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celui qui n'avait jamais vu la mer

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Yassine Tayachi

on 5 April 2016

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Transcript of celui qui n'avait jamais vu la mer

Celui qui n'avait jamais vu la mer
Présentation
Les professeurs et camarades de Daniel

Même s’ils jouent un rôle second dans l’histoire, les personnes qui entourent Daniel, telles que sa famille, les professeurs et camarades de classe, ont pour fonction de représenter le microcosme de la société industrielle avec toutes ses conventions futiles, des conventions que l'auteur a toujours rejetées : « Daniel se retourna et il vit la terre ferme loin derrière lui, pareille à un lac de boue ». Le Clézio nous montre bien que Daniel n’arrive pas à s’adapter à ce monde qu’il trouve sans importance et monotone. Les discussions inintéressantes et même les cours aux collèges ne sont qu’une perte de temps pour Daniel car la vie à laquelle il aspire en est absente.

LE CADRE SPACIAL

LE CADRE TEMPOREL
A la fin du mois de septembre.
au début de l’hiver.
quand les élèves se sont réveillés .
. . .

Jean-Marie-Gustave Le Clézio
celui qui n'avait jamais vu la mer
Le titre du roman


Le Clézio a choisi un titre long qui aurait pu être résumé en un seul mot comme « Daniel », mais le pronom « celui », à l'entame du titre, lui confère un mystère, donne une dimension intemporelle au récit, comme s'il s'agissait d'un conte, d'une légende.
« Celui » est un pronom démonstratif désignant le personnage dont il est question dans l’histoire. La narration est donc centrée sur lui, ce qui signifie qu’il s’agit d’une nouvelle dite « de personnage », de type portrait. Quant au mode et au temps du verbe « n’avait jamais vu », remarquons qu’ils évoquent un passé révolu (rendu par le plus-que-parfait) qui sera supplanté par un futur que la narration concrétisera. Ainsi grâce au récit, Daniel « verra » la mer. Le héros (celui), l’action principale (voir) et l’objet désiré (la mer) sortiront par voie de conséquence de la forme négative et prendront la forme affirmative : « n’avait jamais vu » => « verra ». La nouvelle est, à partir de là, une affirmation de soi dans un monde concret grâce à l’acte édifiant de l’écriture.




Celui qui n'avait jamais vu la mer de Le Clézio est une nouvelle d'abord éditée au sein du recueil Mondo et autres histoires du même auteur, puis réédité plus tard, individuellement ou accompagnée d'autres nouvelles pas forcément écrites par Le Clézio. Elle est présentée comme une nouvelle jeunesse. Un tel registre, pour quiconque n'a lu que le Le Clézio des premiers temps, celui des années 60, surprend. En effet, Le Clézio a commencé par une série de romans radicaux (Le Procès-verbal en 1963, La Fièvre en 1965, Le Déluge en 1966), s'inscrivant dans la parfaite lignée des auteurs du Nouveau Roman – Perec, Butor, Sarraute. Celui qui n'avait jamais vu la mer s'inscrit dans ses œuvres plus tardives, au moment où Le Clézio va si loin dans la remise en question de la chose littéraire qu'il en vient à dépasser la remise en question elle-même. À cette occasion, Le Clézio rompt avec un formalisme austère, sans pour autant délaisser le travail sur la langue bien entendu, et se laisse aller à des récits plus personnels, évoquant son goût pour l'exotisme et le voyage. Celui qui n'avait jamais vu la mer est particulièrement représentatif du second mouvement de ce revirement littéraire assez soudain.


Le Clézio est le fils d’un Anglais et d’une Française de l’île Maurice où il a passé son enfance. Il a vu le jour, en 1940, à Nice, une ville réputée pour la beauté de ses rivages et la douceur de son climat pendant toute l’année. Malgré ses nombreux voyages qui l’attirent vers les rares régions encore vierges du Mexique, Le Clézio passe le printemps et l’été à Nice. C’est là qu'il admire la splendeur du Grand Bleu et la douceur du soleil.
Parallèlement à ce voyage toujours nouveau vers la mer et la lumière, on remarque que la plupart de ses personnages sont jeunes. Dans Désert, Le Chercheur d’or, ou Onitcha, les héros sont soit des filles soit des garçons. Tel est le cas dans notre nouvelle qui présente des personnages en rupture avec l’univers technocratique de la vie quotidienne, mise à part pour le héros Daniel, dont le seul interlocuteur est la Mer, garante d'une relation harmonieuse.
La Mer

La mer est aussi présente que le protagoniste même, car elle est en lui. Dans la première partie de la nouvelle, la mer n’est présente que dans l’esprit et les rêves de Daniel et à travers ses lectures d'histoires d’aventures telles que celles de Sindbad. Elle est ressentie comme une voix qui l’appelle et à laquelle il ne peut résister. Le pouvoir de séduction de la mer atteint son maximum lorsque la rencontre entre elle et le héros de l’histoire devient enfin réalité. « La mer est belle ! », pense Daniel. Il se sent en harmonie avec la elle. Tous deux fusionnent. La personnification de la mer est telle que Daniel parvient à communiquer avec elle, à sa manière, comme il n’en a jamais eu l’occasion avec aucun individu sur terre. Elle l’envoûte et le rend amoureux d’elle.

Daniel

Daniel, « qui aurait bien aimé s’appeler Sindbad », car il est un grand lecteur des Mille et Une nuits, le seul livre qu'il connaisse par cœur, a été abandonné par sa famille qui l’a mis en pension. Il y étouffe, ne parle presque pas, et n'a pas d'amis. On dirait qu'il dort les yeux ouverts. Il a l'air de venir d'ailleurs, « d'une autre race ». L’adolescent est différent de ses camarades de classe qui ne l’intéressent pas. La seule chose qui l’attire, c’est l’aventure, la découverte de la mer à travers le voyage : « Il ne se mêlait pas aux conversations des autres, sauf quand il était question de la mer, ou de voyages »
1. L’ECOLE :
La classe—la cour- le dortoir- les bancs-les escaliers-(1ère partie)
L’école, c’est le lieu clos où sont enfermés les élèves et vivent inquiets et que Daniel fuit. Elle se trouve en ville. Et étant contrôlée par un directeur, des surveillants et professeurs, visitée par la police après la fugue de Daniel, et fréquentée par des élèves qui ont les préoccupations des citadins modernes (les femmes, la cigarette, les bains, les bronzages…), on peut dire qu’elle représente la loi, la civilisation, l’ordre et la loi qui brime l’individu et empêche l’épanouissement tout comme la ville que Daniel quitte, dans l’espoir de réaliser son rêve, et que Le Clézio lui même prend en aversion. : « Il était arrivé à la campagne et la ville brillait derrière lui… »
2. LA MER : (La nature)
Les déplacements du héros/ L’itinéraire suivi par Daniel de l’école à la mer :
Départ : Dans le wagon du train (p 184-)-« arrivé à la campagne (l92)-la ville brillait derrière lui (l93) -dans la cabane (l95)-jusqu’aux dunes (l101)-à deux cents mètres à peine (l103-)- la pente de sable (l104) -au sommet des dunes (l105-14sont consacrée à la description (lignes))- dans le sable sec (l120)- A quelques mètres (l131)-
Arrivée : sur le sable mouillé (l134 - 33lignes)- au bord de l’eau (l163-25lignes).
les lieux sont évoqués comme un espace qui assure le déplacement de Daniel vers « le pays étrange » au début de la quête. Ainsi, il passe de la ville vers la campagne pour se rapprocher de plus en plus du lieu convoité Jusqu’à l’arrivée au bord de la mer. . Mais après, ils deviennent l’objet de l’exploration et c’est alors qu’ ils désignent tous les coins et recoins de l’espace marin « au fond des creux »,entre les feuilles d’algues », « à travers la vitre » etc.…qu’ils abondent surtout entre la ligne 221 et 350 lors de la marée basse.
remarque
LA CABANE ET LA GROTTE :
Ce sont deux lieux de refuge auxquels Daniel recourt pour se protéger, la nuit ou pendant la marée haute, c’est à dire pendant les moments de peur. Ceci dit, on peut affirmer que la quête de soi et du monde ne se font pas sans difficultés. Daniel a couru le risque mais ses camarades et le narrateur ne l’ont pas fait. C’est ce qui explique que lui se libère de ses angoisses « il n’avait jamais connu un tel bonheur. Il s’endormit dans la paix » alors que les élèves ne trouvent pas cette sérénité et sombrent dans leur interrogations et inquiétude les phrases interrogatives de la clausule et adverbes d’incertitude en témoignent.

LE VOYAGE / QUETE : (373 lignes)
L’absence de Daniel a duré des mois sans précision aucune. Les mois évoqués ne peuvent être comptéS vu le manque d’indices. Ce qui est évident c’est que la clausule nous resitue au collège. Donc, ou bien l’année scolaire n’est pas terminée ou bien c’est d’une autre année scolaire qu’il s’agit.
Or, l’emploi de l’imparfait et d’autres indicateurs temporels tels que « comme chaque jour » (188), « pendant les premiers jours » (L186), « depuis des jours » (L189), "les premiers jours » (L215) montrent que le narrateur raconte une fois ce qui s’est passé plusieurs fois. Ceci permet de dire que la quête a duré plus que deux jours.
AVANT LE VOYAGE : (37 Lignes)
Le narrateur, au début de la nouvelle, résume les premières années de la vie de Daniel jusqu’aux préparatifs du voyage en 37 lignes. (.environ 15 ans en 37 lignes)
UNE DATE
:
APRES LE RECIT DU VOYAGE : (37 lignes)
Les 37 dernières lignes évoquent la durée de l’aventure de Daniel « qu’a t-il fait tous ces jours, tous ces mois ? » et elles résument aussi en quelques lignes ce qui s’est passé au collège pendant l’absence de Daniel : la réaction et l’attitude des adultes, l’inquiétude des élèves et leur complicité secrète avec Daniel dont la fugue suscite leur intérêt.
LA DUREE
les personnages
L10 à 37 : Daniel élève, différent des autres au collège, manque de joie.
L 37 à 410 : LE RECIT du VOYAGE
- Réactions suite au départ de Daniel
-Départ en train
-En route à pieds vers la mer.
-Découverte de la mer. L 106à 409 :
1) Arrivée près de la mer (joie)
2) Au bord de la plage : La marée haute (Fuite) –
3) La marée basse : Découverte des secrets de la mer et plaisir de l’amitié-
4) La marée haute (Fuite)-
5) La marée basse : Découverte d’autres secrets et joie de la découverte.
6) La marée haute (Fuite) –
7) La marée basse: Paix de l’âme et bonheur.
L 410 à 447 : Le narrateur et les élèves inquiets, au collège, pensent à Daniel devenu objet de leur rêve.
L’étude de la structure de la nouvelle montre que le héros est Daniel puisqu’il a un programme à réaliser et que la découverte de la mer, qui constitue le rétablissement du manque, est en fait une découverte du monde et des secrets qu’il cache. En effet, Daniel se livre à l’exploration du monde marin quand la marée est basse, que tout est dénudé devant ses yeux et que plus rien n’est caché...
La structure de la nouvelle

Résumé de la nouvelle

Daniel est un lycéen pauvre, discret et sans génie. Il n’a pas d’ami sauf la mer qui habite son cœur et son esprit. Il décide un jour de quitter le lycée et sa famille pour vivre au bord de la mer qu’il a choisie. Les lycéens n’ont rien dit à l’administration et à la police du mystérieux voyage. Grâce à un train de marchandises, il travers des villes avant d’arriver au lieu de ses rêves. Le premier contact avec l’eau et les vagues est impressionnant et enivrant. Puis Daniel apprend à vivre, seul, entre les bras de la nature. Il boit de la pluie aux creux des roches, mange les crustacés qu’il ramasse et habite une grotte dans les rochers. Son bonheur est inégalable surtout que personne n’a connu son chemin. Il est considéré comme disparu parmi les milliers de disparus chaque année. Mais les lycéens sont convaincus qu’il est là-bas sur les rivages.



J'ai bien aimé ce livre car quand on le lit,
on ressent plein d'émotions:
- de la tristesse
- de la colère
- on rit
- on pleure


mon avis personnel
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