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Inuit Knowledge

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by

Aldric Conan

on 7 March 2015

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Transcript of Inuit Knowledge

Inuit Knowledge
and Climate Change
Aspect vestimentaire du changement climatique en Arctique
Contamination au mercure chez les poissons de l’océan Arctique
Fonte des glaciers provoque le relargage des déchets stockés et la modification du mercure en son composé le plus toxique par des bactéries.
Sols et fonte des glaces dans les territoires Inuits
Pluies acides en Arctique
Schéma des pluies acides en Arctique :
Le phoque : ses mœurs, son comportement
La fonte de la banquise liée au changement climatique entraîne des modifications du comportement des phoques :
La fonte des glaces en Arctique
Le réseau alimentaire en Arctique sous l’effet du changement
Le réchauffement climatique provoque la disparition du krill de part le réchauffement et l’acidification des océans, la fonte de la banquise.
La migration des animaux terrestres en arctique
Les animaux terrestres de l'arctique migrent très peu, seul les oiseaux et certaines autres espèces migrent pour passer l'hiver à des températures plus clémentes. On observe que la fonte des glaces en arctique impacte sur une multitude d'espèces.
Le peuple Inuit, le peuple le plus dispersé de la terre, vit sur un territoire qui s'étend sur plus de 5000 km, allant de l'Alaska à la Sibérie, c'est à dire tout autour du cercle arctique. Il s'est adapté au climat polaire.
Malgré la dispersion de son habitat, ce peuple a des coutumes assez semblables un peu partout. La famille est le noyau social autour duquel s'organise la vie. Les hommes chassent, pêchent , construisent les maisons, et les femmes cuisinent, apprêtent les peaux d'animaux et fabriquent des vêtements.
Leur artisanat connu depuis la préhistoire propose des outils décorés, des figurines en ivoire de morse, des masques en os de baleine ou en bois.
Cependant, depuis la deuxième moitié du 20ème siècle leur vie s'est adaptée peu à peu au monde moderne, utilisant des bateaux à moteur et des moto-neiges pour la chasse. Mais les Inuit doivent aussi faire face à un problème majeur qu'est le réchauffement climatique..
Aujourd’hui, avec le réchauffement climatique, les Inuits ont de moins en moins besoin de s’habiller chaudement.
Auparavant, les vêtements étaient fabriqués en peau de caribous ou de phoques, ou encore taillés dans les intestins des morses. Aujourd’hui, si ces espèces sont en voie de disparition ce n’est pas à cause des Inuits ou alors pas du fait qu’ils s’en servent pour la confection des vêtements.
Si ces espèces sont en voie de disparition c’est principalement à cause de la fonte de la banquise due au réchauffement climatique.
C’est pourquoi, aujourd’hui, les Inuits utilisent beaucoup moins de peau de bêtes qu’il y a quelques années, car ils ont moins besoin de se couvrir.

K-way Inuit fait en intestin de Morse
Il y a bien longtemps que les Inuit ont inventé le k-way. Ils avaient besoin, pour aller à la pêche et à la chasse, d'un vêtement à capuche imperméable, solide et blanc pour ne pas être repérés par le gibier au milieu des vastes étendues glacées du Grand Nord.
Très grande concentration en mercure chez le plus haut maillon de la chaîne alimentaire, du fait de l’action cumulative du mercure, soit requins, espadon, phoques, thons, ours polaire …
Alimentation des Inuits dangereuse pour leur santé.
Mercure néfaste en particulier pour le système nerveux, provoque une perte de sensibilité dans les extrémités en très forte concentration.
Changement de mode de vie très difficile car les Inuits ne sont pas convaincu par la contamination : pas de pollution visible, pas de décès soudain du au mercure. Leur culture toute entière repose sur leur mode de vie et cette alimentation
Dû au réchauffement climatique, on constate une diminution de l'étendue de la banquise depuis quelques années :
Le pergélisol est la partie du sol situé sous la surface qui ne dégèle pas pendant au moins 2 années consécutives. Il enregistre le déficit thermique climatique sur une durée longue (10^3 ans) avec une accumulation de glace de ségrégation, sous forme d'un feuilletage de lentilles centimétriques, surtout dans les premiers 10m du sol. Il sert de plancher estival aux eaux superficielles.
Les pluies acides :
- sont un mélange de SO2 et NO2
- ont un pH compris entre 4.2 et 5.6
- sont causés par les transports et industries
- ont pour conséquences la raréfaction des poissons et la pollution du sol
Le réchauffement climatique accélère la fonte de la banquise et donc des tanières creusées par les phoques pour mettre à bas. Les bébés phoques n'ont alors pas assez de temps pour se sevrer et obtenir leur pelage d'adultes. Ils ne sont pas protégés de leur prédateurs (ours et renards polaires) ou des intempéries (froid, pluie) et meurent.
La banquise se déplace et entraîne avec elle un bon nombre de crustacés et de poissons dont se nourrissent les phoques. Ces derniers ne peuvent pas suivre la banquise sur de grande distance pour ne pas risquer de s'éloigner de leur milieu et de la terre ferme. Ils sont donc obligés de chercher d'autres sources de nourriture.
les phoques sont de plus en plus nombreux sur la terre-ferme pour se reposer et muer. Leurs déjections et excréments sont à l'origine d'une eutrophisation plus marquée qu'avant dans un milieu dorénavant en extension. L'écosystème terrestre se trouve alors perturbé et modifié.
Pour finir on sait que toutes la faune et la flore sont interdépendantes. Dans une chaîne alimentaire, tous les maillon sont dépendant des autres si un seul maillon disparaît, c'est la chaîne alimentaire entière qui s'effondre.
On à déjà vu les conséquences de la disparition du Krill, consommateur primaire, sur la chaîne alimentaire, mais la disparition de plus gros animaux tel que l'ours polaire pourrait provoquer une prolifération de ses proies. Le phoque, par exemple, n'ayant plus de prédateur naturel verrait sa population augmenter très rapidement. Le phoque éliminerait alors toutes ses proies

La perte de prédateurs supérieurs permet aux populations de prédateurs intermédiaires d'exploser ce qui aura un impact négatif sur les espèces proies.
En effet les phoques ne trouvent plus de plaques de glace suffisamment épaisses pour se reposer, ils doivent donc migrer pour trouver des espaces sûrs où s'arrêter. Cette migration force les ours polaires à les suivre pour se nourrir alors que ces derniers ne migrent pas en temps normal. De même les renards polaires qui profitent des carcasses abandonnées par les ours se mettent à migrer pour suivre les ours.
Ainsi la fonte des glaces en arctique engendre une réaction en chaîne qui force plusieurs espèces à migrer pour survivre.
Le vent en Arctique
Été comme hiver, une masse d’air froid très dense stagne au-dessus de l’Arctique. C’est le faible éclairement solaire incident qui en est responsable. Ce « chapeau de froid » au dessus du pôle, très dense, est installé en permanence, créant une zone de haute pression. Cette masse d'air glaciale dense a tendance à s'écouler vers le sud ; dévié par la rotation du globe, cet écoulement donne naissance à des vents d'Est/Nord-Est aux hautes latitudes.
Le Jet Stream est un flux d'air rapide qui circule d'ouest en est à dix kilomètres d’altitude et qui sépare les masses d'air polaire des masses d'air tropicales. En principe en hiver, il se situe davantage vers le sud et en été, il remonte vers le nord. Cependant, il est observé que le Jet Stream devrait être beaucoup plus au nord à cette période-ci de l'année. Mais ce n'est pas le cas car il est déréglé par la fonte accélérée du pôle nord qui a pour effet d'augmenter les températures moyennes du nord.
Enfin, la diminution de la différence de température entre Equateur et pôles a pour effet que le Jet Stream descend plus bas vers le sud et ralentit dans son mouvement Ouest/Est. C’est à dire, son mouvement actuel est plus irrégulier et avec des amplitudes plus fortes.
Quand le vortex polaire et le Jet Stream se renforcent en hiver, ils forment des méandres qui peuvent descendre très au sud. C’est pourquoi, cette descente vers le Sud s’accompagne de dépressions et d'anticyclones de part et d’autre de ces méandres. Tous ces mouvements de pression, de par leur intensité, renforcent alors le Jet Stream au centre et assurent une descente plus importante vers le sud du continent.
On constate en effet que, si l’on se situe au Pôle Nord, le Vortex polaire changeant d’emplacement sur le globe (car dévié vers le Sud), cela entraîne un changement de direction du vent ressenti : il ne vient donc plus du Nord/Nord-Ouest mais plus du Nord/Nord-Ouest.
Cela nous permet donc de comprendre quels peuvent êtres les changement opérant au Pôle Nord en ce moment, confirmant donc les préoccupations des Inuits qui n’ont d’autre choix que de s’adapter à ces changements brusques.
L’ours polaire en danger ?
Le changement climatique ne serait en rien menaçant pour les populations d’ours polaire :
- Il vit depuis plus de 200 000 ans et a survécus a plusieurs période glaciaire et inter glaciaire où la température au Pôle Nord était supérieur de près de 5°C par rapport à aujourd’hui.
La fonte des glaces n’attend donc pas l’ours car celui-ci s’en rend compte au
printemps et migre ainsi vers l’intérieur des « terre ».
La perte de masse corporelle, la diminution du taux de survie des oursons, la diminution de la reproduction et de la croissance pourrait être dû à :
- La densité des populations ainsi qu’à la concurrence pour la nourriture avec d’autres populations d’ours
- De plus, l’ours polaire à une grande capacité d’adaptation quant à ses habitudes de chasse et peut ainsi faire face à des modes alimentaires d’abondance ou de famine.
- Laquelle nourriture, pourrait se voir augmentée par le réchauffement :
- réduction du manteau de glace créant un meilleur habitat pour les phoques, qui sont la principale nourriture des ours
- ainsi qu’une augmentation du temps d’ensoleillement des océans, donc plus de phytoplancton, ce qui augmenterait les sources d'autres nourritures.
Concernant les influences des interactions homme-ours polaire :
- certains troubles repérés chez les populations d’ours liées à la recherche scientifique et au tourisme : facteur de stress pour les populations d’ours.
- la chasse a été et est toujours un facteur des plus importants En effet, en 1940, il y avait tout juste 5 000 ours polaires dans le monde. Alors que la chasse est désormais réglementée, il y en a 25 000. Une grande part de la croissance de ces populations est attribuée aux restrictions dans la chasse aux ours polaires.
Les problèmes sociaux chez les Inuits
Impact des études scientifiques sur l’Ours polaire
L’ours polaire a un fort impact culturel sur les peuples inuit qui dépendent toujours de sa chasse pour survivre. Depuis une dizaine d’années, ce symbole des régions polaires est menacé.
La menace la plus imminente est le réchauffement climatique. En effet, nous produisons de plus en plus de gaz à effet de serre (gaz provenant notamment de la combustion du mazout pour le chauffage de nos maisons, ou de l’échappement de nos voitures) qui réchauffe l’atmosphère terrestre. Il réduit la couverture de glace de l’arctique, diminue la banquise et change le moment de la prise des glaces. Les ours voient donc leur période de chasse écourtée et ne parviennent pas à stocker suffisamment de graisse pour l’hiver, ce qui est problématique pour les femelles qui ne pourront pas mettre bas.
Autre menace, la contamination chimique. En effet, dans les épaisses couches de graisses qui les protègent naturellement du froid et de la faim, ils stockent des centaines de produits chimiques fabriqués par l’homme (pesticides organochlorés). Le processus est simple mais dramatiquement efficace, les matières toxiques rejetées en mer sont consommées par les petits organismes marins, qui sont mangés par les poissons qui sont eux même mangés par les phoques nourriture favorite de l’ours polaire, ce qui induit des problèmes de foie et de rein.
Ensuite, l’homme investit le territoire des ours polaires pour l’exploitation de pétrole et de gaz. Les opérations en mer notamment posent d’importants problèmes par des pertes et des fuites ou déversements de pétrole qui salissent la mer et la banquise. Cette pollution impact leur fourrure et son pouvoir isolant en diminuant sa capacité, l’ours doit donc utiliser plus d’énergie pour garder sa température.
Cette forte activité sur la banquise, les constructions, le trafic, le transport et les explosions perturbent aussi leur habitat.
Enfin, le mercure qui s’accumule de façon inquiétante en Arctique. Il provient du rejet de certaines activités humaines dont l’exploitation minière. Le vent le fait retomber sur la banquise sous forme de pilule. Avec l’accélération du rétrécissement de la banquise due au réchauffement climatique, la contamination par le mercure progresse à une allure foudroyante.
La fonte du permafrost en Arctique
Avec le réchauffement climatique, la température est plus souvent supérieure à 0°C, ce qui entraîne l’augmentation du dégel de la couche supérieure du permafrost, dite « couche active ».
Ce qui entraîne une diminution de la banquise,de ce faite la nourriture et l'habitat des inuits se détruit grandement.
Avec l'augmentation du méthane et du CO2, l'habitat et l'air des inuits sont devenus mauvais car on peut voir qu'au total, les terres arctiques renfermeraient quelque 1.700 milliards de tonnes de carbone. Soit l’équivalent de 200 ans d’émissions de CO2.
De ce faite, en fondant, le permafrost dégage ces 2 gaz dangereux pour l'homme et les inuits, son habitat mais aussi pour les animaux.
Lorsque par exemple les bâtiments sont mal conçus, la chaleur se transmet au sol et fait fondre le pergélisol. Ensuite, les bâtiments se déforment et s’affaissent.
La température moyenne des zones arctiques augmentait de 2,5°C entre aujourd’hui et 2040 par rapport a la dernière période connue de 1984 à 2004, le permafrost relâcherait 110 à 231 milliards de tonnes équivalent CO2, ce qui affaiblira encore plus les modes de vies des inuits et des animaux de la banquise, qui est la principale sources de nourritures des inuits.
Et en allant toujours plus loin, avec une augmentation de 7,5°C entre aujourd’hui et 2100, on passerait à une quantité de 850 à 1.400 milliards de tonnes ce qui arrivera a terme a la destruction de la banquise, des animaux et au final des inuits..
Cette matière organique qu'est le permafrost fond, elle relâche lentement tout le carbone qui y a été accumulé et ainsi neutralisé au fil des siècles.
Une fois que ça a commencé à fondre, le processus est
irréversible.
Il n'y aucun moyen d'y remettre le carbone qui s'en est dégagé. Et ce
processus persiste durant des siècles
, car cette matière reste très froide et se décompose lentement. Comme ce processus est irréversible, les animaux de la banquise et les inuits
perdront leurs habitats et leurs nourritures.
Ce qui est préoccupant, c'est que la température des zones arctiques abritant ce permafrost devrait
augmenter deux fois plus rapidement
que sur l'ensemble du globe.
Une hausse mondiale de 3°C en moyenne aboutirait donc à une augmentation de 6°C dans l'Arctique, ce qui se traduirait par
la disparition de 30 % à 85 % du permafrost proche de la surface.
Ce qui entraînerait par la suite le même résultat, la
disparition
des inuits, des animaux et de la banquise.
Variations de la durée du jour en Arctique
La nuit polaire est un phénomène astronomique du à l'obliquité de la terre sur son axe de rotation et à la révolution de celle-ci autour du soleil. Ce phénomène est à l'origine de la définition géographique des cercles polaires.
Les inuits semblent observer une augmentation de la durée de l'aube polaire depuis plusieurs années à des périodes fixes.
Quels phénomènes pourrait être à l'origine de ce constat ?
Les scientifiques ont montrés depuis plusieurs années que l'axe de rotation de la terre était susceptible de varier.
Ceci est du au phénomène de précession (voir figure 2)qui est intimement lié à la vitesse de rotation de la terre. Si la terre ralentit, l'obliquité de la terre est susceptible de se transformer et donc d'avoir un impact sur les nuits polaires.
Le ralentissement de la vitesse de rotation de la terre est essentiellement du à l'éloignement de la lune. Depuis sa création la lune s'éloigne à une vitesse de 3,8 cm par an. Cet éloignement entraîne un ralentissement de la terre dans sa rotation du fait de la diminution des interactions gravitationnelles entre les deux planètes.
Cependant ces phénomènes prennent de l'importance à l'échelle de plusieurs milliards d'années et les changement observés sont à l'échelle d'une ou deux générations chez les inuits. Il semble donc qu'ils n'expliquent pas complètement ces observations. Or personne n'évoque d'autre phénomène et ne s'intéresse d'autant plus à ce que ce peuple semble voir. Il n'est donc pas possible concrètement à l'heure actuelle d'expliquer l'augmentation la durée de l'aube polaire.
Les courants marins en Arctique
Dérèglement des courants marins qui à priori pourraient, par des conséquences directes, nuire au mode de vie des Inuits.
Cependant, qu'en est-il des conséquences indirecte liées à la perturbation des courants marins ? Il paraîtrait que leur disparition aurait participé à provoquer la dernière glaciation il y a plus de 20000 ans.
D'un point de vue plus général, quels seraient donc les conséquences d'une nouvelle aire glaciaire sur nos sociétés modernes ? Serions nous capable de nous adapter ?
La chasse au Phoque
Tout d'abord, les phoques jouent une rôle très important dans la culture inuits.
Ils sont une source de nourriture pour les familles et la communauté.
Ils fabriquent des vêtements traditionnels, des moufles, des bottes en peau de phoques qui protégeront les chasseurs du froid.
Ils constituent parfois également des sources de revenus, par la vente des peaux des animaux chassés ou la production d’objets artisanaux sculptés dans des os ou de l’ivoire par exemple.
La graisse de phoque permet de résister aux conditions climatiques les plus rudes mais peut aussi servir de combustible.
Il faut savoir que les inuits chassent le phoque depuis des milliers d'année pour survivre dans le froid, et c'est l'une des raisons que leur communauté existent encore.
Le chasseur a un grand respect pour l'animal abattu, et pour apaiser son esprit, il lui verse quelques goutte d'eau ou un peu de neige dans la gueule en prononçant des paroles rituelles.
C'est grâce aux vêtements fait de peau de phoque que les inuits peuvent s'isoler du vent et du froid durant des longues heures d'attente dans l'immobilité
Ils se postent immobiles pendant des heures en attendant qu'un phoque viennent respirer par un trou creusé dans la banquise.
Aujourd'hui dans de nombreux pays la chasse aux phoques est interdit car elle a été comparé a «  l'abattage d'animaux de boucherie » du fait qu'ils sont tués à l'arme à feu, soit battus à l'aide d'un gourdin pourvu d'une pointe en métal, appelé hakapik.
Cependant, le Canada conteste cette interdiction devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), car la diminution des revenus générés par les peaux de phoques entraîne actuellement des répercussions sur les communautés inuits.
En effet, ils vivent grâce la chasse aux phoques. Ils ne chassent que ce dont ils ont besoin pour nourrir leur communauté.
Si il n'y avait qu'eux pour la chasse aux phoques, l'animal ne serait pas en danger et le peuple inuit affirment que l'espèce ne sera jamais en voie de disparition.
Il a été alors dit que d'après la loi sur les pêches au Canada,un Inuit peut pêcher sans permis à des fins alimentaires, sociales ou rituelles les phoques, les cétacés et les morses.
Traditions et changement climatique chez les Inuits
Pollution au mercure en Arctique
Orlane VALLEE
Anne - Sophie BOUGLOUAN
Louise BRIENS
Alexandre DE TROGOFF
Marie HELLEGOUARCH
Perrine JEZEQUEL
Mathieu JULE
Tifenn LE GAL
Florène MILLAT - CARUS
Maddy PEDRONO
Maël PERISSAT
Roxanne PLEDEL
Nicolas POULIN
Lola SOUSA
Festival des Pêcheurs du Monde
La préoccupation des Etats - Unis
On constate, en premier lieu, de 1975 à 1996 une superficie de glace sensiblement identique (allant de 2,7 à 3 millions de milles au carré). En 1990, on peut remarquer, tout de même, une cassure puisqu’elle descend à 2,4 millions mi². (mi² : milles au carré)
on constate une lente chute de la superficie de la banquise de 1997 à 2006.
Puis de 2006 à 2013, la calotte glacière n’a cessé de diminuer.
Avec deux dates inquiétantes :
 - 2007, où la superficie est de 1,7 millions mi²
 - 2011, où elle est de 1,4 millions mi²
La préoccupation canadienne
En 2011, l’étendue de la couverture de glace avait atteint son 2ème niveau le plus bas : 4, 33 millions de km², d’après Environnement Canada et NSNID (National Snow and Ice Data Center) soit 310 000 km² de plus que le niveau minimale des eaux couvertes par les glaces constaté en 2007. Cette fonte record avait surpris la communauté scientifique car les conditions météorologiques et océaniques n’étaient pas aussi chaudes qu’en 2007.
La glace avait alors fondu sur le passage du Nord-ouest du Canada et de la mer du Nord, ainsi que sur une grande partie de la mer de Beaufort, au nord de la frontière entre le Yukon et l’Alaska. D’après le Service canadien des glaces, l’étendu des glaces de mer dans les eaux plus au large et plus profondes sur l’itinéraire nord était à leur niveau le plus bas depuis 2011.
Selon certains pêcheurs de l’époque, les derniers hivers était les pires pour la pêche depuis 1971, la glace étant trop mince et trop molle pour supporter des cabanes de pêcheurs. De plus, à la fin du mois de mars, seuls quelques bateaux pouvaient pénétrer dans le golfe de Saint-Laurent pour chasser sur les petits bancs de glaces. La fonte s’était également produite plus rapidement que la normale, ce qui avait entraîné la noyade de centaines de blanchons.
En 2004, lors du conseil de l’Arctique qui se tenait en Islande, huit nations : le Canada, les Etats-Unis, les pays scandinaves, la Russie et l’Islande ont débattu sur la fonte des glaces en Arctique. Ils ont appelé à prendre des mesures effectives pour lutter contre le réchauffement climatique.
Un rapport remis par près de 300 scientifiques annonce la disparition total de glaces en Arctique pour 2070. Cependant, le conseil n’a pas pris des mesures qui auraient pu être contraignantes pour les Etats-Unis telle que celles sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
La diminution de la glace en Arctique est bien une réalité. Les Inuits entendus dans le documentaire avaient donc tout à fait raison. Cette fonte est due au réchauffement climatique. Et comme l’a indiqué la communauté scientifique, il y 9 ans, il n’y aura peut-être plus de glace en Arctique en 2070 si l’on n’agit pas à temps.
Freddy JEAN
-
Problème pour s'approvisionner 
: les Inuits ne peuvent se passer de leur country food (phoques, caribous, ours, poissons...) Ici, la nature est leur supermarché ; la glace est leur moyen de transport, un outil pour survivre, où ils peuvent aller chasser ou pêcher en toute sécurité."
-
Problème avec la fonte du permafrost et des glaces 
: Les Sols sont de plus en plus mouvant. L'année dernière, il n'y a pas eu la bonne neige pour apprendre aux jeunes à faire des igloos.
- Adaptation dû à la fonte du permafrost 
: Les inuits travaillent sur un plan d'action pour modifier leurs comportements. Adapter par exemple les normes de construction pour prendre en compte la fonte du permafrost, ce sol théoriquement gelé en permanence. Son dégel accéléré est préoccupant pour les bâtiments sur pilotis. Même ancrées profondément, les fondations de certains se retrouvent au niveau d'un sol de plus en plus mouvant.
-
Changement de régime alimentaire
 : baisse de la population de lemmings (qui représentent le régime de base du renard arctique, une espèce de choix pour les chasseurs) peut changer les traditions de chasses et d'alimentation. Mammifères marins, y compris les ours polaires, les morses et les phoques, ainsi que les espèces d'oiseaux marins qui dépendent de la glace pour survivre, risquent d'être en voie de disparition. La culture inuits et la relation des Inuits avec la nature étant uniquement liées à l'écosystème arctique, Ils sont donc directement touchés par ce qui arrive aux espèces. 
- Faire face à la disparition de savoir-faire et lieu de mémoire
 : Le savoir traditionnel, représentation de leur vision du monde, transmis de génération en génération, se perd. Le changement climatique n'est pas un problème théorique lointain que les générations futures auront à résoudre. C'est un problème réel qui existe déjà dans l'Arctique, région qui s'efforce de s'adapter à ses effets. Les communautés font face à la disparition des sites historiques, à la dégradation des lieux de sépulture, à la déstructuration des communautés et à leur relocalisation.
- Risque d'accentuation du phénomène dû à la mondialisation 
: Possibilité d'une nouvelle route maritime, dû à la fonte des glaces. Ce qui pourrait fragiliser fortement cette région unique qui se verrait exploiter par les puissances du monde pour leurs richesses minérales.
- Traditions météorologique chez les inuits
: Dès le plus jeune âge, les enfants étaient invités à suivre de près les indications et les fluctuations météorologiques. Leurs parents exigeaient d’eux, alors qu’ils n’étaient encore que des enfants, de sortir chaque matin de l’igloo ou de la maison afin de humer le vent, d’examiner le ciel et les étoiles et ainsi permettre aux adultes d’évaluer la situation. Mais le changement climatique rend le temps instable et imprévisible, la tradition se perd.
- Perte d'activités traditionnelles comme la chasse
: Les animaux qu'ils chassent ou pêchent sont contaminés. Si on les incite à renoncer à la chasse, ils ne tarderont pas à perdre leurs connaissances culturelles de l'environnement et à oublier leurs techniques. Et, du même coup, ils perdront leurs outils et leurs vêtements traditionnels
Thomas TEXIER
Le Nunavut est victime de nombreux problèmes sociaux.
Ces problèmes étaient pour la plupart déjà présents avant la création de l’état fédéral.
La proclamation de l’état du Nunavut aurait dû à terme régler certains problèmes sociaux. Mais ceux-ci persistent. Pour White, le Nunavut est actuellement un échec.

Problèmes sociaux persistants :
Problèmes de logement : la demande est bien plus importante que l’offre
Problèmes de décrochage scolaire qui entraine un faible taux d’individu qualifiés et donc du chômage, environ 22,9% en 2004.

Un taux très important de suicide, (4 fois plus que dans le reste du Canada).
A mettre en lien avec l’importante consommation d’alcool et plus largement de stupéfiants.
Le Nunavut atteint aussi des niveaux record de criminalité et de violence.

Le problème est actuellement encore mal compris. Les chiffres alarmants sont la, mais les actions manquent. Les Inuits ont vécu un déracinement : ils se sont assimilés à la culture occidentale, perdant la leur. Actuellement, les Inuits sont dans un « entre deux » Ils sont parfaitement adaptées à la culture occidentale, sans vraiment l’accepter, et ils ont perdus leur culture traditionnelle.

White propose de s’appuyer sur l’exemple du Groenland qui selon lui tend à réussir son acculturation.
Mercure
: composé chimique très dangereux pour les êtres vivants, considéré comme l’un des polluants les plus préoccupants au niveau mondial. Depuis la révolution industrielle, la concentration en mercure a augmenté de 2 à 3 fois dans la glace et de 10 fois chez les grands prédateurs comme le phoque ou l’ours.
Le mercure atmosphérique :

- provient d’abord de phénomènes naturels comme les éruptions volcaniques ou l’érosion du sol

- mais surtout issu de l’activité anthropique (combustion de matières fossiles = 50% des émissions totales mondiales)

- le mercure est transformé et libéré sous sa forme métallique dans l’atmosphère où il va séjourner pendant un an avant d’atteindre l’Arctique
Phénomènes de la contamination de l’Arctique par le mercure
- Les « pluies de mercure»
Une fois au sol :

Le manteau neigeux fond -> le mercure se déposer à la surface de l’eau -> liaisons avec des particules solubles -> emporté jusqu’aux sédiments au fond de l’eau -> intervention de phénomènes biologiques = méthylmercure, forme toxique ! -> contamination des écosystèmes aquatiques.
Effets sur l’environnement

- Mercure = neurotoxine dangereuse pour le système nerveux et endocrinien des vertébrés (manque de coordination, incapacité de se nourrir, plus de sensibilité aux maladies, problèmes de fertilité, …).

- Méthylmercure assimilable par les organismes : phénomène de bioaccumulation qui contamine toute la chaine alimentaire avec phénomène de bioamplification.

- Contamination de l’homme qui est le dernier maillon de la chaine alimentaire.
Inuit Knowledge and Climate Change
Zacharias Kunuk, producteur Inuit, et Ian Mauro, géographe et documentariste ont fait équipe avec la communauté Inuit afin de filmer et de faire un documentaire sur les connaissances et les expériences des Inuits sur le changement climatique.
Ce documentaire, filmé entièrement en langue Inuktut, est une première mondial. Il emmène le spectateur sur le terrain avec les aînés des Inuit ainsi que les chasseurs afin d'explorer les impacts sociaux et écologiques du réchauffement de l'Arctic. Ce film inoubliable nous fait apprécier la culture Inuit, nous fait prendre conscience des changements climatiques de la terre et nous montre comment les Inuit s'y adaptent.
Les paysages arctiques évoluent plus vite que n’importe quel autre écosystème de la planète. Le permafrost qui fond, les glaciers qui disparaissent, les rivières qui se déchaînent, les ponts qui rompent, les maisons qui tremblent, les pluies acides provoquées par les industries du « Sud », la viande de caribou contaminée, la nourriture souillée par le mercure, et les ours condamnés à mourir de faim. Mais d’autres pensent que les ours survivront aux changements en cours. Comme les Inuits : « Notre monde continue de changer et nous devons apprendre à nous adapter. ».
Franck LALLIER
Vincent GUILLEMOT
Full transcript