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Éléments de sociologie

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by

Brieg Capitaine

on 30 November 2016

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Transcript of Éléments de sociologie

Éléments de sociologie
Acteurs et système
Les médias :une institution de communication
Les régimes de monstration télévisuelle des identités ethniques
De la sociologie des rapports sociaux de sexe à la sociologie du genre
Du sexe comme nature à la construction sociale du genre
Le genre : idéologie politique ou concept sociologique ?
Les obstacles politiques à la reconnaissance publique des théories du genre
La masculinité en question
À quoi sert la sociologie ?
La sociologie est "scientifiquement et socialement utile" (Lahire, 1996)

Le problème réside dans le "et"

La sociologie est soit scientifiquement utile et n'obéit à aucune utilité sociale

La sociologie est humanisme, socialement utile et tournée vers les acteurs
Enquêter en sociologie
Objectivité et distance à l'objet (accompagnement et dévoilement)

Après avoir construit un problème sociologique, le sociologue enquête. Il mobilise des techniques d'enquête pour rechercher et utiliser des données
Le regard sociologique
Le journaliste : description des faits
Le philosophe : bien-mal / Juste-injuste
Le politologue : évaluer les politiques (ce qu'il faut faire pour que ce soit juste) Technique
Le sociologue : comprendre, expliquer les mécanismes sociaux qui font que les individus se comportent de telle ou telle manière et pas autrement
Objectivation des observations et des prénotions (épistémologie)
Concepts et théories
Formulation d'un problème sociologique
Vérification par enquête
Les théories sociologiques sont confrontées au changements sociaux (montée de l'individu, globalisation...)
La sociologie est une science
Introduction
Qu'est-ce que la sociologie ?
Différentes écoles sociologiques
Un système sans acteur
Des acteurs sans système
Acteurs et système social
Analyser un phénomène social en fonction des différentes écoles sociologiques (exemple le tatouage)
Le sociologue : comprendre, expliquer les mécanismes sociaux qui font que les individus se comportent de telle ou telle manière et pas autrement
Acteur est le système social
C'est le paradigme de la sociologie classique
Le comportement individuel est le reflet du système social
La sociologie conceptualise le système :
Valeurs, normes, règles
Statut / Rôle
La socialisation permet de comprendre l'intériorisation du système
Les institutions sont les espaces de socialisation

Il y a plusieurs manières d'expliquer le comportement en sociologie
Acteurs sans système
Approche interactionniste (École de Chicago)
La société est le produit des interactions
Les humains agissent à l'égard des choses en fonction de l'image qu'ils s'en font.
Les choses prennent un sens du fait de l'interaction avec autrui.
Ces sens sont manipulés et modifiés par l'interprétation que l'acteur leur donne.
Référence : Blumer, Herbert, (1969), Symbolic Interactionnism, Prentice Hall.
Acteur et système
Mouvements sociaux dans les années 1960:
L'acteur est réflexif (rationalité)
L'acteur est critique
Pluralité des logiques d'action
L'acteur n'est pas déterminée par le système social
Il n'est pas non plus libre
Il est en rapport plus ou moins conflictuel avec les valeurs, les normes, les règles
Qu'est-ce qu'un acteur?
Différents termes :
Personne
: qualité qui présuppose un ensemble de représentations et de rituels qui assurent à l'individu un place (Bonte et Izard, Dictionnaire d'anthropologie)
Acteur
: "individu qui réalise des actions, joue un rôle, remplit des fonctions, selon des motivations et pour des fins qui lui sont, en tout ou partie, personnelles" (Le robert de socio)
Agent
: "celui qui a pour fonction d'agir pour autrui, pour une collectivité ou un gouvernement" (Le robert de socio)
Individu
: "dans les sciences de l'homme, l'individu est l'être humain considéré comme distinct des autres, le sujet concret." (Le Robert de socio)
Qu'est-ce qu'un système social?
Un ensemble d'éléments interdépendants, liés entre eux par des relations
Des sous-systèmes culturels, sociaux, de la personnalité et biologique (cf. Parsons)
Chaque sous-système a une fonction : Maintenir les éléments abstraits, intégrer, définir les objectifs de l'action et s'adapter.

Le modèle institutionnel et son déclin (acteurs et systèmes II)
Question :
Commentez cette phrase de l'auteur : "L'idée d'un système formé par une correspondance entre une structure et l'action sociale n'est plus aussi solide qu'elle a longtemps pu le paraître (Dubet, 2009, p. 106)
Émile Durkheim
1858-1917
Influencé par Auguste Comte
Fondateur de la sociologie
Auteur d'une méthode mise en application dans deux ouvrages fondamentaux : La division du travail social (1893) et Le suicide (1897).

Durkheim et l'intégration
L'acteur est le sujet de l'intégration
L'intériorisation est au coeur de la sociologie comme science
La sociologie analyse des faits sociaux
L'acteur est social par l'intériorisation de l'objectivité
La sociologie se distingue de la psychologie et de la biologie car elle ne s'intéresse pas à la nature, au sexe, aux pulsions individuelles (le Ça)
Plusieurs principes :
Dénonciation du subjectivisme (illusion)
Critique de la raison utilitaire (fins données par la culture
Parsons et le système d'action
Structuro-fonctionnalisme
Talcott Parsons
1902-1979
The Structure of Social Action (1937)
Action sociale est contrainte
Quelles sont les conditions données de l'action ?
Courant conceptuel plus que théoriques
Action résulte de l'intériorisation des normes
Critiques
Abstraction
Hégémonie des valeurs
Concept de fonction est flou
Néo-évolutionnisme
Conflit ?
Dynamisme ?
Méthode opaque
Système de l'action sociale
Explique l'action sociale
Sous-système culturel
Valeurs
Connaissances
Idéologie
Symboles
Informe l'agent
Contrôle
Maintien des modèles
Sous-système social
Normes
Intégration
Droit
Prison
Contrôle
Sous-système de la personnalité
Psychisme
Réalisation des moyens pour parvenir aux fins
Contrôle
Sous-sytème de l'organisme
Biologique
Corps
Adaptation de l'organisme à son environnement
Norbert Élias : l'individu et le processus d'évolution sociale
Norbert Élias
1897-1990
Sociologue allemand
La Civilisation des mœurs, Calmann-Levy, 1973
La Dynamique de l’Occident, Calmann-Lévy, 1975
La sociologie est l'étude la socialisation
Point de départ: l'action (Weber)
Comment concilier le caractère actif de l'acteur avec le caractère systémique du système.
L'unité d'action est l'ensemble formé par un acteur visant des fins dans une situation. Il y a donc une intention.
Attention toutefois:
anti-utilitariste car les fins sont données par la culture
Les moyens sont des normes données par la société (rôle social)
« La société n'est pas seulement le facteur de caractérisation et d'uniformisation, elle est aussi le facteur d'individualisation. » La société des individus, éd. Pocket, 2004, p. 103
Élias lie la montée de l'individu au processus de civilisation
Il ne faut pas opposer individu et société
La conscience de soi résulte de l'évoluaiton même de la civilisation
Individu est le produit de la modernité qui implique la cohésion, l'intériorisation des normes, de valeurs que l'individu a lui-même créées, qu'il s'est donné et dont il a conscience.
Exemple : les droits de l'homme qui sont par définition non sociaux sont détenus par un homme, adulte, rationnel, propriétaire, travailleur bref un individu socialisé.
Dimension collective ? Générale ?
Holisme?
Imposition ?
Extériorité?
Intériorisation?
Illusion?
Est-ce un fait social ?
"Est fait social toute manière de faire, fixée ou non, susceptible d'exercer sur l'individu une contrainte extérieure; ou bien encore, qui est générale dans l'étendue d'une société donnée tout en ayant une existence propre, indépendante de ses manifesations individuelles" (Durkheim [1894], p. 107.)
2 idées à expliquer :
1 - Il y a une correspondance entre la structure et l'action
2 - Cette correspondance n'est plus automatique
Le programme institutionnel
La dimension sacrée
Les institutions affichent des principes indiscutables (liberté, raison, nation, science,...)

L'appel au sacré est nécessaire pour maintenir la cohésion dans un monde sécularisé

L'Exemple de l'école:
Au nom de la raison, l'école a pour fonction d'arracher les enfants à l'obscurantisme.
La vocation des professionnels
Les professionnels incarnent (comme les prêtres) les valeurs des institutions sociales (raison, science, nation,...)

Acteurs des rites laïques

Autorité charismatique. Ils tirent leur pouvoir des valeurs sacrées qu'ils incarnent.

Exemple de l'élève dans le texte (p.90)

Le déclin
L'autonomie du sujet de la société
Il y a dans le programme institutionnel la conviction que l'on libère l'individu lorsqu'on le soumet à une discipline commune.
L'autorité permet d'élever les consciences individuelles par l'intériorisation de la notion d'universel. Par-là l'individu s'élève en sortant de sa seul conscience individuel, de son intérêt personnel. il devient rationnel.
C'est ainsi que se forge une distinction fondamentale : la distinction entre la sphère publique (raison) et la sphère privée (passion, sexe, intérêt)
"le sujet forgé par le programme institutionnel devient son propre censeur en se plaçant du point de vue de
la société,
du point de vue d'un autrui généralisé constituant son for intérieur" (Dubet, 2009, p. 93)

La sanctuarisation
Mise à distance des passions et des intérêts rythment la vie sociale
Institutions érigent des murs pour se protéger du dehors, de ce qui est non-social (profane: passion, amour, sexe, religion,...)
La dimension sacrée des valeurs détermine la hiérarchie à l'intérieur des institutions (plus on s'éloigne de la science, plus on est bas dans l'échelle sociale).
La sanctuarisation opère une dichotomie entre le dedans et le dehors, entre la liberté et l'asservissement, entre l'universel et le particulier.
La sanctuarisation protège les professionnels. Si le medecin ne soigne pas, c'est le malade qui est mauvais. Il est aussi protégé derrière sa blouse, son uniforme.
Le sacré
La dimension sacrée s'épuise du fait du processus de désenchantement du monde. Le "sacré de la raison" est soumis à la critique de cette même raison. Exemple éducation mobilisation des étudiants.

L'unité du sacré se décompose. Séparation des valeurs, des pratiques du fait de la réflexivité critique des acteurs.

Les individus évaluent l'efficacité et critiquent le décalage entre l'idéal (sacré) et la réalité.

La société communication joue un rôle dans ce processus dans la mesure où elle multiplie les références.
Socialisation et émancipation
La sanctuarisation
Paradoxe : plus les institutions étendent leur pouvoir (démocratisation de l'école, système de santé plus ouvert, programmes sociaux) plus les institutions perdent le contrôle de leurs frontières.

Les acteurs pénètrent les institutions avec leurs mémoires, leurs problèmes particuliers, leurs demandes.

Or, il faut que l'institution soit efficace avec tout le monde auquel cas elle risque de perdre son autorité.

Exemples : école et hôpital (p. 98)
La vocation et autorité des professionels
Passage d'une conception "catholique" de la vocation (don de soi) à une conception protestante (s'accomplir soi-même)
Le travail sur autrui devient une affaire de métier, de technique. L'exemple de l'infirmière. Il ne s'agit plsu de croire, mais d'être des professionnels compétents.
Effets pervers : culture du résultat, évaluation
Le critère principal devient l'utilité.
L'autorité repose sur l'efficacité que les usagers (les acteurs) peuvent noter. L'autorité n'est plus donnée, elle doit être démontrée.
Les professionnels doivent rendre des comptes.
Épuisement à se justifier

L'institution ?
Au sens de Mauss, tout est institution : "Un ensemble d'actes ou d'idées tout institué que les individus trouvent devant eux et qui s'impose plus ou moins à eux" (Fauconnet et Mauss, 1969, p. 150)

Au sens de la sociologie politique, il s'agit d'une notion étroite. "Ce sont les machines qui transforment certaines demandes sociales en décisions légitimes, ce sont des appareils régulateurs" (Dubet, 2009, p. 86)

Au sens de Dubet, une institution est "un dispositif pratique et symbolique dont la finalité est de produire l'acteur et plus encore, le sujet de la société." (Idem.)
Les institutions doivent moins façonner un individu universel, un citoyen séparé de l'intime, des passions et du sexe que de faire en sorte que les individus s'épanouissent, se mettent en mouvement, s'aident eux-mêmes, "se trouvent".

Exemple : école, hôpital et travail social.

Déchirement des principes de la modernité qui étaient auparavant intégré dans le programme institutionnel.

Retour de l'individualisme.

Il y a des critiques, des mouvements conservateurs qui émergent.
Conclusion
et maintenant ?
Transfert de la socialisation des institutions vers les individus
Effets pervers :
Les individus ont le sentiment d'être obliger d'être libre
Charge et épreuve pour l'individu (ex: le professeur)
Le travail sur autrui est plus épuisant
"La socialisation est moins une programmation précoce qu'un travail continu" (Dubet, 2009, p. 103)
Il s'agit d'une mutation fondamentale ou d'une révolution scientifique (difficile à dire) qui traverse toutes les institutions religieuses, familiales, le travail ou l'école.
La sociologie sert à dévoiler
Les limites du dévoilement :
Les masques ("faire disparaître les éléments du réel qui gênent"
L'unidimensionnalité du monde social (miniser le contenu du social)
L'inconscience des agents (ne pas écouter ce que les gens pensent de ce qu'ils font"
La fonction d'accompagnement de la sociologie
Principes :
La conscience réflexive de la société, des individus et des groupes sociaux (Giddens, 1994)
La fonction scientifique n'exclut pas des effets sociaux à travers la diffusion de connaissances aux acteurs. "Chacun veut prendre en main son destin, en s'appuyant éventuellement sur des ressources fournies par le savoir sociologique" (de Singly, p. 32).
Une analyse compréhensive
Exemple Le merci de l'enseignante au bas du questionnaire.
Réunir les deux sens
Tâche complexe
Misère du monde de Bourdieu?
Intervention sociologique de Touraine?
Forums hybrides (espaces éphémères)?
Identité pour soi, identité pour autrui

Introduction
La sociologie est moins légitime que les sciences de la nature.
légitimité académique
questions des débouchés professionnels (utitilité ou non du savoir dépend moins de la nature que de sa valeur académique qui est variable dans le temps)

La distance avec l'objet est moins grande. "Les objets" lisent les travaux qui portent sur eux et les contestent. "Le plus grand problème de la sociologie est que son objet parle" (Bourdieu et al, Le métier de sociologue, 1968). L'histoire qui travaille sur des morts et qui est donc moins l'objet de questions est aussi critiquée et remise en question par les descendants (Luttes mémorielles)

La sociologie doit pour ces raisons constamment justifier et légitimer son existence.
La sociologie est constamment confrontée à cette question. Pourquoi ?
La sociologie s'est tenue éloignée de ces demandes d'utilité
Quelques citations
"La science commence dès que le savoir, quel qu'il soit, est recherché pour lui-même. Sans doute, le savant sait bien que ses découvertes seront vraisemblablement susceptibles d'être utilisées. Il peut même se faire qu'il dirige de préférences ses recherches sur tel ou tel point parce qu'il pressent qu'elles seront ainsi plus profitables, qu'elles permettront de satisfaire des besoins urgents. Mais en tant qu'il se livre à l'investigation scientifique, il se désintéresse des conséquences pratiques. Il dit ce qui est; il constate ce que sont les choses, et il s'en tient là. Il ne se préoccupe pas de savoir si les vérités qu'il découvre seront agréables ou déconcertantes (...) Son rôle est d'exprimer le réel, non de la juger." (Durkheim, Éducation et sociologie, 1977, p. 71)

"La curiosité sans autre souci que la connaissance, sans autre discipline que celle qu'elle s'impose à elle-même, sans considération de l'utilité qui, dans la civilisation pragmatique et pécuniaire, demeure celle de quelques-uns et non de tous, cette curiosité livrée à elle-même offre une garantie contre le despotisme de l'argent, une chance de progrès et de critique" (Aron, 1978)

La fonction de la sociologie "n'est pas de servir à quelque chose, c'est-à-dire à quelqu'un. Demander à la sociologie de servir à quelque chose, c'est toujours une manière de lui demander de servir le pouvoir. Alors que sa fonction scientifique est de comprendre le monde social, à commencer pa les pouvoirs. Opération qui n'est pas neutre socialement et qui remplit sans aucun doute une fonction sociale.Entre autres raisons parce qu'il n'est aps de pouvoir qui ne doive une part - et non la moindre - de son efficacité à la méconnaissance des mécanismes qui le fondent." (Bourdieu, Questions de sociologie, 1980, 23-24)
Principes :
Il faut rompre avec les prénotions
Négation des fonctions externes
Individu = agent
Statistiques
Questionnaires / Questions ouvertes ou fermées / Variables / Le talon sociologique
L'observation ethnographique
Technique privilégiée dans une approche de dévoilement
Description des pratiques et retranscription des discours informels
La longue durée jusqu'à récurrence
Espace limité (salle de classe) ou multi-sites (camp de migrants)
Différents modes d'observation (cf. tableau)
Entretien
C'est la méthode la plus couramment employée en méthodologie qualitative
L'objectivité
La distance à l'objet (Durkheim et Bourdieu). L'objectivité est consécutive à la rupture épistémologique. Elle est un travail constant, une vigilance épistémologique de chaque instant vis-à-vis des prénotions.

Les observations dépendent de la position de l'observateur. "La lune et le soleil paraissent de la même taille".
Observations objectives si deux personnes observent la même chose. On ne peut pas dire que la phrase est subjective (éclipse de lune)
Même si c'est faux, l'observation n'est pas inintéressante.
L'objectivité dépend de la position
Attention à manipuler avec précaution :
Les problèmes liés aux moyennes
La moyenne n'est pas le mode (ex. Moyenne d'âge de vie)
Comparer seulement ce qui est comparable (exemple les communautés autochtones et l'interprétation ethnique)
Les problèmes d'échantillonage
Problème d'interprétation en raison de l'imprécision de la population étudiée (femmes députés au parlement)
L'usage des statistiques tend à appauvrir la complexité de la vie sociale. Il masque aussi, derrière les catégories l'acteur et sa réflexivité (ex. Immigration et emploi)
Quelques conseils
La validité des chiffres
les chiffres peuvent être faux,
calculés à partir de présupposés erronés
ne correspondre à rien de concret
Toujours mentionner et évaluer la source des chiffres
garder à l'esprit que les statistiques ne sont pas totalement suffisantes pour expliquer un phénomène
Trois types d'entretien : libre, semi-directif, directif
L'entretien repose sur le présupposé que le discours est plus important que le réel. Autrement dit les rapports sociaux et le comportement sont le produit des croyances ou des représentations subjectives. ex: La prédiction créatrice de Merton
Quelques conseils :
L'entretien ne peut remplacer l'observation. Ce sont des techniques complémentaires. Ex: les pissotières de Laud.
Le répondant oublie, cache, falsifie, ment, est ému, est dans une position. Il ne faut pas oublier que l'entretien est une interaction au sein de laquelle chacun a un rôle à jouer.
Ne pas oublier le contexte de l'entretien.
Exemple : Des entretiens pour accéder à des catégories de pensée.
Les théories du genre
Posture constructiviste
Perspective relationnelle
Rapport de pouvoir
Intersectionnalité
"Le Genre désigne le système qui produit une bipartition hiérarchisée entre les hommes et les femmes."

"Les sexes renvoient aux groupes et catégories produites par ce système."

Le genre n'est pas une simple "différence des sexes". Cf. statistiques et auto-identification.

(Bereni L., 2007, en ligne)
Masculinité(s)
Pluralité des modèles et rapport au corps comme signe mise en scène de la masculinité.

Culte de la performance sociale

La quête d'authenticité lié à la modernité multiplie les modèles d'identification.
Masculinité et subjectivité
Le constructivisme du genre implique un tiraillement entre subjectivation et conformisme

Ce tiraillement peut s'exprimer sous la forme d'une quête souvent douloureuse dans lequel le corps joue un rôle important. Il peut aussi s'exprimer sous la forme de violence vis-à-vis de soi (ordalie, conduite à risque) ou de l'autre (violence envers les femmes, culture du viol, anti-féminisme, etc.)
La norme de ne pas souffrir, d'être insensible, pénalise les hommes
Crise du modèle masculin L'identification n'est plus automatique, donnée par le statut.
"Le Genre désigne le système qui produit une bipartition hiérarchisée entre les sexes (hommes/femmes) et entre les valeurs et représentations qui leur sont associées."
Le genre : idéologie politique ou concept scientifique
Les théories du genre se sont développés dans le sillages mouvements féministes de la deuxième vague.
Les obstacles politiques
Le sexe est naturel et non construit socialement, or pour certaines tendances "radicales" des études de genre, le sexe est aussi un construit social car on peut être les deux ou aucun, mais la société le refuse (p. 11 et 12).
L'hétérosexualité est naturelle.
Cela fait-il du genre un concept non scientifique?
Non, la sociologie est très liée au mouvements sociaux (mouvement ouvrier et concept de classe / Mai 68 et les héritiers de Bourdieu)
La séparation de l'objet est une illusion et non une garantie d'objectivité.
Des conservatismes
Il y a une stricte délimitation entre nature et culture
Des féministes classiques
Les chercheuses féministes françaises ont critiqué la dépolitisation du concept du fait de la prégnance accordé au discours et non au réel. (cf. Luttes des transgenres pour le pronom ou les toilettes mixtes)
Invisibilité
Modèle républicain : être indifférent aux différences

Effet : indifférence aux discriminations

Mouvements sociaux : la télévision doit représentée la société
Émeutes et mouvements sociaux troublent les catégories de représentation
Contre-stéréotypes
Prend le contre-pied du stéréotype en proposant une monstration inversée

Problème : déni d'ethnicité
Antistéréotype
L’antistéréotype est défini par le fait qu’il constitue les stéréotypes comme la matière même de sa réflexivité, conduisant ainsi, en les rendant visibles, à déstabiliser les attendus essentialistes, culturalistes et hégémoniques de l’ethnoracialisation des minorités, mais aussi de la « normalité » blanche de la majorité, que ce soit sur le ton de l’humour, de l’interpellation plus directe ou à travers la complexité des récits fictionnels (Hall, 2007c).
De l'invisibilité à la diversité
Politique volontariste
Problèmes méthodologique et épistémologique
Quelles sont les catégories de l'imaginaire hégémonique ?
Le stéréotype ethnoracial est l’expression, par excellence, des opérations de racialisation et d’ethnicisation des individus. Dans tous les cas, ce qui est rendu visible, c’est la déviance à la norme blanche des non-Blancs, et ce qui est rendu invisible, c’est le processus de discrimination des non-Blancs ainsi que la norme blanche elle-même.
Le contre-stéréotype fait comme si les stéréotypes n’existaient pas, comme si les discriminations n’existaient plus, mettant en scène un monde « postraciste » pouvant servir d’une part à délégitimer la question même des discriminations dans les pratiques au nom de leur abolition dans les représentations, d’autre part à servir ces mêmes discriminations – ainsi lorsqu’un présentateur noir du journal télévisé lance sans sourciller un reportage illustrant la catégorie de « bandes ethniques ».
Moquerie, rire
Fonction du "bouffon"
Registre de monstration le moins présent
La critique traditionnelle
École de Francfort (Adorno, Horkheimer)

Théorie critique de la modernité associée au progrès social et humain.

Marchandisation de la culture conduit à une standardisation et à une plus grande soumission aux stéréotypes sociaux.
Aliénation
Noam Chomsky
La fabrique de l'opinion publique
L'économie crée des contraintes aux journalistes
Le capitalisme est incompatible avec la démocratie
Pierre Bourdieu et la violence symbolique
La télévision est une censure
Censure politique comme le prétend la théorie critique?
Censure économique comme le prétend Chomsky?
Pas seulement ! C'est plus subtil.
Il y a une violence symbolique. Des coups qui s'exexercent avec la complicité de celui qui la subie et celui qui l'excerce.
La télévision cache tout en montrant. Plus elle dévoile plus elle cache.
Exemple du fait divers qui fait diversion
La télévision nuit à la connaissance des phénomènes sociaux essentiels à l'exercice de la citoyenneté.
Critique de la critique: Où est le récepteur ?
Cultural Studies (années 1980)

Filtration des téléspectateurs

Capacité critique

Différence entre l'opération de codage et celui de décodage
http://lareclame.fr/old+spice+questions
Les différentes approches des médias
À quel régime renvoie ces images
Décrire les vidéos
Analyser à quel régime ces images appartiennent
La télévision
Industrie culturelle = profit

Tension entre conformisme et innovation
Arène de conflits (visiblité/invisibilité)
Scène de représentation
Pour toutes ces raisons, la télévision n’est ni un instrument de mystification des masses ni un divertissement sans conséquences, mais un bon poste d’observation du « travail de l’imagination » des collectifs et des tensions liées à la seconde modernité, en particulier s’agissant de la configuration des identités en régime de postcolonialité glocalisée (Appadurai, 2001 ; Hall, 2007a)
Les catégories ethno-raciales et la diversité sont des constructions sociales. Elles n'existent que par rapport aux discriminations dont souffrent certains groupes.
"Un stéréotype est l'expression naturalisée d'une asymétrie des rapports de pouvoir - celui de nommer, de montrer, de réduire, d'assigner" (Macé, 2007, p. 5)
Les stéréotypes peuvent être négatifs ou positifs.
La religion : institution et changement social
Religion
Institution sociale
Privatisation du religieux
Sécularisation
L'institution religieuse a perdu sa légitimité
C'est le for intérieur qui est souverain
Mutation sociale
http://www.onf.ca/film/tranquillement_pas_vite
L'identité religieuse
De la socialisation à l'individualisation
Les composantes de l'identité religieuse
Dimension communautaire (marquage du groupe)
Dimension culturelle (savoirs, savoir-faire acquis)
Dimension éthique (les valeurs du groupe)
Dimension émotionnelle (actualisation du nous, ferveur)
Apprentissage des valeurs
Culture
Communauté
Éthique
Socialisation
Fournit le sens de notre présence au monde
Durkheim
Weber
Description objective : observation et retranscription d'entrevue
Données statistiques au Québec, en France
Au Québec :
1965, 80% des Québécois vont à la messe dominicale
1998, 18,7%
Diminution de 76% en 30 ans

2001, 83,5 % des Québécois se disent catholiques
Variation de 0,5% en trente ans
La pratique et l'appartenance sont dissociées
Contrairement à ce que certains chercheurs affirment, ce mouvement est global en tout cas en ce qui concerne les sociétés modernes.
Sécularisation = Processus de privatisation des croyances
La fin de la religion ?
La pensée sociale du XIXe siècle place la raison au centre de la société
La modernité est le désenchantement du monde
La modernité est rationalisation (Weber)
La société fournit aux individus le sens de leur existence (Durkheim)
Historicité, autonomie, contrôle
Modernisation = recul de la religion
La religion comme institution ne régit plus la société
Société laïque
École publique
Décision objective (science)
Adhésion des individus sur une base volontaire
Pas de socialisation de masse
Renouveau(x) religieux
Capacité de résistance des pratiques
Capacité d'innovation (multiplication des institutions au-delà des grandes religions historiques)
Problème du sens
Problème de l'intégration sociale
La raison n'épuise pas la subjectivité
Le travail face à l'individualisation du social
Le travail comme institution
Que devient le travail face à l'affaiblissement de l'État et à l'individualisation ?
Quelles sont les conséquences ?
Le travail comme institution
Solidarités (division du travail social)
Groupements professionnels (morale)
Grandes formes d'organisation collective
Instance de régulation centrale pour l'État au service du social
Profit amortis par protections sociales
Contrat social
Lien social et intégration
De la division du travail social
Les règles de la méthode sociologique
Le suicide
Les formes élémentaires de la vie religieuse
Anomie
Émile Durkheim (1858-1918)
Deux types de solidarités
Solidarité mécanique
Solidarité organique
Sociétés segmentaires, solidarités par similitudes
Peu de différences entre les individus, ils se ressemblent et sont interchangeables
La communauté est cohérente parce qu'elle est peu différenciée
Le consensus résulte de la différenciation sociale
Cf. Le corps humain
Parce qu'ils sont différenciés et interdépendants : ils sont liés
Problèmes de la division du travail
Conséquence de la division du travail : inégalités
Menaces pour la solidarité
Régulation par l'État et les groupements socio-professionnels.

Le programme institutionnel face à l'individualisation
Libéralisation de l'économie (mondialisation)
Individualisation
Affaiblissement de l'État (en tant qu'instance de régulation)
Ex : aide sociale (plus une protection, une incitation individualisée)
Autonomie
Obligation d'être libre
Subjectivation
Conclusion
Décollectivisation
Fragilisation voire crise du lien social
Violence
Radicalisation
Populisme et crise de la représentation politique
La famille face à la demande d'autonomie individuelle
La famille comme institution classique
L'autonomie individuelle : quels changements pour la famille ?
Est-ce la fin de la famille ?

La famille est un groupe de descendance et de résidence

Au sens étroit du mot : La famille est "un groupe de personnes reliées par le sang, le mariage ou l'adoption et résidant habituellement ensemble, avec pour objet la survie économique, l'identification individuelle et collective, et l'élevage des rejetons éventuels." (Laburthe-Tolra, Warnier, 1997, p. 81)
Qu'est-ce qu'une famille ?
Une institution classique des sciences sociales
Le concept de socialisation primaire

Le développement de l'enfant (production du sens)

Incorporation des normes (bien-pas bien)

Transmission des traditions culturelles propres à un groupe donné.

Personnalité de base (cf. culturalisme)

Pour les anthropologues, la parenté règle l'organisation sociale
La modernité et la famille conjugale
Durkheim explique le passage entre le "communisme familial" et la "famille conjugale" moderne (Durkheim, 1893).
Parce que les individus changent, la famille change
Il n'y a plus "fusion de toutes les consciences" (Ibid.) des membres de la famille
Affirmation de la personnalité (accroissement de l'individualité)
Pour que l'individu puisse devenir autonome, la famille doit changer
Changements sociaux (1)
La famille demeure la référence principale (Fortin, 1987)
Solidarités
Le modèle se fissure
D'autres solidarités modernes prennent le relais
Effets des mouvements sociaux (féminisme)

Conséquences des politiques sociales, de l'État-providence
Pluralité de modèles possibles
Changements sociaux (2)
Un autre facteur : l'individualisation
L’individualisation serait liée à la seconde modernité et à l’émergence d’un nouvel individualisme institutionnel : les principales institutions de la société seraient désormais orientées vers l’individu, contraignant alors chaque personne à développer et assumer sa propre trajectoire biographique (Beck Ulrich, La société du risque, 2001, Flammarion).
La famille moderne 2
François de Singly : Sociologue français de la famille

La famille repose non plus sur les places qu'elle assigne aux individus

La famille est "un espace qui ne se définit pas d'abord par le sens de la discipline, des uniformes, des places, mais qui permet à ses membres de concilier l'appartenance commune et la singularité de chacun" (Singly de, 2009, p.8).

Les liens familiaux reposent sur leur capacité à procurer à la fois des liens de solidarité et la reconnaissance de l'individu (sujet)
Conclusion
Processus d'individualisation a des conséquences sur la famille

L'individualisation contraint la famille à se transformer

Espace privé public

Contrôle accru de l'État en réaction à l'individualisation
Régulation du privé (droit de l'enfant)
Protection de sa neutralité (contamination du public par le privé)
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