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Transmedia : une introduction

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by

Florent Maurin

on 30 September 2015

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Transcript of Transmedia : une introduction

Transmedia : une introduction
Tout
commence
par une
histoire
A l'âge du web, des réseaux sociaux et de la connexion permanente, les usages évoluent.
Le public veut de plus en plus avoir le sentiment de « faire partie » de l’histoire qu'on lui raconte.
Les définitions
Un marché
émergent
Deux
écoles,
deux
philosophies
Ce que
le transmedia
n'est pas !
Une histoire transmedia se veut plus profonde, plus riche qu'une histoire "classique" :
construite avec le public en tête, elle est en orbite autour de lui
elle lui propose un univers cohérent
elle lui permet de se sentir impliqué dans les événements
Objectif final : lui offrir une expérience mémorable.
Le transmedia est l’espace à la limite entre réalité et fiction.
Par exemple :
les entreprises mentionnées dans un film peuvent avoir un vrai site web
les emails et numéros de téléphone que vous pouvez apercevoir sont peut-être fonctionnels...
les personnages « existent » sur les réseaux sociaux – on peut parfois même les rencontrer IRL…

Ainsi, l’expérience globale est supérieure
à la somme de ses parties.
1991
Marsha Kinder (prof. d’analyse culturelle
à l’université de Californie du sud) invente le mot dans son livre
Playing with Power
.
« Intertextualité transmedia » : des œuvres
dans lesquelles les personnages apparaissent sur plusieurs média (en l’occurrence, les Tortues Ninja).
Aujourd’hui, on désigne ce phénomène sous le terme de « franchise ».
2003
Henry Jenkins est considéré comme le « père » du concept moderne de transmedia (notamment dans son livre
Convergence Culture
). Il en donne cette définition :

La narration transmedia est un processus qui consiste à disperser de façon systématique sur plusieurs canaux de distribution l’intégralité des éléments qui composent une même fiction.
Le but de ce processus est de créer une expérience
de divertissement unifiée et coordonnée.
Dans l’idéal, chaque média doit apporter
une contribution unique et originale au déroulement de l’histoire.
2010
Définition « officielle » du transmédia:
celle établie par la Producer’s Guild of America
Une franchise transmedia consiste en :
Au moins trois lignes narratives au sein d’un même univers fictionnel
Sur n’importe lesquelles des plate-formes suivantes : film, télévision, court-métrage, Internet, édition, BD, dessin animé, mobile, DVD/Blu-ray/CD-ROM, publicité et autres technologies à venir (Oculus...)
Ces extensions narratives sont différentes entre elles. Il ne s’agit pas du même matériel recalibré.

Aujourd’hui, ce n’est plus réservé aux Blockbusters (cf. les ARG Plus Belle la Vie, l'opération Anarchy à l'automne 2014...)

1999 : The Matrix et The Blair Witch Project sont les deux premiers films à être appuyés sur des dispositifs transmedia
2008 : Why So Serious ? (The Dark Knight) gagne le grand prix du festival
de pub Cannes Cyber Lions.
2010 : des dizaines de millions de personnes participent à la campagne transmedia autour de
Tron L’Héritage
Fourth Wall Studios, une startup de narration transmédia, a levé 15 millions de dollars de fonds en 2011
Aussi appelé « Franchise transmedia »
Un entrelacs de plusieurs gros éléments provenant de l’industrie du divertissement : films, jeux vidéo, grosse série BD…
Les histoires se répondent, mais chaque élément reste relativement indépendant.
L’utilisateur peut découvrir l’univers à son rythme, sans contrainte de temps.
Le West coast transmedia
Beaucoup plus interactif
Souvent centré sur le web (particulièrement
les réseaux sociaux).
Références plus proches du film indépendant et du théâtre que du cinéma hollywoodien.
Histoire très éclatée, différents médias se répondant à un rythme donné, ce qui confère au dispositif un côté éphémère : une fois que « c’est fini », on ne peut plus vivre l’expérience aussi intensément.
Le East Coast transmedia
Deux grandes écoles :
Partir d’une seule histoire et la fractionner pour la répartir sur plusieurs médias (découpage)
Commencer une histoire sur un média, et lui ajouter des éléments (collage)

Le résultat est le même : une histoire fragmentée, séparée en morceaux.
Le transmedia West Coast (cf.
Star Wars
) utilise de très gros morceaux (un film entier dans lequel l’histoire d’amour entre Solo et Leïa commence, un livre dans lequel ils ont des enfants…).
Le transmedia East Coast (cf.
Alt Minds
) utilise de très petits morceaux (une vidéo dailymotion, une recherche google…).
Des projets sont hybride, mélangent les échelles (cf.
Cathy’s Book
: un gros livre + des éléments éparpillés sur le net).
Techniques de fragmentation
Niveau de fragmentation variable :
Plus la fragmentation est importante, plus l’interactivité, le temps et le monde réels sont inévitables.
Moins la fragmentation est importante, plus il est possible d’appliquer des recettes de storytelling « classique ».
Ainsi, le transmedia « Est Coast » est plus « pur » : celui qui le maîtrise saura faire du « West Coast », l’inverse
n’est pas vrai.
un mot chargé du sens que les années 90 lui ont donné : une compilation
de texte, vidéo, audio et/ou images présentées sur ordinateur, principalement sur CD-Rom.

Un genre très particulier de jeu vidéo : l’aventure en mode texte (CYOA). D’autre part,
tous les dispositifs transmedia ne sont pas
des fictions (cf. documentaires transmedia).
Multimedia :
Fiction interactive :
Cross-media :
Dispositif qui fournit aux utilisateurs
le même contenu, dupliqué sur plusieurs plates-formes.
Exemple : une série diffusée à la fois
à la télévision, en DVD et sur iTunes, accompagnée de livres proposant
une novellisation du même scénario.
ARG
Ce terme désigne un jeu, souvent composé d’énigmes à résoudre ou de chasses au trésor, qui utilise la réalité (mails, téléphone,
sites Internet, réseaux sociaux…)
pour transmettre son histoire. C’est en fait un sous-genre du transmedia,
mais tous les dispositifs transmedia ne sont pas des jeux, encore moins des ARG.
Une histoire dont les éléments peuvent être partagés facilement
Une histoire dans laquelle le public peut creuser profondément
Une histoire offrant différentes approches (plateformes, genres et rythmes)
Une histoire cohérente dans toutes ses déclinaisons
Une histoire dont disposant d'éléments narratifs facilement appropriable par le public (remix, mashup – cf.
Mad Men
)
Une histoire qui donne naissance à un véritable univers
Un projet transmedia
c'est avant tout une bonne histoire
 Séries télé
o Heroes
o True Blood
o Plus belle la vie, Braquo, Real Humans
 Jeux video
o Portal
o Halo 2
 Groupes
o Gorillaz
o Nine Inch Nails
 Marques
o Audi, Toyota, Ford, Mazda
o Old Spice
 Ad hoc
o World without Oil…

Why so serious?
, pour le film
The Dark Knight
(les participants y devenaient les complices temporaires du Joker, et l’aidaient notamment à voler un bus scolaire avec lequel il s’échappe de la banque qu’il braque au début du long-métrage – un micro-élément du film, mais une grosse « récompense » pour les participants).
 The Blair Witch Project (un site qui accompagnait le film, présentant toute la mythologie fictionnelle autour
de Blair Witch, les traces
d’une pseudo-enquête de police suite
aux événements du film, des bios
des « réalisateurs » etc)…

The Beast
, campagne pour promouvoir le film de Spielberg
A.I
(un ARG réparti sur des sites web, des emails, des énigmes… autour d’un scénario de polar : le public aidait une femme à faire la lumière sur la mort d’un de ses amis, dans un monde futuriste où les robots ont pris le pouvoir.)
Entre 1 et 3 millions de participants.
Un outil
marketing ?
Bien réalisés, ces dispositifs sont bien plus que de simples outils promotionnels. Ce sont
des moyens de création et de consolidation d’une fan-base.
Andrea Phillips
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