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Pouvoir et pouvoirs Cours no.5

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Mathieu Normand

on 12 October 2016

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Transcript of Pouvoir et pouvoirs Cours no.5

Cours no.5
Le régime anglais
La Grande-Bretagne met en place une première constitution, la
Proclamation Royale
(1763), qui établit un régime dans lequel les institutions sont
britanniques et protestantes
.
Le but de la Proclamation Royale est clair:
assimiler la population
canadienne-française. Pour y arriver, on affaiblit la principale institution encore présente: l'
Église catholique
.
On
instaure les

lois anglaises
, on
abolit la

dîme
, on refuse
la
nomination d'un nouvel

évêque
et on oblige à
passer le
Serment du Test
pour travailler dans l'administration.
Le chef d'État de la nouvelle colonie britannique est le
gouverneur
général
, nommé par le roi.
Malheureusement, les Britanniques, qui ne
représentent qu'un maigre
1% de la population
de la Province of Quebec, sont incapables d'assimiler
les Canadiens-Français malgré la
réduction du territoire
.
Le premier gouverneur général, James Murray, ne pouvait
appliquer les mesures de la Proclamation Royale sans se mettre
à dos la population canadienne française.
Il décide alors d'utiliser une politique de
tolérance
et de
conciliation
envers les Canadiens
français.
Une telle attitude de la part du gouverneur
va soulever la colère des marchands britanniques
qui viennent tout juste de s'installer ici.
Ces derniers, qui porteront le nom de «Montrealers», veulent l'assimilation et la soumission des Canadiens français aux institutions britanniques.
Les Montrealers vont donc se plaindre auprès du roi qui va remplacer le gouverneur Murray par Guy Carleton.
Cependant, le nouveau gouverneur va rapidement se rendre compte qu'il doit poursuivre la politique de tolérance et de conciliation.
Relations entre L'Église et l'État
Après la Conquête, l'Église est en danger,
sans dîme et sans évêque à sa tête.
Malgré cela, le clergé va adopter une
attitude de conciliance à l'égard du pouvoir britannique.
L'Église invite le peuple à se soumettre à
l'autorité de la nouvelle métropole. Cela marque
le début d'une longue collaboration entre les deux.

L'État se basera sur l'
autorité morale
de l'Église pour
obtenir l'appui de la population.
Et cela s'avère payant car, avec l'
Acte de Québec
(1774)
, l'Église
récupère la dîme
et voit la
disparition du Serment du Test
.
Relations entre les Montrealers et l'État
Non seulement les Montrealers s'opposent à la tolérance
des gouverneurs envers les Canadiens français mais exigent la création d'une Chambre d'assemblée uniquement accessible aux Britanniques.
Cependant, les marchands sont fortunés et contribuent
grandement au développement économique de la colonie.
Cela leur permet de faire connaître leurs idées auprès
du gouverneur et du Parlement de Londres.
C'est très souvent dans ce groupe que sont choisis, par
le gouverneur, les conseillers qui siègent au gouvernement
Au début du 19e siècle, leur influence est telle que le
groupe reçoit le surnom de «clique du château», en
référence à la résidence du gouverneur, le Château St-Louis.
L'État veut s'assurer que l'Église l'aide à
obtenir la loyauté des Canadiens
face à l'insurrection américaine.
Le dernier gouverneur de la Nouvelle-France, Pierre Rigaud de Vaudreuil, va négocier la reddition de la ville de Montréal avec le général Jeffrey Amherst.
Mais comme la guerre de Sept ans, en Europe, entre la Grande-Bretagne et la France, n'est pas terminée, le sort de la Nouvelle-France reste en suspens...
On instaure, alors, un régime militaire
Les colons français reçoivent certaines garanties:

- Peuvent conserver leur propriété
- Peuvent pratiquer la religion catholique
- Peuvent quitter pour la France
- Ne seront pas déportés comme les Acadiens
La Grande-Bretagne sort gagnante de la guerre de Sept Ans et gagne l'ensemble des territoires français, sauf St-Pierre et Miquelon.
Relations entre les Amérindiens et l'État
La présence des Français et des Anglais en même temps permettait aux Amérindiens de profiter de la compétition entre les deux peuples pour la fourrure.
Deux peurs vont faire prendre les armes aux Amérindiens derrière Pontiac, chef des Outaouais:
1) Peur de perdre l'avantage dans leurs négociations commerciales et militaires.
2) Peur de perdre leur territoire aux mains des Britanniques.
Pontiac va prendre quelques forts dans la région des Grands Lacs.
Avec la Proclamation Royale, les Britanniques vont tenir compte des Amérindiens avec le Indian Territory.
Les Amérindiens vont perdre leur importance avec le
déclin du commerce de la fourrure
.
Ils devront alors céder du territoire pour obtenir des compensations financières.
Autres groupes sociaux et leurs relations avec l'État
Nobles canadiens
L'Acte de Québec est généreux pour ce groupe avec l'abolition du Serment du Test, le retour de la dîme, le maintien du droit civil français et du régime seigneurial.
Les nobles vont donc donner leur appui au gouvernement britannique et certains vont même être nommés au Conseil.
Colons britanniques
Mécontents, ils réclament les mêmes droits que les marchands britanniques (Chambre d'Assemblée, habeas corpus) et sont en colère devant les concessions faites aux Canadiens français.
Bourgeoisie canadienne
Ce sont des avocats, notaires, médecins qui ont des demandes envers l'État, particulièrement celles de
participer à la future Chambre d'Assemblée
.
Ils vont mettre de la pression sur le gouvernement par l'entremise des journaux qui apparaissent dans la colonie, comme la Gazette de Québec.
Il reçoit ses ordres du Parlement britannique et les applique à la colonie grâce à l'aide du
Conseil législatif
dont il
nomme les membres
.
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