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Évolution des Méthodologies dans l'enseignement de FLE

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Ivonne Zelaya

on 29 September 2014

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Transcript of Évolution des Méthodologies dans l'enseignement de FLE

XIXe s.
XXe s.
2020
XVIIIe s.
2000
Évolution des Méthodologies dans l'enseignement du FLE
Méthodologie traditionnelle
La méthodologie traditionnelle est également appelée méthodologie classique ou méthodologie grammaire-traduction. Elle était utilisée en milieu scolaire pour l'enseignement du latin et du grec.
Le but essentiel de cette méthodologie était la lecture et la traduction de textes littéraires en langue étrangère.
Au XVIIIe s. la méthodologie traditionnelle utilisait systématiquement le thème comme exercice de traduction et la mémorisation de phrases comme technique d'apprentissage de la langue.
Au XIXe s. on a pu constater une évolution de la méthodologie provoquée par l'introduction de la version-grammaire dont les pratiques consistaient à découper un texte de la langue étrangère et le traduire mot à mot à la langue maternelle.
On n'utilisait pas un manuel. Le professeur choisissait les textes à traduire, en fonction de leur valeur littéraire.
Il n'existait aucun schéma de classe et les activités se juxtaposaient dans un ordre aléatoire.
C'est l'enseignant qui dominait entièrement la classe et qui détenait le savoir et l'autorité.
L'erreur n'était pas admise.
La méthode naturelle
La méthode naturelle ou méthode des séries de François Gouin se situe à la fin du XIXe s. et a coexisté avec la méthodologie traditionnelle de grammaire-traduction bien qu'elle suppose une conception de l'apprentissage radicalement opposée aux idées précédentes.
La théorie de F. Gouin naît de l'observation de ses propres problèmes pour apprendre l'allemand par une méthode traditionnelle et de l'observation du processus d'apprentissage de la langue maternelle par son petit-neveu. La pensée de Gouin oscille entre un empirisme associationniste et une certaine forme de rationalisme.
L'oral doit s'enseigner aussi bien que l'écrit, même si l'oral doit toujour précéder l'écrit dans le processus d'enseignement-apprentissage.
À partir de cette théorie les méthodes didactiques vont se baser sur des théories de l'apprentissage (psychologiques, sociologiques, linguistique, etc.)
Selon F. Gouin, l'apprentissage d'une langue étrangère doit se faire à partir de la langue usuelle, quotidienne.
F. Gouin peut être considéré comme le premier à avoir primé le sens sur la forme et la proposition sur le mot.
La méthodologie directe
On appelle méthodologie directe la méthode utilisée vers la fin du XIX s. et le début du XX s. Cette méthodologie est considérée comme la première méthodologie spécifique à l'enseignement de langues vivantes étrangères.
L'évolution des besoins d'apprentissage de langues vivantes étrangères a provoqué l'apparition d'un nouvel objectif appelé "pratique" qui visait une maîtrise effective de la langue comme instrument de communication.
Les principes fondamentaux qui la définissent sont :
1. L’enseignement des mots étrangers sans passer par l’intermédiaire de leurs équivalents en langue maternelle.
2. L’utilisation de la langue orale sans passer par l’intermédiaire de sa forme écrite.
3. L’enseignement de la grammaire étrangère se fait d’une manière inductive (les règles ne s’étudient pas d’une manière explicite).
La méthodologie directe se base sur l’utilisation de plusieurs méthodes : méthode directe, active et orale.
La méthodologie active
Face au refus de la part des enseignants à la méthodologie directe, certains demandèrent de mettre en place un compromis entre le traditionnel et le moderne et cela a donné naissance en 1920 à la méthodologie active qui a été utilisée d’une manière généralisée dans l’enseignement des langues étrangères jusqu’aux années 1960.

Les méthodologues actifs revendiquent un équilibre global entre les trois objectifs de l'enseignement-apprentissage : formatif, culturel et pratique.
On constate un assouplissement de la méthode orale qui rendait au texte écrit sa place comme support didactique. Cependant les textes de base étaient plus souvent des textes narratifs ou descriptifs que dialogués.
On a également privilégié l'enseignement de la prononciation à travers les procédés de la méthode imitative directe.
Dans tous les cours de FLE de cette époque on retrouve des leçons sur des thèmes de la vie quotidienne dans lesquelles on utilisait des images pour faciliter la compréhension et éviter si possible la traduction du vocabulaire.
L’enseignement de la grammaire s’est également assoupli. On a privilégié l’apprentissage raisonné en considérant que l’apprenant avait besoin de se rendre compte du pourquoi des phénomènes.
La méthodologie audio-orale
C'est dans les années 1950 que des spécialistes de la linguistique appliquée comme Lado, Fries, etc. ont crée la méthode audio-orale (MAO), en s'insipirant des principes de la méthode de l'armée crée par Bloomfield.
La MAO constituait un mélange de la psychologie béhavioriste et du structuralisme linguistique qui a largement influencé l'enseignement de la grammaire grâce aux "cadres syntaxiques".
D'un point de vue linguistique la MAO s'appuyait principalement sur les travaux d'analyse distributionnelle des disciples de Bloomfield. Ceci explique que les exercices structuraux proposaient aux apprenants d'effectuer sur les structures introduites en classe les deux manipulations de base: la substitution des unités les plus petites de la phrase ou la transformation d'une structure à une autre.
La MAO s'appuyait également sur la psychologie béhavioriste créée par Watson et développée par Skinner. Pour cette théorie le langage n'était qu'un type de comportement humain et son schéma de base était le réflexe conditionné : stimulus-réponse-comportement.
Le laboratoire de langues va devenir l'auxiliaire privilégié de la répétition intensive car il faciliterait la mémorisation et l'automatisation des structures de la langue.
Son but était de parvenir à communiquer en langue étrangère.
Il était recommandé que le professeur communique uniquement dans la langue étrangère.
Cette méthodologie a eu une influence limitée en France parce qu'aucun cours audio-orale n'a été publié ni pour l'enseignement de FLE ni pour celui des langues vivantes étrangères en milieu scolaire.
Approche communicative
L’approche communicative s’est développée en France à partir des années 1970 en réaction contre la méthodologie audio-orale et la méthodologie audio-visuelle. Elle est appelée approche et non méthodologie par souci de prudence, puisqu’on ne la considérait pas comme une méthodologie constituée solide. Elle est le fruit de plusieurs courants de recherches en linguistique et didactique et la suite à différents besoins.
Un nouveau public d’apprenants vient de faire son apparition et intéresse de plus en plus de nombreux psychologues, sociologues, pédagogues et didacticiens : public composé d’adultes, principalement de migrants.
Les choix d’objectifs, de contenus et de méthodes étaient motivés par la situation des pays concernés et par les besoins présents et futurs des étudiants de ces pays.
La nouvelle méthodologie s’imposait comme une approche diversifiée dont la préoccupation était de s’adapter aux besoins langagiers de chaque public.
La langue est conçue comme un instrument de communication ou d’interaction sociale.
L’apprentissage n’est plus considéré comme passif, mais comme un processus actif qui se déroule à l’intérieur de l’individu et qui est susceptible d’être influencé par lui.
Le résultat dépend du type d’information présenté à l’apprenant et de la manière dont il va traiter cette information. L’enseignant devient ainsi “un conseiller”.
L'enseignant doit recourir à des documents appelés “authentiques”, c’est-à-dire non conçus exclusivement pour une classe de langue étrangère.
Approche actionnelle
Après l’approche communicative des années 80, nous sommes maintenant, depuis le milieu des années 90, dans une nouvelle approche pédagogique appelée "approche actionnelle".
Celle-ci propose de mettre l’accent sur les tâches à réaliser à l’intérieur d’un projet global. L’action doit susciter l’interaction qui stimule le développement des compétences réceptives et interactives.
La perspective privilégiée est de type actionnel en ce qu’elle considère avant tout l’usager et l’apprenant d’une langue comme des acteurs sociaux ayant à accomplir des tâches (qui ne sont pas seulement langagières) dans des circonstances et un environnement donnés, à l’intérieur d’un domaine d’action particulier.
La perspective actionnelle prend aussi en compte les ressources cognitives, affectives, volitives et l’ensemble des capacités que possède et met en œuvre l’acteur social.
Les acteurs sociales mettent en œuvre les compétences dont ils disposent dans des contextes et des conditions variés et en se pliant à différentes contraintes afin de réaliser des activités langagières permettant de traiter (en réception et en production) des textes portant sur des thèmes à l’intérieur de domaines particuliers, en mobilisant les stratégies qui paraissent le mieux convenir à l’accomplissement des tâches à effectuer.
Est définie comme tâche toute visée actionnelle que l’acteur se représente comme devant parvenir à un résultat donné en fonction d’un problème à résoudre, d’une obligation à remplir, d’un but qu’on s’est fixé.
Les compétences générales individuelles du sujet apprenant ou communiquant reposent notamment sur les savoirs, savoir-faire et savoir-être qu’il possède, ainsi que sur ses savoir-apprendre.
Définitions importantes
Méthode pédagogique : Une méthode pédagogique décrit le moyen pédagogique adopté par l’enseignant pour favoriser l’apprentissage et atteindre son objectif pédagogique.
http://eduscol.education.fr
Méthodologie : Étude systématique, par observation de la pratique scientifique, des principes qui la fondent et des méthodes de recherche utilisées.
Ensemble de méthodes et de techniques d'un domaine particulier.
http://www.larousse.fr
Approche : Action, manière d'aborder un sujet, un problème.
http://www.larousse.fr
1920
1950
La méthode situationnelle anglaise
Ses origines remontent aux linguistes appliqués des années 1920-1930 Palmer et Hornby qui voulaient jeter les bases scientifiques d'une approche orale qui ne reposerait pas sur l'intuition comme pour la méthodologie directe.
Cette méthodologie présentait et faisait la pratique des structures syntaxiques en situation.
Cette méthodologie a été influencée par la théorie béhavioriste qui considérait que l'apprentissage supposait trois processus : d'abord recevoir la connaissance, puis la fixer dans la mémoire par la répétition et enfin l'utiliser dans la pratique jusqu'à ce qu'elle devienne une habileté personnelle.
Au début de l’apprentissage, l’enseignant contrôle toute la classe, puis peu à peu, il laisse l’initiative à l’apprenant pour parler.
L’aspect visuel était également important (on utilisait des images, des flashcards, etc.).
1970
La méthodologie audiovisuelle
Après la deuxième guerre mondiale, l’anglais tend à devenir la langue des
communications internationales. La France doit alors fortifier son instauration dans les
colonies, prouver son prestige à l’étranger et combattre contre l’extension de l’anglais. De ce
fait, l’enseignement du français devient une priorité pour le Ministère de l’Éducation
Nationale.
La SGAV a prédominé en France dans les années 1960-1970 ; le premier cours élaboré suivant cette méthode, publié par le CREDIF en 1962, est la méthode « Voix et images de France ».
Elle est construite autour de l’image et du son, utilisés conjointement car l’apprentissage se fait par la vue et l’oreille.
Les quatre compétences sont visées mais l’oral reste prioritaire ; on prend aussi en compte l’expression des sentiments et des émotions.
La SGAV a le mérite de tenir compte du contexte social d’utilisation d’une langue et permet d’apprendre assez vite à communiquer oralement avec des natifs de langues étrangères.
L’élève s’investit peu dans son apprentissage, il a une position plutôt passive et cette « qualité » à été l’une des principales raisons du succès de la méthode.
L'éclectisme actuel
Actuellement on peut dire qu'on assiste en didactique du FLE à un crise de méthodologies . Il n'y a pas une méthodologie unique, forte, globale et universelle sur laquelle tout serait d'accord.

La nouvelle génération d'enseignants refuse toute imposition et ne se sent plus liée aux méthodologies constituées ni aux manuels que l'on trouve sur le marché.
Cette méthodologie s'articule autour d'un dialoge principal qui sert de base à l'essentiel des activités de systématisation qui exploitent ce support au niveau de léxique, de la grammaire, de la graphie, de la correction phonétique, etc.
La tendance actuelle veut réduire le décalage excessif de l'écrit par rapport à l'oral.
L'éclectisme comme méthodologie d'enseignement de langues étrangères exige que l'enseignant possède de vastes connaissances de la langue qu'il enseigne, des différentes manières d'enseigner, et qu'il puisse établir en détail les besoins de ses élèves.
L'éclectisme actuel présente les avantages d'une méthodologie souple, capable de s'adapter aux différentes situations d'enseignement-apprentissage auxquelles doivent faire face les enseignants.
Bibliographie
http://www.uned.es
http://www.univ-avignon.fr
http://www.meirieu.com
http://perso.univ-lyon2.fr
Ivonne Zelaya
Le terme de MÉTHODE est utilisé pour désigner, soit le matériel d'enseignement qui peut se limiter à un seul uotil ou faire référence à une suite qui prend en charge l'ensembles des niveaux, soit une manière de s'y prendre pour enseigner et pour apprendre.
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