Loading presentation...

Present Remotely

Send the link below via email or IM

Copy

Present to your audience

Start remote presentation

  • Invited audience members will follow you as you navigate and present
  • People invited to a presentation do not need a Prezi account
  • This link expires 10 minutes after you close the presentation
  • A maximum of 30 users can follow your presentation
  • Learn more about this feature in our knowledge base article

Do you really want to delete this prezi?

Neither you, nor the coeditors you shared it with will be able to recover it again.

DeleteCancel

Make your likes visible on Facebook?

Connect your Facebook account to Prezi and let your likes appear on your timeline.
You can change this under Settings & Account at any time.

No, thanks

TPE 2015 Adrénaline

No description
by

Camille I

on 13 March 2015

Comments (0)

Please log in to add your comment.

Report abuse

Transcript of TPE 2015 Adrénaline

L'adrénaline
Capucine Aubourg, Camille Imparato, Maëlle Viatte
Monter sur les planches d'un théâtre, chanter devant plusieurs milliers de personnes, escalader des paroies abruptes, se jeter d'une falaise ou tout simplement réussir son examen... Certaines de ces actions peuvent nous sembler inaccessibles et pourtant nous dépassons cette peur du danger et de l'échec en repoussant nos limites. À partir de cet instant, tout nous semble alors réalisable.
Plus vite, plus dangereux, plus excitant... Comment l'adrénaline nous donne-t-elle envie de nous dépasser?
Pour répondre à cette question, nous débuterons par une analyse détaillée de cette hormone, de sa biosynthèse à sa dégradation dans l'organisme humain; puis nous étudierons un exemple de son action dans un domaine où elle est omniprésente: les sports extrêmes. Nous nous interrogerons enfin sur le parallèle que l'on peut éventuellement établir entre les drogues et l'adrénaline.
Partons immédiatement à la découverte de cette hormone intrigante...
CONCLUSION


Sécrétée à la suite d'un stress, d'une émotion ou d'un danger, l'adrénaline modifie le métabolisme de l'organisme pour se défendre et contrer une menace. Par extension, elle pourrait provoquer une envie de se dépasser et constituer une source de plaisir susceptible de mener à l'addiction.

Reste une interrogation: ne faudrait-il voir dans la quête d'absolu et de dépassement de soi uniquement l'effet d'une petite hormone? Le concept d'héroïsme pourrait-il même avoir partie liée avec l'adrénaline? Le processus créatif du poète, de l'acteur et de l'écrivain serait il également influencé par une forme d'adrénaline? Partant de là, l'esprit humain ne serait-il qu'une somme d'interactions physico-chimiques? Voilà qui nous ramènerait à une certaine humilité dans l'analyse des grands faits historiques et de la pensée humaine.
Sécrétion de l'adrénaline
La sécrétion d'adrénaline permet à l'organisme de s'adapter pour réagir à un stress, une émotion ou un danger. Elle le prépare notamment à des comportements de lutte ou de fuite.
L' adrénaline est majoritairement sécrétée par le système nerveux central (elle agit alors comme neuromédiateur). Elle est également sécrétée par les glandes surrénales (adrénaline libre). Les catécholamines sont mises en réserve dans des vésicules (organes dont la forme est similaire à un petit sac et contenant des sécrétions). L'adrénaline constitue 80 à 90% des catécholamines, les 10% restants étant la dopamine b hydroxylase.
La production normale d'adrénaline dans l'organisme est de 2 à 3 mg/jour. Cette sécrétion est due à l'activité de la médullo-surrénale. Cette dernière correspond à la partie centrale de la glande rénale, responsable de la synthèse et de la sécrétion des catécholamines. Elle assure plusieurs rôles fondamentaux comme, par exemple, une réponse immédiate aux agressions ou bien une adaptation du débit cardiaque aux besoins de l’organisme lors d'un exercice musculaire.
La libération de l'adrénaline par la médullo-surrénale est stimulée par la libération d'acétylcholine, des fibres préganglionnaires du système sympathique. Il y a donc une libération de l'adrénaline contenue dans les granules.


Action
L'adrénaline devient active en se fixant sur les récepteurs adrénergiques des cellules cibles (récepteurs spécifiques de l’adrénaline): son action en tant que neurotransmetteur est rapide et brève. Elle agit sur des cellules cibles en se fixant sur deux types de récepteurs, alpha et bêta , qui déclenchent une modification du métabolisme des cellules. L'intensité de son action dépend fortement de la dose et de la répartition des récepteurs alpha et bêta sur les organes. Globalement, les récepteurs alpha sont en plus grand nombre que les récepteurs bêta, mais ces derniers ont une plus forte affinité pour l'adrénaline.
A forte dose, l'adrénaline stimule à la fois les récepteurs alpha et bêta. Cependant, mis à part le cœur, les récepteurs alpha sont majoritaires sur les organes et leurs effets prédominent. Le cœur ne possède que des récepteurs béta et répond, quelle que soit la dose d'adrénaline, par une hausse de l'amplitude et de la fréquence de ses contractions.

Dégradation
L' adrénaline a une brève durée d'action, environ deux minutes, car elle est rapidement dégradée (en 10 à 20 secondes) par deux enzymes, la catéchol-oxyméthyl transférase (COMT) et la monoamine oxydase (MAO), qui peuvent agir dans n'importe quel ordre.
La COMT va rajouter un méthyl au niveau du carbone 3 du cathécol formant  ainsi une métanéphrine (3-oxy-méthyl-adrénaline). Puis intervient la mono-amine oxydase qui va entraîner une désamination oxydative : on obtient ainsi un acide vanillylmandélique AVM ( acide 3-méthoxy-4-hydroxymandélique).
L'AVM va subir une glucoronylation, c'est à dire qu'on va lui ajouter un acide béta-D-glucuronique (c'est un dérivé du glucose). Toutes les modifications apportées à l'adrénaline ont pour but de la rendre hydrosoluble (soluble dans l'eau). De cette manière, elle sera éliminée dans les urines. 
Biosynthèse
La synthèse de l’adrénaline est une suite de plusieurs étapes dans les cellules chromaffines faisant intervenir des enzymes différents. Elle débute lorsque le cerveau détecte une source de stress. Il envoie alors un signal à l'hypothalamus, le centre de nos émotions, situé à la base de notre cerveau. Ce dernier transmet un message nerveux aux glandes médullosurénales, localisées au dessus du rein.

1) La
phénylalanine
est
hydroxylée
(1) par la
phénylalanine hydroxylase
. Cela forme la
tyrosine
.

2) La
tyrosine
est
hydroxylée
(1) par la
tyrosyne beta hydroxylase
. Cela forme la
dopa
.

3) La
dopa
est
décarboxylée
(2) par la
dopa décarboxylase
. Cela forme la
dopamine
.

4) La
dopamine
est
hydroxylée
(1) par la
dopamine beta hydroxylase
. Cela forme la
noradrénaline
.

5) La
noradrénaline
est
méthylée
(3) par
PNMT (phényléthylamine-N-méthyltransférase)
. Cela forme l’
ADRENALINE
.

Légende :
Réactif
;
Type de réaction
;
Enzyme
;
Produit

(1) hydroxyler: ajouter un groupement hydroxyle (-OH) à une molécule;
(2) décarboxyler: éliminer une molécule de dioxyde de carbone (-CO2) d'une molécule organique portant un groupement carboxyle
(-COOH);
(3) méthyler: ajouter un groupement méthyle (-CH3) à une molécule
L'hormone
En 1901, le biochimiste et industriel japonais Jokichi Takamine découvre la première hormone pure jamais isolée d'une source naturelle, la glande médullo-surrénale. Il la nomme "adrenalin" issu du latin ad, auprès de, et renalis, des reins (près du rein). Elle est également connue sous le nom d'épinéphrine (au-dessus du rein).
Hormone produite par la glande surrénale, l'adrénaline joue un rôle primordial dans le fonctionnement du système nerveux sympathique.
Appartenant au groupe des catécholamines, tout comme la dopamine et la noradrénaline, elle est fabriquée par la région médullaire (centrale) de la glande surrénale, ou médullosurrénale. Sa sécrétion est déclenchée par la partie dite sympathique du système nerveux autonome (végétatif), à la suite d'un stress, d'une émotion, d'un danger. Cette hormone est un des éléments de la réponse de défense de l'organisme : stimulation de l'appareil cardiovasculaire (accélération du cœur, hypertension, vasoconstriction) ; dilatation des bronches, avec facilitation de la respiration ; augmentation du glucose sanguin, source d'énergie pour les cellules.
Représentation topologique de la biosynthèse de la molécule d'adrénaline
Adrénaline, épinéphrine?
Extrait du film
Addicted to life
Thierry Donard réalisé par dans le cadre de la nuit de la glisse au Grand Rex
Molécule d'adrénaline vue avec le logicile Rastop
Les sports extrêmes
Les effets
Lors de l’action, une sécrétion d’adrénaline est déclenchée face au danger et ce, non sans conséquences. Ce relâchement d’hormone comporte certes des aspects positifs : il permet l’augmentation de la force musculaire et de la production d’énergie (par transformation de la graisse), dont le sportif stimulé va bénéficier. Ceci est très utile pour les sports aux rendements énergétiques rapides et intenses, comme le rugby. Il prépare le corps à affronter la peur et le danger, en détournant l’afflux sanguin des organes digestifs par exemple, au profit des muscles des bras et des jambes. Mais si cette amélioration des capacités est remarquable, l’action de l’adrénaline n’est pas que bénéfique. En effet, la sensation ressentie par certains comme agréable peut, pour d’autres, se rapprocher de l’angoisse et « bloquer » leur élan si ce flot d’émotion et d’énergie n'est pas contrôlé. Pour les sports à endurance (tels que le demi-fond ou le marathon), les athlètes doivent avoir la capacité de maîtriser cet apport momentané pour l’utiliser sur la durée. Sécrétée pour faire face au risque, il faut cependant aussi prendre garde au pouvoir de l'adrénaline d’altérer la prise de conscience du danger réel. Parallèlement, cette hormone constitue également une source de plaisir, voire la sensation d’affronter la « vraie vie ». Il est à noter une autre substance sécrétée par le cerveau : la dopamine qui est associée à un sentiment de récompense. Les adeptes trouvent alors dans ces sports une façon de s’accomplir par l’exécution de prouesses et de cascades périlleuses. Satisfaits de braver le danger, ils n’hésitent pas à recommencer.
L'adrénaline, une drogue?
Le besoin de se sentir vivant est assouvi par la pratique de ces sports dangereux qui peuvent aussi mettre la vie en jeu. Ce goût du risque inconsidéré entraîne parfois une dépendance, qui peut faire penser à celle créée par les drogues. Mais peut-on vraiment faire un parallèle entre l’adrénaline et la consommation d’une drogue ?

Toujours plus haut, toujours plus loin, toujours plus fort ; la volonté de repousser ses limites peut même se rapprocher de l’addiction. Mais outre le fait que le sport chez l’adulte soit une prolongation du jeu de l’enfance, accompagnée par des conduites ordaliques (prise de risque mortel), des études ont montré qu’une « addiction » à l’adrénaline serait aussi chez l’individu un phénomène de « mimétisme pharmacologique », comparable à l’effet d’une prise de drogue. Certains effets de l’adrénaline sont semblables à ceux de l’ecstasy, stimulant du système nerveux central. Toutes les deux entraînent une sensation de bien-être et d’énergie débordante ainsi qu’une exacerbation des sens (notamment tactile et auditif). Nous retrouvons également les mêmes symptômes somatiques : augmentation de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque, dilatation des pupilles… Les effets de l’adrénaline et de certaines drogues telles que l’ecstasy sont ainsi très proches. L’adrénaline semble donc s’apparenter à une drogue au niveau de ses effets, notamment psychologiques. Cependant, produite par l'organisme humain contrairement aux stupéfiants, l’adrénaline n’est pas assimilée de la même façon par le corps et peut s’estomper bien plus rapidement, sans laisser de séquelles. De plus, c’est la libération trop importante de dopamine provoquée dans le circuit de récompense par la drogue qui crée une dépendance; or l'adrénaline ne provoque pas cette libération de dopamine.... Ainsi, de par son fonctionnement, elle n’est pas considérée comme une drogue même si certaines personnes peuvent ressentir un manque et une envie de se dépasser liés à la sécrétion naturelle de dopamine par le cerveau après l’effort. Cette addiction les conduit à mépriser le danger et à prendre des risques inconsidérés pour toujours être dans le feu de l’action.

Tout d’abord, que signifie l'acceptation « sports extrêmes » ? Ce terme populaire désigne une activité sportive particulièrement dangereuse et pouvant exposer à des blessures graves en cas d’erreur dans son exercice. Ils peuvent se pratiquer sur mer (le speed sailing, le surf, le wakeboard, le kayak…), sur terre (le skateboard, le snowboard, la motoneige, le speed biking, l’escalade…) ou dans l’air (le base jump, le saut à l'élastique, le vol à voile, le deltaplane, le parapente, le funambulisme…). Qu’il s’agisse du saut en parachute ou du freestyle à ski en passant par le canyoning, ces sports comptent de plus en plus d’adeptes, particulièrement chez les jeunes. Pouvant présenter des risques vitaux, ces activités impliquent généralement vitesse, hauteur, engagement physique et un brin de folie ! Les pratiquants sont dans la recherche constante de sensations fortes, l'envie de dépasser leurs limites étant plus puissante que les contraintes. La peur est grande, mais pas autant que le plaisir et c’est même elle qui provoque ce dernier.
Schéma de la dégradation des catécholamines
Schéma de l'élimination de l'adrénaline dans les urines
Schéma du lien entre l'effet d'un stress et la production d'adrénaline
Bibliographie
Sites internet:
Par la rédaction d’ALLODOCTEURS,
Sportifs de l’extrême: qui sont-ils?
, www.allodocteurs.fr, dernière mise à jour le 28 août 2014
Falculté de médecine Pierre et Marie Curie www.chups.jussieu.fr
Dr HORDÉ Pierrick,
Adrénaline définition
, sante-medecine.commentcamarche.net
KEROU Steeve,
Les effets de l’adrénaline dans le sport
, www.moncoachsport.fr
UNIVERSITY of DELAWARE,
Epinephrine
, www.del.edu
MELTYGROUP, MeltyXtrem
EgalitéE 2014 : 5 femmes qui ont marqué leur sport extrême
, www.meltyxtrem.fr
PICCARRETA Mathieu,
Vidéo : la descente à couper le souffle du skieur Candide Thovex,
www.konbini.com, dernière mise à jour le 20 janvier 2015
ROCHELLE Jérôme, 
BASE jump et « comportements à risques », outils d’évaluation et de contrôle pour la sécurité du pratiquant
  www.stone-spirit.com
Red Bull www.redbull.com
Dr SOLANO Catherine - médecin sexologue,
Sports de l’extrême, pourquoi?
, e-santé.fr
TUAN Anh,
Dossier : La psychologie de la Peur
www.podcastscience.fm
VANDAËLE Philippe, PHILIPPE VANDAËLE Comédien, metteur en scène et professeur de théâtre, philippevandaele.fr
WIKIPEDIA
Maurice Houvion
www.wikipedia.com

Vidéos:
France 5,
Qu’est ce que l’adrénaline
, Le magazine de la santé au quotidien
France 5,
L’adrénaline, l’hormone des sensations fortes
, Le magazine de la santé au quotidien
France 5,
L’adrénaline un traitement de choc
, Le magazine de la santé au quotidien
France 5, Reportage de Gaëlle Pialot et Marc Lavastrou,
Leur coeur bat pour la musique
, Le magazine de la santé au quotidien
DONARD Thierry,
Addicted to life
, www.youtube.com/watch?v=Ju4ncZX2fwY

Logiciels:
PREZI
RASTOP, logiciel d’ExAO, Version 2.03



Remerciements
Nous adressons nos plus vifs remerciements:

- au
Docteur Claire BOUVATTIER
, médecin endocrinologue, praticien hospitalier à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre;

- à
Monsieur Philippe VANDAËLE et Madame Anne-Sophie Nédélec
, comédiens, metteurs en scène et professeurs de théâtre;

- à
Monsieur Maurice HOUVION
, sportif de haut niveau; deux fois champion de France en saut à la perche, entraîneur de l'équipe nationale française;

- au
Docteur Alain FREY
, médecin-chef du Département médical de l’INSEP (Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance);

- au
Docteur Eric JOUSSELIN
, ancien médecin-chef du Département médical de l’INSEP;

- à
Monsieur Pierre SIMONET
, ancien responsable de l'iconothèque de l'INSEP;

- au
Professeur Xavier BIGARD
, professeur agrégé de recherche du Val-de-Grâce, Département Recherche INSEP, Conseiller scientifique du président de l’Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD)

- au
Docteur Jean-Robert FILLIARD
, adjoint au chef du département médical de l'INSEP

ainsi qu'à notre tutrice,
Madame Claire COSTE
, professeur de Sciences-Physiques au lycée Saint-Erembert de Saint-Germain-en-Laye, pour son soutien continu et constructif.
Full transcript