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Le phénotype immunitaire au cours de la vie.

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by

Jacques florimont

on 5 October 2015

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Transcript of Le phénotype immunitaire au cours de la vie.

Le phénotype
immunitaire
au cours de la vie.

Au cours de vie, un individu est confronté à de multiples pathogènes.
Chaque rencontre déclenche une réponse immunitaire qui aboutit à l'élimination éventuelle du pathogène et à la création de lymphocytes mémoires.
Cette mémoire immunitaire permet une réponse plus rapide et plus efficace lors d'une rencontre ultérieure avec le même pathogène.
La vaccination provoque une mémorisation équivalente et participe à la protection de l'individu mais aussi de la population à laquelle il appartient.
II - La Vaccination.
I- La mémoire immunitaire.
Les adjuvants servent à déclencher une
réaction inflammatoire innée
en stimulant d'une part les phagocytes d'autre part la prolifération des lymphocytes.
Cette réponse innée
favorise ensuite la mise en place d'une réponse immunitaire adaptative
de grande ampleur vis à vis de l'antigène qui a été injecté.
III- Evolution du phénotype immunitaire.
A-Réponses primaires et secondaires.
Une
première exposition
à un antigène entraîne une faible réponse des lymphocytes B et T. Elle se manifeste par une
sécrétion peu abondante d'anticorps
par les plasmocytes et par une prolifération réduite des lymphocytes. Cette réponse permet toutefois l'élimination de l'antigène en
quelques semaines
. Cette réponse est appelée
réponse primaire.
A l'inverse, une deuxième exposition à ce même antigène déclenche une réponse immunitaire après un
délai bref
. la sécrétion d'
anticorps est beaucoup plus importante
, ainsi que la
quantité de lymphocytes
qui migrent au niveau de l'infection.
Cette réponse est appelée
réponse secondaire.
Ces observations montrent que le système immunitaire semble se souvenir des antigènes préalablement rencontrés et prouvent l'existence d'une
mémoire immunitaire.
B- Les cellules mémoires.
#
Le système immunitaire est capable de produire, à chaque réponse des
Lymphocytes B mémoires
LT-CD4 mémoires
LT-CD8 mémoires
Ces cellules mémoires partagent des propriétés communes:
un délai de réaction très
réduit.
Une capacité de
prolifération
supérieure aux lymphocytes naïfs
Une très
longue durée de vie
( plusieurs années, voire même dizaines d'années)
#
Les cellules mémoires dérivent de la différenciation d'une partie des
cellules naïves
activées.
Par exemple lors d'une première rencontre avec un antigène, un clone de lymphocyte est sélectionné, il se multiplie puis une partie de la population obtenue se différencie en plasmocytes, tandis que l'autre partie est à l'origine de LB mémoires.
Ces cellules ne participent pas directement à la réponse immunitaire mais sont
susceptibles de s'activer
lors d'un nouveau contact avec l'antigène
. Les défenses immunitaires adaptatives sont ainsi
plus rapidement opérationnelles

#
La longue durée de vie des cellules mémoires s'explique par leur
capacité d'auto-renouvellement
au cours du temps ainsi que par une nouvelle mise en mémoire à chaque rencontre avec l'antigène.
A- Une injection d'antigènes
Le principe de la vaccination a été découvert par
Jenner.
Il consiste en l'injection de préparation
s
antigéniques produites à partir d'agents
immunogènes
mais
inoffensives
pour l'organisme: perte du pouvoir pathogène. Cette préparation doit être aussi
antipyrétique.
Une très
grande diversité de vaccins
est actuellement disponible: antigènes de virus, bactéries tuées par chauffage, bactéries vivantes atténuées, anatoxines, produits basés sur l'ADN recombinant...
Un vaccin peut nécéssiter
une ou plusieurs injections
afin de permettre une protection efficace
.
B- La vaccination, une mise en mémoire.
L'injection d'un vaccin déclenche une réponse immunitaire primaire aboutissant à la formation d'un
pool de cellules mémoires
dirigées contre l'agent de la maladie.
Le processus de la vaccination
mime donc une réponse immunitaire adaptative classique
et les cellules produites possèdent les mêmes propriétes que si elles avaient été produites par une immunisation naturelle.
La
longue durée de vie
des cellules mémoires produites est attestée par le fait qu'une injection de rappel tous les dix ans à partir de l'
â
ge adulte est souvent suffisante pour maintenir une protection contre un agent pathogène tout au long de la vie.
JENNER
1801
C- Le rôle des adjuvants.
Afin de renforcer la réponse immunitaire, les préparations vaccinales sont injectées en même temps qu'un
adjuvant.

En France ces adjuvants sont le plus souvent des
sels d'aluminium
qui créent une réaction inflammatoire locale.
C
'est Gaston Ramon, vétérinaire et biologiste, qui, en 1925, « instaure le principe des substances adjuvantes et stimulantes de l'immunité, technique qui permet d'obtenir des sérums plus riches en antitoxines en joignant au vaccin une substance irritante pour les tissus. »
Un vaccin :
Diphtérie-Tétanos-Coqueluche (DTP)
COMBIVAX (SmithKline Beecham Biologicals)
Anatoxine
diphtérique min. 30 UI
Anatoxine
tétanique min. 60 UI Mus muscul. (= 40 UI cavia porcel.)
Bordetella pertussis
occis. min. 4 UI
Phosphate d’aluminium 750 microg.
Algeldrat. (Hydroxyde d’aluminium) 750 microg.
Natr. Timerfonat. (conservant mercuriel) 25 microg.
Aqua ad iniectabilia q.s. ad 0,5 ml
Les bacilles coquelucheux (Bordetella pertussis) sont tués par la chaleur
.
Les anatoxines diptérique et tétanique sont produites en traitant par le formaldéhyde des filtrats de cultures de Corynebacterium diphteriae et de Clostridium tetani, et elles sont adsorbées sur hydroxyde d’aluminium.
A- Une diversité remarquable du répertoire immunitaire.

Des mécanismes génétiques complexes permettent d'obtenir une variété quasi infinie de lymphocytes B et T naïf caractérisés chacun par leurs
récepteurs spécifiques
d'un hypothétique antigène.
Cet ensemble de cellules constitue le
répertoire immunologique de l'individu.
il est directement lié au génotype (programme génétique) de chaque individu.
Le phénotype immunitaire correspond à l'ensemble de clones de cellules mémoire, de cellules effectrices (plasmocytes, LTc, phagocytes) et ses molécules effectrices; les anticorps, présents à un moment donné de la vie de l'individu.
Il
récapitule ainsi l'histoire des contacts antigéniques
de l'individu et résulte d'intéractions complexes entre génotype et environnement.
- Puis vient
la mise en place, naturellement, de l'immunité acquise:
l'enfant rencontre des Ag présents dans son environnement, l'Ag qui a réussi à franchir les barrières naturelles est à l'origine de la sélection d'un clone de LB, de LT4 et/ou de LT8 pré-cytotoxiques. Ces cellules sélectionnées sont à l'origine de cellules effectrices qui n'existaient pas auparavant dans l'organisme: les plasmocytes et les LT cytotoxiques. Elles sont également à l'origine des LB et LT4 mémoires qui n'étaient pas également présents dans l'organisme.
Tout au long de sa vie, l'enfant sera confronté en permanence aux différents Ag présents dans son environnement. Ils seront à l'origine de plasmocytes, de LTc, de cellules mémoires spécifiques
-
Mais aussi la
mise en place, artificiellement, de l'immunité acquise
: le phénotype immunitaire peut être volontairement modifié en provoquant une immunisation active, à titre préventif, par la
vaccination.
- Eventuellement par une
immunisation passive artificielle
: le phénotype immunitaire est volontairement modifié par injection d'AC, à titre curatif, c'est la
sérothérapie.
le phénotype immunitaire évolue donc au cours de la vie:
-Avant la naissance: ni l'embryon, ni le fœtus n'ont un système immunitaire fonctionnel. A partir du 3° mois de grossesse, le phénotype immunitaire du fœtus est le résultat d'une
immunité passive
(transfert d'A
C
de la mère vers le fœtus, au travers de la barrière placentaire)
-Après la naissance, le phénotype est le résultat de l'immunité passive:
les AC maternels vont protéger l'enfant
pendant les premiers mois de sa vie. Ils disparaîtront progressivement.
- La mise en place du système immunitaire de l'enfant qui devient fonctionnel grâce à des mécanismes génétiques originaux. (l'organisme produit des LB et des LT d'une infinie diversité); C'est la mise en place du répertoire immunologique avec des LB et LT naïfs.
B- Une intéraction entre génotype et environnement.
Fin
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