Solutions
Pricing
Log in
Teams
Get started
Log in
Get started
Quelques minutes pour comprendre...L'économie
VE
by
Valence ESSSE
·
432 views
·
Updated Dec 21, 2020
Share
Embed
Re-use content
Create your own
Chapitre 1 Un monde malade
Audio Transcript
Auto-generated
00:00 - 00:03
bonjour quelques minutes pour comprendre l'économie.
00:04 - 00:07
Alors, comme je l'ai dit précédemment en introduction, si on
00:07 - 00:11
veut comprendre les véritables mécanismes économiques qui régissent le monde
00:11 - 00:15
aujourd'hui, faut-il déjà comprendre les grands enjeux du monde actuel.
00:16 - 00:19
En effet, nous sommes dans des sociétés qui sont en
00:19 - 00:23
perpétuelle mutation et le monde actuel est confrontéà trois
00:24 - 00:27
contrite crise sur lesquels il faut avoir un oeil particulièrement
00:28 - 00:31
averti si on veut véritablement en comprendre les enjeux.
00:32 - 00:34
La véritable question qui se pose aujourd'hui, c'est.
00:35 - 00:38
Sommes nous dans un monde malade et surtout dans un
00:38 - 00:42
monde malade de première maladie que l'on peut facilement identifier?
00:44 - 00:46
Ce sont les défis du changement climatique.
00:47 - 00:50
Parce que ce changement climatique un réel impact sur le
00:50 - 00:54
fonctionnement de l'économie mondiale et donc indirectement sur le fonctionnement
00:55 - 00:56
même des sociétés humaines.
00:57 - 01:01
Alors quand on parle de changement climatique, soyons des.
01:03 - 01:07
Il y a une unanimité scientifiques sur cette question et
01:07 - 01:12
j'insiste bien les journalistes, par le réchauffement climatique, les scientifiques
01:12 - 01:15
qui ont plutôt parler de changement climatique parce que derrière
01:15 - 01:19
ce changement climatique, ce n'est pas forcément qu'un problème de
01:19 - 01:24
réchauffement. Alors ce réchauffement climatique, il induit, euh beaucoup de
01:24 - 01:28
phénomènes, les phénomènes de catastrophe naturelle, une multiplication des tempêtes
01:29 - 01:29
et ouragans.
01:30 - 01:34
Changement euh des courants marins qui là aussi pour le
01:34 - 01:39
transport maritime, va induire des choses complètement nouvelles.
01:39 - 01:42
Mais il pose des questionsà l'économie beaucoup plus profond.
01:43 - 01:44
La première, c'est celle de l'agriculture.
01:46 - 01:47
Je vais prendre un exemple extrêmement simple.
01:47 - 01:50
Prenons un pays comme la France c'est-à-dire un pays qui
01:51 - 01:53
a une autosuffisance alimentaire.
01:54 - 01:55
Cette auto suffisance alimentaire.
01:56 - 01:59
Elle repose essentiellement sur la culture des céréales et plus
01:59 - 02:02
particulièrement alors qu'en France c'est très simple.
02:03 - 02:06
La limite géographique du blé, l'amitié sensiblement.
02:07 - 02:10
Euh vingt au nord de Valence, en France, nous sommes
02:10 - 02:13
sur les grandes terres céréalières au sud, plutôt sur une
02:13 - 02:15
agriculture de type méditerranéen.
02:17 - 02:22
Si l'on regarde et projection de l'augmentation des températures dans
02:22 - 02:25
les quelques décenniesà venir, on sait d'ores et déjà
02:26 - 02:29
que cette limite du blé, elle, va monter vers le
02:29 - 02:32
Nord en France, mais bien évidemment aussi dans tous les
02:32 - 02:33
pays du monde.
02:34 - 02:36
Si l'on prend les schémas les plus extrêmes, on pourrait
02:36 - 02:40
même imaginer une limite de blé en heure de Paris.
02:41 - 02:43
À partir de là, c'est tout le modèle économique.
02:43 - 02:47
C'est tout le modèle agricole qui devra être profondément repensé
02:48 - 02:51
et ça induit bien évidemment la remise en cause même
02:51 - 02:53
du principe de sécurité alimentaire.
02:54 - 02:56
On penseà d'autres pays, comme la Russie ou les
02:56 - 03:00
Etats Unis, qui devront faire face exactement au même type
03:00 - 03:02
de donc cet ancien agricoles.
03:03 - 03:06
Il est directement lié au changement climatique et ce n'est
03:06 - 03:10
pas un enjeu des plus d'un deux problématiques.
03:11 - 03:13
C'est celle qui va être lié aux migrations humaines.
03:14 - 03:17
On sait que ce risque de changement climatique va être
03:17 - 03:21
à l'origine d'une montée des eaux océaniques suiteà la
03:21 - 03:23
fonte de l'Antarctique et de la.
03:24 - 03:27
Alors il y a plusieurs scénarios, euh qui sont possibles.
03:28 - 03:29
Mais on sait d'ores et déjà que beaucoup de villes
03:30 - 03:34
côtières et beaucoup de territoires seront submergés dans les décennies
03:34 - 03:34
qui viennent.
03:35 - 03:39
Alors, sans tomber dans une logique euh forcément apocalyptique, il
03:39 - 03:41
faut déjà prendre en compte une réalité très simple.
03:42 - 03:46
Quatre-vingts pour cent des grandes agglomérations mondiale se situe en
03:46 - 03:47
bordure littorale.
03:48 - 03:51
Certaines villes, on peut imaginerà Marseille, en France, Toulon,
03:51 - 03:55
Nice. Ca, le reste est Ce sont des villes qui
03:56 - 03:59
devront faire faceà cette montée des eaux,à tout
03:59 - 03:59
le moins du monde.
04:00 - 04:01
Ça se joue complètement différemment.
04:02 - 04:06
Les Maldives connaissent ces dernières années ce qu'on appelle les
04:06 - 04:10
premiers réfugiés climatiques c'est-à-dire des gens qui vivaient sur de
04:10 - 04:14
petites villes qui aujourd'hui ont été submergées par les eaux.
04:14 - 04:17
Essayez de projeter tout simplement le même phénomène aux zones
04:17 - 04:18
les plus peuplées du monde.
04:19 - 04:21
Je penseà la Chine là aussi quatre-vingts pour cent
04:21 - 04:23
des chinois habite sur des zones côtières et tout simplement
04:24 - 04:25
parce qu'ils n'ont pas le choix.
04:25 - 04:27
Le reste du pays n'est fait que de montagnes et
04:28 - 04:31
de désert impropreà l'habitation humaine.
04:31 - 04:33
Que vont devenir ces gens-là?
04:34 - 04:36
Il faut donc s'attendreà des migrations humaines d'une envergure
04:37 - 04:38
complètement nouvelle.
04:38 - 04:41
On peut aussi penser aux pays du Maghreb qui dans
04:42 - 04:44
très rapidement, dans les décennies qui vont venir, vont se
04:44 - 04:47
retrouver piégé contre une montée des eaux de la Méditerranée
04:48 - 04:48
et le Sahara.
04:50 - 04:53
Là aussi la solution sera fin, celle de Mike, il
04:53 - 04:55
n'y en aura tout simplement pas d'autre.
04:55 - 04:57
Alors quelle réponse donnerà ces migrations?
04:58 - 05:01
Ça, c'est bien évidemment une question politiqueà un pack
05:01 - 05:03
très largement et comme le tien.
05:04 - 05:05
Autre problématique.
05:05 - 05:08
L'intrusion d'espèces exotiques qui là aussi il a joué des
05:08 - 05:10
choses sur une question économique.
05:11 - 05:13
Nous avons eu par exemple dans la Drôme, ces dernières
05:14 - 05:17
années, l'invasion d'un papillon, la pyrale du buis qui a
05:17 - 05:20
fait des dégâts considérables au sein de la végétation.
05:21 - 05:25
Théoriquement, cette espèce ne peut pas vivre sous nos latitudes.
05:26 - 05:29
Mais là aussi, un simple petit dérèglement climatique a suffi
05:29 - 05:32
à cette espèce invasive de pouvoir faire.
05:32 - 05:35
Alors il en existe beaucoup d'autres, que ce soit dans
05:35 - 05:38
le monde animal ou dans le monde végétal, mais qui
05:38 - 05:40
remettent en cause aussi tout un système.
05:42 - 05:45
Il y a cependant une question beaucoup plus grave qui
05:45 - 05:48
est celle des épidémies et des pandémies, très lié au
05:48 - 05:48
changement climatique.
05:50 - 05:53
Voilà déjà quelques années que je fais secours, euh sur
05:53 - 05:57
l'économie et où j'explique que aujourd'hui, euh, le réchauffement climatique,
05:58 - 06:01
l'apparition de nouveaux virus sont un enjeu absolument majeur.
06:02 - 06:05
Et d'autant plus que ces virus circule aujourd'huià la
06:05 - 06:08
vitesse des hommes c'est-à-direà la vitesse des Je prends
06:09 - 06:13
un exemple historique au quatorzième siècle, la grande épidémie de
06:13 - 06:17
peste noire qui a décimé euh lEurope, a misà
06:17 - 06:20
peu près une cinquantaine d'années pour partir d'Asie et arrivée
06:20 - 06:22
sur le territoire européen.
06:23 - 06:27
Aujourd'hui, un simple virus rapidement toucher tous les coins du
06:27 - 06:29
monde en quelques heures.
06:29 - 06:30
Alors plusieurs enjeux.
06:30 - 06:32
Parce que le premier enjeu, il y a tout simplement
06:32 - 06:37
les organismes biologiques ne peuvent pas trouver les réponses immunitaires
06:38 - 06:41
aussi rapidement et qu'à partir de là, ce que nous
06:41 - 06:44
avons vécu avec le Koweït isnos est quelque chose qui
06:44 - 06:47
peut bien évidemment se reproduire dans les années qui viennent
06:47 - 06:49
et peut-être sous des formes beaucoup plus gras.
06:50 - 06:52
On en voit très largement l'impact économique.
06:52 - 06:59
Aujourd'hui, nos sociétés doivent se préparer assez éventualité, là assez
07:00 - 07:02
éloignée euh du problème climatique.
07:03 - 07:04
Le monde aujourd'hui les malades.
07:04 - 07:07
Un autre problème, mais qui est largement sous estimé, qui
07:07 - 07:09
est celui de la bombe démographique et qui est même
07:09 - 07:14
un problème qui n'est que très, très peu, mais ou
07:14 - 07:17
un schéma relativement simpleà reculons dans le temps.
07:18 - 07:20
On recule de sensiblement en arrière.
07:21 - 07:23
À partir de là,à cette époque, on estime alors
07:24 - 07:27
bien évidemment, ce sont des statistiques que l'espèce humaine avait
07:28 - 07:33
dû atteindre son premier million d'individus, beaucoup plus proche de
07:33 - 07:34
nous en dix huit cent.
07:34 - 07:38
Fort simplement, l'espèce humaine a dû atteint son premier milliard
07:38 - 07:42
d'individus. En clair, il nous a fallu dix mille ans
07:42 - 07:45
pour passer de un million de personnesà un milliard
07:45 - 07:47
de en mille neuf cent.
07:48 - 07:51
Cent ans plus tard, la population mondiale est de deux
07:51 - 07:57
milliards d'individus aujourd'hui, elle est sensiblement de sept virgule cinq
07:57 - 07:59
milliards d'individus sur.
08:00 - 08:03
En clair, en deux cents ans, nous avons multiplié la
08:03 - 08:06
population mondiale par sept virgule cinq.
08:06 - 08:09
Alors il y a un élément extrêmement révélateur, illustré cette
08:10 - 08:15
CETTE. Si nous pouvions additionnez tous les morts de l'histoire,
08:16 - 08:20
le nombre on obtiendrait seraient bien en dessous du nombre
08:21 - 08:22
de personnes vivant aujourd'hui.
08:23 - 08:25
L'espèce humaine, la jeune étaient aussi nombreuses.
08:26 - 08:26
Et le phénomène?
08:28 - 08:30
Alors? Ça pose une question.
08:31 - 08:34
Parce qu'elle est très liée au phénomène de hausse de
08:35 - 08:35
l'espérance de vie.
08:36 - 08:39
Évidemment, en mangeant mieux, nous sommes mieux soigner.
08:39 - 08:41
Nos conditions de travail sont bien meilleures auparavant.
08:42 - 08:45
Età partir de là, le phénomène est absolument évident.
08:46 - 08:48
Aujourd'hui, nous sommes sur des espérances de vie élevé.
08:48 - 08:51
Reconnaît qu'en France, au salon pour l'année mille neuf cents,
08:51 - 08:54
l'espérance de vie moyenne était d'une petite cinquantaine.
08:56 - 08:58
Mais le risque, c'est tout simplement le risque de rupture
08:59 - 09:02
écologique alors qu'on connaît le seuilà ne pas dépasser
09:03 - 09:05
un seuil qui a été calculé il y a déjà
09:05 - 09:07
une soixantaine d'années par des statisticiensà.
09:09 - 09:11
On sait qu'au delà de dix virgule quatre milliards d'individus,
09:12 - 09:17
cette planète n'a pas les ressources écologiques nécessaires et la
09:17 - 09:20
science ne pourra pas nous sauver De fait, euh réalité
09:20 - 09:24
là, on peut penser tout simplement des ressources comme l'eau
09:24 - 09:28
potable. Alors euh, ce chiffre de dix virgule quatre milliards
09:28 - 09:31
d'années, nous allons latin dans les vingt ans qui viennent.
09:32 - 09:36
Alors qu'en est-il véritablement que fait-on euh, comment répondreà
09:36 - 09:40
cette problématique et qu'il n'y a pas de réponse aujourd'hui
09:40 - 09:45
Politique, les seules techniquement réalisable, passerait par un contrôle des
09:45 - 09:48
naissances, mais un contrôle des naissancesà l'échelle de toutes
09:48 - 09:49
les sociétés humaines.
09:50 - 09:53
Je voulais bien imaginer les enjeux politiques, idéologiques, religieux.
09:54 - 09:56
Derrière tout ça, on est faceà un défi qui
09:57 - 10:00
est absolument et faceà l'ensemble de ces deux défis
10:01 - 10:04
bas-rhinois, se retrouver dans une situation de crise idéologique profonde.
10:06 - 10:09
Le monde d'aujourd'hui, il est dans une situation que l'on
10:09 - 10:11
n'avait pas vu depuis les années mille neuf cent vingt
10:12 - 10:14
mille neuf cent trente, c'est-à-dire que faceà une crise
10:15 - 10:21
économique, une crise écologique, une crise démographique, c'est aussi tout
10:21 - 10:23
simplement une crise des idées.
10:23 - 10:26
Et bien on voit deux grands types de phénomènes se
10:27 - 10:28
détacher dans notre monde.
10:28 - 10:34
Donc le premier euh phénomène, c'est tout simplement le retour
10:34 - 10:35
des démarches.
10:36 - 10:36
Alors qu'est ce que j'entends?
10:37 - 10:39
Par démagogie euh ce sont tout simplement euh une tendance
10:40 - 10:44
politique Affaire de l'Ingouchieà dire exactement ce que les
10:44 - 10:47
gens veulent entendre en clair euh je vais augmenter les
10:47 - 10:51
salaires, je vais réduire les impôts, je vais redorer le
10:51 - 10:55
blason de mon pays est est et on voit que
10:55 - 10:55
c'est démago.
10:56 - 10:58
Aujourd'hui il se trouve un peu partout dans le monde.
10:58 - 11:01
Un bon sonar au Brésil a donné le trente.
11:01 - 11:05
Bien évidemment aux Etats Unis, on peut interroger un Boris
11:05 - 11:11
Johnson au royaume-uni qui a beaucoup de dérives démagogiques ou
11:11 - 11:16
alors d'autres formes sensiblement euh différentes, qui vont plutôt se
11:16 - 11:21
tourner vers une forme d'autoritarisme comme Poutine en On est
11:21 - 11:26
très très loin d'une émergence d'une démocratie dans ce début
11:26 - 11:29
de monde du vingt et unième siècle et l'autre tendance
11:30 - 11:32
qui est là aussi peut être la plus dangereuse de
11:32 - 11:35
toutes ces un repli vers des idéologies d'extrémisme religieux.
11:36 - 11:38
Et ça aussi, c'est un phénomène qui a toujours existé
11:39 - 11:42
dès qu'une société, malgré quelques très très porte l'avenir, elle
11:42 - 11:44
a tendanceà se replier vers un passé et repassé,
11:45 - 11:50
euh qui est généralement très largement idéalisé, avec une potentialité
11:51 - 11:55
euh de terrorisme, une potentialité de haine de l'Occident et
11:56 - 12:00
des modèles qu'il représente et face auquel les sociétés occidentales
12:00 - 12:02
n'ont que très peu de réponses.
12:03 - 12:05
Au final, il est très facile de tuer un homme
12:05 - 12:05
ou de tuer plusieurs.
12:06 - 12:09
Il est extrêmement difficile de lutter contre une idée, une
12:09 - 12:13
idée. Vous ne la tuait jamais, sauf peut-être dans la
12:13 - 12:16
durée. Voilà sensiblement, euh, l'état du monde aujourd'hui.
12:16 - 12:20
Alors là, l'idée n'est pas d'avoir une vision euh complètement
12:21 - 12:22
apocalyptique de la situation.
12:23 - 12:26
Les sociétés humaines ont toujours montré leur capacitéà répondre
12:27 - 12:28
leur capacitéà trouver des solutions.
12:29 - 12:31
Mais pour ceci, il faut se laisser le temps de
12:31 - 12:36
penser, d'agir, mais aussi de pouvoir être en capacité de
12:36 - 12:37
changer les sociétés.
12:38 - 12:40
Et c'est peut être là aujourd'hui où la vraie difficulté
12:41 - 12:41
se situe.
See full transcript