica constitue ainsi un témoignage humain sur les destructions survenues lors des raids aériens allemands. Lancées sans relâche sur la ville durant l’après-midi du 26 avril, les bombes explosives et incendiaires ont détruit entièrement le centre ville et causé 1654 morts et 889 blessés. Cette attaque sans précédent, dont la propagande nationaliste rejeta la responsabilité sur les Basques, fut pour la première fois à l’origine d’importants dommages civils, qui annonçaient ceux de la Seconde Guerre mondiale. Pour la Luftwaffe, cette intervention aérienne inaugure une nouvelle stratégie, et préfigure les assauts meurtriers des escadrilles allemandes contre les villes de Grande-Bretagne lors de la Bataille d’Angleterre de 1940. De même, la guerre d'Espagne est le terrain d'expérimentation des solidarités entre nazis et fascistes.

D'après le site de l'histoire par l'image
En mars 1938, Hitler se sentit libre d'agir en Autriche. Il commença par exiger que des Autrichiens nazis soient installés dans les postes clés du gouvernement. Le chancelier Schuschnigg refusa. Le chef nazi autrichien Seyss-Inquart prit alors la direction d'un gouvernement provisoire et demanda à l'Allemagne d'intervenir. Le 12 mars, les troupes allemandes envahirent l'Autriche. L'Anschluss (l'annexion) fut proclamée le jour suivant et, le 14 mars, Hitler fit son entrée triomphale à Vienne où il avait vécu une jeunesse misérable. L'Angleterre et la France se contentèrent de protester. Leur passivité confirma Hitler dans l'idée qu'il pouvait procéder tranquillement à une offensive diplomatique contre la Tchécoslovaquie.

John Keegan, La deuxième guerre mondiale, Tempus, 2009
Le pacte germano-soviétique
Mars 1939 : Annexion de la Tchécoslovaquie
L'opposition entre les Allemands et les Tchèques débute au cours des années 1920 et s'intensifie dans les années 1930. Les Allemands des Sudètes, constituent un Parti allemand des Sudètes qui réclame, avec l'appui de l'Allemagne nazie, le rattachement au Troisième Reich et amplifie graduellement ses exigences. La crise éclate suite à l'Anschluss de l'Autriche et du Reich en 1938. Il est alors évident que la prochaine exigence de Hitler sera la réunification avec les Sudètes, une région occidentale de la Tchécoslovaquie.
En février 1938, Hitler laisse entendre dans une allocution publique que le problème des Sudètes ne serait résolu que par le rattachement au Reich des régions où les Allemands sont majoritaires.
En 1938, aucune des grandes puissances alliées de la Tchécoslovaquie (France et Royaume-Uni) ne désire un conflit en Europe. Une conférence se réunit à Munich pour résoudre les revendications territoriales du Reich au détriment de la Tchécoslovaquie. Les 29 et 30 septembre, les dirigeants de l'Allemagne, de l'Italie, de l'Angleterre et de la France, Adolf Hitler, Benito Mussolini, Neville Chamberlain et Édouard Daladier, se réunissent à Munich. Le 30 septembre, les participants signent les accords de Munich, conformes aux revendications allemandes, qui prévoient le rattachement à l'Allemagne des régions habitées majoritairement par les Allemands et la rétrocession d'une partie de la Silésie à la Pologne (906 km² - 258 000 habitants).
Le président Beneš est contraint d'accepter ce plan, geste qui provoque de gigantesques manifestations à Prague et dans de nombreuses villes tchèques. Le 5 octobre, Beneš démissionne et ne tarde pas à quitter le pays. Ce premier démembrement territorial est considéré comme mettant un terme à la Première République tchécoslovaque.
Le 15 mars au matin, les armées du Reich, violant délibérément les accords passés six mois avant à Munich, envahissent et occupent le reste de la Tchécoslovaquie et y établissent un protectorat.
Le Royaume-Uni et la France commencent la mobilisation de leurs troupes même si aucune action concrète n'est prise alors.

D'après wikipedia.fr
Population de la région des Sudètes saluant Hitler lorsque celui-ci traversa la frontière tchécoslovaque en 1938. L'image de la femme qui pleure en exécutant le salut nazi fut exploitée à la fois par la propagande de l'Axe et par celles des Alliés, les premiers y voyant des larmes d'émotion, les autres une image de résignation déchirante.
La conférence de Munich est perçue comme une "reculade", un acte de faiblesse de la part de la France et de la Grande-Bretagne. Leurs dirigeants, Daladier et Chamberlain ont accepté l'annexion de la région des Sudètes au nom du pacifisme. Ils sont dénoncés par les "anti-munichois" qui prônent une attitude plus ferme face à Hitler. Churchill, adversaire de la politique d'appaisement vis-à-vis de l'Allemagne, déclare : "Vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre. Vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre."
Stalingrad apparaît comme une double erreur de Hitler. Tout au long de l'été et de l'automne 1942, Stalingrad, d'objectif secondaire, devint l'objectif principal au détriment de la poussée en direction du Caucase, ce qui entraîna l'usure des meilleures forces allemandes et apporta aux Soviétiques un répit inespéré. Sur le plan stratégique, Stalingrad obligea le Reich à se battre désormais sur deux fronts, depuis le début de la contre-offensive alliée marquée par le débarquement d'Afrique du Nord.
Après avoir franchi le Don à Kalatch, la VIe armée allemande (Paulus) aborde, à la fin du mois d'août 1942, les défenses extérieures de Stalingrad, qu'elle a pour mission de conquérir. La ville est défendue par la LXIIe armée soviétique (Tchouïkov), qui combat avec acharnement sur un front de 40 km.
L'offensive allemande met en œuvre des moyens considérables, estimés à un million d'hommes, soutenus par 5 000 chars et 3 000 avions. À la fin de septembre, les Allemands pénètrent dans certains quartiers de la ville et atteignent la Volga en plusieurs points, sans réussir toutefois à la franchir, en raison des puissantes concentrations de feux d'artillerie dirigées par le général Voronov.
Malgré les observations de Paulus, partisan d'un repli, Hitler donne l'ordre de se maintenir sur place. Les Soviétiques ripostent par deux puissantes attaques, menées les 19 et 20 novembre par Rokossovski et par Ieremenko, de part et d'autre de la ville. Elles convergent le 23 devant Kalatch et encerclent les troupes de Paulus.
En décembre, une contre-offensive allemande, dirigée par Manstein tentant de rétablir la liaison avec Paulus, se heurte à un tel barrage de feu qu'il lui est impossible d'approcher à moins de 45 km de Stalingrad. Il ne reste plus au commandement soviétique qu'à achever la destruction des forces encerclées. Celle-ci s'opère au cours du mois de janvier 1943. Le 31 janvier, les troupes allemandes sont écrasées par l'artillerie soviétique, qui groupe alors plus de 4 000 pièces sur un front de 3 500 m, et Paulus capitule avec 24 généraux et une centaine de milliers d'hommes.
L'invasion de la Belgique, du Luxembourg, des Pays Bas, de la France
Pourquoi la France a-t-elle perdu ?

Il faut nuancer l'idée d'une faiblesse militaire de la France, alimentée par les propos de Pétain : « trop peu d'enfants, trop peu d'armes, trop peu d'alliés » :
132 divisions sont présentes en métropole contre 135 en Allemagne ; 3000 engins blindés français contre 2 500 chars allemands. Dans le Nord 76 divisions + 2574 chars français attendent les 80 divisions et 2285 chars allemands.
Mais les Français n'ont pas de canons antichars, leur défense antiaérienne est insuffisante, et l'aviation plus faible que la Luftwaffe (1450 appareils contre 2600 pour son adversaire)
Par conséquent, l'outil militaire ne promet pas la victoire mais n'annonce pas pour autant la défaite.
Tout reposait sur la stratégie. La France a mis en place une stratégie défensive derrière la ligne Maginot (la ligne de défense mise en place à sa frontière avec l'Allemagne). L'objectif est de gagner du temps avec un moindre coût humain. Elle présente plusieurs faiblesses :
- ses chars sont réduits à un rôle secondaire et sont disséminés
- son aviation a de simple mission d'observation
- un trou béant se trouve au niveau des Ardennes.
- ses troupes ne sont pas entraînées.

A l'inverse, l'Allemagne met en place une stratégie offensive. Elle veut agir en peu de temps. Les Allemands attirent les troupes franco-britanniques vers le Nord de la France en envahissant la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas, un Etat neutre. Les troupes françaises ont été attirées vers le Nord et elles sont trop peu nombreuses pour contenir la percée de Sedan. Au troisième jour de l'offensive, alors que les chars allemands forment un embouteillage de 250 km, les alliés ne pensent pas à les bombarder ce qui aurait ruiné l'attaque allemande. Les Pays-Bas capitulent le 15, la Belgique le 27. L'armée française ne cesse de reculer et 12 millions de civils se jettent sur les routes. C'est la débâcle. La France est écrasée en 6 semaines : 92 000 soldats sont morts.
Prisonniers de guerre français, nord de la France, 1940
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