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Annemasse avant et après la libération

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by

Monnet Jean

on 7 March 2014

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Transcript of Annemasse avant et après la libération

La Gare
La gare d'Annemasse est mise en service en 1880 par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) appartenant à la SNCF.Durant la période d'Occupation les cheminots résistants pouvaient s'en servir afin d'alimenter le traffic d'armes et de documents cruciaux notamment à travers la frontière suisse.
"Chaque jour, un train partait
de la gare d'Annemasse à destination de Genève Eaux-Vives. Ce convois quotidien était la hantise rageuse des occupants allemands, et nombreuses firent des rapports pour demander la suppression de ce train par les hautes autorités. Mais dans l'intérêt de l'Allemagne, ce train devait être maintenu. Sur la machine, les cachettes étaient nombreuses. Et tous les jours, les résistants mettaient leur vie en jeu."
D'après Robert Degrange
Le Juvénat (Père Louis Favre)
Louis Favre, né à Bellevaux, en Haute-Savoie le 2 novembre 1910, et fusillé à Vieugy (Haute-Savoie) le 16 juillet 1944, est un prêtre catholique français, membre des Missionnaires de Saint François de Sales, résistant, Juste parmi les nations.
Avant la guerre :
Il entre dans la 14e section d’infirmiers à compter du 15 octobre 1932 en tant que soldat de 2e classe, il devient caporal puis sergent avant « d’être renvoyé dans ses foyers » le 15 octobre 1933.
Durant la Guerre :
Il est rappelé par l’armée le 1er septembre 1939 et affecté au dépôt de la 14e section d’infirmiers militaires. Il est démobilisé le 3 août 1940 : les soldats de l’armée des Alpes dont il fait partie n’ont pas été faits prisonniers. La frontière avec la Suisse étant momentanément fermée il enseigne à Ville-la-Grand à la rentrée 1940. La position du Juvénat est déterminante pour son futur engagement dans la Résistance et dans le passage des Juifs : l’établissement possède un jardin dont le mur fait frontière avec la Suisse. De l’autre côté du mur, c’est le hameau de Carra dans le canton de Genève, et cette position privilégiée de l’établissement va déterminer le destin de Louis Favre.
L’établissement connaît ses premiers passages (des jeunes Hollandais principalement) dès la fin 1941. Parallèlement à ses activités de renseignement, de passage de documents dans un sens ou dans l’autre de la frontière, il y a le passage des hommes, ceux de la Résistance, malgré l’hostilité de ses confrères, et celle des Juifs depuis l’été 1942 et les grandes rafles. Tout l’établissement finit par participer au passage des Juifs, et quatre d’entre eux recevront la médaille des Justes parmi les nations .Louis Favre multiplie les activités de passages, se rend très souvent à Genève et il est repéré par la Gestapo. Le jeudi 3 février 1944 il est arrêté par la douane allemande au Juvénat après une longue traque dans l’établissement. Il passe dans quatre prisons de Haute-Savoie et devient le plus ancien prisonnier de la Gestapo du département.
Il continue à faire du renseignement et à soutenir les autres membres du réseau qui ont été arrêtés peu après lui. Louis Favre refuse l’évasion préparée par les services de renseignement suisses et français (ils lui avaient proposé « une balade ») pour que d’autres ne paient pas leur vie de la sienne. Il est fusillé le dimanche 16 juillet 1944 avec sept autres camarades dans une clairière de Vieugy, près d’Annecy.
Différentes distinctions :
• Médaille de la Résistance,
• Croix de guerre 1939-1945 avec palme,
• Légion d'honneur, les trois à titre posthume le 17 novembre 1946, lors de l'inauguration du monument à l'entrée du cimetière d'Annemasse
• Médaille de Juste parmi les nations, à titre posthume en 1968
Mur par lequel passaient clandestinement les
réfugiés juifs
Photos du père Louis Favre
Photo dans laqelle nous pouvons voir la situation géographique du pensionnat à l'époque se situant à la frontière il était plus facile mais tout de même très risqué de faire clandestinement passer des juifs par delà la frontière.
Le Pax
L’hôtel du Pax est transformé en prison par la Gestapo. Il a servi de lieu de détention et de torture, voire d’exécutions sommaires, du 8 septembre 1943 au 18 août 1944. A l’époque cette prison improvisée était sous la régence du capitaine SS Lottmann, secondé par Dhorst et Wronsky.
Sont emprisonnés à l'Hôtel Pax d'Annemasse tous les Juifs qui avaient tenté de passer la frontière vers la Suisse et qui s'étaient fait arrêter,
nombres d’enfants étaient également arrêté et envoyés à l’hôtel Pax pour les même motifs.
Pour l’anecdote, le 21 octobre 1943, alors que Mila Racine dirige avec Roland Epstein un convoi censé les amener de l’autre côté de la frontière, en Suisse. Ils sont malheureusement interceptés par les Allemands à Saint-Julien-en-Genevois et conduits à Annemasse à la prison de l'Hôtel Pax où sévit la Gestapo. Le maire d'Annemasse, Jean Deffaugt, tente de leur venir en aide ; il parvient finalement à faire libérer quelques prisonniers dont un bébé de quatorze mois !
De même, en mai 1944, 17 enfants juifs sont emprisonnés à l’Hôtel Pax. Ces enfants avaient été arrêtés alors qu’ils essayaient de passer la frontière accompagnés de camarades plus âgés et d’une jeune convoyeuse, membre des réseaux clandestins juifs, Marianne Cohn. Son corps sans vie est retrouvé le 23 août 1994, à Annecy où elle a été transférée puis fusillée peu avant la libération d’Annemasse. Pendant sa détention elle avait écrit un poème nommé « Je trahirai demain »
Jean Deffaugt, obtiendra une nouvelle fois la libération des enfants le 31 mai 1944.
On dénombre aujourd’hui près de 699 détenus, encore visible sur Le registre d’écrou du Pax qui a été conservé. Tous furent arrêtés dans divers point du département, puis exécuté ou déporté après une détention d’une durée variable.
Le 18 août 1944, lors des combats menés par les FFI (Forces Françaises de L’Intérieur) haut-savoyards pour libérer la ville, les prisonniers ont la vie sauve grâce à l’intervention du maire d’Annemasse qui les échange contre la possibilité pour les chefs de la Gestapo de passer en Suisse.
Il comporte, de gauche à droite : le numéro d’ordre, le nom du détenu, la date et le
lieu de naissance, la nationalité, le lieu et le corps qui a procédé à l’arrestation (douane,
service de sécurité, police…). Parfois, le changement de situation du détenu est inscrit :
« entlassen », libéré, « übergegen », transféré.
Photos de la prison du Pax
La Frontière
Les Allemands faisaient très attention aux diverses frontières elles représentaient un danger et prenait un grand nombre de mesures pour réduire le risque.Cependant Annemasse échappe à toute cette attention.Le 30 janvier 1941 déjà, le Général
LENCLUD, Commandant militaire du département de la Haute-Savoie adresse un courrier
au directeur des douanes de Chambéry.Il y fait état de « négligences graves dans le
service de la part du personnel » et il cible les manquements : « en particulier dans la région
d’Annemasse, un trafic clandestin de devises, de marchandises, etc. s’établit à la frontière
et souvent, semble-t-il, avec la complicité bienveillante des douaniers ». Il presse la douane
française de « porter remède à cette situation ».

Les passages clandestins se font dans des endroits plus ou moins isolés. En milieu rural,
la zone entre Collonges-sous-Salève et Etrembières semble être la plus empruntée.172 Sur
4 km, la route nationale longe la frontière et aucun obstacle naturel ne vient la matérialiser.
Le café « Chez la Marthe » tenu par Madame BAUDET et sa fille, Violette CROTTI, se
situe précisément sur cette route. C’est un lieu de rencontre entre passeurs potentiels et
réfugiés, et un endroit idéal pour attendre le moment le plus opportun pour effectuer un
franchissement.
Les passages se font d’abord de manière isolée, sans aucune médiation locale. Certains
réfugiés arrivent à Annemasse seuls, et sans l’aide de la population locale, ils tentent de
passer en Suisse. Ils n’ont alors que deux alternatives : se présenter à un poste frontière,
avec ou sans papier, et espérer pouvoir le franchir ou bien passer clandestinement à un
endroit non surveillé.
Les passages de frontière aux postes de douanes ne se font pas que dans un seul sens,
depuis la France vers la Suisse. De nombreux ex-prisonniers de guerre affluent notamment
depuis la Suisse pour regagner la zone Sud. En 1941, environ 3000 prisonniers de guerre
français se présentent à la frontière. De janvier à octobre 1942, 1397prisonniers de guerre
évadés rentrent en France par le poste frontière de Moillesulaz, avec un pic de 137 passages
au mois d’octobre.
La Mairie
Le maire d'Annemasse Marcel Collardey démissionne et est remplacé par Jean Deffaugt.Il était prisonnier de guerre en Allemagne période pendant laquelle il a pu apprendre la langue.Il affronte courageusement les autorités.Il se sert de son influence de maire pour réconforter les prisonniers du Pax ou bien même obtenir des remises en liberté et favorise des évasions au péril de sa vie.
Marianne Cohn: née le 17 septembre 1922 dans une famille juive-allemande qui a fuit après la montée au pouvoir d'Hitler.Elle entre dans la résistance à l'âge de 21 ans.Elle fait passer la frontière à des enfants.Elle les cachait d'abord dans la maison de la place de l'Eglise dans laquelle le curé Marquet et les abbés Paour et Fontaine cachent les enfants avant leur passage en suisse.
Le 31 mai 1944 Marianne Cohn se fait arreter en transportant 32 enfants ils sont tous envoyés dans la prison du Pax. Jean Deffaugt obtient la libération de 17 de ces enfants le reste restant emprisonné au Pax.Jean Deffaugt rapporte ses paroles"Oui j'ai sauvé plus de 200 enfants et si j'étais libre à nouveau,je continuerai,rien ne saurait m'en empêcher."Dans la nuit du 7 au 8 juillet Marianne Cohn et 5 autres résistants sont tués dans le bois de Ville-la-Grand à quelques centaines de mètres du cimetière enterrés dans une fosse.Marianne aCohn a écrit son célèbre poèle"Je trahirai demain" durant son premier séjour en prison en 1943.
La période d'Occupation à Annemasse
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