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Élisabeth-Claude Jacquet de La Guerre

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Vincent Tellier

on 27 April 2011

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Transcript of Élisabeth-Claude Jacquet de La Guerre

Élisabeth-Claude Jacquet de La Guerre À l'époque baroque, les femmes n'occupent pas une grande place dans le monde de la musique, et encore moins dans le domaine de la composition. Par contre, il y en a une qui a su vraiment se démarquer dans ce monde d'hommes, et cette femme se nomme Élisabeth-Claude Jacquet de la Guerre. Elle a su se démarquer par la qualité de ses oeuvres instrumentales et vocales. Ces deux aspects seront successivement abordés lors de cette présentation, mais tout d'abord une attention sera portée à sa biographie. La vie
d'Élisabeth-Claude
Jacquet de La Guerre Son enfance à la cour du roi Louis XIV La date de naissance d'Élisabeth-Claude Jacquet n'est malheureusement pas connue. Par contre, on sait que cela doit être autour de 1664. Issue d'une famille de musiciens (son père était même probablement un fabricant de clavecins), cette jeune fille est considérée comme une enfant prodige. Ceci l'amène à jouer à la cour du roi Loui XIV à l'âge aproximatif de dix ans. Son talent est vite reconnu puisque le Mercure Galant, une revue parisienne, écrit à son sujet: C'est un prodigue qui a pary icy depuis quatre ans. Elle chante, à livre ouvert, la musique la plus difficile. Elle l'accompagne, et accompagne les autres qui veulent chanter, avec le clavessin dont elle joue d'une manière qui ne peut estre imitée. Elle compose des pieces, et les joue sur tous les tons qu'on luy propose. Je vous ay dit qu'il y a quatre ans qu'elle paroist avec des qualitez si extraordinaire, et cependant elle n'en a encore que dix.

Mercure galant, juillet 1677, pp. 107-109. Cité dans Michel Brenet, «Quatre Femmes musiciennes», L'Art, XIV (Octobre 1894), p.108. Sa vie avec son mari Marin de La Guerre Afin d'épouser Marin de La Guerre, elle quitte la cour du roi Soleil en 1684 pour aller s'établir à Paris. Toutefois, elle parvient à devenir une claveciniste et une professeure de clavecin réputée. Elle est toujours en contact avec le roi, tout en menant sa vie hors de la cour avec son mari. Elle joue même ses compostitions dans les appartements du Dauphin, évévement auquel le roi assite. Ces aussi dans ces années que nait son unique enfant, qui devient rapidement un enfant prodige de la musique à son tour. Après la mort de son mari et de son unique enfant Malheureusement, son enfant meurt prématurément à l'âge de dix ans. Peu de temps après, c'est le père d'Élisabeth qui meurt en 1702, suivit ensuite de son mari Marin de La Guerre en 1704. Ces durs événements ont eu pour effet d'amplifier sa créativité. En effet, elle continue de donner des récitals qui deviennent de plus en plus populaires. C'est à ce moment de sa vie qu'elle compose ses oeuvres les mieux connues, comme ses Pièces de clavecin, ses Sonates pour violon et clavecin, ainsi que ses Cantates. Elle cesse toute activité musicale en 1717. Malgré cet arrêt elle vit très bien puisqu'elle demeure reconnue par le public et la cour. Elle a une petite fortune qui lui permet d'avoir sa propre demeure et de vivre aisément jusqu'à sa mort en 1729. Sa musique instrumentale Ses sonates pour violon et basse continue Ses pièces pour clavecin Coup d’œil sur la chaconne de sa suite III en la mineur pour clavecin Sa musique vocale Élisabeth était reconnue principalement en tant que claveciniste. Ses pièces pour clavecin occupent donc une place importante dans l'ensemble de son œuvre. Elles ont en effet été l'objet d'éloges des critiques de l'époque. Leur particularité était de marier les formes françaises avec le genre italien, pratique controversé en France à ce moment. Voici un exemple d'une pièce pour clavecin qu'elle a composé. Ses chaconnes étaient reconnues pour bien exploiter le registre grave du clavecin français.
Faites jouez le vidéo en appuyant sur le petit triangle (ne pas cliquer sur l'image!) puis changez de diapositive afin de changer la page de la partition. Bien que ses pièces pour clavecin attirent l'attention, ses sonates pour violon et clavecin ont aussi laissé leur marque dans son répertoire. Le Mercure a même dit à leur sujet qu'elles étaient «toutes parfaites en leur genre» et qu'elles peuvent «estre toutes d'une grande utilité à ceux qui apprennent la Musique». Mercure, août 1707, cité dans Lionel de La Laurencie p.127 Son opéra Céphale et Procris Élisabeth-Claude Jacquet de La Guerre n'a écrit qu'un opéra. Par contre, contrairement à plusieurs qui se limitaient à composer seulement pour leur instrument, Élisabeth ne s'est pas contenter de composer que pour le clavecin. Céphale et Procris est une tragédie lyrique portant sur un couple d'amants de la mythologie grecque. Cet opéra est long et comprend cinq actes et un prologue. Élisabeth est la première et seule femme a avoir composé un opéra complet produit par l'Académie Royale Musique. Ses cantates françoises Élisabeth a aussi écrit plusieurs cantates. Alors que son opéra représente son talent grandissant pour la composition, ses cantates représentent le point culminant de sa musique. Les lignes vocales y sont plus souples, le rythme de sa musique est plus varié et les harmonies y sont plus subtilement travaillées. Par contre, sa musique ressemble a beaucoup a ce que d'autres fesaient à cette époque. Coup d’œil sur un mouvement d’une de ses cantates françoises;
«Le Sommeil d’Ulisse, Tempêste, vivement» Cette cantate, portant sur un sujet mythologique, a été composé pour soprano solo, violon et basse continue. Faites jouer le vidéo en cliquant sur le petit triangle (ne pas cliquer sur l'image!), puis changez de diapositive pour changer la page de la partition. Conclusion Bref, Élisabeth-Claude Jacquet de La Guerre est une compositrice qui a été très appréciée à l'époque, et qui l'est encore aujourd'hui. Par contre, malgré son grand talent pour le jeu et la composition, la musique qu'elle a écrit ressemblait beaucoup à ce qui se fesait en France à ce moment, selon les goûts du roi Louis XIV. C'est peut-être pour cette raison que, même si certains interprètent encore sa musique de nos jours, ont n'entend presque plus parler d'elle. Peut-on alors dire qu'elle a vraiment marqué le monde de la musique en étant une des premières femmes compositrices? Bibliographie Sadie Stanley, Tyrell John. «Jacquet», «Jacquet de La Guerre, Elisabeth», Dictionary of Music and Musicians, Grove, Second Edition, Volume 12 Huuchir to Jennefelt, 2001, p. 742-743. Honegger Marc, «JACQUET, 4. Élisabeth Claude Jacquet de La Guerre», Dictionnaire de la Musique: Les hommes et leurs œuvres, A - K, Paris, Bordas, troisième édition, coll. Marc Honegger, 1993, p. 618-619. Benoit Marcelle, «Jacquet de La Guerre, Élisabeth Claude», Dictionnaire de la musique en France au XVIIe et XVIIIe siècles, Fayard, 1992, p. 366. Baker Theodore, Slonimsky Nicolas, «Jacquet de La Guerre, Élisabeth.», Dictionnaire Biographique des Musiciens, H - O, Paris, Robert Laffont, 1995, p. 1931. Alexandre Ivan A., «Jacquet de La Guerre, Élisabeth (Paris 1666 - Paris 1729)», Dictionnaire à l’usage des discophiles: Guide de la musique ancienne et Baroque, Paris, Robert Laffont, 1993, p. 725 - 726. Anthony James R., «La musique pour le clavier: le clavecin», «Ensemble instrumental et soliste», «La cantate françoise», La musique en France à l’époque baroque: De Beaujoyeulx à Rameau, France pour la traduction française, 1981, p. 337-338, 348, 426, 473. Schulenberg David, «Jacquet de La Guerre», Music of the Baroque, New York, Oxford University Press, Inc., 2001, p.229 à 233. Walter Hill John, «French Music», «Vocal Church Music», The Norton Introduction to Music History: Baroque Music (Music in Western Europe, 1580-1750), New York, W.W. Norton & Company, Inc., 2005, p. 434-435. Borroff Edith, An Introduction to Elisabeth-Claude Jacquet de La Guerre, Brooklyn, New York, Institute of Mediæval Music, 1966. Jacquet de La Guerre Elisabeth, «Suite III en la mineur, 7. Chaconne», Les pièces de clavecin: Premier livre, La Musique Classique Française de 1650 à 1800, France, Éditions J.M. Fuzeau, 1997, p. 54-56. Jacquet de La Guerre Elisabeth, «Le Sommeil d’Ulisse, Tempêste, vivement», Cantates françaises livre III, La Musique Classique Française de 1650 à 1800, France, Éditions J.M. Fuzeau, 1999, p. 58 à 62. Jacquet de La guerre Elisabeth, Verlet Blandine, «Suite III en la mineur, 7. Chaconne», Les pièces de clavecin, Colmar, Auvidis Astrée, 1998, disque compact, pistes 26. Jacquet de La Guerre Elisabeth, Desrochers Isabelle, Les Voix Humaines, Piérot Alice, Nicolet François, Wolf Marc, Eichelberger Freddy, Payeux Christine, «Le Sommeil d’Ulisse (ca 1715), 6. Tempête, vivement», Le Sommeil d’Ulisse 3e Cantate (Avec Symphonie), Paris, Alpha, coll. ut pictura musica, 1999, disque compact, piste 6. Wikipedia, «Elisabeth Jacquet de La Guerre», Wikipedia: The free encyclopedia,http://en.wikipedia.org/ Photographie d’Élisabeth-Claude Jacquet de La Guerre
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/80/Elisabeth_Jacquet_de_La_Guerre.jpg Photographie du clavecinhttp
://cddp76.ac-rouen.fr/doc/pinocchio/fiches/clavecin.htm
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