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TPE Conservation d'un corps

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by

justin kalinowski

on 20 March 2013

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Transcript of TPE Conservation d'un corps

? ? INTRODUCTION Une journée pas ordinaire :
LA DECOUVERTE DE TOUTANKHAMON 6h30 La vallée des rois

L’antique nécropole des pharaons d’Égypte. Une nouvelle journée de travail va commencer sur le dernier site de fouilles de cette vallée écrasée sous le soleil à 10 km de Louxor. Il y a 3000 ans, les dépouilles des souverains d’Egypte (du nouvel empire principalement (1550-1069 av JC) y étaient momifiées et inhumées dans des tombeaux pourvus de toutes les richesses dont ils auraient besoin dans l’au-delà.
Beaucoup sont venus ici, attirés par les trésors des pharaons. Jusqu’à présent aucun des 60 tombeaux n’a été retrouvé intact. Malgré tout, chaque jour, un anglais du nom de Carter vient ici pour creuser le sous-sol de la vallée des rois. 7h30 résidence de Carter

Cet archéologue autodidacte a voué une véritable fascination pour l’Egypte antique dès son plus jeune âge. Doué pour le dessin, il est embauché en Egypte à 17 ans pour copier des peintures de tombeaux. C’est là que se révèle sa passion pour l’archéologie.

En 1899 il devient inspecteur général des antiquités grâce à Théodore Davis mais son rêve était de diriger des fouilles dans la vallée des rois…
Pour Howard Carter c’est sa septième année de fouille dans la vallée et c’est sans doute la dernière. Avec à peine quelques fragments de poterie à admirer pour justifier son investissement, son mécène, lui a annoncé qu'à l'issue de cette saison de fouille il arrêterait de verser des fonds. Pour cet archéologue, c'est l'occasion ou jamais de prouver qu'il existe encore de fabuleux tombeaux cachés dans la vallée des rois. 8h00 - Hôtel Winter palace, Louxor

Le mécène de Carter se lève tôt. George Edward Stanhope Molyneux Herbert, 5ème compte de Carnarvon s'est épris de passion pour l'égyptologie après un accident de voiture qui a failli lui coûter la vie. En convalescence à Louxor, il s’est dit que la chasse aux antiquités enfouies dans le sable était un passe-temps idéal et il a engagé Carter pour être son archéologue personnel.
Mais aujourd'hui après avoir dépensé 35.000£ de fouilles dans la vallée il en a assez.
Pourtant il y a trois semaines, il a reçu un télégramme de Carter dans lequel ce dernier semblait au comble de l'enthousiasme.
"Enfin j'ai fait une découverte fantastique dans la vallée: un tombeau magnifique dont les seaux étaient intacts. Nous l'explorons en vous attendant. Félicitations. Carter"
Carnarvon est arrivé à Louxor deux jours auparavant, impatient de voir la source d’excitation de Carter. 8h15 –Résidence de Carter

Aujourd'hui, l'archéologue est bien conscient que son télégramme était peut - être prématuré.
Carter s’est mis au travail le 1er novembre; trois jours plus tard ses ouvriers ont mis au jour les premières marches d'un escalier dissimulé sous le sable. Il présente toutes les caractéristiques de l'entrée d'un tombeau.
Carter s'est donc précipité pour télégraphier à son mécène. Mais en poursuivant les fouilles il a constaté que l'entrée n'était peut-être pas si prometteuse.

"La petitesse de l'entrée en comparaison avec les autres tombeaux royaux de la vallée me laisse perplexe. Sa conception date bien de la XVIIIème dynastie. Cela pourrait-il être la tombe d'un noble inhumé ici avec l'accord du souverain? Où une cache royale? Il n'y a aucun indice."

Avec l'arrivée imminente de son mécène, Carter est aux abois, il doit savoir au plus vite ce qu'il y a au bout du tunnel. 9h15 – Vallée des Rois
Carter se rend sur le site et s'enquiert de l'avancée de la progression des fouilles avec Réis Harmed le chef de Chantier. Les nouvelles ne sont pas bonnes: dans le tunnel, parmi les gravas, ses ouvriers ont trouvé des tessons portant le nom de quatre pharaons différents.
"Ces données contradictoires nous ont poussé à croire que nous allons ouvrir une cache royale, mais d'après les indices retrouvés, elle a sans doute déjà été ouverte et utilisée plus d'une fois." Le tombeau intact promis à Carnarvon ressemble de moins en moins à un tombeau et il est loin d'être intact ... 11h Louxor
La fille de Carnarvon se joint à lui pour le petit déjeuner.
Lady Evelyn Herbert ne s'intéresse pas à l'archéologie mais en raison de la santé fragile de son père elle est venue lui tenir compagnie.

C’est un mélange de romantisme et de goût du défi qui a amené Carnarvon à Louxor. En effet Carter a déjà crié au loup auparavant :
En 1898 il a trouvé un tunnel qu'il a pris pour l'entrée d'un tombeau. Mais après deux ans d'excavation il n’a abouti qu’à une cavité sans intérêt. Cette fois-ci Carter a-t-il découvert une chambre funéraire intacte? Ou va-t-il de nouveau se retrouvé bredouille?

Depuis 7ans Carter cherche une sépulture bien précise, celle d'un pharaon peu connu de la XVIII ème dynastie: un certain Toutankhamon.
Il en a parlé à personne. Selon tous les archéologues de l'époque le tombeau de Toutankhamon a déjà été localisé: Il y a 13 ans, en 1909, une chambre funéraire mise à sac a été identifiée comme la dernière demeure du tout jeune pharaon. Mais pour Carter les indices ne sont pas concluants. Au vu des objets funéraires portant le nom du pharaon qu'il a retrouvé, il est persuadé que le tombeau de Toutankhamon n'a toujours pas été découvert. Ces 16 marches y mèneraient t-elles ?
Carter est inquiet. Le tunnel est plus petit que les entrées des autres tombeaux royaux et il pourrait être sur le point de subir un sérieux revers. 14h30 Valée des rois
Carnarvon et lady Evelyn l’accompagnent devant le passage scellé. Après avoir percé une petite ouverture en haut à gauche Carter se munit d’une petite chandelle pour voir si à l’intérieur l’air n’est pas toxique (les gaz inertes devaient éteindre la bougie mais les gaz inflammables pouvaient exploser). Il ose enfin jeter un coup d’œil de l’autre côté.
« Lord Carnarvon incapable de supporter plus longtemps le suspens me demande avec impatience « Vous voyez quelque chose ? » Je n’ai pu prononcer que ces mots « Oui des merveilles » »

Ces trois mots deviendront les plus célèbres de l’histoire de l’archéologie, trois mots qui sont loin de traduire la réalité de ce qu’il vient d’apercevoir. 15h00 – La chambre
Après avoir dégagé le reste de la porte Howard Carter, Lord Carnarvon et Lady Evelyn entrent enfin dans la chambre. Ce qu’ils découvrent dépasse leurs rêves les plus fous « ce fut une sensation renversante pleine de sensations étranges. Il se pose à nouveau la question « Etait-ce un tombeau ou une simple cache ? »
Entassés du sol au plafond se trouve un trésor exceptionnel composé de mobilier funéraire et d’objets rituels : des banquettes, des trônes, des chariots, empilés tout autour des coffrets en marquèterie, des vases en albâtre, des boîtes en forme d’œuf, et surtout de l’or bref tout ce dont a besoin un souverain pour vivre avec faste pour l’éternité.
Cela suffit à convaincre Howard Carter qu’il a bel et bien découvert le tombeau de ce jeune pharaon mort à 18 ans appelé Toutankhamon. Pour Carnarvon, c’est l’aboutissement d’un rêve.
Mais Carter réalise que si c’est bien le tombeau de Toutankhamon il manque un élément clé : il n’y a aucun cercueil, pas la moindre trace d’une momie « L’explication nous est apparue progressivement : nous n’étions qu’à l’aube de notre découverte, ce que nous voyons n’était que l’antichambre »
Entre les deux statues grandeur nature qui gardent le mur du fond Carter remarque en effet un autre passage muré « derrière la porte flanquée de ces gardiens nous devrions trouver la dépouille du pharaon » Un an plus tard quand il publie sa version des faits, Carter écrit qu’ils ont résisté à poursuivre l’exploration. Ils sont sortis du tombeau, ont sécurisé l’entrée et ont quitté la vallée avec un sentiment étrange. Mais il ne raconte pas toute la vérité… 18h45 résidence d’Howard Carter
Une fois rentrés, tous trois fêtent leur découverte.
Carter décrira cette journée comme la plus mémorable de l’histoire mais malgré les merveilles qu’il a pu admirer, il reste néanmoins tiraillé par le doute.
Si c’est bien la tombe d’un pharaon pourquoi la chambre est-elle si petite ?

Et si derrière la deuxième porte il ne trouvait pas la momie de Toutankhamon ?
De son côté Carnarvon est fou de joie. Howard Carter prend alors l’une des plus grandes décisions de sa vie : il va enfreindre toutes les règles strictes qui régissent l’archéologie et aller à l’encontre de sa longue expérience sur le terrain.
C’est une décision qui doit rester secrète, mais trois mois plus tard, le jour même de l’ouverture officielle, Lady Evelyne révèle toute la vérité de ce qu’ils ont fait ce jour-là
« C’est quelque chose que je ne devrais pas dire et qui devrait rester un secret du moins pour le moment. Voilà toute la vérité, nous sommes entrés dans la deuxième chambre. Après la découverte nous avons été incapables de résister à la tentation et nous avons fait un petit passage dans le mur et nous sommes entrés. » Après s’être faufilé dans le trou Carter trouve enfin ce qu’il cherchait : un immense sarcophage doré sur lequel est écrit le nom du pharaon momifié qui repose à l’intérieur. C’est bien la dernière demeure de Toutankhamon intacte depuis 3245 ans. Quand ils regagnent l’antichambre ils dissimulent le trou avec un panier et des joncs.
Plusieurs objets seront ramenés de cette visite secrète. Un coffret à onguents et une petite statuette serons vues chez Carter les jours suivants. On ignore si elles ont été prises comme souvenir ou pour identifier le tombeau mais par la suite ces deux antiquités seront dûment cataloguées. Ce jour-là Carter, Carnarvon et Lady Evelyne sont retournés dans la vallée des rois, puis au pied du mur entre les deux sentinelles noires ils pratiquent une petite ouverture. Le reste du monde devra attendre trois mois pour pouvoir observer le sarcophage de Toutankhamon quand Carter procédera à l’ouverture autorisée de la chambre funéraire. Tous pourront avoir l’impression de se trouver devant « un véritable mur d’or ».Il s’agit en fait d’une énorme chapelle dorée qui remplissait presque toute la pièce, la première des quatre chapelles emboitées les unes dans les autres, contient un grand sarcophage de pierre sculptée, renfermant trois cercueils gigogne. C’est dans le dernier que repose la momie de Toutankhamon portant un masque en or massif. Il faudra à Howard Carter près de dix ans pour extraire et répertorier tout le contenu du tombeau.
Lord Carnarvon ne verra jamais le résultat de ses travaux. Cinq mois plus tard il succombe à une septicémie alimentant la légende de la malédiction de Toutankhamon.

Transférés au Caire où ils sont toujours exposés, les fabuleux trésors de l’enfant-Roi confèrent enfin l’immortalité à un pharaon qui avait sombré dans l’oubli. Jusqu’à sa découverte en 1922, on ne savait presque rien de Toutankhamon, pharaon mort à la fin de l’adolescence, en 1327 av. JC.

Même s’il est devenu, grâce au trésor, le plus célèbre de tous les pharaons, nous savons toujours très peu de choses sur son règne de neuf ans et sur les causes de sa mort, à un si jeune âge. Une théorie veut qu’il ait été assassiné par son successeur, Aÿ, qui épousa sa veuve Ankhesenamon et organisa ses funérailles. Mais selon les dernières découvertes scientifiques il aurait succombé à une pleurésie (qui eut raison de lui notamment à cause d’une fracture au genou qui se serait probablement infectée et aurait affaibli son organisme).

Dès lors, on peut se demander pourquoi les égyptiens ont tant tenu à préserver le corps de leur souverain, et le laisser reposer dans un sublime tombeau. Le rapport des égyptiens avec la mort est un phénomène unique par son ampleur et sa durée. Les habitants de la vallée du Nil ont déployé des efforts inouïs pour garantir leur renaissance et leur vie éternelle. Leur tombe et le contenu de celle-ci, conservée grâce à un climat très sec en témoignent. Malgré les pillages et les destructions, les vestiges exhumés par les chasseurs de trésors et les archéologues ont enrichis de nombreux musées. Aujourd’hui, on est tenté de penser que, d’une certaine façon, les égyptiens ont ‘’triomphé de la mort’’. La survie dans l’au-delà Une momie pour toujours Pourquoi garder le corps ? Une invention géniale Un sarcophage pour la mort La mort marque le début d’un long voyage. Ce périple commence avec la traversée du Nil. A bord d’une barque, le corps du défunt est conduit de la rive des vivants, à l’est du Nil, à celle des morts, à l’ouest. C’est la première étape du passage vers le royaume des morts. La deuxième est celle de la momification. Comment l’idée est-elle venue aux égyptiens de momifier leurs morts ? Sans doute en observant des cadavres enfouis dans le sable. A cette occasion, ils ont pû constater que dans ce milieu très sec, le corps se desséchait naturellement.

Avec l’apparition des chambres funéraires remplies d’air, les cadavres ont perdu cette protection. Ils se sont décomposés. Les prêtres se sont alors efforcés de les conserver artificiellement.

Tout d’abord, ils ont entouré le corps de bandelettes, sans succès. Puis, ils l’ont trempé dans de l’eau mêlée à du natron, une sorte de sel (sel et bicarbonate de soude) et , sans plus de réussite. Enfin, ils l’ont placé sous le natron seul. Et cela a fonctionné ! Une technique de momification était née. En même temps que la momification artificielle, les égyptiens élaborent de nouvelles croyances dans la vie future.

Ainsi, ils s’imaginent que l’homme est formé de composantes visibles comme son nombre et son nom, et d’éléments invisibles.
Le KA, double de l’homme, concentre sa force vitale. C’est lui qui absorbe l’énergie contenue dans les offrandes et qui nourrit le mort.
Le BA, oiseau à tête humaine est une sorte d’âme. Mobile, il sort de la tombe et se promène.
Le AKH, matérialisé par un oiseau est l’esprit lumineux qui monte au ciel auprès des dieux.

Pour que le mort renaisse dans l’au delà, tous ces éléments doivent être réunis dans le corps. Les prêtres s’efforcent de lui donner un aspect proche du vivant, grâce à la momification. Conditions essentielle de la survie du mort dans l’au-delà, la momie doit être bien protégée.
Pour cela, elle est enfermée dans un cercueil de bois ou un sarcophage de pierre qui est l’élément incontournable du matériel funéraire.
La forme de leur cuve et de leur couvercle évolue avec le temps (mais seule la tombe de Toutankhamon a conservé l’équipement complet et intact d’un pharaon du Nouvel Empire).
Les pauvres quant à eux ne sont généralement pas momifiés. Enterrés dans une fosse ou une cavité naturelle, ils sont roulés dans une natte ou placés dans un cercueil sommaire. Mais Osiris sait reconnaître les siens. De belles funérailles Pendant les 70 jours que dure la momification, la famille organise les obsèques. Avant son décès, le dignitaire a toutefois pris soin de présenter cette cérémonie sur les murs de sa tombe. Ces funérailles idéales pallient toute éventuelle fausse note. Car l’enterrement est un rituel dont dépend la renaissance du défunt. Suivi par la veuve en larme, le fils ainé du mort ouvre le cortège. A ses côtés, un papyrus à la main, marche un prêtre-lecteur, qui orchestre la cérémonie. Derrière eux, un couple de bœufs tire le catafalque : un traineau portant une barque qui elle-même soutient une chapelle. A l’intérieur se trouve la momie, enfermée dans ces cercueils. Des pleureuses professionnelles crient, jettent de la cendre sur leurs cheveux et tirent sur leur robe en signe de douleur. Un deuxième traineau transporte la caisse contenant les vases canopes. Les porteurs défilent les bras chargés du matériel funéraire. Parents et amis ferment la procession. Parvenu devant la tombe, le fils du mort, qui joue le rôle de prêtre, procède à l’Ouverture de la bouche et du Nez. Le rite rend au mort ses fonctions vitales. Avec divers instruments dont une herminette de bois, l’officiant touche délicatement les cercueils à hauteur de la bouche et du nez. En même temps, il récite les formules qui permettent au défunt de respirer et de manger dans l’au-delà. Avant que l’assistance ne se disperse un banquet réunit une dernière fois le mort et son entourage. L’épreuve finale Une fois les funérailles terminées, les maçons s’activent. Ils murent le passage menant au caveau souterrain qui abrite la momie et l’équipement funéraires. Puis, ils comblent le puits qui y conduit afin de le rendre inviolable. Au-dessus, la chapelle reste accessible aux vivants qui viennent rendre le culte (apport d’offrandes). Dans la solitude de son tombeau, le mort se prépare à affronter une épreuve terrible qui décidera de sa vie future. Conduit par Anubis, le mort, pénètre dans la salle des Deux Justices. Au centre, se dresse Osiris, entouré de 42 juges assesseurs. Le défunt s’arrête devant une grande balance. Son guide en vérifie l’exactitude. Sur le plateau est posé le cœur, tenu pour responsable de la conduite du mort. De l’autre se dresse la plume de Maât, qui incarne la déesse de la vérité et de la justice. Face à la justice divine
Heureusement, le défunt n’a pas oublié d’emporter un exemplaire du livre des morts. Ce recueil funéraire, consacré au bon un sage de l’au delà renferme le discours à tenir au juge. Le défunt affirme n’avoir commis ni crime, ni mauvaise action. Il déclare par exemple : ‘’ je n’ai pas maltraité les gens. Je n’ai pas blasphémé Dieu. Je n’ai pas desservi un esclave auprès de son maître. Je n’ai pas affamé. Je n’ai pas fait pleurer. Je n’ai pas ôté le pouce de la bouche de petits enfants. ‘’ La déclaration d’innocence La sentence Munis de son Calame, le Dieu Thot enregistre le résultat de la pesée et le communique à Osiris et à ses assistants. Si les deux plateaux s’équilibrent, cela signifie que le cœur est aussi léger que la plume de la vérité. Le prévenu n’a donc pas commis le mal. Osiris énonce son verdict : le mort est ‘juste de voix’. Il est admis dans son paradis. Si le plateau supportant le cœur chute, c’est que ce dernier est lourd de pêchés. Le défunt est châtié par Osiris qui le livre à Tanit la grande dévorante. Ce redoutable monstre, qui tient du crocodile, du lion et de l’hippopotame, avale gloutonnement le coupable. Dieu juste et bon, Osiris distribue les biens du condamné aux pauvres de son royaume. Quelle vie éternelle ? Dès la préhistoire, les égyptiens croient en une vie après la mort. C’est pourquoi ils entourent le défunt d’un matériel funéraire encore rudimentaire. Au cours de l’histoire, de nouvelles idées concernant la survie apparaissent. Mais elles ne chassent jamais les anciennes, elles ne font que s’y ajouter. Comme sur terre Pour les habitants de la vallée du Nil, la vie éternelle n’est que le prolongement de l’existence terrestre. Aussi aménagent-ils des tombeaux qui sont de véritables demeures d’éternité. Ils décorent les parois de la chapelle de scènes quotidiennes : culture des champs, orfèvrerie, menuiserie, chasse, banquet ou musique. Ce sont autant d’activités terrestres que les égyptiens entendent poursuivre dans l’au-delà. Sont aussi représentés les occupations qui, comme la boulangerie et la cuisine, assurent l’approvisionnement. L’équipement funéraire rempli la même fonction. Il se compose de poteries contenant de la nourriture et de modèles ou maquettes de personnages qui nourrissent le mort ou assurent son confort. A cela s’ajoutent encore des meubles, des vêtements, du matériel de scribe et de nombreux autres objets qui satisfont les besoins du défunt. D’utiles précautions Le mort redoute surtout de mourir une seconde fois, de faim et de soif. Il disparaitra alors définitivement. Il compte sur les vivants pour lui rendre le culte dans sa chapelle et lui servir ses repas. Mais il sait bien qu’un jour il tombera dans l’oubli. Les scènes figurées sur les parois de la tombe et les modèles garantirons alors la survie de son KA, ou force vitale du défunt, consommera l’énergie contenue dans les produits représentés. Grace à la magie de l’image, le mort vivra pour toujours. Craignant aussi d’être contraint à travailler dans le Champ de roseau (=le paradis), les riches égyptiens se faisaient enterrer avec des figurines en céramique ou en boit peint représentant des serviteurs : les ouchebtis censés revivre dans l’au-delà et répondre ‘’présent’’ pour effectuer le travail à la place du maitre. Au Moyen-Empire, les Textes des Sarcophages sont peints à l’intérieur des cercueils. Ils aident le riche particulier à renaître et à survivre. Inspirés des Textes des Pyramides, ce recueil explique à l’âme comment monter au ciel comme celle du pharaon. Là, elle rejoint les étoiles impérissables et navigue en compagnie de Rê, le dieu solaire. Ainsi intégré au cycle du soleil qui circule chaque jour dans le ciel, le défunt existera éternellement comme l’astre.

Au Nouvel-Empire, les nobles emportent avec eux le papyrus du livre des morts. De son vrai titre Livre pour sortir le jour. L’âme y apprend comment sortir de la tombe, revoir sa maison et revenir dans la sépulture pour la nuit. Nombre de formules sont consacrées à la nourriture. Que faire pour que le cœur ne trahisse pas le mort au moment du jugement ? Consulter le livre des morts, car il a tout prévu avec la formule pour éviter que le cœur d’un tel ne prenne parti contre lui dans le monde des morts. Il suffit de lui dire gentiment : ‘’ô mon cœur maternel, mon cœur de mes différents âges, ne témoigne pas contre moi […] Ne me calomnie pas auprès de l’assemblée qui fait comparaître les hommes, et cela se passera bien pour nous’’. Pour plus de sureté, le texte est recopié sur un gros scarabée. Ce symbole de renaissance repose sur le cœur du défunt, parfois même à la place de son cœur. C’est que l’enjeu est d’importance. La vie éternelle du mort est suspendue au bon vouloir de cet organe. Des livres pour guide Très tôt, les hommes ont observé des phénomènes et ont cherché à les reproduire. C’est le cas de la momification, rendue célèbre par l’exemple égyptien. Une momie est un corps mort ayant conservé sa peau, ses muscles, parfois ses cheveux et ses ongles.
C’est à travers l’histoire de la découverte de Toutankhamon que nous allons voyager dans le monde souterrain des égyptiens et de leur vision de la mort. Nous nous sommes intéressés à leurs techniques de momification, que nous avons comparé avec celles d’autres civilisations pour enfin étudier la décomposition et la préservation des corps. Cela a débouché sur la conduite d’une expérience de momification de souris. Les égyptiens ont élaboré cette vision particulière de la mort qui nécessite un processus spécifique (momification, amulettes, livre des morts, tombeaux meublés…) inspiré du mythe d’Osiris, le dieu du monde souterrain. Il représentait à la fois la renaissance de la terre lors des crues du Nil mais aussi celle du corps dans la vie après la mort. Il fut tué par son frère Seth (dieu du désordre et du désert), sa femme Isis le ramena à la vie. Nous vous proposons de découvrir la surprenante histoire et réincarnation, en bande dessinée, de ce dieu qui a suscité tant de ferveur et qui deviendra le modèle de momification. Dès lors on se demandera comment les égyptiens ont-ils interprété ce mythe, et de quelle façon l’ont-ils reproduit. La momification est un processus artificiel visant à arrêter la décomposition naturelle d'un corps. En Egypte antique, c'est également un rituel religieux exécuté par des prêtres. Après avoir retiré une partie des organes, les embaumeurs recouvrent la dépouille de natron, une sorte de sel. Quarante jours plus tard, ils récupèrent la momie et enduisent ses chairs desséchées d'un baume. Puis ils l'enveloppent de bandelettes.
La momification permet aux Egyptiens aisés qui peuvent s'offrir cette opération de renaître dans les meilleures conditions et surtout de vivre éternellement. La MOMIFICATION Les origines de la momification La momification s'est pratiquée dans plus d'un pays, mais le berceau de celle-ci se trouve en Égypte où la momification atteint son apogée, tant au niveau de la perfection des techniques que dans son art.
La momification correspond à un besoin d'ordre religieux, car les Égyptiens croyaient à l'immortalité de l'âme, et cette technique permettait de l'atteindre.

Les origines de la momification sont difficiles à préciser, à l'époque prédynastique, il y a environ 6000 ans, les corps étaient enterrés tout simplement à l'intérieur de fosses dans le désert. Le sable assurait une bonne conservation du corps par ses propriétés de dessiccation.
Malgré cet intérêt marqué, la momification n'est accessible qu’aux classes supérieures.
L'art de traiter les corps est un savoir qui, selon le mythe, fut transmis aux hommes par Anubis.
Les embaumeurs sont donc à même de procéder aux diverses opérations sur les cadavres.

Dès l'ancien Empire, celles-ci sont codifiées et doivent être accomplies selon un ordre immuable. Seul le corps du roi peut recevoir les soins conférant l'immortalité. Il devient le corps du dieu Osiris; (l'assimilation est totale car la vie éternelle est acquise). Par la suite le roi accordera le privilège de bénéficier d’un pareil traitement aux membres de sa famille et à ses proches.

A la IV ième dynastie la reine Hetephérès, épouse du roi Snèfrou, est sans doute le plus ancien corps royal à avoir reçu un pareil traitement. Bien que sa momie ne fût pas retrouvée dans un sarcophage, un des coffres canope en albâtre se trouvant parmi le mobilier funéraire atteste de la pratique de l’ablation des vicères au moyen d'une incision abdominale. Le processus d'embaumement 3)L'ABLATION des ORGANES INTERNES 1 La PURIFICATION 4)Le SECHAGE DU CORPS La momification s’inscrivait dans un véritable rituel funéraire. Dès que le décès avait
lieu, le corps était remis aux embaumeurs, puis était emmené à l’ouest de la ville, (sur la rive gauche du Nil.
Cette zone désertique, où le soleil se couche, est supposée être le territoire des morts), dans un endroit élevé, tel que les crues du Nil ne puissent pas l’atteindre, mais à proximité du fleuve ou d'un de ses canaux, car le procédé de momification nécessitait une grande quantité d'eau. Puis le corps est transporté dans un bâtiment, l'« hibou », ou appelé la « tente de purification » qui pouvait être des édifices légers et provisoires près des nécropoles. Là, commençait l'embaumement du corps. Tandis que le prêtre-lecteur récitait à haute voix des incantations, les autres prêtres procédaient à la première étape : le retrait des vêtements puis le lavage du corps avec de l'eau sacrée prise dans le lac du temple, dans laquelle du natron a été additionné. 2) L'EPILATION Après ce lavage approfondi, le corps du défunt était épilé avec soin, excepté la chevelure; le but de cette épilation était de faire disparaître les traces de la vieillesse et redonner au cadavre l'aspect de la jeunesse perdue. Les recherches ont permis de retrouver certaines pinces à épiler utilisées par des embaumeurs. L'éviscération « Ensuite, avec une pierre éthiopienne aiguisée, il fendait le flanc, faisant sortir tous les organes de l'abdomen, dont le foie et les intestins, qu'ils lavaient avec du vin de palmier, le saupoudrait de parfums broyés et finalement le recousait après l'avoir rempli de myrrhe pure concassée, de cannelle et d'autres parfums, dont l'encens seul est exclu. »
— Hérodote, Histoires, II, 86-87 Le corps était transporté au « lieu d'embaumement », la « ouabet ».
Un prêtre traçait une longue ligne verticale d'environ 10 cm, allant des dernières côtes à la crête iliaque, (laparotomie latérale longue d'environ de 12 cm pour un adulte et de 7 cm pour un enfant) au-dessous de l'estomac, sur le côté gauche. Puis un autre prêtre, le coupeur pratiquait une incision, à l'aide d'un silex sur cette ligne. Par cette incision, est extrait l'intestin, l'estomac, le foie, la rate, le péritoine, les viscères et parfois les reins. Puis après avoir casser le diaphragme, l'embaumeur va sectionner la trachée et l'œsophage au niveau du cou et extraire les poumons.

Plus précisément, l'incision permet de sortir les intestins et les divers organes : seul le cœur - siège de la pensée et des sentiments -(même s'il était arraché accidentellement, était entouré de bandelettes de tissu et remis à sa place dans la cavité thoracique et parfois rattaché, mais sans se soucier ni de sa position ni du sens de son repositionnement) et les reins restent ou sont remis en place après momification. Cependant, il est parfois remplacé par un scarabée ( amulette était appelée scarabée du cœur). Elle disposait de pouvoir magiques qui lors de la comparution du défunt au jugement des morts témoigne devant le tribunal d'Osiris de la vie menée par celui-ci et le protège contre les périls du monde souterrain. (cf partie précédente) Remarques:

• Dès que le prêtre-coupeur avait terminé, les autres prêtres le faisaient sortir, de peur que son acte ait offensé les dieux.
• Le chef des embaumeurs était appelé le « contrôleur des mystères », et on le représentait souvent sous les traits d'Anubis, le dieu de la momification. Le prêtre-lecteur récitait des incantations pendant toute l'opération.

• Le choix du côté gauche du défunt pour réaliser l'incision de la laparotomie est lié à la conception religieuse égyptienne qui considérait que ce côté représente l'Orient (la terre des vivants) tandis que le côté droit représente l'Occident (la terre des morts, là où le soleil se couche) qui devait rester intact. L’excérébration La première étape consistait donc à extraire le cerveau en passant par les fosses nasales. A l'aide d'une spatule introduite par l'ouverture nasale, le cerveau était découpé en petits morceaux ; cette opération permettait aux embaumeurs d'extraire avec une cuillère adaptée, et toujours par voie nasale, une grande partie du cerveau morcelé.

Puis, à l'aide d'un crochet de fer, l’embaumeur traversait l’ethmoïde et accédait au cerveau, puis ils remuaient les crochets dans le crane afin de rendre le cerveau en bouillie.
(L’encéphale alors réduit en bouillie s’écoulait par l’orifice pratiqué.) Ils retournaient ensuite le corps pour faire sortir le cerveau par les fausses nasales (la tête est donc tournée vers le bas).

Dans un deuxième temps, du natron était versé dans le crâne afin de dissoudre les restes du cerveau.
La cavité crânienne vidée de son contenu est nettoyée et rincée avec du vin de palme (14 % d'alcool éthylique). Enfin, ils faisaient couler une résine composée résines de conifères de cire d’abeille et d’huiles végétales parfumées. Remarques :

1- Dans certain cas, plus souvent pour des momifications moins poussées, on fend la boite crânienne, on extrait le cerveau qui est ensuite retenu par les bandelettes (cerveau retiré par l'occiput=ouverture naturelle du crâne à laquelle se rattache la colonne vertébrale).

2- Les crochets étaient parfois enterrés à proximité du tombeau dans une fosse. On lave tous les organes internes enlevés et on les fait sécher.
Les viscères sont donc retirées, nettoyées puis placées en paquets qui sont alors, soit remis dans le corps(après le processus de momification), soit disposés dans quatre vases sacrés, les canopes. Des organes bien particuliers, lavés avec du vin de palme et des épices grillés, sont gardés à l'intérieur de quatre canopes (vases) à l'image des quatre fils d'Horus. Un Dieu veille sur chacun de ces organes et souvent, le bouchon de chaque vase représentait de la tête du dieu. À l'intérieur du vase canope d'Amset (tête humaine) il y a le foie, dans celui de Hâpi, ( tête de babouin), les poumons, puis à l'intérieur du vase de Douamoutef( tête de chacal) , l'estomac. Les intestins sont dans le vase canope de Kebesenouf (avec une tête de faucon). Le corps était alors traité au natron : on plaçait le corps entier du défunt dans un tas de natron solide en quantité égale à dix fois le volume du corps à momifier. Les embaumeurs plaçaient à l’intérieur du tronc des linges contenants du natron et des substances aromatiques. Ce mélange de carbonate et de bicarbonate de soude possède des propriétés hygroscopiques, qui attire l’humidité des tissus, extrait l'eau, ce qui permet de déshydrater (dessécher) et d'éliminer de 30 à 40 % du poids corporel du cadavre.
Le lit était légèrement incliné, afin que les exsudats (liquides organiques) puissent s'écouler et être recueilli dans un récipient placé à son pied. Le séchage durait 40 jours. Le processus de dessiccation était alors favorisé par le climat très sec de l’Egypte le corps était ainsi exposé au soleil. Puis le corps était lavé à l'intérieur comme à l'extérieur à l'eau pour le débarrasser du natron, puis l'on procédait à un séchage méticuleux de celui-ci avec afin d'éviter la prolifération de champignons ou de moisissures. BOURRAGE DES ORIFICES Lors des préparatifs précédents de nombreux vides ont été créés rendant la momie méconnaissable, il va donc falloir les remplir (Boîte crânienne, Paroi thoracique et abdominale, orbites oculaires, les organes génitaux féminins) et empêcher la déstructuration du corps.
Pour cela différentes méthodes ont existé selon les époques (après mise en place d’amulettes):
• La méthode la plus rencontrée était le remplissage des cavités par des linges imprégnés
de résine, parfois la résine liquide (Chaude) était directement déposée pour reboucher la cavité.

• Parfois on a employé de la sciure de bois pour combler les orifices. On profitait de
ce bourrage pour redonner un aspect naturel au corps en remodelant en quelque sorte
les parties abimées ou déformées. 6) L'ONCTION Une fois desséché, le corps ne ressemble en rien à un corps ordinaire. De couleur plus foncée, il a perdu les trois quarts de son poids. Les bras et les jambes sont maigres, et la peau est rigide et toute plissée.
On l'oignait donc avec diverses huiles et résines pour rendre à la peau une certaine souplesse.
Viendra ensuite une seconde onction de la tête et le dépôt sur le crâne de graisse odoriférante.
Enfin, on maquille le visage pour lui donner l'air le plus vivant possible. Il s'agit de l'enveloppement de l'ensemble du corps du défunt momifié par des bandes et bandelettes de lin d'Egypte entre lesquels on met des amulettes porte-bonheur.
Cette opération peut durer au moins 15 jours ; elle se déroule selon un ordre bien défini en commençant par la pose d'un grand linceul sur le corps ; puis le bandelettage des membres supérieurs et inférieurs séparément en débutant par l'enveloppement des doigts l'un après l'autre séparément à partir de l'auriculaire pour finir par le pouce, puis l'avant-bras et ensuite le bras ; même technique pour les pieds, les jambes, les cuisses et enfin le tronc. Les bandelettes étaient très serrées et enduites de résine pour les durcir. Le bandage La dernière couche était un linceul-un grand drap de lin qui recouvrait le corps tout entier, et qui était maintenu par de larges bandes allant de la tête aux pieds. Le masque Ensuite, le corps était placé dans un sarcophage peint et gravé. Parfois on recouvrait le visage
d’un masque aux traits de son apparence, ce qui devait permettre au ba de reconnaître son corps. Les personnes ordinaires avaient un masque en cartonnage, mélange de toile de lin et de plâtre durcis par de la résine. La famille et les pleureuses venaient ensuite chercher le corps et une procession
conduite par les prêtres emmenait le défunt jusqu’à sa dernière demeure. Là, le grand prêtre,
selon un rituel bien défini procédait aux dernières incantations : il touchait d’un geste sacré les
sept ouvertures de la tête de la momie pour faire revivre les sens. La momie totalement parée était finalement couchée dans un cerceuil, ou dans plusieurs emboîtés les uns dans les autres. Le cercueil devait à la fois protéger la momie et fournir au ka un lieu de repos. En forme de momie, il était généralement en bois peint ou doré.
Les offrandes étaient disposées, et on scellait la tombe.

Bien sûr, si tout se passait ainsi lors de la mort de personnes aisées, c'était différent pour des gens moins fortunés. Mais cependant, une momification avait lieu, moins poussée, mais toujours présente, car tout Égyptien devait pouvoir atteindre une vie après la mort. Grâce à la momification, le défunt a vaincu la terrible corruption des chairs qui le menaçait d'anéantissement. Le voici maintenant parfaitement prêts à affronter le monde de l'au-delà, car il dispose de toute les amulettes protectrices et des paroles à dire du Livre des morts, qu'il tient, en cas de nécessité, à coté de lui.
Pourtant même ainsi, la protection du corps ne semble pas suffisante. Il faut encore le munir d'autres pièces funéraires. La création et l'évolution des objets funéraires, tels les masques , les sarcophages et les vases canopes témoignent du fait que les égyptiens ont toujours été à la recherche des solutions qui garantissent aux défunts la vie éternelle.

La protection et la conservation du visage de la momie, à l'aide d'un masque ou le fait d'enfermer le corps dans une enveloppe protectrice comme le sarcophage sont l'expression non seulement des exigences pratiques mais aussi d'une profonde réflexion théologique.
Et cela est également valable pour les vases canopes contenant les viscères qui, une fois extraits du corps, reçoivent la protection des quatre fils d'Horus. Dès lors nous nous demanderons s’il existe d’autres techniques de momification à travers le monde et les âges. Les Chinchorros Cette posture contribuait à préserver les corps en permettant aux liquides de s'échapper vers le bas. On a trouvé des momies dans tout le Pérou de sec désert côtier aux montagne accidentées des Andes, en passant par la luxuriante forée tropicale. Les plus anciennes momies Chinchoros découverte sont celles d'enfants. Peut êtres furent ils momifiés pour faciliter le deuil de mères afin de donner une seconde chance à ces enfants morts nés: vivre en tant que momies. La civilisation Paracas née vers 500 avant JC au Pérou, possède une méthode de conservation très surprenante. En effet, le principe consistait à conserver le corps par des moyens naturels

Le défunt était enveloppés dans des couches de tissus( qui participaient au processus de momification en absorbant les liquides corporels, ce qui accélérait le dessèchement), le corps ramassé:genoux remontés près du menton, C'est toujours dans cette position que se détendent les habitants d'Amérique du sud. Les Chinois dans l’Antiquité Il faisait jusqu’à vingt fois le tour du corps. Ce drap, privant le corps d'oxygène, a ainsi pu inhiber le développement des bactéries.
Les corps étaient ensuite placés dans plusieurs cercueils laqués ( jusqu’à 4 )où ils baignaient dans un liquide dont nul ne connaît la composition mais possédant une légère acidité ainsi que du cinabre ( censé augmenter la longévité de la conservation) . Japon (14ème siècle) Les montagnes du Nord du Japon abritent un groupe de momies pas comme les autres. Ce sont celles des prêtres qui choisirent de se momifier de leur vivant. Ces hommes appartenaient à la secte shingon, dérivé du bouddhisme, qui professait l'oubli de soi. Il s'agissait d'entraîner l'esprit à ignorer le monde physique et à se concentrer sur la spiritualité. Ces prêtres espéraient que leurs momies seraient un symbole de grande sainteté et inspireraient les bouddhistes suivants. On y pratiquait une méthode de momification volontaire était un douloureux processus de 10 ans.
La première étape consistait à suivre un régime qui fasse perdre sa graisse au corps. Les prêtres cessaient de prendre leurs repas habituels à base de riz et de blé, et mangeait des pignons, de l'écorce et des racines. Ensuite, les prêtres buvaient du thé à base de sève d'uruchi (arbre), servant normalement à vernir les meubles.
Toxique, il faisait vomir et transpirer les prêtres, ce qui les déshydratait. Ils pensaient que cela contribuerait à préserver leur corps après leur mort.
Vers la fin du processus de momification, les prêtres buvaient probablement l'eau d'une source sacrée. Les scientifiques ont récemment découvert qu'elle contenait de l'arsenic.
Le poison s'accumulait dans les tissus, il devait tuer toutes les bactéries présentes dans le corps, qui l'auraient fait pourrir après la mort.
Enfin, le prêtre s'emmurait dans une minuscule cellule pendant 1000 jours. De l'air y pénétrait par un tuyau. Le prêtre faisait sonner une cloche chaque jour pour montrer qu'il était vivant. Lorsque la cloche ne tintait plus, on bouchait les tuyaux.
Au bout de 1000 jours, les disciples du prêtre ouvraient la cellule pour voir si le processus avait été fructueux. Il existe quelques cas de momifications naturelles, elles sont parfois dues au milieu naturel de conservation. Plus généralement, on constate un assèchement total du corps. C'est le cas d'Ötzi, le chasseur préhistorique retrouvé dans les Alpes en 1991. Le corps peut-être desséché par le soleil, et les déserts chauds sont souvent de très bons environnements. Quelle que soit la méthode employée, la momification n'est pas qu'une technique d'embaumement, elle est aussi empreinte d'une conception de la mort particulière et commune à toutes les civilisations qui la pratique, l'idée d'une seconde vie après la mort, voire d'une réincarnation. En 1991, le 9 septembre, deux randonneurs découvrent dans les Alpes, un corps étendu dans la glace. Ils supposèrent que c'était celui d'un alpiniste récemment disparu. Mais ses biens étranges dont une cape en herbe et des flèches à pointe de silex prouvèrent qu'il était très ancien. Cet homme qu'on appela Ötzi vivait il y a 5300 ans à l'âge du cuivre. A travers toute cette première partie nous avons pu voir quelle est l’origine de la momification égyptienne, quel en est le protocole et qu’il existe une grande diversité de techniques à travers le monde et les âges. ? La décomposition d'un corps Lorsqu’un individu meurt, un certain nombre de processus biologiques, physico-chimiques démarrent . Ils interagissent entre eux de manière complexe : certains sont très rapides, d’autres au contraire s’étalent sur plusieurs années ; ils ont pour effet de mener à la décomposition du corps jusqu’à l’état de poussière dans un délai plus ou moins long. Les premières heures : post-mortem La mort de l’individu est différente de celle des cellules qui le composent. Une lente dégradation s'opère selon les conditions internes (caractéristiques du cadavre) et externes (température, humidité, concentration en oxygène…).
La mort marque l’arrêt de nombreux processus  indispensables  au bon fonctionnement du  corps comme :
- l'arrêt de l’apport en énergie (ATP) aux cellules, (l'ATP est l'énergie nécessaire au métabolisme de la cellule.) C'est la respiration cellulaire qui est à l'origine de la production d'énergie.
- l'arrêt de la circulation sanguine,
- l'absence d’apports nutritifs (sucre et oxygène) d'où l'arrêt de production d'énergie aux cellules,
- l'arrêt des processus de défense naturelle. L’arrêt de l’approvisionnement en énergie vers les cellules, entraîne une accumulation des cations Ca2+ dans les cellules musculaires. Quel rôle joue ce cation ? Avec son homologue Mg2+, ils vont activer ou inhiber la contraction musculaire.
Mais l'accumulation de calcium, va provoquer la mise en place de ponts entre deux protéines qui maintiennent les fibres musculaires contractés: la myosine (2 chaînes de 2000 AA aux extrémités très enroulées) dont l'action dépend de la présence d'un équilibre entre l'ion magnésium et l'ion Calcium , et l’actine.
A l’échelle moléculaire, le fait que les molécules de protéines se lient,se traduit par le raidissement des muscles, à l'échelle macroscopique : c’est la rigidité cadavérique Parallèlement, l’absence de circulation sanguine provoque la stagnation du sang et l’ouverture des vaisseaux sanguins  : des tâches violettes apparaissent sur le corps. On parle de lividités cadavériques.

Un troisième phénomène s’amorce : l'autolyse. Cette autodestruction des cellules est due à l'absence d'apport nutritifs. La cellule perd alors son intégrité structurale : les enzymes contenues dans les lysosomes (organite), censées transformer les nutriments pour la cellule sont libérées. Elles détruisent la membrane cellulaire, provoquant la libération de l'eau contenue dans la cellule, et elles se répartissent dans l'organisme.

L’autolyse va progressivement toucher tous les tissus. Lorsque ceux des parois intestinales le sont ,  les bactéries qui s’y trouvent ( microbiote)  vont être libérées. Comme les processus de défense naturelle sont anéantis, les micro-organismes vont proliférer de façon exponentielle, c'est à dire de façon rapide et continue. ) et leur activité va s’accroître : le processus de décomposition est amorcée. Premières étapes de la décomposition C’est l’action des micro-organismes issus du microbiote (flore intestinale) qui marque le départ de la décomposition.
Les micro-organismes, comme tout être vivant, doivent trouver des nutriments pour leur propre construction cellulaire et leurs besoins en énergie (en particulier du carbone, de l'oxygène, de l'hydrogène, de l'azote, du soufre, du phosphore) ; ils vont donc consommer, dégrader les molécules organiques des tissus du cadavre (notamment les protéines : de longues chaînes d’acides aminés imbriquées sur elles-mêmes et les unes dans les autres). La dégradation des protéines va se faire en plusieurs étapes :

- une phase de dénaturation. Cette première étape rendra la protéine affaiblie, plus sensible aux attaques enzymatiques.

- une  phase de dégradation proprement dite : la chaîne peptidique est coupée. On parle de dégradation enzymatique. Rappelons  que le rôle des enzymes est d’accélérer la vitesse de réaction de dégradation (on parle de biocatalyse ).

Des gaz issus de cette première étape de dégradation vont s’accumuler, faire gonfler le cadavre,  faire éclater certains organes. représentation d'une protéine en 3D De nouveaux éléments extérieurs vont alors intervenir. En effet, la dégénérescence des tissus  est liée à l’action de trois types de faune extérieure :
- les bactéries dont les premières sont celles de notre propre flore intestinale,
- des champignons qui par réaction enzymatiques se nourrissent de la matière organique en décomposition,
- les insectes dont l’activité va être modulée selon les conditions de température, ou d’humidité. Les mouches par exemple, vont pondre des oeufs et les larves vont se nourrir du tissu humain.

Toutes ces espèces vont se succéder dans un ordre précis (ce qui d’ailleurs permet de dater une mort) selon l'état de dégradation: la putréfaction commence. Putréfaction active L’être humain étant constitué approximativement de 65 % d’eau, 20 % de protéines, 10 % de lipides,  1 % de glucides et 5 % de minéraux, nous allons passer en revue les réactions subies par ces différents éléments. Dégradation des organes et des  muscles : action sur les protéines Selon le type de micro-organismes présents, le type de tissu concerné, différentes liaisons vont se couper.

- Hydrolyse (ou protéolyse) : Il s’agit tout simplement de poursuivre la coupe les liaison peptidiques des chaînes d’acides aminés aux endroits les plus fragiles, en chaînes plus courtes voire en acides aminés (AA). Les protéines les plus résistantes, épargnées pendant les premiers instants de la décomposition sont de plus en plus menacées au cours du temps (ex: le collagène (trois chaînes polypeptidiques en hélice associées sera très résistante, donc hydrolysée tardivement).
Cet effet explique l’ordre de décomposition (selon la nature des protéines qui les compose) des différentes parties du cadavre : larynx puis estomac, intestins puis poumons puis cerveau, coeur, vessie, utérus et enfin peau, cheveux et ongles et enfin les os.

- Réaction de décarboxylation
Les AA produits par l' hydrolyse sont attaqués par certains enzymes   (les décarboxylases microbiennes) ce qui éjecte une petite molécule de CO2 : les acides aminés sont alors transformés en amines biogènes.
Quelques exemples :
L’acide aminé « lysine »  se transforme en amine au nom de cadavérine de formule NH2-(CH2)5-NH2.
Ces deux amines sont particulièrement remarquables puisque ce sont elles qui donnent les odeurs nauséabondes caractéristiques de la chair en putréfaction, celles qui attirent les charognards. - Réaction de désamination
Le terme ultime de la décomposition des protéines est une désamination (des acides aminés) libérés lors de l'hydrolyse : l’azote des AA est éliminé sous forme d’ammoniac. Dégradation des tissus adipeux : action sur les lipides
Comme pour la dégradation des protéines : les triglycérides subissent une hydrolyse (encore appelée  saponification) ce qui produit des acides gras ( longue molécule avec une grande chaîne carbonée).

La réaction de saponification est la même que celle qui est mise en jeu pour la fabrication de savons. Ainsi, lorsque cette dernière est poussée à l’extrême, le gras de cadavre prend l’aspect du savon, et forme une cire adipeuse (l’adipocire) On retrouve les lipides (sous la forme principale de tri-glycérides)  dans les tissus adipeux qui contiennent également de l’eau et des protéines. Action sur les glucides Les chaînes de glucose vont elle-aussi être cassées progressivement de façon à faire apparaître « les maillons glucose » qui peuvent se décomposer avec production de toute une série d’acides selon le type de bactéries présentes. Le travail de nettoyage des tissus mous est achevé au bout d’un an environ. Des cas particuliers, dans des environnements  spéciaux, riches en biote (ensemble des organismes vivants (flore, faune et champignons ainsi que les micro-organismes tels que bactéries, levures, microchampignons…)  montrent des durées de décomposition bien plus rapide (une dizaine de jours à l'exemple d'un cadavre de vache laissé sur place, à l’air libre qui se dégrade en 12 jours) La fin de la décomposition : la minéralisation Après avoir touché la partie molle, la décomposition va se poursuivre avec la dégradation du squelette. Mais pour atteindre ce stade, plusieurs dizaines d’années sont nécessaires.

Des bactéries particulières parviennent à couper le collagène jusqu’aux acides aminés. L’apatite (minéral principal qui entre dans la composition des tissus osseux et dentaire) se trouve libéré et va se dégrader : en particulier les ions calcium s’échappent, les os se décalcifient, se fragilisent et peuvent subir un phénomène de dissolution (selon T°, pH, humidité, faune biotique).

Et tout redevient poussière !  (Cf « Tu es poussière et tu retourneras en poussière » Moïse Extrait de La Bible) ? Dès lors on peut se demander quels sont les facteurs qui interviennent dans la décomposition d’un corps. Après avoir étudié le processus de décomposition, nous nous attacherons à déterminer le fonctionnement des principaux agents décomposeurs. Comme nous l'avons précédemment étudié : la putréfaction est la décomposition des tissus organiques sous l’influence prépondérante des bactéries hébergées par l’individu, surtout celles de la flore intestinale, ensuite des mycètes saprophytes puis des insectes nécrophages qui envahissent le cadavre. Les Bactéries Qu'est-ce qu'une bactérie ?

Les bactéries sont des micro-organismes unicellulaires invisibles à l’œil nu (dimension de l’ordre du µm).
Ces êtres vivants omniprésents dans l’environnement, peuvent se multiplier très rapidement (doublement de la population en 20mn).
La plupart sont inoffensives ou bénéfiques à l’organisme humain, d'autres peuvent être mortelles par le biais de toxines qu'elles sécrètent (la salmonelle). Quelles sont les bactéries intervenant dans la décomposition d'un corps et quel est leur métabolisme ?

Les bactéries saprophytes sont des bactéries qui se nourrissent de matières organiques en décomposition qu'ils transforment en matière minérale.
Elles se nourrissent des déchets générés au sein de l'organisme vivant. Elles participent par ailleurs à la dégradation et au recyclage ( participe au maintien de l'équilibre biologique dans la nature )de ces matières organiques.
On les oppose aux bactéries pathogènes qui pénètrent dans l'organisme et s'y développent (responsables d'infections). On retrouve de nombreuses espèces de bactéries saprophytes dans le corps humain, notamment au niveau de la peau, du tube digestif. L'intestin de l'homme abrite près de 500 espèces de micro-organismes différents représentant plus de 100 000 milliards de bactéries.
Lors de la mort de l'organisme, le corps n'étant plus alimenté, les bactéries n'ont plus de quoi se nourrir. Elles se retournent donc contre l'organisme qui les héberge. LES MYCETES Qu'est-ce que les mycètes ?

Ce sont des champignons :
Organismes vivants possédant un noyau cellulaire typique. Dépourvus de chlorophylle (incapacité de réaliser la photosynthèse).
Ils vivent aux dépens de matières organiques (soit saprophytes sur matériaux inertes, soit parasites) ils sont donc hétérotrophes.

Les saprophytes se nourrissent de matières organiques mortes, par absorption à travers leur paroi cellulaire (grâce au mycélium, étroitement lié au substrat dont il tire sa nourriture ) Comment fonctionnent-elles ?

Les mycètes se développent le mieux dans des habitats sombre et humides, mais ils sont présents partout où des matières organiques sont disponibles.
La plupart des mycètes sont saprophytes, se nourrissant de matières organiques mortes.
Comme de nombreuses bactéries, les mycètes peuvent sécréter des enzymes hydrolitiques qui vont digérer les substrats externes, ainsi, le champignon n'a plus qu'à absorber les produits solubilisés.

Ils utilisent donc la matière organique comme source d'énergie et de carbone.
Les mycètes sont généralement aérobies, c'est à dire qu'elles ont besoin d'oxygène pour se développer.
Néanmoins, certaines sont des anaérobies qui créent de l'énergie par fermentation alcoolique. On en trouve notamment dans le rumen (estomac) où ils jouent un rôle indispensable dans la dégradation des nutriments.

On a décrit environ 90 000 espèces de Mycètes mais on estime qu'il pourrait en exister 1,5 million!Les mycètes sont très utiles autant pour leurs effets bénéfiques que nuisibles.
Avec les bactéries et quelques autres organismes hétérotrophes (qui se procurent leur matière organique en la prélevant sur d'autres organismes, vivants ou morts), les mycètes jouent un rôle important comme agent de décomposition. Ils dégradent des matières organiques complexes de l'environnement en substances organiques simples.
De cette façon, le carbone, l'azote, le phosphore et d'autres constituants essentiels des organismes vivants, se retrouvent libérés et disponibles pour d'autres organismes. Les insectes nécrophages L’organisme humain, une fois mort, constitue une énorme réserve en nutriments pour les bactéries ainsi que pour les insectes.
Les cellules du corps n’étant plus protégées par le système immunitaire, sont alors la proie d’insectes nécrophages voraces, au système olfactif particulièrement développé (leur permettant de détecter la présence d’un corps à plusieurs kilomètres de distance), Quelques minutes après la mort de l’organisme, les substrats produits lors des réactions d'autolyse dégagent des odeurs spécifiques (pas forcément perceptibles par l’Homme), attirant les premiers insectes qui vont pondre leurs œufs dans les orifices naturels et dans les blessures.

Ce sont des diptères (mouches vertes, à damiers, bleues…). Dans certains cas, ces insectes pondent avant la mort, pendant l'agonie.

La ponte se fait le plus souvent de jour et ne survient habituellement pas en dessous de 4 °C. L'apparition des larves peut se faire en moins d'un quart d'heure après la ponte. Ces dernières sont nécrophages, c'est-à-dire qu’elles se nourrissent de tissus en décomposition. Les diptères adultes se nourrissent d’une grande variété d’aliments riches en sucres : en effet, leur métabolisme très actif nécessite un approvisionnement constant en énergie .
Les mouches adultes sont donc attirées par les liquides putrides émanant d’un cadavre et qui constituent une importante ressource énergétique.

Ces insectes nécrophages vont donc se servir du corps de l’individu décédé, afin de se nourrir, ou de nourrir leurs progénitures.
Les espèces et ordres de successions peuvent varier entre zones géographiques , types de milieux ou encore saisons et années ? Dès lors on peut se demander comment un corps peut être conservé. Après avoir étudié les différentes techniques de momification et la ‘’science de la décomposition’’ nous pouvons nous demander comment un corps se conserve-t-il. Comment un corps peut-il être conservé ? On vient de voir qu’un corps se décompose par l’action combinée et chronologique de différents micro-organismes tels que les bactéries saprophytes, les mycètes (champignons) et les insectes nécrophages.
Cependant ces organismes se développent dans des conditions et des milieux bien particuliers. Si l’un des éléments nécessaire à leur métabolisme n’est pas présent, le développement des organismes en question ne peut pas s’effectuer correctement et donc participer de la décomposition des tissus organiques autrement dit le corps est conservé.

Nous avons pu constater que les différentes momifications, qu’elles soient naturelles ou artificielles, se sont déroulées dans des milieux extrêmes (froid, chaleur, tourbe, désert…) ou dans des conditions très particulières. En effet, les prêtres japonais se nourrissaient exclusivement de pignons afin d’éliminer toutes les graisses et un thé qui les déshydratait et de l’arsenic, qui, en s’accumulant dans les tissus et tuait toutes les bactéries susceptibles de décomposer leur corps, après la mort.
D’autre part, les Egyptiens retiraient les viscères, ce qui empêchait la libération de bactéries contenus dans le microbiote et donc la décomposition du corps.

De plus, ils utilisaient le natron (sorte de sel) afin de dessécher les chairs, empêchant le développement des bactéries et champignons décomposeurs (qui ont besoin d’humidité), d’autant plus que dans cette région du globe le climat est sec et chaud.
Les températures extrêmes influent aussi sur le développement des bactéries : celles-ci ne se développent pas en milieu arides ou glacial Nous avons donc cherché à comprendre comment certains éléments, notamment le natron peuvent empêcher décomposition d’un corps selon le processus égyptien. Pour cela, nous avons décidé de momifier une souris. A cette fin, nous l’avons vidé et plongé dans du natron pour comprendre en quoi/comment cette sorte de sel participait elle de la conservation d’un corps.

Par ailleurs, nous avons supposé que la température du milieu environnant influençait sur la vitesse de dégradation des tissus car les autres exemples de momie se situé dans des climats extrêmes (très chaud/ très froid)
C’est pourquoi, nous avons reproduit cette expérience sur une souris afin de déterminer si ce procédé était encore réalisable, aujourd’hui, dans un climat tempéré. Protocole expérimental pour la momification d'une souris

Matériel utilisé:

_Bandelettes de lin
_Vermiculite
_Natron (sel+bicarbonate de soude)
_Boite hermétique
_Souris morte
_Vinaigre blanc +pissette
_Crochets/ Scalpel/ Pince fine
_ Sonde cannelé
_Ciseaux Tout d'abord nous avons procédé à l'éviscération. Nous avons donc ouvert la souris sur son ventre à l'aide de la sonde cannelée et des ciseaux.
Ensuite nous avons simplement vidé la souris de tous ses organes, qu'ils soient reproducteurs, respiratoires ou digestifs.
Après cela nous avons nettoyé l'intérieur de la souris avec du vinaigre blanc.
Ensuite nous avons dû enlever le cerveau.
Pour cela nous avons décidé de passer par le derrière du crâne pour atteindre la boite crânienne, car bien que les égyptiens passent habituellement par le nez, il leur arrivait d'enlever le cerveau par l'orifice oculaire dans de rare cas.
De plus, il nous était difficile de procéder à l'étape d'exacerbation de façon traditionnelle (par les narines) car l'anatomie de la souris ne le permet pas (trop petit).
Après avoir enlevé la plus grande partie du cerveau, nous avons donc nettoyé la boite crânienne en injectant du vinaigre blanc.

Puis nous avons remplis le ventre et le thorax de produits végétaux secs : de la vermiculite en grande partie (=écorce d'arbre).
Cette étape terminée, nous avons recousus l'orifice.
Enfin la souris a été plongée dans la boîte de natron. Nous avons fait en sorte qu'elle soit totalement immergée afin de l'assécher au maximum.
Ce sel nous étant indisponible, sachant que le natron est composé de 89% de sel et 11% de bicarbonate de soude, nous avons donc prélever 200g de sel et 25 g de bicarbonate de soute soit une masse totale de 225g. Nous l'avons laissé reposer ainsi durant 3 mois. Toutes les semaines, puis deux semaines nous l’avons photographié et pesé. Le natron était devenu rigide par endroit (en surface notamment et autour de la souris, partie en contact avec l'humidité) et la souris était de plus en plus sèche et légère. Expérience Au bout des 3 mois son corps était visuellement comme lors de la première semaine. Cette momification est donc une réussite. Les égyptiens ont crée une technique intemporelle et qui fonctionne quel que soit le climat. Semaine 1 Semaine 2 Semaine 3 1er mois 2ème mois 3ème mois Depuis que l’historien grec Hérodote a visité l’Egypte vers 500 avant J.C, les étrangers ont été fascinés par les momies et la civilisation qui les a conçues.
Avec sa découverte en 1922, l’archéologue Howard Carter remet cette fascination au goût du jour et fait de la dépouille intacte de Toutankhamon l’une des plus célèbres momies de l’Histoire.
Depuis, de nombreuses recherches ont été effectuées et ont permis aux historiens de comprendre la conception de la mort des Egyptiens. A la question fondamentale « que se passe-t-il après la mort ? », ils avaient leur réponse : une fois momifié, le défunt entamait un long et dangereux voyage pour gagner le paradis, où une nouvelle forme d’existence l’attendait .Dans « Les champs d’Ialou » il retrouvait le dieu Osiris, modèle de momification par excellence d’après le mythe. Pour réussir ce périple et triompher des embûches sur sa route, le défunt avait besoin d’un guide et de formules magiques et surtout d’un corps parfaitement conservé. Pour cela, les embaumeurs respectaient un rituel bien précis et une procédure complexe, visant à empêcher la décomposition d’un corps.

A cette fin, ils lavaient, éviscéraient, desséchaient, et emmaillotaient le corps avant de le placer dans un cercueil.
C'est une des techniques de momification.
En effet, une momie est le corps préservé, toujours revêtu de sa peau, d’un homme ou d’un animal mort. Après nos différentes recherches, nous avons constaté que la momification peut se produire par accidents, dans des endroits extrêmement secs ou froids mais elle fut généralement pratiquée par l’homme pour des raisons religieuses. L’étude du processus de décomposition et du métabolisme des micro-organismes décomposeurs nous a permis de comprendre que la conservation d’un corps tenait de la présence ou l’absence de certains facteurs nécessaires au développement de ces derniers, qui ne sont pas présents dans les différents types de momification.
En effet, les températures extrêmes influent sur le développement des bactéries : celles-ci ne se développent pas en milieu aride ou glacial.

Ainsi, nous avons pu comprendre qu’il existait un grand nombre de façons de momifier, naturelles ou artificielles, mais qu’à la base un corps n’est pas fait pour être conservé. Vieille de plus de 2000 ans la volonté de conserver les corps perdure encore aujourd'hui avec le travail des thanatopracteurs ou encore la conservation des dictateurs communistes comme Lénine, plus récemment Kim Jong Il et Hugo Chavez.

Pour ne pas conclure,
la décomposition est un processus qui suscite un véritable intérêt dans le milieu artistique comme l'exposition ''Korperweltent" (cf saxophoniste écorché), ou encore les oeuvres de l'artiste britanique Damien Hirst, ou plus près de chez nous Françoise Jolivet et son exposition à la Moutardière.
De plus, cette étude pourrait déboucher sur un questionnement philosophique sur la mort et sur notre vision de celle-ci. Les chambres mortuaires étaient ensuite entourées de charbon. Enfin, une étanchéité presque parfaite était assurée par une couche d'argile, d'un mètre d'épaisseur. Les quinze mètres de terre recouvrant les tombeaux leurs permettaient de conserver une température froide et constante. Les momies chinoises sont les mieux conservées du monde. Elles étaient enterrées en profondeur, afin d'être conservées au frais. Mais cet élément est largement insuffisant pour expliquer cette conservation.Les corps étaient protégés par un drap de soie très serré. Conclusion Fin Julie PADIE -Justin KALINOWSKI Quelle vie éternelle ? Sources Florence Maruéjol ''L'Egypte'', aux éditions Fleurus 2008
David Murdoch ''Les Trésors de Toutankhamon'', collection les yeux de l'histoire, éditions Gallimard jeunesse 1999
Peter Chrisp''Les Momies'', collection Les thématiques de l'encyclopédi@, Gallimard jeunesse 2005
Richard Walker ''Le corps humain'', collection Les thématiques de l'encyclopédi@, Gallimard jeunesse 2006
Encyclopédie autodidactique et Larousse2008 Bibliograhiques Internet http://www.univ-montp1.fr/l_universite/ufr_et_instituts/ufr_medecine/presentation/visite_guidee/le_musee_d_anatomie
Le monde et nous Café-sciences :la faim justifie les moyens
insectopia: la décomposition d'un corps
forenseek : décomposition d'un cadavre
http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/momie-dhomme
http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/tete-de-momie?sous_dept=1
informations complémentaires: encyclopédie universalis - Wikipédia-science et vie Filmiques Ces jours qui ont changé le monde 03 BBC 2006
L'égypte post Mortem, Planete 2009
Le site TV, C'est pas sorcier ''les bactéries font de la résistance'' 2008 Articles Nathalie Buisson : Le ceur de Voltaire : un secret bien garde BnF, departement de la Conservation, laboratoire
La momie de Toulouse science et vie 2010
Egypte, revelation sur Toutankhamon science et avenir 2006
Archéo Junior voyage dans l'au-delà 2011
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/08/30/philippe-charlier-le-confesseur-des-morts_1753546_1650684.html On peut alors se demander comment un corps se décompose, quels en sont les facteurs et comment les différentes techniques de momification peuvent empêcher la décomposition et préserver un corps quasiment intact plusieurs siècles après sa mort. Étapes :
1) extraire le cerveau + nettoyer la boite crânienne en injectant du vinaigre blanc
2) ouvrir la souris avec la sonde cannelée et des ciseaux.
3) extraire les organes
4) Nettoyer l'intérieur de la souris avec du vinaigre blanc.
5) remplir le ventre et le thorax de sciure de bois
6) Recoudre
7) plonger le corps dans du natron m=21,7g m=16,4g m=15,75g m=15,03g Sommaire I Partie historique
1) La découverte de Toutankhamon
2) La mort selon les Egyptiens
3) la momification

Différentes momies

II Parte scientifique
1) Le processus de décomposition
2) Les agents décomposeurs
3) La conservation d'un corps

Conclusion
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