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L'évolution de la Finance Islamique

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Baya Mtibaa

on 16 January 2017

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Transcript of L'évolution de la Finance Islamique

Conclusion
Les concepts :
Les Maqassid al-Charia sont soit directement cités dans le Coran et la Sunna, soit déduits à partir de ces deux sources par un certain nombre de savants musulmans.
Ces érudits de l’Islam s’accordent à dire que la Charia a pour but de servir les intérêts (jalb al-massalih) pour tous les êtres humains et de les protéger contre le mal (daf’â al mafassid).
L’imam Abu Hamid al-Ghazali, a regroupé les maqassid en cinq catégories en précisant que : « Le but de la Charia est la promotion du bien-être des gens, qui consiste à préserver leur foi (dîn), leur âme (nafs), leur intellect (aql), leurs progénitures (nasl) et leurs biens (māl). Tout ce qui garantit la préservation de ces cinq intérêts est souhaitable et tout ce qui leur nuit est un mal à chasser ».

3.L’économie islamique
L'évolution de la Finance Islamique
Élaboré par :

Baya Mtibaa
Ons Feki
Yasmine Abid
Salma Kchaw
La Finance Islamique est fondée sur l’interdiction par l’islam de l’usure, appelée en arabe Riba .
En effet la banque islamique n'est pas un simple fournisseur de fonds. Elle ne s’intéresse pas uniquement aux garanties que propose l’emprunteur, ni aux dépôts de valeurs mais elle est un véritable partenaire de l'entrepreneur emprunteur tout en respectant les principes de la Shari'a (loi islamique). Elle répond aux besoins des musulmans qui ne souhaitent pas vivre en contradiction avec les exigences de leur foi.
1. Introduction générale
Plan :
1. Introduction générale
2.La FI : DE QUOI S’AGIT-IL ?
3.L’économie islamique
4.Facteurs favorisant le développement de la FI
5.l'historique et le processus d’institutionnalisation de la FI
6.Cas pratiques
7.Conclusion
La finance islamique, est basée sur la loi islamique (Charia), qui imposent justice, équité et transparence
4 critères fondamentaux caractérisent la finance islamique:
- Principe de l’absence de « Riba » (intérêt et usure)
- Principe de l’absence de « Gharar » et « Maysir » (incertitude et spéculation).
- Principe de l’absence de « Haram » ou produits illicites selon la loi coranique
(alcool, jeux etc..)
- Principe solidaire de l’obligation de partages des profits et pertes.

2.La FI : DE QUOI S’AGIT-IL ?
5.l'historique et le processus d’institutionnalisation de la FI :
La finance islamique est relativement jeune mais il s'agit d'un domaine de la finance qui s’est rapidement développé ces dernières années.
Les principes théoriques de la finance isla¬mique,ayant été formulés en grande partie par le théologien pakistanais Sayyid Abul Ala Maududi à partir des années 1940.
En 1956 : création de la 1ere institution s’approchant d’une banque islamique, a été une caisse locale malaysienne pour financer l’organisation du Hajj, (Perbadanan wang simpanan Bakal Haji).
En 1963 : L’expérience pionnière d’A. al-Najjar, la création de Caisses d’épargne rurales a Mit flamr dans le delta du Nil. Le succès de l’initiative de cet économiste de formation occidentale reposait, sur deux raisons : le respect de l’interdit du ribâ et la création d’un Fonds social pour la zakat. Le réfèrent religieux est manifestement présent. L’État égyptien, dans un premier temps, a joué le jeu et tolère la création de cette institution qui échappait pour l’essentiel à son contrôle. L’étatisme socialisant du régime nassérien aboutit,


En 1968, à la fermeture forcée de la Caisse et de ses succursales.
La création de la banque sociale Nasser en 1972 est une initiative gouvernementale (l’idéologie de l’État ayant radicalement changé avec l’avènement de Sadate) s’inspirant directement de l’expérience de Mit flamr.*
En 1970 : l’Organisation de la Conférence Islamique est créée en Arabie Saoudite et relance l’idée de création d’une banque islamique
En 1973 : Choc pétrolier, les pays du monde arabe disposent de fortes liquidités. 1974 : Avènement de la Banque Islamique de Développement (BID) organisation multilatérale comprenant 56 pays membres a pour vocation d’apporter son concours aux PVD et PMA (26) et PMMA (6) sous forme d’aide au développement, et avec des techniques de financements islamiques, qu’il s’agisse de financer le commerce extérieur, de lutter contre la pauvreté, de financer certaines infrastructures (routes, Barrages hydro-électrique..) et certains projets sociaux comme la construction d’écoles ou de centres de santé.
En 1975 : Naissances de banques islamiques privées telles que la Dubaï Islamic Bank première ou encore la Bahreïn Islamic Bank et la Kuwait Finance House en 1977 .

En 1979 : Le Pakistan islamise son secteur bancaire.
En 1981 Création de banque islamique privée la Dar Al-Maal Al-Islami en Suisse
En 1983 :la Malaisie se dote de l'Islamic Banking Act, cadre légal promouvant la finance islamique. Il permet notamment à l'État d'émettre des titres de dette charia-compatibles, les Government Investment Certificates (GIC). La même année, la Bank Islam Malaysia Berhad est créée.
En 1984 :le Parlement étend ces dispositions au secteur de la mutuelle islamique, le takaful (Islamic Takaful Act, 1984). Ainsi le Pakistan islamise son secteur bancaire avec la Companies Ordonnance.
En 1984, le Soudan et en 1985, l'Iran convertissent leur secteur bancaire en un système islamique.
En 1992 : L’Accouting and Auditing Organization for Islamic Financial Institutions a été créée à Alger puis délocalisée à Bahreïn l’AAOIFI. Cette institution joua un rôle fondamental dans le développement de la finance islamique en mettant en place des normes légales et comptables communes au secteur.
En 1994 : la Faysal Bank a été créée en Pakistan le 3 Octobre et la Banque Nationale de Malaisie instaure un marché interbancaire islamique, le Islamic Interbank Money Market (IIMM)).


En 2001 : Suite au 11/09 de nombreux capitaux qui étaient en dehors des pays arabes sont revenus dans leurs pays d’origine, cela a contribué à un développement de l’industrie surtout à un niveau horizontal de Djakarta à Dakar.
En 2002 : la Malaisie est le premier émetteur souverain de sukuk (certificats d'investissement conformes à la recommandation religieuse issue du Coran).
En 2000-2008 : Développement de la FI en Europe et au Moyen Orient, Asie du Sud Est, Afrique du Nord, autant dans les banques islamiques que les banques traditionnelles (HBSC, Deutsche, UBS, IBB, EIB..). Le Royaume-Uni est aujourd'hui le leader du développement de la finance islamique en occident.
En 2014 : Émissions des premiers sukuk souverains hors du monde musulman, la Grande Bretagne, le Luxembourg sont les premiers pays occidentaux à franchir le pas.

«L’économie islamique peut être définie comme étant cette branche de connaissances qui contribue à la réalisation du bien-être humain en permettant une affectation et une répartition de ressources limitées, conformes aux enseignements islamiques. » M. Umer Chapra
L’économie islamique a pour fonction majeure d’aboutir au bien être humain par la réalisation des maqasid.

Le bien être humain ne dépend pas uniquement de la maximisation de la richesse et de la consommation. Il exige une satisfaction équilibrée des besoins tant matériels que spirituels de la personnalité humaine.
L’économie islamique est fondée sur un objectif de justice socio-économique
. Cet idéal prend racine dans la croyance que les êtres humains sont les lieutenants du Dieu Unique. Ils sont frères entre eux et toutes les ressources à leur disposition leur ont été confiées par Lui en vue de leur utilisation de façon juste pour le bien être de tous, sans exception. L’individu est considéré comme responsable et œuvrant pour le bien être social.

«Nous avons effectivement envoyé Nos Messagers avec des preuves évidentes, et fait descendre avec eux le Livre et la balance, afin que les gens établissent la justice. » (Coran sourate 57, verset 25).
L’Islam encourage le travail et le Coran incite les hommes à travailler en toute justice dans leur intérêt et dans celui de la communauté.
Une juste voie du milieu entre le capitalisme et le communisme

La culture islamique ne peut intégrer l’utopie occidentale d’un système de marché autonome qui suppose que l’homme n’agisse qu’en fonction de son intérêt individuel et de la possession de biens économiques.
L’économie islamique représente une troisième voie entre capitalisme et communisme. C’est une économie sociale de marché où l’intérêt de l’individu est subordonné à celui de la communauté et dans laquelle les valeurs de liberté, d’égalité sont équilibrées.


6.Cas Pratique :
La logique de l’échange en islam :

Les logiques fondatrices de contrats financiers islamiques 4 interdits majeurs :
- Ribâ
- Gharar et le Maysir qui en fait partie
- La thésaurisation Iktinaz - Activités illicites Haram
3 logiques principales de remplacement du ribâ :
- Logique d’échange
- Logique Partage de risque
- Logique de solidarité et de bienfaisance
Cas Pratique : La moudaraba

Il s’agit d’un contrat de partenariat dans lequel une partie dénommée « rab al mal » ou l’associé par son apport en capital, fournit à l’autre partie dénommée « Mudharib » ou l’associé par son travail, l’intégralité des sommes nécessaires au financement d’une activité économique dans l’espoir d’en partager les bénéfices.
Cas pratiques : La Mousharaka :
La musharaka désigne un contrat de partenariat en vertu duquel deux ou plusieurs associés mettent en commun des fonds pour mener à bien un projet et partager équitablement les résultats qui en découlent.
Cas Pratiques : La Mousharaka dégressive
Il s’agit d’un contrat sans intention de spéculation, il ne s’agit pas d’acheter et de stocker pour vendre. On achète à la demande du donneur d’ordre. C’est une technique basée sur un contrat de vente mais qui sert de mode de financement.
Cas pratiques : La Mourabaha
Cas pratiques : Le Selem

Il s’agit d’une opération de vente par laquelle la partie (vendeur) s’engage à fournir le produit qui fait l’objet du contrat dans un délai convenu, alors que la partie acheteur accepte de payer comptant le prix en avance.
À l’origine c’était un contrat destiné à l’agriculture, il existait avant l’avènement de l’Islam. Le selem est comme une dette, mais sur un bien réel. La marchandise ou le bien à livrer est sous la forme d’une dette. Le transfert de propriété aura lieu à la remise du bien. Le selem fait l’objet d’un consensus parmi les oulémas, il était pratiqué du temps de la Révélation.

Cas pratiques : L’Istisna’
L’istisna est un contrat de vente en vertu duquel une partie dénommée sani’ s’engage sous ordre de la partie dénommée mustani’, à fabriquer, construire ou exécuter un ouvrage conformément à un cahier de charge préétabli et moyennant un paiement effectué d’avance ou en différé.
Cas pratiques : L’Ijara
Dans la pratique bancaire et financière, on parle d’ijara iqtinaa ou d’ijara tamlik comme étant une opération permettant de combiner un contrat de location avec un autre contrat stipulant un transfert de propriété.
Cas pratiques : La Wakala
En droit musulman, la wakala désigne un contrat par lequel une personne (dénommée mouwakkil), accorde expressément à une autre personne (dénommée Wakil), le droit d’agir et/ou d’exécuter des actes juridiques en son nom et/ou pour son compte.
1) La catégorie de contrats conçus sous forme d’une wakala moutlaqa et najiza : cette catégorie regroupe les mandats à caractère non restreint et qui prennent effet directement après la conclusion du contrat.
2) La catégorie de contrats conçus sous forme d’une wakala mouqayyeda (mandat à caractère spécifique ou tout mandat à exécuter dans un périmètre d’action restreint).
4.Facteurs favorisant le développement de la FI:
Le premier facteur concerne sans aucun doute le regain d’intérêt qu’a connu la religion au début des années 1970 dans les pays à majorité musulmane.
Ce réveil de conscience religieuse résulte de la déception engendrée par l’incapacité des modèles de développement des pays industrialisés à répondre aux problèmes économiques et sociaux du monde musulman.
Le deuxième facteur associé au premier peut être attribué aux chocs pétroliers qui ont suivi la guerre de 1973 et ont généré des excédents importants de pétrodollars surtout pour les monarchies du Golfe, excédents publics et privés dont une partie devait être recyclée dans la région.
Le troisième facteur, non moins important, associé aux précédents, est imputable à quelques visionnaires qui ont réussi à identifier des besoins non exprimés, mais inhérents à la foi musulmane. Ces pionniers ont su concilier leur connaissance approfondie des techniques bancaires et les enseignements de la doctrine islamique.


Aujourd’hui, au-delà des facteurs proprement religieux, la performance et la productivité de ces institutions constituent le moteur déterminant de leur développement. Quelques analystes évoquent également d’autres facteurs tels que:
- la vague d’innovations financières due à la déréglementation qui a rendu possible la conception et l’acceptation des produits islamiques ;
- l’essor des banques d’investissement et des sociétés de capital-risque, ainsi que le rapprochement finance/industrie.


Les grandes lignes qui apparaissent aujourd’hui sont que la finance islamique est complémentaire à la finance conventionnelle.
En cette période de crise, ce modèle semble proposer un modèle économique à la fois éthique et rentable.
C’est pourquoi de grandes banques comme BNP, La Banque Postale, ou la Caisse d’Epargne envisagent de proposer des offres conforment à la finance islamique aussi bien pour les investisseurs que pour les particuliers.


Merci Pour votre
attention
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