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Ecritures non-linéaires et transmedia

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Florent Maurin

on 27 January 2014

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Transcript of Ecritures non-linéaires et transmedia

Ecritures non-linéaires
et transmedia

Transmedia :
tout commence
par une
histoire

A l'âge du web, des réseaux sociaux et de la connexion permanente, les usages évoluent.
Le public veut de plus en plus avoir le sentiment de « faire partie » de l’histoire qu'on lui raconte.
Les définitions
Un marché
émergent
Deux
écoles,
deux
philosophies
Transmedia
et documentaire
Une histoire transmedia se veut plus profonde, plus riche qu'une histoire "classique" :
construite avec le public en tête, elle est en orbite autour de lui
elle lui propose un univers cohérent
elle lui permet de se sentir impliqué dans les événements
Objectif final : lui offrir une expérience mémorable.
Le transmedia est l’espace à la limite entre réalité et fiction.
Par exemple :
les entreprises mentionnées dans un film ont (peuvent avoir) un vrai site web
les emails et numéros de téléphone que vous pouvez apercevoir sont peut-être fonctionnels...
les personnages « existent » sur les réseaux sociaux – on peut parfois même les rencontrer IRL…

Ainsi, l’expérience globale est supérieure
à la somme de ses parties.
1991
Marsha Kinder (prof. d’analyse culturelle
à l’université de Californie du sud) invente le mot dans son livre Playing with Power.
« Intertextualité transmedia » : des œuvres
dans lesquelles les personnages apparaissent sur plusieurs média (en l’occurrence, les Tortues Ninja).
Aujourd’hui, on désigne ce phénomène sous le terme de « franchise ».
2003
Henry Jenkins est considéré comme le « père » du concept moderne de transmedia (notamment dans son livre Convergence Culture). Il en donne cette définition :

La narration transmedia est un processus qui consiste à disperser de façon systématique sur plusieurs canaux de distribution l’intégralité des éléments qui composent une même fiction. Le but de ce processus est de créer une expérience de divertissement unifiée et coordonnée. Dans l’idéal, chaque média doit apporter une contribution unique et originale au déroulement de l’histoire.
2010
Définition « officielle » du transmédia:
celle établie par la Producer’s Guild of America
Une franchise transmedia consiste en :
Au moins trois lignes narratives au sein d’un même univers fictionnel
Sur n’importe lesquelles des plate-formes suivantes : film, télévision, court-métrage, Internet, édition, BD, dessin animé, mobile, DVD/Blu-ray/CD-ROM, publicité et autres technologies à venir.
Ces extensions narratives sont différentes entre elles. Il ne s’agit pas du même matériel recalibré.

Aujourd’hui, ce n’est plus réservé aux Blockbusters (cf. l’ARG Plus Belle la Vie de l’été 2012, bon succès malgré 0 promotion).

1999 : The Matrix et The Blair Witch Project sont les deux premiers films à être appuyés sur des dispositifs transmedia
2008 : Why So Serious ? (The Dark Knight) gagne le grand prix du festival de pub Cannes Cyber Lions.
2010 : des dizaines de millions de personnes participent à la campagne transmedia autour de Tron L’Héritage
Fourth Wall Studios, une startup de narration transmédia, a levé 15 millions de dollars de fonds en 2011
Aussi appelé « Franchise transmedia »
Un entrelacs de plusieurs gros éléments provenant de l’industrie du divertissement : films, jeux vidéo, grosse série BD…
Les histoires se répondent, mais chaque élément reste relativement indépendant.
L’utilisateur peut découvrir l’univers à son rythme, sans contrainte de temps.
Le West coast transmedia
Beaucoup plus interactif
Souvent centré sur le web (particulièrement les réseaux sociaux).
Références plus proches du film indépendant et du théâtre que du cinéma hollywoodien.
Histoire très éclatée, différents médias se répondant à un rythme donné, ce qui confère au dispositif un côté éphémère : une fois que « c’est fini », on ne peut plus vivre l’expérience aussi intensément.
Le East Coast transmedia
Deux grandes écoles :
Partir d’une seule histoire et la fractionner pour la répartir sur plusieurs médias (découpage)
Commencer une histoire sur un média, et lui ajouter des éléments (collage)

Le résultat est le même : une histoire fragmentée, séparée en morceaux.
Le transmedia West Coast (cf. Star Wars) utilise de très gros morceaux (un film entier dans lequel l’histoire d’amour entre Solo et Leïa commence, un livre dans lequel ils ont des enfants…).
Le transmedia East Coast (cf. Alt Minds) utilise de très petits morceaux (une vidéo dailymotion, une recherche google…).
Des projets sont hybride, mélangent les échelles (cf. Cathy’s Book : un gros livre + des éléments éparpillés sur le net).
Techniques de fragmentation
Niveau de fragmentation variable :
Plus la fragmentation est importante, plus l’interactivité, le temps et le monde réels sont inévitables.
Moins la fragmentation est importante, plus il est possible d’appliquer des recettes de storytelling « classique ».
Ainsi, le transmedia « Est Coast » est plus « pur » : celui qui le maîtrise saura faire du « West Coast », l’inverse n’est pas vrai.
http://egypte.franceculture.fr/
Sout el Shabab
La Commune de Paris
http://www.raspouteam.org/1871/
http://lesinternets.arte.tv/
Une contre-histoire
des Internets
Une histoire dont les éléments peuvent être partagés facilement
Une histoire dans laquelle le public peut creuser profondément
Une histoire offrant différentes approches (plateformes, genres et rythmes)
Une histoire cohérente dans toutes ses déclinaisons
Une histoire dont disposant d'éléments narratifs facilement appropriable par le public (remix, mashup – cf. Mad Men)
Une histoire qui donne naissance à un véritable univers
Un projet transmedia
c'est avant tout une bonne histoire
 Séries télé
o Heroes
o True Blood
o Plus belle la vie, Braquo, Real Humans
 Jeux video
o Portal
o Halo 2
 Groupes
o Gorillaz
o Nine Inch Nails
 Marques
o Audi, Toyota, Ford, Mazda
o Old Spice
 Ad hoc
o World without Oil…
 Why so serious, pour le film The Dark Knight (les participants y devenaient les complices temporaires du Joker, et l’aidaient notamment à voler un bus scolaire avec lequel il s’échappe de la banque qu’il braque au début du long-métrage – un micro-élément du film, mais une grosse « récompense » pour les participants).
 The Blair Witch Project (un site qui accompagnait le film, présentant toute la mythologie fictionnelle autour de Blair Witch, les traces d’une pseudo-enquête de police suite aux événements du film, des bios des « réalisateurs » etc)…
 The Beast, campagne pour promouvoir le film de Spielberg A.I (un ARG réparti sur des sites web, des emails, des énigmes… autour d’un scénario de polar : le public aidait une femme à faire la lumière sur la mort d’un de ses amis, dans un monde futuriste où les robots ont pris le pouvoir.)
Entre 1 et 3 millions de participants.
Un outil
marketing ?
Bien réalisés, ces dispositifs sont bien plus que de simples outils promotionnels. Ce sont des moyens de création et de consolidation d’une fan-base.
Andrea Phillips
Structures
narratives des webdocumentaires

Narration linéaire
C’est la façon la plus classique de raconter une histoire : un début, une fin et des péripéties.
C’est la structure « control freak » : il n’y a qu’une histoire possible, dans un ordre prédéfini par l’auteur.
Le corps incarcéré :
http://bit.ly/107NuH
127 rue de la Garenne :
http://bidonville-nanterre.arte.tv

Bucharest Below Ground :
http://bit.ly/2isEvy
Exemples :
Avantages :
- Facile à concevoir, facile à utiliser. C'est écrire un documentaire classique, avec des “pages”, des chapitres thématiques qui se tournent au rythme choisi par l'utilisateur.
- Contrôle de l’arc dramatique plus élevé : on peut plus facilement transmettre des émotions à l'utilisateur.
- Alerte « tsunami d’information » (sentiment info vue/info disponible) niveau faible à nul.
Inconvénients :
- Très peu interactif, donc très peu impliquant.
- L’interaction ne fait pas du tout partie de l’histoire. Chaque consultation est semblable, chaque utilisateur a la même expérience.
Narration concentrique
C’est une forme très employée dans les webdocumentaires jusqu’à maintenant.
L’utilisateur accède à un « hub » qui peut avoir différentes représentations formelles (une carte, une mosaïque de contenus, une liste de titres…), et de là, il consulte les différents modules (et sous-modules, le cas échéant) dans l’ordre qu’il souhaite.
Behind the Veil
http://bit.ly/17a65A
The Iron Curtain Diaries
http://bit.ly/ji3zS
Exemples :
Avantages :
- Simplicité apparente.
- Liberté apparente.
- Possibilité de classer des contenus pas forcément homogènes en grandes thématiques.
Inconvénients :
- Risque de dilution, voire de disparition de la place de l’auteur.
- Alerte « tsunami d’information » niveau haut à max.
L'utilisateur, totalement livré à lui-même, doit faire preuve
d'une grande motivation pour consulter le webdoc.
Narration
en "arrête de poisson"
(ou en "élastique")
Un cas d’école, puisqu’il s’agit de la structure adoptée par le célèbre Prison Valley. Une histoire centrale avance de manière linéaire, mais on peut régulièrement, si on le souhaite, effectuer des « décrochages » vers des sujets annexes.
Exemples :
Pine Point
http://bit.ly/b8Sn3i
Prison Valley
http://bit.ly/cX5Kvp
The Defector
http://experience.thedefectormovie.com/
Avantages :
- Structure narrative assez forte, car proche de la linéaire.
- A priori, bon compromis interactif.
- « On voit tout » : l’auteur est sauf !
Inconvénients :
- La proximité avec une structure linéaire peut donner une impression de « pansement sur une jambe de bois ». Si le webdoc peut exister de manière linéaire, à quoi servent les décrochages ?
- Alerte « tsunami d’information » niveau moyen à élevé. À chaque fois qu'on s'éloigne de la trame principale, il n'est pas évident de s'y replonger.
Narration à embranchements
L’histoire propose à l’utilisateur de faire des choix (entre deux possibilités, ou plus complexes). À un certain moment dans la narration, il doit décider de ce qu’il va "faire" (ou voir) ensuite, et le documentaire se déroule selon ce choix, jusqu’au prochain "nœud" de décision.
Exemples :
Voyage au bout du charbon
http://bit.ly/pHSxEu
Pathways
http://bit.ly/18uvdjs
Avantages :
- Niveau d'interactivité potentiellement très élevé. Un nombre de choix important, qui couvrent suffisamment de pistes attirantes pour l’utilisateur, donne une vraie impression de liberté.
- Alerte « tsunami d’information » niveau faible : l’utilisateur est impliqué par ses choix, et il ne perd ainsi pas le fil de l'histoire qu'il souhaite qu'on lui raconte.
Inconvénients :
- Coût de production élevé. 2 choix = 4 histoires. 3 choix = 8 histoires... 10 choix = potentiellement 1024 histoires à tourner !
- Frustration de l’auteur : une part de son travail ne sera jamais vue par un utilisateur lambda.
Changer de référentiel : il faut considérer l’audience comme un tout (dans le public, il y aura suffisamment de gens pour explorer toutes les pistes narratives), et non pas comme une somme d’individus.
Narrations parallèles
Il s’agit en fait d’une narration à embranchements dont certains se rejoignent.
Le récit est organisé autour de certains « nœuds », des passages qui seront vus par l’utilisateur quelles que soient ses décisions. Ainsi, cette forme est aussi proche d’une narration linéaire.
Exemples :
Thanatorama
http://bit.ly/7ZB03Q
Jour de vote
http://bit.ly/KaJd49
6 millions de morts
http://international.6millionsdemorts.com/
Avantages :
- Interactivité relativement élevée. L’impression de liberté est limitée par les passages obligés, mais reste plus haute que dans les formes plus classiques.
- Alerte « tsunami d’information » niveau très faible : l’utilisateur est impliqué par ses choix. Il a en outre le sentiment que quoi qu'il arrive, il ne ratera rien d’important dans la narration.
- Coût relativement raisonnable par rapport à une narration à embranchements classique.
Inconvénients :
- Comme la structure en arrêtes de poisson, c’est une histoire linéaire déguisée, ce qui peut être très décevant pour l’utilisateur épris de liberté.
- On peut éventuellement régler ce problème en concevant des "passages obligés" contextuels, qui varient légèrement en fonction de la provenance et de l’input de l’utilisateur.
- On peut aussi y remédier en promettant une conclusion de l'histoire différente selon les choix de l’utilisateur au fil du récit (remarque valable aussi pour la narration à embranchements).
- Attention alors au coût, et à ce que la relation causale ne soit pas trop obscure.
Narration en canaux
Il s’agit ici de raconter une histoire selon des points de vue différents.
C’est une "narration parallèle à plusieurs", dans laquelle les différentes histoires peuvent se recouper partiellement. Elles peuvent aussi être totalement indépendantes.
Inside the Haiti Earthquake
http://bit.ly/iWjuYB
Gaza Sderot
http://bit.ly/bGFmoq
Amour 2.0
http://www.francetv.fr/amour
Exemples :
Avantages :
- L'expérience utilisateur peut potentiellement être assez grisante, très expressive. Plusieurs histoires peuvent être racontées en même temps, dans une sorte de Pulp Fiction interactive.
- Idéalement, l’utilisateur a accès aux différentes parties de la narration, et peut avancer de liane en liane, dans l’ordre qui lui plaît.
Inconvénients :
- Alerte « tsunami d’information » niveau potentiellement très haut. Il est compliqué de ne pas perdre l’utilisateur. Les liens entre les différentes histoires n'apparaissent pas toujours clairement. Il est alors nécessaire de mettre en place de puissants feedbacks (graphiques, écrits, etc) et des objectifs.
- Complexité de conception : les différentes séquences étant entremêlées, il ne faut pas dévoiler d’infos trop tôt. Il ne faut pas que l’utilisateur ait accès à une partie de l’histoire qu'il ne comprendra pas s'il n'a pas exploré une autre séquence au préalable.
Merci !
- Un webdocumentaire
- Un "Sur les Docs"
- un webdoc
- du streetart
- des QR codes
- Un doc antenne
- une plate-forme
collaborative
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