Loading presentation...

Present Remotely

Send the link below via email or IM

Copy

Present to your audience

Start remote presentation

  • Invited audience members will follow you as you navigate and present
  • People invited to a presentation do not need a Prezi account
  • This link expires 10 minutes after you close the presentation
  • A maximum of 30 users can follow your presentation
  • Learn more about this feature in our knowledge base article

Do you really want to delete this prezi?

Neither you, nor the coeditors you shared it with will be able to recover it again.

DeleteCancel

Make your likes visible on Facebook?

Connect your Facebook account to Prezi and let your likes appear on your timeline.
You can change this under Settings & Account at any time.

No, thanks

La poésie

No description
by

hkhqkrkqhn n v eajimkn ml

on 23 August 2012

Comments (0)

Please log in to add your comment.

Report abuse

Transcript of La poésie

Qu'est-ce
que
la poésie? Art du langage
visant à exprimer ou à
suggérer par le rythme,
une harmonie et des images.
La poésie est un moyen
d'exprimer des émotions. Voici quelques
poètes Baudelaire Nelligan Verlaine Rimbaud Poème "Soir d'hiver"
d'Émile Nelligan
interprété par l'humoriste André Sauvé "Soir d'hiver" d'Émile Nelligan Strophe Strophe Strophe Strophe Vers Répétition du même son d'une voyelle dans un vers.

Ex: "Le pacha se pencha, attrapa le chat, l'emmena dans sa villa et le plaça près du lilas."

Ex: "Si mon tonton tond ton tonton, ton tonton sera tondu."

Ex: "Les vendredis sanglants et lents d’enterrements." Les
figures
de style Assonance Allitération

Ex: "Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ?"

Ex: "Un chasseur sachant chasser sans son chien de chasse est un chasseur qui chasse assez bien."

Ex: "Je croque un gros crocodile cru." Comparaison Consiste à rapprocher un comparé et un comparant par l'intermédiaire d'un comparatif. Le but est d'établir un parallèle entre deux réalités. Comparé Outil de
comparaison Comparant Métaphore Réunit deux éléments comparés, mais sans utiliser de terme comparatif.

Ex: "Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage."

Ex: "La nature est un temple."

Ex: "Les stages, marchepieds obligés vers le monde du travail." Métonymie Remplace un terme par un autre qui est lié au premier par un rapport logique.

Ex: "Boire un verre." (Le contenant pour le contenu.)

Ex: "Lire un Agatha Christie." (L'écrivaine pour son oeuvre.)

Ex: "Manger son assiette." (Le contenant pour le contenu.) Ellipse Désigne la suppression de termes qui seraient grammaticalement nécessaires. Seuls subsistent dans l'énoncé les mots chargés de sens.

Ex: "Café, bain, travail, dodo."

Ex: "Métro, boulot, dodo."

Ex: "Déjeuner, dîner, souper." Allégorie On représente quelque chose d'abstrait par quelque chose de concret.

Ex: Représenter la justice par une femme qui tient une balance.

Ex: Représenter la beauté avec le dieu Apollon. L'inversion Déplacement d'un mot par rapport à l'ordre normal de façon à le mettre en relief.

Ex: "Dormir comme j'aimerais!"

Ex: "Gentille elle est!" Personnification Consiste à évoquer un objet, une idée ou une abstraction sous les traits d'un être humain.

Ex: "L'habitude venait me prendre dans ses bras comme un petit enfant."

Ex: "Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux."

Ex: "L'enfance a des manières de voir, de penser et de sentir qui lui sont propres." Ironie Forme d'humour qui consiste à dire le contraire de ce que l'on pense tout en montrant bien qu'on n'est pas d'accord avec ce que l'on dit.

Ex: "Ta robe est vraiment belle!" (Alors que la robe est vraiment laide.)

Ex: "Quelle belle journée!" (Alors que le temps est maussade à l'extérieur.)

* Il doit toujours y avoir un contexte. Pléonasme Donner deux fois la même information dans la même expression.

Ex: "Monter en haut."

Ex: "Elle est mortellement morte."

Ex: "La vraie vérité véridique vraiment vraie." Anaphore Consiste à répéter les mêmes mots en tête de phrase, ce qui engendre une emphase et une exagération par un procédé d'amplification rythmique.

Ex: « Rome, l'unique objet de mon ressentiment !
Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant !
Rome qui t'a vu naître, et que ton cœur adore !
Rome enfin que je hais parce qu'elle t'honore ! » Répétition Consiste à répéter un ou plusieurs mots afin de montrer l'insistance du sentiment ou de la réalité évoquée.

Ex: "Je t'aime, je t'aime, je t'aime."

Ex: "Il est allé à la plage, il est allé au restaurant, il est allé à l'hôtel." Périphrase Consiste à remplacer un mot par une expression de sens équivalent. Évite une répétition ou donne une explication.

Ex: "La Ville Lumière." (Pour parler de Paris.)

Ex: "La langue de Molière." (Pour parler de la langue française.)

Ex: "L'astre de la nuit." (Pour parler de la lune). Antithèse Rapproche deux termes de sens naturellement opposés pour mettre en valeur le contraste.

Ex: "C'était un homme mort qui vivait encore."

Ex: "Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie."

Ex: "Paix je ne trouve, et je n'ai point à faire la guerre." Oxymore Consiste à placer l'un à côté de l'autre deux mots opposés pour donner plus de force à une expression.

Ex : "Un cri silencieux."

Ex: "Une douce souffrance."

Ex: "Une obscurité éclairante." Litote Consiste à dire peu pour suggérer beaucoup.

Ex: "Ce joueur de tennis n'est pas très doué." (Pour dire qu'il n'est pas bon du tout.)

Ex: "Il ne fait pas chaud." (Pour dire qu'il fait froid.)

Ex: "Elle n'est pas reposante!" (Pour dire "Elle m'énerve".) Hyperbole Consiste à amplifier avec excès une idée pour la mettre en relief. Il s'agit d'une exagération.

Ex: "J'ai tellement faim! Ça fait mille ans que je n'ai pas mangé!"

Ex: "Je meurs de soif. Je boirais l'océan."

Ex: "Cet homme est grand! C'est un géant!" Euphémisme Consiste à remplacer une expression qui risquerait de choquer, par une expression atténuée.

Ex: "Il est parti." (Pour dire "Il est mort.")

Ex: "Les personnes du troisième âge." (Pour dire "Les personnes âgées.")

Ex: "Il est non-voyant." (Pour dire "Il est aveugle.") Apostrophe

Ex: "Ô toi mon amour!"

Ex: "Marie, ma femme que j'aime."

Ex: "Venez avec moi." Gradation Se caractérise par l'emploi de termes de plus en plus forts. L'énoncé comporte des termes de force croissante.

Ex: "Je me meurs ; je suis mort ; je suis enterré."

Ex: "Marchez, courez, volez!" Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu'est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j'ai, que j'ai!

Tous les étangs gisent gelés,
Mon âme est noire: Où vis-je? où vais-je?
Tous ses espoirs gisent gelés:
Je suis la nouvelle Norvège
D'où les blonds ciels s'en sont allés.

Pleurez, oiseaux de février,
Au sinistre frisson des choses,
Pleurez, oiseaux de février,
Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,
Aux branches du genévrier.

Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah! comme la neige a neigé!
Qu'est-ce que le spasme de vivre
À tout l'ennui que j'ai, que j'ai!... La poésie ne se démode
pas. Encore aujourd'hui,
plusieurs personnes
reprennent des poèmes
qui ont marqué l'histoire
en les adaptant à leur façon. Le but d'un poème, ce n'est pas de communiquer un message, c'est simplement de jouer avec les mots. Le message n'a pas nécessairement besoin d'être entièrement saisi pour qu'on puisse apprécier un poème. L'agencement des mots crée un plaisir. Le son l'emporte sur le sens. Rime Poème Les
différents
sens Sens propre
vs sens figuré

Ex: "Lucie tombe dans les escaliers." (Sens propre).

Ex: "Au centre commercial, Lucie tombe par hasard sur sa meilleure amie." (Sens figuré).

Ex: "Le tigre dévore sa proie." (Sens propre).

Ex: ''Anthony dévore son livre." (Sens figuré).

Ex: "Je me suis déshabillée hier soir". (Sens propre).

Ex: ''Ce garçon l'a déshabillée du regard.'' (Sens figuré). Sens mélioratif vs sens péjoratif

Sens mélioratif = sens positif.

Ex: René Angélil est un grand homme. (Sens mélioratif, on vante les mérites de René Angélil. Cela n’a rien à voir avec sa taille.)

Sens péjoratif = sens négatif.

Ex: Cet article est paru dans une petite revue à potins. (Sens péjoratif, on dénigre la valeur de la revue.) Les sortes de poèmes Le sonnet Un sonnet est un poème qui comprend 14 vers réunis en deux quatrains suivis de deux tercets.
Quatrain = 4 vers. Tercet = 3 vers. "Correspondances" de Baudelaire La Nature est un temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles;
L'homme y passe à travers des forêts de symboles
Qui l'observent avec des regards familiers.

Comme des longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants,
Doux comme des hautbois, verts comme des prairies,
Et d'autres corrompus, riches et triomphants,

Ayant l'expansion des choses infinies,
Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens,
Qui chantent les transports de l'esprit et des sens. Strophe Strophe Strophe Strophe 4 vers 4 vers 3 vers 3 vers La poésie française apparaît d'abord au XIe siècle avec la chanson de geste. C'est surtout au XIVe siècle et au XVe siècle qu'apparaissent des formes de poèmes. Au fil des siècles, la poésie devient beaucoup plus engagée et populaire. On organise même des concours de poèmes dans des banquets et dans des fêtes afin d'y mettre de l'ambiance. À l'époque du XVIIIe siècle et du XIXe siècle, la poésie est vue à la fois comme un art et comme un divertissement. Voici comment
ça se passait autrefois... La ballade Poème constitué généralement de trois strophes identiques (souvent de 8 ou de 10 vers) se terminant par un refrain et d'une demi-strophe appelée "l'envoi", qui reprend les dernières rimes et le refrain. "Ballade des pendus" de François Villon Le rondeau C'est un poème lyrique de 13 vers composé sur deux rimes et comportant un refrain. "La nuit" de Théodore de Banville Nous bénissons la douce nuit
Dont le frais baiser nous délivre
Sous ses voiles on se sent vivre
Sans inquiétude et sans bruit.

Le souci dévorant s'enfuit
Le parfum de l'air nous enivre :
Nous bénissons la douce nuit,
Dont le frais baiser nous délivre.

Pâle songeur qu'un dieu puissant poursuit,
Repose-toi, ferme ton livre.
Dans les cieux blancs comme du givre
Un flot d'astres frissonne et luit :
Nous bénissons la douce nuit. Le Valentin Poème écrit par une jeune fille à l'ami de son choix ou, inversement, par le jeune homme à celle qui l'a désigné. Ce poème prend la forme d'une musique vocale lors de la lecture. Il peut s'écrire sous la forme d'un billet, d'une déclaration d'amour ou d'un repproche amoureux. Le thème de l'amour est central dans ces poèmes.

Ce genre de poème s'est développé au cours de la Renaissance et au début de la période baroque (XVIe siècle, début XVIIe siècle).

Selon la coutume, la jeune fille choisissait, le 14 février, jour de la Saint-Valentin, un jeune homme de son goût, qui était tenu de lui offrir un présent et, parfois, semble-t-il, quelques lignes ou vers de sa composition. Le Monostique Poème composé d'une strophe d'un seul vers. "Chantre" de Guillaume Apollinaire Et l'unique cordeau des trompettes marines. L'Épitaphe L'Épitaphe (mot grec) est un court poème destiné à servir d'inscription funéraire. Ex: Maudit soit le destin qui à nous t'a ravi.
Si ton cœur s'est éteint, dans le nôtre tu vis.

Ex: "J'étais ce que vous êtes, vous serez ce que je suis." Les stances Poème formé d'une série de strophes d'inspiration grave qui témoignent souvent d'une méditation personnelle. Ces strophes sont construites sur un schéma identique. On utilise souvent la deuxième personne. Les stances sont une forme versifiée de monologue, marquées par un rythme particulier.
Les roses que j’aimais s’effeuillent chaque jour ;
Toute saison n’est pas aux blondes pousses neuves ;
Le zéphyr a soufflé trop longtemps ; c’est le tour
Du cruel aquilon qui condense les fleuves.

Vous faut-il, Allégresse, enfler ainsi la voix,
Et ne savez-vous point que c’est grande folie,
Quand vous venez sans cause agacer sous mes doigts
Une corde vouée à la Mélancolie ? Stances de Jean Moréas
Strophe de 1 vers: monostique
Strophe de 2 vers: distique
Strophe de 3 vers: tercet
Strophe de 4 vers: quatrain
Strophe de 5 vers: quintil
Strophe de 6 vers: sizain
Strophe de 7 vers: septain
Strophe de 8 vers: huitain
Strophe de 9 vers: neuvain
Strophe de 10 vers: dizain Nom des strophes - Par les alinéas ;
- Par les majuscules en début de phrase ;
- Par les blancs, les espaces entre les strophes ;
- Par l'absence de ponctuation. Comment reconnaître un poème? "Le vaisseau d'or" d'Émile Nelligan
C'était un grand Vaisseau taillé dans l'or massif.
Ses mâts touchaient l'azur, sur des mers inconnues;
La Cyprine d'amour, cheveux épars, chairs nues,
S'étalait à sa proue au soleil excessif.

Mais il vint une nuit frapper le grand écueil
Dans l'Océan trompeur où chantait la Sirène,
Et le naufrage horrible inclina sa carène
Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil.

Ce fut un grand Vaisseau d'or, dont les flancs diaphanes
Révélaient des trésors que les marins profanes,
Dégoût, Haine et Névrose ont entre eux disputés.

Que reste-t-il de lui dans la tempête brève?
Qu'est devenu mon cœur, navire déserté?
Hélas! Il a sombré dans l'abîme du Rêve! Nom des vers selon leur nombre de sons prononcés (nombre de pieds) 1 son: monosyllabe
2 sons: disyllabe
3 sons: trisyllabe
4 sons: quadrisyllabe
5 sons: pentasyllabe
6 sons: hexasyllabe
7 sons: heptasyllabe
8 sons: octosyllabe
9 sons: ennéasyllabe
10 sons: décasyllabe
11 sons: hendécasyllabe
12 sons: alexandrin
Le verset: d'une longueur variable plus long qu'un alexandrin.

* C'est l'alexandrin qui est le plus souvent utilisé. Exemple de poème en alexandrin:
"La Muse vénale" de Baudelaire Ô muse de mon coeur, amante des palais,
Auras-tu, quand Janvier lâchera ses Borées,
Durant les noirs ennuis des neigeuses soirées,
Un tison pour chauffer tes deux pieds violets?

Ranimeras-tu donc tes épaules marbrées
Aux nocturnes rayons qui percent les volets?
Sentant ta bourse à sec autant que ton palais
Récolteras-tu l'or des voûtes azurées?

II te faut, pour gagner ton pain de chaque soir,
Comme un enfant de choeur, jouer de l'encensoir,
Chanter des Te Deum auxquels tu ne crois guère,

Ou, saltimbanque à jeun, étaler tes appas
Et ton rire trempé de pleurs qu'on ne voit pas,
Pour faire épanouir la rate du vulgaire. 12 pieds Ô muse de mon coeur, amante des palais


Ô mu se de mon coeur, a man te des pa lais Analyse 12 pieds (nombre de sons prononcés dans un vers) = alexandrin. Formes des poèmes Forme fixe: même longueur de vers et de strophes ;

Vers libres: longueur différente de vers ou de strophes ;

Prose: écrit comme un texte, c'est le contenu qui fait que c'est de la poésie. Exemple de poème avec forme fixe Exemple de poème avec vers libres La prose C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit. "Le dormeur du val" d'Arthur Rimbaud Les chars d'argent et de cuivre
Les proues d'acier et d'argent
Battent l'écume,
Soulèvent les souches des ronces
Les courants de la lande,
Et les ornières immenses du reflux,
Filent circulairement vers l'est,
Vers les piliers de la forêt,
Vers les fûts de la jetée,
Dont l'angle est heurté par des
tourbillons de lumière. "Marine" d'Arthur Rimbaud La prose peut être utilisée dans tous les genres littéraires. Par exemple, on peut lire des livres écrits en prose. L'écriture sera poétique, riche et stylistique. Comment compter les pieds dans un vers? II te faut, pour gagner ton pain de chaque soir,

Comme un enfant de choeur, jouer de l'encensoir,

Chanter des Te Deum auxquels tu ne crois guère,


Ou, saltimbanque à jeun, étaler tes appas

Et ton rire trempé de pleurs qu'on ne voit pas,

Pour faire épanouir la rate du vulgaire. - Prononcer les mots selon chaque syllabe ;
- Ne jamais prononcer le "e" à la fin d'un vers, c'est ce qu'on appelle un "e" muet ;
- Lorsqu'il y a deux voyelles côtes à côtes, ne prononcer qu'une syllabe ;
- Lorsqu'un mot se termine par une voyelle et que l'autre mot commence par une consonne, faire deux syllabes. Exemple Les "h" aspirés et les "h" muets "H" aspiré = il est possible de placer un déterminant tel que "le" ou "la" devant le mot. Ex: La honte (2 pieds), le hasard (2 pieds).

"H" muet = il est impossible de placer un déterminant tel que "le" ou "la" devant le mot. On peut cependant utiliser le "l". Ex: L'homme (1 pied), l'habit (2 pieds).

* Dans le dictionnaire, les mots commençant par des "h" aspirés sont précédés d'un astérisque (*). Exemples de vers C'est une grosse haine. "Haine" = "h" aspiré parce qu'on peut dire "la haine". Donc on prononce le "e" de "grosse". Vers de 6 pieds.

C'est un honnête homme. "Homme" = "h" muet parce qu'on ne peut pas dire "le homme". On dit "l'homme". Donc, on ne prononce pas le "e" de "honnête", on fait la liaison. Vers de 5 pieds. Qui veut lire ces vers de 12 pieds?
La sottise, l'erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.

Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste. Extrait de "Au lecteur" de Baudelaire Réunion en 1 seule syllabe d'un groupe de sons prononcés ordinairement en 2 syllabes. Ex: "Meurtrier" (3 syllabes) prononcé en 2 syllabes dans un poème. Découpage en 2 syllabes d'un mot prononcé en 1 syllabe. Ex: "Violon" (2 syllabes) prononcé en 3 syllabes dans un poème: "vi-o-lon".
Comme les mendiants nourrissent leur vermine. Exemple À l'oral, on dira "men-diants". Cependant, dans le poème, pour arriver à 12 pieds, on fera une diérèse et on dira "men-di-ants". Au lieu de prononcer 2 syllabes, on en prononcera 3. Exemple Un lion dévore sa proie avec ses deux pattes. À l'oral, on dira "li-on". Cependant, dans le poème, pour arriver à 12 pieds, on fera une synérèse et on dira "lion". Au lieu de prononcer 2 syllabes, on en prononcera 1. 12 pieds 12 pieds La césure et les hémistiches On appelle "césure" la coupe principale dans un vers. Par exemple, c'est ce qui sépare l'alexandrin en deux mesures de même longueur. Ces deux mesures s'appellent les "hémistiches".
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu Extrait de "Le dormeur du val" d'Arthur Rimbaud Césure Hémistiche Hémistiche L'enjambement Dans un poème, un enjambement est le rejet au vers suivant d'un ou de plusieurs mots nécessaires au sens du premier vers. C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit. Extrait de "Le dormeur du val" d'Arthur Rimbaud Les rimes Répétition de sons identiques à la fin des vers. Les rimes peuvent se terminer par une voyelle ("rivière") ou part une consonne ("gentil"). Les sortes de rimes
- Rimes féminines: elles se terminent par un "e" muet ("tourelle"/"belle"), ("abeilles"/"oreilles") éventuellement suivies de consonnes non prononcées ("cessèrent"/"restèrent").

- Rimes masculines: elles se terminent par une syllabe tonique ; ce sont des rimes accentuées ou sonores (ex: "fleur"/"labeur", "captif"/"rétif", "beauté"/"naïveté"). La sottise, l'erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine. Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers. Le Poète aujourd'hui, quand il veut concevoir
Ces natives grandeurs, aux lieux où se font voir
La nudité de l'homme et celle de la femme,
Sent un froid ténébreux envelopper son âme Rimes plates ou suivies (AA-BB) Rimes embrassées (AB-BA) Rimes croisées (AB-AB) Sortes de rimes (suite...) A
B
A
B A
B
B
A A
A
B
B Même si la fin des mots "béquille" et "tranquille" s'écrit de la même façon, on ne prononce pas ces mots de la même façon à l'oral. Pour que les mots puissent rimer, ils doivent avoir le même son.
*La poésie, ce n'est pas pour les yeux, c'est pour les oreilles. Nommez-moi les rimes 1. "Gentil"/"fusil" La rime est-elle féminine ou masculine?

La rime est-elle pauvre, suffisante ou riche? 2: "Bleu"/"pleut" La rime est-elle féminine ou masculine?

La rime est-elle pauvre, suffisante ou riche? 3. "Narine"/"poitrine" La rime est-elle féminine ou masculine?

La rime est-elle pauvre, suffisante ou riche? Ex: La lune est comme une faucille d'or. Diérèse Synérèse - Rimes pauvres: la voyelle seule est semblable. Il ne s'agit que d'une simple assonance. Homophonie de la seule voyelle finale accentuée et de ce qui la suit (ex:"ami"/pari", "déraper"/"renflouer", "bonté"/"appelé").

- Rimes suffisantes: la consonne précédant la voyelle accentuée est la même dans les deux mots. Homophonie de la voyelle finale accentuée et de la consonne d'appui (ex:"bannir"/"finir", "romane"/"émane", "déraper"/"souper", "bonté"/"fierté").

- Rimes riches ou très riches: présence de plusieurs syllabes (trois sonorités ou plus). Homophonie de la voyelle finale accentuée, de la consonne d'appui et d'autres sons qui prédècent (ex:"vaillant"/"travaillant", "romane"/mélomane", "déraper"/"draper", "bonté"/"effronté"). Sortes de rimes (suite...) Sens propre: sens le plus courant, souvent concret.
Sens figuré: issu d'une image. Frères humains qui nous survivez,
N'ayez pas vos cœurs durcis à notre égard,
Car si vous avez pitié de nous, pauvres,
Dieu aura plus tôt miséricorde de vous.
Vous nous voyez ici attachés, cinq, six:
Pour ce qui est de la chair, que nous avons trop nourrie,
Elle est depuis longtemps dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poussière.
De notre malheur que personne ne se moque,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

Si nous vous appelons frères, vous n'en devez
Avoir dédain, bien que nous ayons été tués
Par justice. Toutefois vous savez
Que tous les hommes n'ont pas sens bien rassis.
Excusez-nous, puisque nous sommes trépassés,
Auprès du fils de la Vierge Marie,
De façon que sa grâce ne soit pas tarie pour nous,
Et qu'il Nous préserve de la foudre infernale.
Nous sommes morts, que personne ne nous tourmente,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre! La pluie nous a lessivés et lavés
Et le soleil nous a séchés et noircis;
Pies, corbeaux nous ont creusé les yeux,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais un seul instant nous ne sommes assis;
De ci de là, selon que le vent tourne,
Il ne cesse de nous ballotter à son gré,
Plus becquétés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre!

Prince Jésus qui a puissance sur tous,
Fais que l'enfer n'ait sur nous aucun pouvoir :
N'ayons rien à faire ou à solder avec lui.
Hommes, ici pas de plaisanterie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre. XIXe siècle XIXe et XXe siècles XIXe siècle XIXe siècle Poète français Poète québécois Poète français Poète français Répétition d'une consonne ou de groupes de consonnes produisant un effet d'harmonie.

Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.

Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,

Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête,
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum,
Nagent autour de son corps brun. "Le Chat" de Baudelaire Les 8 sortes
de rimes - Plates ou suivies ;
- Croisées ;
- Embrassées ;
- Masculines ;
- Féminines ;
- Pauvres ;
- Suffisantes ;
- Riches ou très riches. Consiste à interpeller une personne vivante ou morte, présente ou absente, ou encore une notion abstraite. Dans l'apostrophe, on s'adresse directement à quelqu'un ou à quelque chose. La représentation d'une idée abstraite à l'aide d'une image courte et développée se nomme le symbole. Strophe 1 Strophe 2 Strophe 3
Full transcript