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Littérature sud-africaine

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Mediathéques Romans

on 20 March 2014

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Transcript of Littérature sud-africaine

Aperçu de la littérature

sud-africaine
La naissance des littératures

Littératures blanches
L’ancêtre de la littérature blanche est le récit de voyage et d’exploration. Celui-ci va forger les mentalités et participer à la mise en place de mythes tenaces sur la supériorité de l’homme blanc sur l’indigène noir.
Avec le temps, le genre va évoluer et va devenir un véritable outil de renseignement au profit de l’entreprise de colonisation. On y trouve désormais des relevés topographiques, botaniques et ethnologiques.
L’émergence de la langue afrikaans en tant que langue littéraire va être un acte fondateur. Les Afrikaners vont tirer de leur langue un certain orgueil (ils sont les seuls à la parler et à la comprendre) mais à long terme elle sera un enfermement. Elle limite les auteurs à leur communauté. Certains passeront alors à l’anglais pour se faire connaître ou par protestation contre le système.
La littérature blanche est également marquée par la thématique du Grand Trek.
Les romans célèbrent la conquête des terres africaines, la vertu de leur race…Cette littérature joue un rôle important car, par ses récits, elle participe à la montée du nationalisme blanc, elle participe au lancement d’un discours officiel qui sera également utilisé dans l’éducation des plus jeunes.
Les romans célèbrent la conquête des terres africaines, la vertu de leur race…Cette littérature joue un rôle important car, par ses récits, elle participe à la montée du nationalisme blanc, elle participe au lancement d’un discours officiel qui sera également utilisé dans l’éducation des plus jeunes.
Naissance des littératures africaines
La conquête coloniale s’est accompagnée de l’évangélisation par le biais des missionnaires. La mission sera un lieu fondamental.
Elle va encourager le développement des écrits vernaculaires. Toute une génération d’écrivains va pouvoir accéder à l’instruction. Nombre d’œuvres seront imprimées et diffusées par le biais des missions. Cependant, cette littérature témoigne d’un dilemme culturel : le message chrétien et l’héritage africain.
Cette période offre au lecteur des écrivains de tout premier plan, on parle d’âge d’or. 4 auteurs importants :
Dhlomo (théâtre) Non traduit
Vilakazi (poésie), Non traduit
Thomas Mofolo
Solomon Tshekisho Plaatje avec le roman Mudhi considéré comme le 1er roman de littérature noire

Solomon Tshekisho Plaatje (1876-1932)
Poème, épopée guerrière, chant à la gloire de la femme africaine, récit d'aventures, saga historique, ce roman est tout à la fois. Il échappe aux catégories et aux structures littéraires occidentales.
A la première moitié du XX ème siècle, chacun célèbre son Afrique du Sud mais ce n’est pas la même : pour les Blancs c’est celle du Grand Trek, pour les Noirs c’est celle du Mfecane.Dans la période qui va suivre les écrivains noirs vont se détacher des missions qui ne correspondent plus à leurs besoins d’expression. La période qui s’ouvre devient plus brutale, ils vont élaborer des réponses plus abruptes.
Le temps des adieux
Au fur et à mesure que l’apartheid se met en place, l’écart entre les communautés noire et blanche ne cesse de se creuser. Les Noirs perdent de leur liberté, n’ont plus accès à l’instruction et à la culture. Leur littérature va être marquée par 2 événements politiques : Sharpville et Soweto
Première séparation avec l'apparition
de la revue Drum

Revue fondée en 1951 par un millionnaire blanc, Drum est réalisée par des journalistes noirs et blancs.
Son rôle va être primordial car elle va constituer un véritable creuset d’où sortiront la plupart des écrivains de la nouvelle génération. L’influence de Drum sera déterminante en terme de genre littéraire : la nouvelle tiendra une place importante.
1966 : paraît un texte confirmant le « suppression of communism act ». 146 écrivains se retrouvent interdits de publication et diffusion en Afrique du Sud. La plupart des auteurs qui publiaient dans Drum sont réduits au silence.
Beaucoup d’auteurs noirs sont contraints à l’exil. Il est vécu comme un déchirement mais il permet l’ouverture à d’autres cultures.
La littérature noire dans les années 70
La disparité augmente entre la littérature blanche et noire. La pensée noire se radicalise. A partir des années 70 apparaît une génération d’écrivains qui n’aura jamais connu l’échange avec la communauté blanche et n’aura connu que la répression policière, l’incarcération arbitraire et la torture.
Le roman peine à trouver son lectorat parmi la communauté noire en grande partie analphabète. Malgré tout plusieurs noms apparaissent comme Alex La Guma, Bessie Head. Les thèmes récurrents sont : l’amour de son quartier, la fascination de la violence, l’éclatement des structures familiales, l’exil, la culture du ghetto…
Bessie Head (1937-1986)
Alex La Guma (1925-1985)
Concernant la poésie et le théâtre la situation est bien différente. C’est en effet par la poésie et le théâtre que s’opère la métamorphose.
A l’origine de ce mouvement, Steve Biko qui remet en cause l’attitude d’avilissement des Noirs et de supériorité des Blancs. Il faut réhabiliter la culture africaine et cela doit passer par le biais de la poésie et du théâtre.
C’est par la poésie et le théâtre que s’opère la métamorphose. La poésie est en effet envisagée comme un instrument de libération. C'est après le massacre de Sharpville en 1960 qu'apparaît le Black Consciouness movement.
Que se passe t-il du côté de la littérature blanche ?
Dans les années 60 apparaît un nouveau mouvement littéraire, les SESTIGERS dont André Brink, Breyten Breytenbach, Abraham de Vries et Etienne Leroux font partie. Après des voyages en Europe, ils introduisent dans la littérature de nouvelles notions telles que l’existentialisme l’expérimentation. Les tabous et les conventions sont brisés. Désormais, les écrivains ne sont plus considérés comme des privilégiés et des gardiens moraux de la cause nationale. Les tensions entre écrivains et politiciens augmentent.
Dans les années 70, la littérature blanche sud africaine s'organise autour de 5 "piliers"
Alan Paton
André Brink
Breyten Breytenbach
Nadine Gordimer
John Maxwell
Coetzee
Fin d'apartheid et nouvelles tendances
« La fin de l’apartheid n’est pas la fin de l’héritage de l’apartheid. Le nettoyage, le nettoyage, il y a tant à laver, à récurer. Et l’écriture, si elle veut traiter des réalités de l’Afrique du sud, traitera de cela ».
(Lindiwe Mazuba, poète)
En 1994, la fin de l’apartheid n’a pas tout résolu : les inégalités socio-économiques, de santé …sont toujours présentes.
Sur le plan littéraire, on n’a pas assisté au renouveau de la littérature noire, comme cela se passe dans certains pays après une dictature. Au contraire, c’est la parole afrikaner qui se libère.
La mise en place en 1996 des tribunaux Vérité et Réconciliations ouvre la voie à plusieurs publications telles que "La douleur des mots d'Antje Krog ou encore "Poussière rouge" de Gillian Slovo.
Le changement s’est établi lentement. A côté d’écrivains courageux qui ont réussi à témoigner tout au long des années sombres de l’apartheid, de nombreux jeunes auteurs s’attachent à dénoncer les ambiguïtés de la nation arc-en-cielEx. : Fruit amer / Achmat Dangor, Un docteur irréprochable / Dalmon Galgut, Des vies sans couleur / Zoë Wicomb
Quelles sont les nouvelles
tendances aujourd’hui ?
Ø Retour sur le passé africain pour restaurer la mémoire collective. Le roman phare de cette tendance est le roman de Zakes Mda, Au pays de l'ocre rouge.
Ce livre est important car il ouvre la littérature noire sud africaine à une problématique commune à tout le continent africain : le choix de la ruralité contre la modernité.
Ø Retour sur le passé colonial. Les écrits de Brink et Gordimer sont les plus connus mais cette thématique est désormais reprise par Mike Nicol. Il revient sur le passé colonial pour rendre la parole à ceux qui l’avaient perdue.
Une allégorie poétique et sombre qui allie mythe, réalisme magique et faits historiques pour nous raconter la conquête et la colonisation de l'Afrique du Sud. Les aventures du protagoniste, sur fond d'Apocalypse, la mission dont il s'acquitte dans une débauche d'images où se retrouvent Boccace, Dante, Bosch et Melville, sont une interrogation sur le mal, la violence qui convulsent le pays.
Ø Le retour sur soi entre confession et autobiographie
Ø Renouveau de l’écriture afrikaner : un nouveau sujet d’écriture apparît, celui d’un milieu afrikaner très particulier, celui des « poor whites », un monde ouvrier blanc. On est loin de l’image prestigieuse de l’Afrikaner tant vantée au début du 20ème siècle.
Ce roman retrace les deux mois de la vie d'une famille pauvre et blanche de Triomf, nouveau quartier blanc érigé sur Sophiatown, township de Johannesbourg rasé par le pouvoir de l'apartheid, au moment des premières élections libres d'Afrique du Sud fin 1994.
Ø Poursuite des recherches identitaires : le changement de régime a provoqué une redistribution des rôles, des transformations dans les systèmes de représentation : le blanc n’est plus une jolie couleur.
Tous les auteurs n'ont pu, malheureusement, être cités.
Nous aurions aussi pu vous parler de figures montantes comme Ivan Vladislavic, Troy Blacklaws, Michiel Heynes, Mark Behr...
Venez tous les découvrir dans vos
Médiathèques de Romans.
Proposé par
les Médiathèques de Romans

Réalisé et coordonné
par Nathalie
Durant plusieurs mois, Antje Krog, poétesse et journaliste sud-africaine, a suivi les auditions de la Commission de Réconciliation. Face à face, les bourreaux et les victimes lorsqu’elles sont encore en vie. Cette commission avait pour but de réconcilier tout un peuple mais cela est-il possible à la vue de la violence subie durant les années de l’apartheid. Les témoignages de ce livre sont bouleversants et, naïvement, on a toujours du mal à réaliser qu’un homme puisse faire cela à un autre homme.
Nathalie
Le Réserver ?
http://bit.ly/1genqvS
Sarah, native de Smitsriver en Afrique du Sud est partie aux Etats-Unis pour oublier un passé lourd. Elle y est devenue procureur. A la demande de son vieux mentor et ami Ben Hoffman, elle revient en Afrique du Sud en tant qu’avocate pour aider une famille noire qui veut savoir ce qu'est devenu son fils arrêté au temps de l'apartheid afin de l'enterrer décemment et de pouvoir faire son deuil. C'est dans le cadre de la Commission Vérité et Réconciliation que Sarah doit
effectuer son travail. Lors de cette Commission, les coupables doivent se dénoncer, décrire leurs actes au cours d'un procès public, se repentir à l'issue de quoi ils seront amnistiés ou condamnés à des peines assez légères. Faute avouée etc... Ceux qui ne se dénoncent pas et dont la culpabilité est prouvée encourent des peines bien plus graves.
Gillian Slovo présente les différents aspects de ces Commissions Vérité et Réconciliation créées après l'apartheid. Formidable outil de réconciliation d'un peuple meurtri pour les uns. Farce grotesque pour les autres.
Lila
Le Réserver ?
http://bit.ly/1lSKyze
Omar est né métis et musulman. A l'âge adulte, il deviendra aux yeux de tous Oscar, un homme juif et blanc. Dans l'Afrique du Sud, il faut bien choisir son camp mais la réalité, à l'image d'Omar-Oscar, est plus complexe qu'un monde en noir et blanc. Autour de ce personnage dont la vie repose sur un mensonge va se déployer un roman choral où le lecteur va suivre au lendemain de l'élection de Nelson Mandela divers trajectoires dont celles de son épouse blanche Anna, de son frère Malik et de sa psychologue Amina. Ce roman (qui joue avec le fantastique) est riche de nombreux mots Afrikaans. Achmat Dangor prête sa voix aux musulmans d'Afrique du Sud, descendants d'esclaves malais et revient sur les conséquences tragiques d'un système raciste qui broie l'identité des individus sur de nombreuses générations. Édifiant.
Adja
Le Réserver ?
http://bit.ly/1j7vwIF
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