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3H3 : La Seconde Guerre mondiale (1939-1945)

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by

Mikael NOAILLES

on 21 October 2017

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Transcript of 3H3 : La Seconde Guerre mondiale (1939-1945)

Leçon 3 : La Seconde Guerre mondiale,
une guerre d'anéantissement (1939-1945)

 
 

Introduction

Le 1er septembre 1939, l’invasion de la Pologne déclenche une guerre européenne puis mondiale qui voit l’affrontement des totalitarismes (All, It, URSS, Japon) et des démocraties (Fr, RU, EU)
Cette guerre est le degré suprême de la guerre totale : c’est une guerre d’anéantissement qui vise à éliminer en masse l’adversaire militaire ou civil. Le jusqu’au-boutisme des belligérants efface les distinctions entre combattants et non combattants notamment lors des combats à outrance, bombardements des villes, massacre de prisonniers ou de catégories de population.
La France, tout comme le reste de l'Europe, est confrontée au dilemme entre résister, collaborer ou attendre.

Pourquoi la 2GM est-elle considérée comme une guerre d’anéantissement ?

La libération du camp de Dachau par les Américains en 1945
Le village d’Oradour –sur-Glane en France, rasé par les Allemands en 1944
La ville d’Hiroshima après le bombardement nucléaire américain en août 1945
L’exécution de résistants français par les Allemands au Mont Valérien en 1944
Un village polonais après l’invasion allemande de septembre 1939
I. Les phases et lieux d’un affrontement planétaire
Quelles sont les phases de la Seconde Guerre mondiale ?
Char « Panzer »

Bombardier en piqué « Stuka »

La tactique allemande : la guerre éclair ou « Blitzkrieg »

Il doit y avoir une règle absolue pour les SS : être honnêtes, corrects, loyaux et amicaux envers les membres de notre propre race et envers personne d'autre. Le sort d'un Russe, comme celui d'un Tchèque, m'est totalement indifférent... Que les autres nations vivent dans l'opulence ou qu'elles meurent de faim cela ne m'intéresse que dans la mesure où nous avons besoin d'esclaves pour notre «Kultur», sinon cela ne m'intéresse pas. Si dix mille femmes russes tombent d'épuisement en creusant un fossé anti-tank, seul m'importe l'achèvement du fossé anti-tank pour l'Allemagne. Nous ne serons jamais brutaux et insensibles lorsque cela ne sera pas indispensable, c'est évident. Nous, Allemands, qui sommes les seuls au monde à avoir une attitude correcte envers les animaux, nous aurons également une attitude correcte envers ces animaux humains. Mais ce serait un crime contre notre race de nous soucier d'eux et de leur donner un idéal, car nos fils et nos petits-fils auraient encore plus de difficultés avec eux. (...) C'est ce que je voudrais inculquer à chaque SS, et - comme je le crois - ce que j'ai inculqué comme une des lois les plus sacrées de l'avenir: « Notre souci, notre devoir c'est notre peuple, c'est notre race ».
La guerre en Europe de 1942 à 1945
L’attaque de Pearl Harbor
L’Europe en 1942
La guerre dans le Pacifique de 1941 à 1942
La guerre en Europe de 1939 à 1942
La guerre en Asie de 1942 à 1945
Discours d'Himmler (chef des SS)
à Poznan en octobre 1943
Le pillage de l'Europe par l'Axe
II. Une guerre d’anéantissement
Le plan de la bataille de Stalingrad.

Vassili Zaïtev, tireur d’élite de l’armée rouge (225 soldats abattus), honoré du titre de Héros de l’Union Soviétique et décoré de l’ordre de Lénine en février 1943 a inspiré JJ Annaud pour le film Stalingrad
Introduction
I. Un affrontement planétaire
II. Une guerre d’anéantissement
A. Une mobilisation totale pour anéantir des armées et des Etats

 Les enjeux militaires sont considérables : tous les moyens humains et matériels sont mis en œuvre par les belligérants pour permettre la victoire. Chaque belligérant veut anéantir les capacités militaires ou industrielles de l’ennemi.
 Près de 90 millions d’hommes sont mobilisés et les batailles sur le front de l’Est comme celle de Stalingrad ou dans le Pacifique sont d’une violence extrême où l’on ne respecte plus les règles de la guerre. La modernisation des armements provoque des pertes considérables. Les combats sont marqués par des crimes de guerre. C’est dans ces cas précis que l’on parle de guerre d’anéantissement.
 Les économies sont mobilisées. La population est incitée à participer financièrement et les femmes travaillent dans les usines. L’Allemagne et le Japon s’appuient sur le travail forcée de centaines de milliers de civils (STO) ou de prisonniers de guerre.
Dossier Hatier pp 72-73 : l’exemple de Stalingrad
A. Une mobilisation totale pour anéantir des armées et des Etats
Affiche de propagande russe
Les enjeux scientifiques mettent les sciences et technologies au service d’une guerre d’anéantissement : dès 1942 les Américains lancent le projet Manhattan de fabrication de la bombe atomique. Pour forcer les Japonais à capituler ils doivent larguer des bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki en août 1945 : 80 000 personnes sont instantanément tuées mais on estime qu’il y a eu 260 000 morts.
Les enjeux sont idéologiques et la propagande est omniprésente. Le patriotisme et la haine de l’ennemi sont encouragés par la propagande. La guerre est idéologique, les Alliés se battent au nom des valeurs démocratiques et pacifiques face aux dictatures, les Nazis combattent pour leur « espace vital » conquis sur les « races inférieures » et pour détruire le communisme et l’URSS combat pour la survie du communisme.
La volonté d’anéantissement provoque une violence de masse extrême contre les civils. C’est la guerre la plus meurtrière de l’Histoire avec plus de 50 millions de morts principalement des civils. La population est traumatisée par la violence de masse, les massacres, les bombardements massifs comme celui de Londres en 1940 par les Allemands ou celui de Dresde par les Alliés en 1943 et la terreur commise par les SS ou les Japonais. Les destructions sont énormes. En 1945-1946, les criminels nazis sont jugés lors des procès de Nuremberg qui créent les notions de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Dès 1933, la terreur nazie s’est abattue sur les opposants politiques, les homosexuels, les malades mentaux, les handicapés… Un réseau de camps de concentration est mis en place pendant la guerre à travers toute l’Europe pour la répression des mouvements de résistance. Les conditions de détention sont effroyables : froid, faim, maladies, brutalité et violences quotidiennes. Les prisonniers sont forcés de travailler voire loués aux usines de guerre installées à proximité des camps et exterminés lorsqu’ils ne peuvent plus travailler.
B. Les civils victimes de la mobilisation totale et de la violence extrême
Génocide : extermination systématique de tout un peuple

Shoah : mot hébreu signifiant « catastrophe » désignant le génocide des Juifs

Holocauste : sacrifice rituel du judaïsme dans lequel la victime est entièrement brûlée. Terme utilisé par les Anglo-Saxons mais très controversé désignant le génocide des Juifs car le génocide des Juifs n’est pas un sacrifice fait à Dieu

Rafle : arrestation massive opérée à l’improviste

Le protocole de Wannsee par R. Heydrich (20 janvier 1942)

La solution finale du problème juif en Europe devra être appliquée à environ 11 millions de personnes. (…)
Dans le cadre de la solution finale du problème, les juifs doivent être transférés sous bonne escorte à l’Est et y être affectés au service du travail. Formés en colonnes de travail, les juifs valides, hommes d’un côté, femmes de l’autre, seront amenés dans ces territoires pour construire des routes ; il va sans dire qu’une partie s’éliminera tout naturellement par état de déficience physique.
Le résidu qui subsisterait en fin de compte – et qu’il faut considérer comme la partie la plus résistante – devra être traitée en conséquence. En effet, l’expérience de l’histoire a montré que, libérée, cette élite naturelle porte en germe les éléments d’une nouvelle renaissance juive.

Dans les régions occupées par l’URSS, des divisions SS (les Einsatzgruppen) massacrent systématiquement les Juifs à partir de 1941. Ils sont gazés dans des camions ou abattus d’une balle dans la tête devant une fosse commune.
Regard critique : Nuit et Brouillard d’Alain Resnais, 1955
« Qui de nous veille de cet étrange observatoire, pour nous avertir de la venue des nouveaux bourreaux ? Ont-ils vraiment un autre visage que le nôtre ? Quelque part parmi nous il reste des kapos chanceux, des chefs récupérés, des dénonciateurs inconnus …
Il y a tous ceux qui n’y croyaient pas, ou seulement de temps en temps.
Il y a nous qui regardons sincèrement ces ruines comme si le vieux monstre concentrationnaire était mort sous les décombres, qui feignons de reprendre espoir devant cette image qui s'éloigne, comme si on guérissait de la peste concentrationnaire, nous qui feignons de croire que tout cela est d’un seul temps et d’un seul pays,
et qui ne pensons pas à regarder autour de nous,
et qui n’entendons pas qu’on crie sans fin. »
C. Le génocide des Juifs et des Tziganes
La guerre accélère le processus d’élimination de toutes les populations que les nazis jugent inférieures et c’est l’invasion de l’URSS à partir de 1941 qui est un tournant dans les génocides.
Les Allemands poursuivent et amplifient leur politique antisémite pour commettre un génocide :
- D’abord les Juifs sont enfermés dans des quartiers réservés dans les villes de Pologne : les ghettos comme celui de Varsovie. Les privations tuent environ 800 000 Juifs
- Ensuite lors de l’opération Barbarossa contre l’URSS, dès 1941, les Einsatzgruppen massacrent en masse les Juifs qu’ils trouvent sur leur route avec les moyens du bord (gaz d’échappement, fusillades…) : ces lieux de mise à mort font 1.3 million de morts
- A partir de 1942, les Juifs sont raflés, déportés depuis toute l’Europe pour des centres de mise à mort provisoires principalement situés en Pologne où la mort est industrialisée dans des chambres à gaz et des fours crématoires (2.7 millions à Chelmno, Auschwitz-Birkenau, Treblinka, Sobibor, Belzec, Maidanek). Une fois leur tâche achevée ces lieux sont démontés et détruits.
- Au total 5 millions de Juifs ont été massacrés soit entre 54 et 64 % de la population juive européenne de 1939 : 108 695 / mois, 3623 / j, 150 /h, 2 /min.
Ils visent aussi les tziganes et les convois de tziganes vers les camps débutent en 1943 : environ 1/3 de la population est tuée dans les camps d’extermination (250 000 sur 750 000)
L’évacuation du ghetto de Varsovie

Enfant mourant sur un trottoir du ghetto de Varsovie en septembre 1941

En 1940, les Allemands emmurent une partie de Varsovie où ils enferment 400 000 juifs de toute la Pologne dont beaucoup meurent de faim ou de maladie.
De juillet à octobre 1942, les Juifs du ghetto sont déportés vers des camps d’extermination, essentiellement celui de Treblinka. En 1943, le ghetto se soulève mais la révolte est matée et les derniers survivants sont déportés.
AUSCHWITZ-BIRKENAU : Un lieu mixte, décrypter les images
Un amour à taire, fiction
Paragraphe 175, documentaire
Le tiers des Tsiganes vivant en Europe en 1939 sont tués pendant la guerre.

« Dans le long catalogue des crimes nazis, il faut souligner le martyre des Tsiganes : toutes les variétés d’assassinats ont été essayés sur eux ; plus souvent que n’importe quel autre peuple ils ont dû servir de cobayes pour les expériences ‘scientifiques’ et à Ravensbrück, si quelques Allemandes ont été stérilisées à titre punitif et individuel, il n’y eut de stérilisation en série que celle des Tsiganes – y compris de toutes petites filles, qui en sont mortes. »

G. Tillion, déportée à Ravensbrück, in G. Tillion, Ranvenbrück, Seuil, 1997
Camps d'internement des tsiganes en France

La Seconde Guerre mondiale oppose les forces de ‘lAxe aux Alliés en Europe et dans le Pacifique. D’abord victorieuses, les forces de l’Axe subissent plusieurs grandes défaites en 1942. Les Alliés reprennent alors l’initiative. Grâce aux débarquements alliés de 1943-1944 ) l’ouest et à l’avancée de l’armée rouge à l’Est, l’Europe est peu à peu libérée. L’Allemagne capitule en mai 1945 et le Japon en septembre après les bombardements atomiques.
Introduction
I. Un affrontement planétaire


Introduction
I. Un affrontement planétaire
II. Une guerre d’anéantissement
A. Une mobilisation totale pour anéantir des armées et des Etats

Introduction
I. Un affrontement planétaire
II. Une guerre d’anéantissement
A. Une mobilisation totale pour anéantir des armées et des Etats
B. Les civils victimes de la mobilisation totale et de la violence extrême
Hiroshima
Introduction
I. Un affrontement planétaire
II. Une guerre d’anéantissement
A. Une mobilisation totale pour anéantir des armées et des Etats
B. Les civils victimes de la mobilisation totale et de la violence extrême
Les camps et l'univers concentrationnaire nazi
« Il a été prouvé que les efforts destinés à sédentariser les Tziganes ont été inefficaces, notamment dans le cas des purs Tziganes, en raison de leur forte propension à nomadiser. Il devient donc nécessaire de faire la distinction entre les purs Tziganes et les demi-Tziganes dans la solution définitive de la question tzigane [...]. Les autorités policières signaleront toutes les personnes qui, d’après leur apparence, leurs coutumes ou leur comportement, doivent être considérées comme Tziganes ou demi-Tziganes. »

Circulaire de Heinrich Himmler, 8 décembre 1938.
   Furent exterminés :
- plus du quart des Tsiganes de France ou de Hongrie,
- près de la moitié des Tsiganes de Yougoslavie ou de Lettonie,
- les trois quart des Tsiganes d'Allemagne ou de Belgique,
- la totalité des Tsiganes des Pays-Bas, du Luxembourg  et de Lituanie .

« Les autorités avaient procédé à un ratissage des routes et des agglomérations urbaines, en faisant arrêter les mendiants, les vagabonds ainsi que les prostituées et les homosexuels [...]. On les avait expédiés dans les camps de concentration pour les rééduquer [...]. Le travail pénible était destiné à les rendre « normaux » [...]. Beaucoup d’entre eux se sont suicidés. En 1944, le Reichsführer organisa à Ravensbrück des « stages de guérison ». Un certain nombre d’homosexuels qui n’avaient pas donné de preuves définitives de leur renonciation au vice furent appelés à travailler avec des filles [...]. Cette possibilité d’observer la vie et le comportement des internés homosexuels m’a paru extrêmement instructive. »

Rudolf Höss, Le commandant d’Auschwitz parle, Éditions Maspero, 1985.
Introduction
I. Un affrontement planétaire
II. Une guerre d’anéantissement
A. Une mobilisation totale pour anéantir des armées et des Etats
B. Les civils victimes de la mobilisation totale et de la violence extrême
C. Le génocide des Juifs et des Tziganes
Introduction
I. Un affrontement planétaire
II. Une guerre d’anéantissement
A. Une mobilisation totale pour anéantir des armées et des Etats
B. Les civils victimes de la mobilisation totale et de la violence extrême
C. Le génocide des Juifs et des Tziganes
Dossier du livre scolaire pp 96-99
Expériences médicales à Auschwitz
Enfants tsiganes castrés au cours de prétendues "expériences médicales" à Auschwitz-Birkenau, en 1944

III. La France dans la guerre (1940-1944)
D. Résister dans l’Europe nazie
Introduction
I. Un affrontement planétaire
II. Une guerre d’anéantissement
A. Une mobilisation totale pour anéantir des armées et des Etats
B. Les civils victimes de la mobilisation totale et de la violence extrême
C. Le génocide des Juifs et des Tziganes
D. Résister dans l'Europe nazie
Dossier pp 62-63
Dans de nombreux pays occupés par les Allemands, des résistances s’organisent. Elles s’opposent aux occupants et aux régimes de collaboration par des actions civiles de refus (grèves) mais aussi par les armes (sabotages, assassinats, attentats).
La résistance armée se développe surtout en Europe de l’Est où les Allemands mènent une guerre d’anéantissement. C’est le cas de Josip Brosz dit Tito et son armée de libération nationale en Yougoslavie qui luette contre l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie.
En Allemagne, une poignée d’étudiants catholiques crée pendant quelques mois la Rose blanche qui distribue des tracts hostiles au régime. Arrêtés, ils sont guillotinés en février 1943.
Introduction
I. Un affrontement planétaire
II. Une guerre d’anéantissement
A. Une mobilisation totale pour anéantir des armées et des Etats
B. Les civils victimes de la mobilisation totale et de la violence extrême
C. Le génocide des Juifs et des Tziganes
D. Résister dans l'Europe nazie
A. La défaite de 1940 et ses conséquences 
Octobre 1939, le général Gamelin (Fr) et le général Gort (GB) se rencontrent en France, contrairement aux engagements pris auprès de la Pologne l’offensive contre l’Allemagne est abandonnée.
La « drôle de guerre » sept 39- mai 40
Pendant huit mois, les soldats français et britanniques attendent, derrière les bunkers de la ligne Maginot, l’attaque allemande. C’est « la drôle de guerre »
La ligne Maginot
Mai 1940 :
Début de l’offensive à l’ouest en contournant la ligne Maginot


L’armée britannique parvient à rapatrier ses troupes par la « poche de Dunkerque » (25 mai - 3 juin)
Dans cette situation, l'invasion se traduit par une débâcle militaire, un exode des populations du nord de la France et une occupation du territoire.
Des réfugiés sur les routes du Nord en mai 40 fuyant l'avancée des troupes allemandes.

Le 14 Juin l’ armée allemande est à Paris
Le 23 Juin Hitler est à Paris


22 juin 1940: Armistice de la France
Discours radiodiffusé du Maréchal Pétain,
Président du Conseil,
le 17 juin 1940.
     Français !
     A l'appel de Monsieur le Président de la République, j'assume à partir d'aujourd'hui la direction du gouvernement de la France. Sûr de l'affection de notre admirable armée qui lutte, avec un héroïsme digne de ses longues traditions militaires, contre un ennemi supérieur en nombre et en armes. Sûr que par sa magnifique résistance, elle a rempli nos devoirs vis-à-vis de nos alliés. Sûr de l'appui des Anciens Combattants que j'ai eu la fierté de commander, sûr de la confiance du peuple tout entier, je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur.
     En ces heures douloureuses, je pense aux malheureux réfugiés qui, dans un dénuement extrême, sillonnent nos routes. Je leur exprime ma compassion et ma sollicitude. C’est le cœur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut cesser le combat. Je me suis adressé cette nuit à l'adversaire pour lui demander s'il est prêt a rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l'Honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités. Que tous les Français se groupent autour du Gouvernement que je préside pendant ces dures épreuves et fassent taire leur angoisse pour n'écouter que leur foi dans le destin de la Patrie.

Formé à l'école militaire de Saint-Cyr, jeune général au début la guerre de 14-18, Pétain organise la défense de Verdun en 1916.
Commandant en chef des armées françaises en 1917, il est Maréchal de France en 1918.
Il est nommé ministre de la guerre (1934) et au sein de l'état-major français, il défend la guerre de position défensive .
Pétain est nommé Président du Conseil le 16 juin 1940

Discours prononcé à la radio de Londres, par le Général de Gaulle,
le 18 juin 1940.
Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.

Saint-Cyrien, Charles de Gaulle participe à la 1ère Guerre mondiale en tant qu'officier.
Il est plusieurs fois blessé et fait prisonnier.
Entre les deux guerres, il enseigne à l'école de guerre et défend une stratégie nouvelle de guerre de mouvement.
Sous-secrétaire d'Etat à la guerre en 1940, il est hostile à l'armistice et rejoint Londres dès le 17 juin 1940.
En mai-juin 1940, l’armée allemande envahit la France en contournant la ligne Maginot et en passant par le Nord. L’armée française est en déroute face aux nouveautés tactiques et techniques. La population fuit l’envahisseur allemand : c’est l’exode. Le gouvernement part à Bordeaux et nomme le Maréchal Pétain, président du conseil le 16 juin 1940.
Le 22 juin 1940, le Mal Pétain signe l’armistice à Rethondes. La France doit payer de lourdes indemnités de guerre et est coupée en 2 : une zone libre au sud et une zone occupée au nord et à l’ouest. Le gouvernement s’installe à Vichy en zone libre. La zone occupée vit alors à l’heure allemande.
Introduction
I. Un affrontement planétaire
II. Une guerre d’anéantissement
III. La France dans la guerre
A. La défaite de 1940 et ses conséquences
Introduction
I. Un affrontement planétaire
II. Une guerre d’anéantissement
III. La France dans la guerre
A. La défaite de 1940 et ses conséquences
Dossier pp 74-75
Dossier pp 76-79
Dossier pp 80-81
B. Le régime de Vichy, un régime autoritaire, antirépublicain, réactionnaire, collaborateur et antisémite
Acte constitutionnel n°2 : Le chef de l'Etat français a la plénitude du pouvoir gouvernemental, il nomme et révoque les ministres et secrétaires d'Etat, qui ne sont responsables que devant lui. Il exerce le pouvoir législatif en conseil des ministres (...)
Acte constitutionnel n°3 : Le Sénat et la chambre des députés sont ajournés jusqu'à nouvel ordre.

Extraits des actes constitutionnels de Vichy, 10-12 juillet 1940
« C’est dans l’honneur que j’entre dans la voie de la collaboration. Ainsi, dans un avenir prochain, pourrait être allégé le poids des souffrances de notre pays, amélioré le sort de nos prisonniers, atténuée la charge des frais d’occupation »

Message radiodiffusé de Pétain, 30 Octobre 1940
Entrevue de Montoire (Loir et Cher) en zone occupée le 24 octobre 1940
Pierre Laval " je souhaite la victoire de l'Allemagne" (juin 1942)

Ma présence au gouvernement a une signification qui n'échappe à personne1 [...]. J'ai la volonté de rétablir avec l'Allemagne et avec l'Italie des relations confiantes. De cette guerre surgira inévitablement une nouvelle Europe.[...] C'est un mot auquel, en France, on n'est pas encore très habitué. On aime son pays parce qu'on aime son village. Pour moi, Français, je voudrais que, demain, nous puissions aimer une Europe dans laquelle la France aura une place qui sera digne d'elle. Pour construire cette Europe, l'Allemagne est en train de livrer des combats gigantesques. Elle doit, avec d'autres, consentir d'immenses sacrifices, et elle ne ménage pas le sang de sa jeunesse. Pour la jeter dans la bataille, elle va la chercher à l'usine et aux champs. Je souhaite la victoire de l'Allemagne parce que, sans elle, le bolchevisme, demain, s'installerait partout.

1- Évincé en décembre 40, Laval est rappelé au gouvernement le 18 avril 1942, pour remplacer Darlan qui s'est détourné de la collaboration. Il engage alors totalement Vichy dans la collaboration.
Le STO (service du travail obligatoire)
 

La Milice du gouvernement de Vichy emmenant des résistants.
Article premier - Est regardé comme juif, pour l'application de la présente loi, toute personne issue de trois grands-parents de race juive ou de deux grands-parents de la même race, si son conjoint lui-même est juif.
Art.2. - L'accès et l'exercice des fonctions publiques et mandats énumérés ci-après sont interdits aux Juifs :
1° […] toutes juridictions d'ordre professionnel et toutes assemblées issues de l'élection
2° […] fonctionnaires de tous grades attachés à tous services de police ;
4° Membres des corps enseignants ;
5° Officiers des Armées de terre, de Mer et de l'Air
Art. 3 - L'accès et l'exercice de toutes les fonctions publiques autres que celles énumérées à l'art. 2 ne sont ouverts aux Juifs que s'ils peuvent exciper de l'une des conditions suivantes :
a. Être titulaire de la Carte de combattant 1914-1918 ou avoir été cité au cours de la campagne 1914-1918 ;
b. Avoir été cité, à l'ordre du jour au cours de la campagne 1939- 1940 ;
c. Être décoré de la légion d'honneur à titre militaire ou de la Médaille militaire.
Art. 4. – L'accès et l'exercice des professions libérales, des professions libres, des fonctions dévolues aux officiers ministériels et à tous auxiliaires de la justice sont permis aux juifs, à moins que des règlements d'administration publique n'aient fixé pour eux une proportion déterminée. Dans ce cas, les mêmes règlements détermineront les conditions dans lesquelles aura lieu l'élimination des juifs en surnombre.
Art. 5. – Les juifs ne pourront, sans condition ni réserve, exercer l'une quelconque des professions suivantes : [journalisme, cinéma, théâtre, radio]
Art. 7 - Les fonctionnaires juifs visés aux articles 2 et 3 cesseront d'exercer leurs fonctions dans les deux mois qui suivront la promulgation de la présente loi. […]
Art. 8 - Par décret individuel pris en Conseil d'État et dûment motivé, les Juifs qui, dans les domaines littéraires, scientifiques, artistique ont rendu des services exceptionnels à l'Etat français, pourront être relevés des interdictions prévues par la présente loi.
Ces décrets et les motifs qui les justifient seront publiés au Journal Officiel.
Art. 9. – La présente loi est applicable à l'Algérie, aux colonies, pays de protectorat et territoires sous mandat.
Art. 10. – Le présent acte sera publié au Journal officiel et exécuté comme loi de l'État. Fait à Vichy, le 3 octobre 1940.
Ph. Pétain.
Par le Maréchal de France, chef de l'État français :
Le vice-président du conseil, Pierre LAVAL.
Le statut des Juifs (octobre 1940)
Rafle du Vel' d'Hiv'
Les tickets d’alimentation
http://www2.ac-toulouse.fr/col-jmoulin-toulouse/moulin/jean00.htm

Ticket de rationnement
Le 10 juillet 1940, le Parlement vote les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain qui promulgue les actes constitutionnels : c’est la mort de la IIIème République qui est remplacée par l’Etat Français.
C’est une dictature, un régime autoritaire qui rejette la République et la démocratie : les pouvoirs ne sont plus séparés, suppression des élections, propagande, censure, culte de la personnalité, limitation des libertés. Il veut régénérer la France par une « Révolution Nationale » dont la devise est « Travail, Famille, Patrie ». Les valeurs et symboles de la RF disparaissent. Son idéologie est réactionnaire (= veut un retour en arrière). Il exalte les valeurs traditionnelles : l’artisanat, le travail de la terre, la famille, le patriotisme et le catholicisme.
Il met en place la collaboration avec l’Allemagne dès octobre 1940 après l’entrevue de Montoire avec Hitler : la France produit pour l’Allemagne et met en place la politique allemande. Après l’invasion de la zone libre en 1942, la collaboration s’accentue avec la création du STO (Service du Travail Obligatoire).
C’est un régime xénophobe, raciste et antisémite qui exclut les Juifs de la société française dès octobre 1940 (loi sur le Statut des Juifs). La France participe à la politique d’extermination des Juifs (Rafle du Vel’ d’Hiv’ en 1942
Introduction
I. Un affrontement planétaire
II. Une guerre d’anéantissement
III. La France dans la guerre
A. La défaite de 1940 et ses conséquences
B. Le régime de Vichy, un régime autoritaire, antirépublicain, réactionnaire, collaborateur et antisémite
Introduction
I. Un affrontement planétaire
II. Une guerre d’anéantissement
III. La France dans la guerre
A. La défaite de 1940 et ses conséquences
B. Le régime de Vichy, un régime autoritaire, antirépublicain, réactionnaire, collaborateur et antisémite
Dossier pp 82-83
Dossier pp 84-85
C. Les résistances en France
La déclaration commune du Gal de Gaulle et des mouvements de Résistance parue dans les journaux clandestins : Combat, Franc-Tireur, Libération (juin/juillet 1942).
Le 27 janvier 1943, Henri Frenay (Combat), Emmanuel d'Astier de la Vigerie (Libération Sud) et Jean-Pierre Lévy (Franc-Tireur), signent l'acte officiel de naissance des "Mouvements Unis de Résistance" (M.U.R.). Puis vient la création du "Conseil National de la Résistance" (C.N.R.), qui se réunit pour la première fois le 27 mai 1943, 48 rue du Four à Paris.
Guy Moquet et les fusillés de Chateaubriand
Guy Môquet était un militant communiste, célèbre pour avoir été fusillé le 22 octobre 1941 à l'âge de 17 ans (avec 26 autres personnes) en représaille après la mort de Karl Hotz (officier Allemand). Il est arrêté alors qu'il distribuait des tracts à la gare de l'Est (Paris).
Avant de mourir Guy Môquet avait écrit une lettre adressée à ses proches.
Châteaubriant, le 22 octobre 1941
Ma petite maman chérie,
Mon tout petit frère adoré,
Mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, à toi en particulier petite maman, c’est d’être très courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre, mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et René. Quant à mon véritable, je ne peux le faire, hélas ! j’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge qui , je l’escompte, sera fier de les porter un jour.
À toi, petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman bien des peines, je te salue pour la dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée.
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beau coup, qu’il étudie, qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.
17 ans et demie (sic), ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux pas en mettre davantage, je vous quitte tous, toutes, toi maman, Séserge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d’enfant. Courage !
Votre Guy qui vous aime.
Guy.
4. Il doit être créé dans les plus courts délais possibles un Conseil National de la Résistance unique pour l'ensemble du territoire métropolitain et présidé par Rex, représentant du général De Gaulle.

5. Ce Conseil national de la Résistance (CNR) assurera la représentation des groupements de Résistance. Les huit mouvements représentés au CNR sont : Organisation civile et militaire ; ceux de Libération ; ceux de la Résistance ; Libération-Nord ; Front National ; Combat ; Libération Sud ; Franc Tireurs.

6. Le Conseil de la Résistance a pour tâche de fixer les directives à donner aux Formations représentées, en application des instructions du général De Gaulle.(...)

Instructions du Général De Gaulle à Jean Moulin, 21 février 1943
La résistance à l’occupation reprend les valeurs et principes de la République. C’est pourquoi elle est d’abord l’œuvre de patriotes et d’antinazis qui doivent entrer en clandestinité pour éviter d’être arrêtés. Les résistants s’organisent en réseaux comme Combat, les Francs-Tireurs Partisans ou Libération. Ils mènent diverses actions comme la diffusion de journaux clandestins, des attentats et sabotages, de l’espionnage, de l’aide aux Juifs (les Justes). Puis ces réseaux s’organisent en maquis, des zones de résistance difficiles d’accès.
A l’extérieur de la France, la résistance s’organise autour du général de Gaulle suite à l’appel du 18 juin 1940. Les premiers engagés forment les FFL (Forces Françaises Libres). Il s’appuie aussi sur une grande partie de l’empire colonial français qui s’est rallié à lui.
Dès 1941, DG charge J. Moulin d’unifier les mouvements de résistance. Il crée le CNR (Conseil National de la Résistance) en 1943 qui réunit les mouvements de résistance. Le CNR reconnaît DG comme chef et élabore un programme de refondation républicaine qui doit s’appliquer à la Libération.
Introduction
I. Un affrontement planétaire
II. Une guerre d’anéantissement
III. La France dans la guerre
A. La défaite de 1940 et ses conséquences
B. Le régime de Vichy, un régime autoritaire, antirépublicain, réactionnaire, collaborateur et antisémite
C. Les résistances en France
Le groupe Manouchian
Introduction
I. Un affrontement planétaire
II. Une guerre d’anéantissement
III. La France dans la guerre
A. La défaite de 1940 et ses conséquences
B. Le régime de Vichy, un régime autoritaire, antirépublicain, réactionnaire, collaborateur et antisémite
C. Les résistances en France
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