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Avalanche : imprévisible et vigilance

En cours de développement
by

Alain Duclos

on 25 December 2015

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Transcript of Avalanche : imprévisible et vigilance

Tenir compte AUSSI de l'imprévisible
Modèle de vigilance encadrée
"Le nouveau challenge n'est plus l'amélioration de la prévision, mais une meilleure gestion de l'imprévisible"
Encore deux choses...
Nivologie...
Déclenchement des plaques
Mesures nivo-météo
A savoir pour anticiper le prévisible
Les plus grandes surprises sont dues
soit à des croyances,
soit à un manque d'informations
(Erik Descamp)
Activité avalancheuse
Parce qu'on ne peut pas être toujours à 200% (Erik Descamp)
6 paramètres simples, mesurables, incontestables
Bulletins
CLPA
Données disponibles
Stratigraphie
Taille des avalanches
Stabilité
Bonneval-sur-Arc, 25 janvier 2009
Bonneval-sur-Arc, 25 janvier 2009
Bonneval-sur-Arc, 25 janvier 2009
Bonneval-sur-Arc, 25 janvier 2009
Bonneval-sur-Arc, 25 janvier 2009
Enjoy ;-)
Bruce Jamieson et C. Campbell, ISSW 2004
Alain Duclos
La taille des avalanches est le paramètre qui doit déterminer les précautions : distance entre les participants et ilôts de sécurité. Pour un même site, les avalanches peuvent être d'ampleurs très variées. Les petites avalanches sont souvent faciles à déclencher par passage à ski. Il est alors facile de vérifier l'instabilité, et d'en tenir compte dans la gestion de risque. En revanche, les grosses avalanches ne "préviennent" généralement pas. Dans ce cas, inutile "d'aller voir". la seule bonne précaution est de ne pas s'engager, sur la base des informations du bulletin, de ses propres observations, etc.
Pour un même site, les avalanches peuvent être d'ampleurs très variées. Ici, les avalanches ont été relevées à partir d'observations et de relevés GPS sur une dizaine d'années.
Les petites avalanches sont souvent faciles à déclencher par passage à ski. Il est alors facile de vérifier l'instabilité, et d'en tenir compte dans la gestion de risque. En revanche, les grosses avalanches ne "préviennent" généralement pas. Ici, un même site produit une petite coulée au passage des skieurs (moins de 30 m de large, photo du haut)... ou une très vaste avalanche (près de 300 m de large, photo à gauche).
Carte de localisation des phénomènes d'avalanches
Ce qu'il faut observer :
Ce qu'il faut avoir compris :
Ce qu'il faut connaitre
Stations Nivose
Stations Flowcapt
Etc.
Avalanches récentes
Surcharges nouvelles: pluie ou neige
Couches fragiles enfouies
Fonte
Niveau de danger (BERA ; bulletin)
Il y a souvent plusieurs façon d'éviter le danger
Là où vous éviterez le danger, d'autres prendrons le risque... et rien ne se passera !
30° : l'inclinaison critique à prendre en compte
La perspective de prévoir le danger d'avalanche de façon à la fois juste et précise est une croyance : il est souvent facile de déterminer si une avalanche est possible ou non à tel endroit, mais jamais d'être certain qu'elle se produise.
Inclinaison de la pente
(sous mes pieds, au dessus, ou dessous ?)
Certaines données doivent être connues des professionnels de la neige pour une première estimation du danger d'avalanche. Ensuite seulement il faudra nuancer son appréciation compte tenu de la part d'imprévisible
Parce qu'une méthode de prévention du risque ne doit pas conduire à des certitudes (Ian Mc Cammon)
Caricature : pente à 10°, 10 cm de fraiche, risque 1
Caricature : pente à 20°, 20 cm de fraiche, risque 2
Caricature : pente à 30°, 30 cm de fraiche, risque 3
Caricature : pente à 40°, 40 cm de fraiche, risque 4
"je connais parfaitement
le manteau neigeux"
"les conditions de neige étaient bonnes et ne présentaient pas de risque" (30 à 40 cm de fraiche)
"Nous avions fait 6 déposes,
jusque là très bonnes"
"la pente est sécurisée par le PIDA"
"C'que tu dis, on l'fait bien...
mais seulement quand c'est dangereux !"
Ce jour là, par risque 4 et beaucoup de neige, une dizaine de tirs par grenadage depuis héliciptère pour la protection de la route n'ont donné aucun résultat. Forts de cette observation, les professionnels locaux se sont rapidement lancés dans les pentes. Dans le secteur où nous aviosn tiré quelques heures plus tôt, deux très vastes plaques ont été déclenchées par un seul d'entre eux.
Le chercheur canadien Bruce Jamieson et ses étudiants ont réalisé 63 tests du "coin glissant" dans une même pente. Les résultats sont très variables, même pour 2 tests contigus. Il peut en être de même pour touts les tests, utiles pour illustrer les mécanismes de déclenchement des plaques, mais inappropriés pour estimer la stabilité au moment de s'engager dans une pente.
Glossaire
Risque
Danger
Evitement
Dans une même vaste combe, la rive droite est en poudre, alors que la rive gauche est en neige dure. La prochaine chute de neige sera beaucoup plus instable en rive droite qu'en rive gauche.
Le vent boulverse complètement la répartition de la neige, près des crêtes mais aussi sur l'ensemble des versants. Bien entendu, des épaisseurs de neige variées engendre des stratigraphies variées.
L'observation de l'écoulement et de la rupture de l'avalanche montre le "grand bazard" dans la répartition des couches de neige. Où creuser ? Où réaliser des "tests de stabilité" ?
Cette variabilité spatiale empêche (malheureusement !) toute estimation précise et juste de la stabilité . Il est pourtant utile de sonder le manteau neigeux le plus souvent possible... pour apprendre et pour comprendre comment il évolue.
La définition usuelle donnée pour le risque naturel est la suivante : (Risque) = (aléa) x (enjeu)
L’aléa (ou événement) est l'avalanche ; il consitue le danger.
Les enjeux (ou vulnérabilité) sont liés à la présence humaine.

La présence d'une victime potentielle et son éloignement par rapport au danger déterminent le niveau du risque.
Définition du Larousse :
Danger : "qui constitue une menace"

Un danger est toute source potentielle de dommage, de préjudice ou d'effet nocif à l'égard d'une chose ou d'une personne
L'évitement du danger, en s'en éloignant suffisamment, annule le risque.
Si "danger" = 0, alors "risque" = 0
Si "expositon" (enjeu) = 0, alors "risque" = 0
Si "éloignement" tend vers l'infini, alors "risque" tend vers 0
Mode détendu
Mode méfiance
Mode alerte
Mode... hasardeux
aucun indicateur alarmant n’a été identifié. Sauf observations inattendues, le projet est mené comme prévu. Le leader reste attentif à l’éventuel signalement d’un danger qu’il n’aurait pas anticipé.
=> VIGILANCE NORMALE
les indicateurs à surveiller en priorité ont été identifiés (accumulations dues au vent, ou humidification, par exemple) ; vérification de leur niveau (de combien l’épaisseur de neige nouvelle augmente-t-elle sous mes skis ?) ; anticipation d’une modification de trace ou d’itinéraire, plutôt que de passer en mode « alerte ».
=> EVITEMENT
Là, les indicateurs surveillés montrent qu’une avalanche peut emporter ou atteindre quelqu’un du groupe. Il faut donc s’organiser pour limiter les dégâts (distance entre participants, îlots de sécurité), et éventuellement envisager la fuite (sans augmenter la mise en danger).
=> DIMINUTION DU RISQUE
Rien ne permet d'argumenter que la probabilité d'accident mortel et/ou de multivictime est suffisamment faible. On réalise que les meilleures précautions ne permettent pas de limiter raisonnablement les conséquences d’une avalanche.
=> NOUVELLE REFLEXION ; AUTRE CHOIX
4 modes de vigilance
Indicateurs pour une vigilance appropriée
. Abandon des croyances
. Collecte d'informations
. Prise de décision
Danger d'avalanche : mieux le connaitre, pour une vigilance adaptée
Des principes à connaitre absolument pour :

Imaginer comment
la neige a évolué
ailleurs,

Imaginer comment
la neige va évoluer
ici et ailleurs,

Anticiper et reconnaitre les
couches fragiles
Sublimation : la glace se transforme en vapeur d'eau.
Les dendrites des cristaux de neige fraiche disparaissent.
De la glace ou de la neige peuvent disparaitre, sans fondre, à une température nettement inférieure à 0°C
Condensation solide : la vapeur d'eau se transforme en glace :
Des grains grossissent, des angles se forment...
Des ponts de glace se forment entre des grains à une température nettement inférieure à 0°C (ce qui augmente la cohésion de la couche de neige).
Les cristaux et les grains de neige sont formés de glace solide
La glace et l'eau liquide peuvent se transformer en vapeur.
Elle n'est pas visible mais assure les métamorphoses de la neige sèche
Comment les cristaux évoluent en grains de différentes formes ?
Principalement à cause du déplacement de molécules d'eau en conditions de neige sèche ! (en fonction du gradient de température).
Par fonte et regel uniquement quand la température est proche de 0°C
Par rupture ("action mécanique") dans des conditions très particulières (damage, etc.)
Neige fraiche :
jeune
mou
sec
Particules reconnaissables :
jeune
mou
sec
grains fins (faible gradient de T°) :
vieux
dur
sec
Grains fins (transport par le vent) :
jeune
dur
sec
Grains à faces planes :
vieux
mou
sec
petit
Gobelets :
vieux
mou
sec
gros
Grains ronds :
vieux (+ ou -)
mou
mouillé
Grains ronds :
vieux (+ ou -)
dur
est passé par l'état liquide
Pour me faire part de vos remarques, de vos critiques, de vos sugestions : a.duclos@wanadoo.fr
Sur ce site particulièrement sensible aux avalanches, j'avais mesuré les épaisseurs de neige sur un carré de 50 m x 50 m. Elles s'échelonnaient entre moins d'1m et plus de 3m (voir le graphique). Bien entendu, si les épaisseurs sont différentes, les types de couches également, à cause de gradients de température variés.
On y enfonce facilement le poing ou 4 doigts
Quelques heures
On y enfonce facilement le poing ou 4 doigts
Quelques jours
On y enfonce facilement le poing ou 4 doigts
Plus de quelques jours, sauf exception
Grains peu distincts à l'oeil nu (< 1 mm)
On y enfonce facilement le poing ou 4 doigts
Grains bien distincts à l'oeil nu (> 1 mm)
Plus de quelques jours, sauf exception
Plus de quelques jours
On n'y enfonce facilement qu'un doigt ou un crayon
Quelques heures à quelques jours
On n'y enfonce facilement qu'un doigt ou un crayon
En place depuis moins
de 2 à 3 jours environ
En place depuis plusieurs jours
voire semaines
On peut y enfoncer un doigt,
un crayon, un couteau...
On peut y enfoncer le poing
ou 4 doigts
Les grains sont faciles à
distinguer à l'oeil nu dans
le gant
Très difficile de distinguer
les grains les uns des autres
à l'oeil nu
x
la "neige roulée" est un cristal sur lequel des gouttellettes d'eau se sont "givrées" au cours de la chute des nuages vers le sol.
Tableau récapitulatif et simplifié des types de neige et des métamorphoses
Le déplacement des molécules d'eau modifie la forme des grains mais aussi (surtout ?) les ponts de glace entre eux. De nombreux ponts (si les grains sont petits et ronds) augmentent la cohésion. Leur réduction (si les grains sont gros et anguleux) la diminuent.
Creuser de temps en temps jusqu'au sol, surtout en début de saison.
Vérifier aussi souvent que possible les couches proches de la surface.
Manteau neigeux : épaisseur ? variabilité ?
Couches fragiles : continuité ? taille des grains ? localisation ?
Sondages au bâton : résistances suspectes ?
Sondages à la pelle et à la main : cohésion entre les couches ? origine des faibles résistances ?... et si pas de bâton (!)
Attention aux effondrements ("wouph") parfois associés aux couches fragiles.
Georg Sojer dessin
Jan Mersch and Anton Kühberger, ISSW 2009
Trop d'infos tue l'info ?
Georg Sojer dessin
Sratigraphie : description détaillée du manteau neigeux ; superposition de couches de neige
.
La stratigraphie peut être illustrée par un "profil stratigraphique", obtenu après avoir réalisé un "sondage par battage" et une coupe de neige
.
Attention : la stratigraphie est très variable d'un endroit à l'autre, parfois à quelques mètres près
.
Attention : la dureté des couches, mesurée au sondage par battage ou évaluée à la main, ne peut jamais permettre d'évaluer précisément la stabilité. C'est toutefois un élément important de mise en alerte (cf. vigilance encadrée)
.
Sonde de battage
Traces d'évaluation de dureté à la main (poing, 4 doigts, 1 doigt)
Traces de mesures de masses volumiques
Représentation des observations et des mesures sur un graphique (logiciel CEN / Météo-France).
Les plaques de neige se caractérisent par une rupture linéaire à l'amont. Elles se distinguent des avalanches à départ ponctuel.
Les plaques de neige peuvent être constituées de neige dure ou poudreuse, sèche ou mouillée, ventée ou non... naturelle ou issue de neige de culture
.
Ce qui fait l'instabilité d'une plaque est preque toujours la couche fragile qui se trouvait en dessous, persistente ou temporaire.
La plupart des avalanches qui causent des dégats sont des avalanches de plaques. Les couches fragiles qui sont à leur origine permettent
la mobilisation de volumes parfois très importants (comprenant quelquefois les couches de neige ancienne),
les déclenchements à distance.
Werner Munter figure
La largeur des avalanches dépend beaucoup de la propagation de rupture dans la couche fragile
Les volumes mobilisés dans la zone de départ dépendent beaucoup de l'épaisseur de neige et de la profondeur des couches fragiles impliquées.
L'extension de l'écoulement dépend beaucoup des volumes mobilisés dans la zone de départ, de la neige qui va l'alimenter ensuite (ou non) ainsi que du terrain.
La taille des avalanches est très difficilement prévisible. Il n'est pas rare que des skieurs provoquent des petites coulées de surface avant que, soudainement, l'ensemble d'un versant se mobilise.
Lorsque toutes les conditions semblent réunies pour qu'une plaque se déclenche, il ne se passe généralement rien.
Les "tests de stabilité" sont très utiles pour comprendre le mécanisme de déclenchement des plaques, mais ne permettent pas de décider rationnellement si l'on peut s'engager dans une pente, ou non.
L'observation de l'activité avalancheuse en cours est une priorité pour se faire une idée de la stabilité. Toutefois, certaines grosses avalanches se produisent sans aucun signe précurseur (pas de déclenchements récents dans le secteur).
Attention : certaines saisons sont beaucoup plus piègeuses que d'autres. Il est nécessaire d'en avoir conscience, en se tenant informé des accidents et incidents dans son secteur.
De plus en plus de stations automatiques en altitude permettent de surveiller en temps réel l'évolution des conditions : hauteur de neige, vent et température de l'air. Certaines d'entre elles mesure aussi le transport de neige par le vent, et sont dotées de 2 capteurs de hauteurs de neige afin de mieux évaluer la variabilité spatiale (ci dessous)
De plus en plus de sites web, souvent "communautaires", permettent de suivre l'activité avalancheuse observée en temps quasi réel. Ce qui a été vu ici risque fort de ce reproduire dans les secteurs proches et similaires.
La CLPA n'est pas destinée aux pratiquants du ski. En effet, il suffit de connaitre l'inclinaison des pentes pour identifier la plupart des zones de départ potentiels d'avalanches. Toutefois, la CLPA est très utile pour évaluer les extensions possibles des avalanches exceptionnelles, que les montagnards ont parfois oubliées.
Les bulletins d'estimation du risque d'avalanches sont rédigés principalement sur la base des prévisions météorologiques, des mesures réalisées par des stations automatiques et des observations de terrain.
Ici par exemple, le danger aurait pu être perçu sur la base de critères simples :
inclinaison supérieure à 30°,
neige nouvelle,
enfoncement facile du bâton sur près d'1 m,
enfoncement d'un piéton jsqu'aux cuisses.
Pourtant, le risque annoncé par le bulletin était de 2 sur 5, et l'exposition était Sud. Sur la base de certaines méthodes, la situation aurait pu être considérée comme plutôt sûre.
Une avalanche mortelle a été déclenchée par le passage d'un surfeur dans cette pente déjà tracée.
Depuis de nombreuses années, certaines cartes suisses destinées au ski de randonnée représentent avec un figuré particulier les secteurs inclinés à plus de 30° (fond rouge transparent). Une mise en garde est précisée pour les avalanches de neige mouillée, pouvant éventuellement partir dans des pentes moins raides.
L'identification des pentes inclinées à plus de 30°, associée à une réflexion sur la taille des avalanches possibles, pourrait argumenter le choix des "ilots de sécurité" (là où l'on se regroupe).
L'identification des pentes inclinées à plus de 30°, associée à une réflexion sur la taille des avalanches possibles, pourrait argumenter le choix des distances entre les participants de façon à, dans le pire des cas, ne déplorer qu'une seule victime..
Parce que, lors de la plupart des accidents graves (multivictimes), le leader n'avait pas imaginé qu'une avalanche puisse se produire.
Parce que chaque situation est unique, et que la meilleure solution sera probablement trouvée sur place, à condition que le leader soit dans le mode de vigilance approprié.
Parce que notre aptitude à gérer plusieurs paramètres est limitée, surtout lorsque l'environnement est aggressif, surtout lorsque les "facteurs humains" ont tendance à prendre le pas sur les décisions conscientes et rationnelles.
Pour partager des seuils, basés sur le bon sens, mais susceptibles d'être discutés.
Pour s'affranchir des facteurs humains afin d'estimer si une pente est "raide" ou non, décider si une combe est "chargée" ou pas, etc.
Pour "sauver de l'énergie" en observant l'essentiel, puis décider en connaissance de cause.
Comment un skieur amorce une rupture qui peut ensuite se propager d'une façon incontrolable... et aboutir au déclenchement de la plaque.
1 : Les bulletins rédigés à l'intention des usagers de la montagne hivernale (BERA),
2 : Les informations facilement disponibles via Internet.
photo 2010-04-26
photos 2010-03-03
Evitement
Diminution du risque...
La trace du haut (en traversée) est plus "économique" en terme de dénivelé ; la trace du bas, loin des vastes pentes raides, est plus prudente.
Mode méfiance à l'approche du col, même en l'absence de signes d'instabilité.
Mode alerte pour monter vers ce col, un par un et sous surveillance : diminuer le risque en limitant l'exposition au danger.
A la descente, sensation de passer du mode alerte (gestion de risque), au mode hasardeux (aucun argument tangible pour affirmer que les 2 skieurs ne seront pas pris en même temps dans une éventuelle avalanche). L'abandon du projet a permis de réaliser (ailleurs) une descente aussi agréable que sereine.
Dans cette situation, l'augmentation de l'inclinaison de la pente (seuil de 30°) doit amener à passer du mode méfiance (surveiller les paramètres) au mode alerte (l'avalanche est possible).
Dans cette situation, l'augmentation de l'inclinaison de la pente (seuil de 30°), ainsi que le chargement de la "combe" par le vent, doivent amener à passer du mode méfiance (surveiller les paramètres) au mode alerte (l'avalanche est possible).
Risque 4 sur le BERA, versant ombragé d'altitude... mais pas de signes évidents d'instabilité sur le terrain (ni effondrements induits par une couche fragile, ni avalanches récentes).
Risque 3 sur le BERA, début d'hiver, secteur connu pour être dangereux... mais pas de signes évidents d'instabilité sur le terrain (ni effondrements induits par une couche fragile, ni avalanches récentes).
Le mode méfiance doit permettre de choisir délibérément l'évitement du danger ou la diminution du risque.
Savoir mesurer le seuil de 30°
sur le terrain
sur une carte topographique
Les avalanches qui se sont produites récemment sont la meilleure illustration de l'instabilité.
Attention : dans certaines situations, les avalanches sont isolées. L'absence d'activité avalancheuse récente ne signifie pas systématiquement qu'il y a absence de risque.
Les résultats du déclenchement préventif sont aussi à prendre en compte Une charge d'explosif a sans doute un effet différent de celui du passage d'un skieur. En revanche, l'éventuelle propagation de rupture dans le manteau neigeux est la même.
Simple petit calcul :
300 000 kg = 300 tonnes !
30 cm de neige légère ayant une masse volumique de 100 kg/m3
sur une surface de 100 m x 100 m
Ca pèse combien ?
Leur influence sur la stabilité est soupçonnée depuis les années 1930.
Leur rôle dans la propagation de ruptures est précisé depuis 2000 environ ; il est reconnu maintenant par tous les spécialistes de la planète.
De nombreuses zones d'ombre subsistent sur l'effet de la fonte.
Le bon sens permet toutefois de ne pas douter de son influence, de s'en méfier... et de l'éviter dès qu'elle devient trop active !
Parce que des spécialistes qui ont accès à un réseau d'observation privilégié, et qui sont formés pour celà ont réfléchi à la question...
... et vous donnent leur avis.
Bulletins
Sites web
Stat° mesures auto
Contacts perso
Observations perso
humain
terrain
nivo-météo
Avant de partir
Avant de s'engager sur l'itinéraire
Sur l'itinéraire
Avalanches récentes ?
Surcharges nouvelles : pluie ou neige ?
Couches fragiles ?
Fonte ?
Niveau de danger ?
La veille par exemple
Quand on a encore le choix pour un plan "B".
Éventuellement après plusieurs autres runs.
=> vue d'ensemble de la situation
=> vérification de la cohérence entre la vue d'ensemble et la situation réelle
Identification d'un danger ? Évitement ? Diminution du risque ?
Vigilance requise ? Timing probable ? Maintien du projet ? Alternative ?
Peaufinage du projet ? Alternative ? Annulation ?
Bases d'informations
Questions à se poser
=> localisation des éventuels secteurs
dangereux
Bulletins
Cartes
Topos
CLPA ?
Inclinaisons les plus raides ?
Pentes sensibles ?
Pièges ?
Alternatives, réchappes, plan "B" ?
Bases d'informations
Questions à se poser
Contacts perso
Observations perso
Avalanches récentes ?

Surcharges nouvelles : pluie ou neige ?
Fonte ?
Bases d'informations
Questions à se poser
=> vérification de la cohérence entre la
première analyse et la situation réelle
Observations perso
Cartes
Alternatives, réchappes, plan "B" ?
Pentes sensibles ?
Pièges ?
Bases d'informations
Questions à se poser
Depuis le bas,
Durant les parcours réalisés au fil de la journée
=> calage du niveau de vigilance approprié
Observations perso
Avalanches récentes ou effondrements ?

Surcharges nouvelles : pluie ou neige ?

Couches fragiles ?

Fonte ?
Bases d'informations
Questions à se poser
"Tour d'horizon"
Sondage au bâton (gradué...) - Déchaussage si snowboard - Localisation des éventuelles accumulations dues au vent
Sondage au bâton - Exploration rapide à la pelle, manipulation...
=> calage du niveau de vigilance approprié
Observations perso
Cartes
Inclinaisons ?

Pentes sensibles ?

Pièges ?
Bases d'informations
Questions à se poser
Sous mes pieds ? Mesure ! (clinomètre ou triangle avec bâtons)
En amont ? En aval ?
Expositon ? Type de relief (combes, épaules, ruptures de pentes) ?
Taille ? Origine des déclenchements (spontanés, accidentels, artificiels) ?
Effets du passage à ski ou en snowboard ("woumph", déclenchements) ?
Amorce et propagation de ruptures (j'appuie ici, et il se passe quelque chose là bas...) ?
Barres, trous, blocs, cours d'eau, etc.
=> établissement du projet
Bases d'informations
Discussion
Souhaits des clients ?
Moyens techniques, physiques, d'autonomie ?
équipement ?
Age /majorité ?
Nombre ?
Questions à se poser
=> vérification de la cohérence entre les déclarations et la réalité
Bases d'informations
Discussion
Observation
Phase de "test"
Souhaits des clients ?
Moyens techniques, physiques, d'autonomie ?
Equipement ?
Age /majorité ?
Nombre ?
Questions à se poser
Détail de la trace, points de regroupement, distance entre les participants, rythme.
=> Détermination des consignes de sécurité, communication, vérification.
Discussion
Observation en situation
Questionnement
DVA ? Sonde ? Pelle ?
Questions à se poser
Moyens techniques, physiques, d'autonomie ?

Equipement ?

Bonne compréhension et application des consignes de sécurité ?
Compte tenu de l'évolution en cours de journée, faim (foif) ? fatigue ? froid ?
DVA en émission pour tous ?
Distance entre participants,
Attention pendant les phases de surveillance mutuelle nécessaire,
etc.
Bases d'informations
Conditions optimales de sécurité
et de satisfaction des clients.
Poursuite de l'activité
Objectifs :
Évitement du danger d'avalanche,
Diminution du risque.
Plaisir,
Progrès technique,
Découverte,
Convivialité,
Etc.
Niveau de danger - Echelle de risque ?
Un chiffre à prendre en compte. Une lucidité à maintenir. Des leçons à tirer.
« VANOISE, HAUTE-MAURIENNE et MAURIENNE : RISQUE 2 ».
« RISQUE 3 ».
... mais des précipitations sans doute plus importantes que prévu (retour d'Est).
Avalanche accidentelle
ski hors pistes ; exposition Nord
Alain Duclos, 2011
Parce qu'un raisonnement pour la gestion de risque est toujours perturbé par les facteurs humains.
ex : les pièges de l'inconscient (Ian Mc Cammon)
Habitude
Obstination
désir de séduction
Aura de l'expert
Positionnement social
Sensation de rareté
Nos actions passées guident notre comportement dans les situations familières. ex "j'ai skié cette pente des dizaines de fois sans problème..."
Une fois que l'on a pris une décision initiale à propos de quelque chose, les décisions suivantes sont beaucoup plus faciles à prendre si on reste cohérent avec la première : ex "on a dit qu'on y allait ; on ne va pas se reposer 15 ,fois la question..."
Le leader dégage une impression positive qui conduit le groupe à lui attribuer des compétences qu'il n'a peut-être pas. Le professionnel est parfois piégé par la confience aveugle que lui font ses clients, et par l'absence de discussion.
Pour les hommes, la tentative de séduction se manifestent souvent par des conduites à risques, particulièrement chez l'adolescent et chez le jeune adulte (!!!)
C'est le mécanisme qui conduit à prendre plus ou moins de risques en fonction du fait que l'on est regardé ou non. On a tendance à prendre plus de risques si l'on est observé, photographié, filmé... ce qui est souvent le cas du leader !
On attribue une valeur d'autant plus grande à une opportunité, que l'on risque de la perdre. La "fièvre de la poudre" conduit à des prises de risques disproportionnées dans le seul but de faire la première trace.
Voir :

https://prezi.com/00wimfxge40m/avalanche-part-previsible/
https://prezi.com/00wimfxge40m/avalanche-part-previsible/
Voir :
https://prezi.com/ujkm7c7xtusa/white-board-prezume-by-alain-duclos/
En ligne http://www.skitrack.fr/
Carte papier + réglette etc.
clinomètre sur le terrain
batons de ski pour mesurer 30°
En ligne http://www.data-avalanche.org
sites web rando
Observations sur le terrain
interrogation des professionnels locaux
En ligne http://www.isaw.ch/
Autres stations de mesures automatiques
Bulletins
Observations sur le terrain
interrogation des professionnels locaux
Sondages au bâton
"tests de stabilité"
Interprètation des avalanches observées
Certains bulletins ?
Sondages au bâton
Interprètation des avalanches observées
La montre !
http://www.skitrack.fr/
"Le simple est toujours faux. Ce qui ne l'est pas est inutilisable".

Œuvres ii (1942), Paul Valéry, éd. gallimard, coll. bibliothèque de la pléiade, 1960, p. 864
"
On a souvent les surprises qu'on a méritées ; plus on est bardé de certitudes, plus on est candidats à des surprises majeures.
"
Bertrand Robert, 2015
The Avalanche Review
Full transcript